NIGERIA: TOD u BEERDIGUNG d SCHRIFTSTELLERS CHINUA ACHEBE – NACHRUFE – Mort de Chinua Achebe, l’un des pères de la littérature africaine

1. Tod im Alter von 82: der nigerianische Schriftsteller Chinua Achebe
LAGOS (AFP) – 22.03.2013 24:31
Einer der Väter der modernen afrikanischen Literatur, der nigerianische Schriftsteller Chinua Achebe, der Autor des Kultromans Things Fall Apart (1958) (deutsch: Okonkwo oder Das Alte stürzt) , ist im Alter von 82 gestorben, meldete sein Verleger am Freitag.
2. NACHRUF: Der Nelson Mandela der Literatur
http://www.zeit.de/kultur/literatur/index
Der Nigerianer Chinua Achebe galt als wichtigste Stimme der jüngeren afrikanischen Literatur. Er provozierte ein Umdenken in der Wahrnehmung Afrikas.
3. Nigeria: letzte Ehrung an Chinua Achebe, großer Namen in der afrikanischen Literatur
Ogidi (Nigeria) (AFP) – 23.05.2013 04.44 Uhr – von Joel Agoi Olatunde
Tausende von Bewunderern einschließlich des Staatschefs versammelten sich Donnerstag für ihre letzte Hommage an den nigerianischen Schriftsteller Chinua Achebe, dem Autor des berühmten Romans “Things Fall Apart”, bei seiner Beerdigung in seiner Heimatstadt im östlichen Nigeria.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM UNTEREN FOTO

1er ARTICLE SUR TROIS : Décès à 82 ans de l’écrivain nigérian Chinua Achebe
LAGOS (AFP) – 22.03.2013 12:31
Un des pères de la littérature africaine moderne, l’écrivain nigérian Chinua Achebe, auteur du roman culte “Le monde s’effondre”, est décédé à l’âge de 82 ans, a annoncé son éditeur vendredi.

L'écrivain nigérian Chinua Achebe, le 19 janvier 2009 à Abuja, au Nigeria
Der Nigerianische Schriftsteller Chinua Achebe, 19. Januar 2009 in Abuja, Nigeria
L’écrivain nigérian Chinua Achebe, le 19 janvier 2009 à Abuja, au Nigeria
Foto © AFP/Archives – by Abayomi Adeshida

“Je crains que cette triste nouvelle soit maintenant confirmée”, a déclaré Mari Yamazaki, la porte-parole des éditions Penguin à Londres, dans un courriel transmis à l’AFP qui ne donne autre autre détail sur les circonstances ou le lieu de sa mort.
La famille doit publier un communiqué prochainement, a simplement indiqué cette porte-parole.
Selon les médias nigérians, l’écrivain est mort aux Etats Unis dans un hôpital de Boston, dans le Massachusetts.
Chinua Achebe avait publié en 1958 son premier roman, “Le monde s’effondre”, une oeuvre devenue culte et imprégnée de la culture Igbo, son groupe ethnique, sur fond de colonisation, deux de ses thèmes de prédilection.
L’écrivain a souvent critiqué les dirigeants de son pays et dénoncé le comportement de la classe politique, comme dans son pamphlet intitulé en anglais The trouble with Nigeria (Le problème avec le Nigeria), publié en 1984.
L’auteur, professeur à la Brown University (Etats-Unis), est très respecté au Nigeria pour son oeuvre littéraire mais aussi pour ses prises de position et engagements.
Il y a deux ans, Chinua Achebe avait refusé pour la deuxième fois d’être décoré par les autorités du Nigeria, estimant que son pays se portait trop mal. C’était la seconde fois qu’il refusait d’être fait “Commandant de la République Fédérale”, l’une des plus hautes distinctions au Nigeria.
© 2013 AFP

2. Mort de Chinua Achebe, l’un des pères de la littérature africaine
Le Monde.fr avec AFP | 23.03.2013 à 01h30
Dénonciateur de la corruption dans son pays, l’écrivain nigérian, Chinua Achebe, est mort à l’âge de 82 ans. Il était l’un des pères de la littérature africaine, auteur du roman-culte Le monde s’effondre (1958), une critique du colonialisme blanc.
Selon les médias nigérians, il est mort aux Etats-Unis dans un hôpital de Boston. Il avait longtemps été professeur à la Brown University. “En sa compagnie, les murs de la prison tombaient”, a commenté à son sujet Nelson Mandela, cité par la Fondation Mandela. L’écrivaine sud-africaine et Prix Nobel de littérature, Nadine Gordimer s’est déclaré “choquée” par sa mort et a salué “un ami proche” et un “humaniste”.
Son nom a été cité pour le Nobel de littérature mais c’est un autre Nigérian, Wole Soyinka, qui devint en 1986 le premier africain à le recevoir. Le monde s’effondre, vendu à 10 millions d’exemplaires dans une cinquantaine de pays, était imprégnée de la culture Igbo, son groupe ethnique, sur fond de colonisation, ses thèmes de prédilection. Il avait aussi écrit des romans comme Les termitières de la savane, Le malaise, La flèche de Dieu et Le démagogue.
“UN CLASSIQUE DE SON VIVANT”
En 2002, il avait reçu le prestigieux Prix de la paix des libraires allemands. Pour le jury, “il était devenu un classique de son vivant, une des voix les plus fortes et les plus subtiles de l’Afrique dans la littérature du XXe siècle, un moraliste et un grand narrateur. Il passe pour le fondateur de la tradition littéraire de l’Afrique de l’ouest avec une œuvre très imprégnée par la tradition orale de son peuple”. Il avait également été recompensé en 2007 par le Man Booker International Prize, émanation du Booker Prize, le grand prix littéraire britannique. La sud-africaine Nadine Gordimer, Nobel 1991, l’avait alors qualifié de “père de la littérature africaine moderne”.
Achebe est né dans les années 30, cinquième d’une famille de six enfants, à Ogidi, dans le sud-est du Nigeria. L’atmosphère est alors dominée par les missionnaires chrétiens et le colonialisme britannique. Son père, instituteur anglican, sillonne la région avec sa mère pour prier et enseigner. Chinua Achebe est étudiant à l’université d’Ibadan, dans le sud-ouest du pays, puis collabore à la NBC (Nigerian Broadcasting Corporation) dans les années 50, avant l’indépendance de 1960.
“L’HISTOIRE DE LA CHASSE GLORIFIERA TOUJOURS LE CHASSEUR”
En 1967, les habitants du sud-est du Nigeria font sécession après des massacres du peuple Igbo et forment la nation du Biafra : Achebe la soutient. Une guerre civile de 1967 à 1970 suit, qui fera plus d’un million de morts. L’écrivain, qui a enseigné par la suite dans son pays, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, a écrit en 2012 son Histoire personnelle du Biafra.
“Des auteurs comme l’Américain Ernest Hemingway ont représenté la population noire africaine comme des sauvages et sont ainsi à l’origine d’un immonde blasphème, disait Achebe. C’est pourquoi j’ai décidé de tenter d’écrire des livres où les personnages étaient des Africains comme je les connais”. Il citait souvent ce proverbe : “Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, l’histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur”.
Paralysé des membres inférieurs après un accident de voiture en 1990, Achebe était aussi très respecté au Nigeria pour ses prises de position contre la corruption et la mauvaise gouvernance d’un pays richissime en pétrole. Il avait écrit à ce sujet le pamphlet Le problème avec le Nigeria (1984). En 2011, il avait refusé d’être décoré par les autorités du Nigeria, estimant que son pays se portait trop mal. C’était la seconde fois qu’il refusait d’être fait “Commandant de la République Fédérale”, l’une des plus hautes distinctions de ce pays, le plus peuplé d’Afrique avec quelque 160 millions d’habitants dont la plupart vit avec moins de 2 dollars par jour.

Chinua Achebe The Writer Lives On
Africa is acountry – March 22, 2013

By Mukoma Wa Ngugi

“Sir, I am very happy to finally meet you in person – I have read all your books,” a man gushed to my father, Ngugi Wa Thiong’o at the Jomo Kenyatta Airport, Nairobi. My father loves talking with people, but he also does not mind a compliment or two and so we stopped to chat. “Your books, especially Things Fall Apart…”

And on another occasion my friends and I were sitting in a bar in Madison Wisconsin when a drunken student stumbled to our table. “I hear you are the son of that famous African writer?” He asked me.

“Yes, I happen to be,” I replied and sat up straight to cheerfully receive a few proxy compliments.

“We just finished reading Things Fall Apart in class – now that Okonkwo character…”

Suffice it to say then that Chinua Achebe has been around all my life – from the Heinemann Series poster of a smiling, serious, bemused, pipe smoking Achebe that was framed in our family sitting room, to cases of mistaken identity, to my own work as a writer and teacher.

In fact just last month, I was teaching Things Fall Apart alongside Joseph Conrad’s Heart of Darkness. The question at hand was – how does Achebe counter and answer Conrad’s Africa? One word comes to mind – voice. To my ear Achebe’s voice is always measured even at its most defiant.

It’s a voice strong enough to speak for a continent denied its voice by colonial racism. It’s the voice of a humble listener who is moved into action by what he sees and hears around him. There Was A Country is as much about Biafra as it is about how Achebe answered the question – what is the role of the African writer in a decolonizing Africa? Jump into your times with both your feet and pen.

Thinking about the African literary tradition and the humility to listen, Achebe never accepted the title, “father of African literature” that we are now forcefully bestowing on him. When asked about it in 2009, he told the Brown Daily Herald that he “strongly resisted” the title because “it’s really a serious belief of mine that it’s risky for anyone to lay claim to something as huge and important as African literature … the contribution made down the ages. I don’t want to be singled out as the one behind it because there were many of us – many, many of us.”

With Achebe, Nelson Mandela and others who have challenged the way we live and think about the world, there will be areas of disagreements. So with Achebe there are questions around his stand on the role of African languages in African writing. Things Fall Apart has been translated into 50 languages – how many of them are African languages? How many of the translations are in a Nigerian language? There is also much to be argued about in regards to his representation of the Biafra war and Ibo nationalism in There was a Country.

But there is a counter-argument to be made that the work of my generation of African writers is to shine a light on his blind spots. We can give Things Fall Apart new lives in African languages. And we should tell our histories in as many different ways as we can so that there are multiple mirrors reflecting our tragedies and triumphs.

The bottom line for me is this – We are all better off because he lived and beautifully wrote his conscience. A writer who has left so much of himself in the world and on whose shoulders others will stand for generations to come cannot be said to be truly dead.

Achebe the man has died. Achebe the writer lives on.
© 2013

3. Nigeria: dernier hommage à Chinua Achebe, grand nom de la littérature africaine
OGIDI (Nigeria) (AFP) – 23.05.2013 16:44 – Par Joel Agoi OLATUNDE
Plusieurs milliers d’admirateurs, dont le chef de l’Etat, se sont rassemblés jeudi pour rendre un dernier hommage à l’écrivain nigérian Chinua Achebe, auteur du célèbre roman “Le monde s’effondre”, enterré dans sa ville natale du sud-est du Nigeria.
Un important dispositif de sécurité a été mis en place dans la petite ville d’Ogidi, dans l’Etat d’Anambra, où le président Goodluck Jonathan, son homologue ghanéen John Dramani Mahama et d’autres personnalités ont assisté à la cérémonie donnée en l’Eglise anglicane.
La vie du grand écrivain et poète avait été marquée par des relations difficiles avec les responsables politiques de son pays. En 2011, il avait notamment refusé pour la seconde fois d’être décoré par les autorités nigérianes. M. Jonathan lui a toutefois rendu hommage dans un discours élogieux.
Seules les personnes munies d’invitations ont pu entrer, mais des milliers de personnes étaient agglutinées sous des tentes, devant l’église, où des haut-parleurs et deux écrans géants permettaient de suivre l’office religieux.
“J’ai quitté ma maison, à Asaba (une ville voisine) à 5H00 ce matin pour venir rendre un dernier hommage à ce fils prodigue du Nigeria qui a rendu son peuple si fier”, a déclaré Sylvanus John, un ingénieur de 31 ans, présent sous l’une des tentes.
Des admirateurs étaient réunis en petits groupes, dans les rues de la ville, et ils dansaient et chantaient en Igbo, la langue parlée dans la région natale de l’écrivain.
M. Achebe, décédé en mars à l’âge de 82 ans, aux Etats-Unis, est une des grandes figures contemporaines nigérianes et il est considéré dans le monde comme l’un des pères de la littérature moderne africaine.
Mercredi, en début de soirée, une petite foule de gens était réunie devant la résidence de la famille Achebe, à Ogidi, où était organisée une veillée funèbre. Des photographies de l’écrivain étaient affichées partout dans la ville.
Plus tôt, mercredi, une cérémonie avait réuni quelques 2.000 admirateurs dans un stade d’Awka, capitale de l’Anambra, où le cercueil a été exposé.
Obi Achebe, un des neveux du défunt, âgé de 64 ans, venu de Lagos pour l’enterrement, a considéré qu’il s’agissait d’une “grande perte, pas seulement pour sa famille mais pour le Nigeria et pour toute l’Afrique”.
L’inhumation a eu lieu après la cérémonie, en petit comité, sur les terres familiales où un mausolée a été érigé en son honneur.
Le prix Nobel de littérature nigérian Wole Soyinka a consacré un poème d’une pleine page à M. Achebe dans les pages du quotidien nigérian Guardian mercredi, à la veille de son enterrement.
© 2013 AFP

Les proches de l'écrivain Chinua Achebe assistent le 23 mai 2013 à ses funérailles à Ogidi, sa vill
Die Familie des Schriftstellers Chinua Achebe 23. Mai 2013 bei seiner Beerdigung in seiner Heimatstadt Ogidi
Les proches de l’écrivain Chinua Achebe assistent le 23 mai 2013 à ses funérailles à Ogidi, sa ville natale
afp.com – Pius Utomi Ekpei

1. Tod im Alter von 82: der nigerianische Schriftsteller Chinua Achebe
LAGOS (AFP) – 22.03.2013 24:31
Einer der Väter der modernen afrikanischen Literatur, der nigerianische Schriftsteller Chinua Achebe, der Autor des Kultromans Things Fall Apart (1958) (deutsch: Okonkwo oder Das Alte stürzt) , ist im Alter von 82 gestorben, meldete sein Verleger am Freitag.
“Ich fürchte, dass diese traurige Nachricht nun bestätigt wird”, sagte Mari Yamazaki, Sprecherin von Penguin in London, in einer E-Mail an AFP, ohne weitere Details über die anderen Umstände oder Ort seines Todes .
Die Familie wird bald eine Pressemitteilung ausstellen, sagte sie..
Nach nigerianischen Medien starb der Schriftsteller in den Vereinigten Staaten in einem Krankenhaus in Boston, Massachusetts.
Chinua Achebe hatte im Jahr 1958 seinen ersten Roman veröffentlicht, “Things Fall Apart”, der Kultroman wurde und durchdrungen ist von der Igbo Kultur, (seine ethnische Gruppe), vor dem Hintergrund der Kolonialisierung, zwei seiner Lieblingsthemen.
Der Schriftsteller hat oft die Führer des Landes kritisiert und das Verhalten der politischen Klasse verurteilt, wie in seiner Broschüre in Englisch The trouble with Nigeria (Das Problem mit Nigeria), ein im Jahr 1984 veröffentlichter Titel.
Der Autor, Professor an der Brown University (USA), ist sehr respektiert in Nigeria, für seine literarischen Werke, aber auch seine politischen Äußerungen und Engagements.
Vor zwei Jahren hatte Chinua Achebe sich zum zweiten Mal geweigert, von den nigerianischen Behörden dekoriert zu werden,und sagte, dass sein Land zu schlecht sei. Es war das zweite Mal, dass er nicht “Kommandant der Bundesrepublik” werden wollte, eine der höchsten Auszeichnungen in Nigeria.
© 2013 AFP

Der Nelson Mandela der Literatur
http://www.zeit.de/kultur/literatur/index
Der Nigerianer Chinua Achebe galt als wichtigste Stimme der jüngeren afrikanischen Literatur. Er provozierte ein Umdenken in der Wahrnehmung Afrikas.
Zum 50. Todestag Joseph Conrads rechnete Chinua Achebe mit dessen berühmtester Erzählung Herz der Finsternis (1899) ab. In seiner Rede An Image of Africa (1975) nannte er Conrad einen Rassisten und löste damit eine kritische Auseinandersetzung mit dem Werk des kanonischen Autors aus, mit dem Bild Afrikas in der modernen, europäischen Literatur und mit der Verantwortung des Schriftstellers für sein Werk schlechthin.
Diesen hohen Anspruch stellte der nigerianische Schriftsteller, Dichter, Kritiker und Professor für Afrikastudien auch an sich selbst. Und wurde gerade deshalb von anderen afrikanischen Autoren kritisiert. Nicht zuletzt, weil er es, im Gegensatz zu seinem kenianischen Zeitgenossen Ngũgĩ wa Thiong’o, vorzog in englischer Sprache zu schreiben.
Als einer der wichtigsten Autoren des 20. Jahrhunderts, vielleicht der wichtigste Afrikas, galt Achebe als Nelson Mandela der Literatur. Mandela selbst hatte ihn einen Schriftsteller genannt, in dessen Beisein Gefängnismauern einstürzten. Achebe hätte Afrika dem Rest der Welt nahe gebracht. Sein zentraler Roman Things Fall Apart (1958; auf deutsch Okonkwo oder Das Alte stürzt) ist der meistgelesene Roman Afrikas.
Seine Stellung als Vorreiter postkolonialer Literatur nahm Achebe allerdings erst 30 Jahre später ein, als Ende der 1980er Jahren der weiße Kanon um Literatur aus Asien, Amerika und Afrika erweitert wurde. Es begann die Suche nach dem ersten afrikanischen, dem ersten nigerianischen, dem ersten englischsprachigen Roman außerhalb des Britischen Empires. Things Fall Apart wurde über 10 Millionen Mal verkauft und in über 50 Sprachen übersetzt.
Keine Exotisierung einer präkolonialen Idylle
Der Bildungsroman erzählt den Aufstieg und Fall von Okonkwo und seines Stammes Umuofia im Nigeria des 19. Jahrhunderts. Achebe zeichnet in drei Teilen die Kindheit und Jugend Okonkwos nach, sein Exil und die Ankunft des weißen Mannes und schließlich die Konversion zum Christentum und seinen Selbstmord. Die realistische Erzählweise eröffnet dem Leser eine stellenweise fast landeskundliche Sicht auf die Geschehnisse. Es ist kein einfacher Verriss der Kolonialmacht, keine Exotisierung einer präkolonialen Idylle, sondern ein komplexes Bild eines Mannes, einer durchaus problematischen und dadurch höchst spannenden Figur.
Achebe wurde 1930 im Südosten Nigerias als Sohn evangelikaler Christen geboren und auf den Namen Albert Chinualumogu Achebe getauft. Er studierte Englisch, Geschichte und Theologie an Nigerias ältester Hochschule, der heutigen University of Ibadan. Er wurde Lehrer und später Radiomoderator für den Nigerian Broadcasting Service in Lagos.
Während der Sezessionskämpfe von 1967 bis 1970 war er ein Akivist für die Unabhängigkeit Biafras. Nach der Reintegration der Region zu Nigeria zog er sich offiziell aus der Politik zurück und wählte im Jahr 1990 – nach einem schweren Autounfall querschnittsgelähmt – die USA als neue Heimat.
Auch von dort sprach er sich oft über die politischen, ökonomischen und menschenrechtlichen Verhältnisse in seiner Heimat aus. Erst 2011 lehnte er zum wiederholten Mal den Titel des Commander of the Federal Republic ab, um gegen die anhaltende Korruption in Nigeria zu protestieren.
Wie James Joyce, mit dem sein Werk oft verglichen wurde, hat er nie den Nobelpreis für Literatur erhalten, dafür aber zahlreiche andere Ehrungen. 2002 erhielt er den Friedenspreis des Deutschen Buchhandels, 2007 den Man Booker International Prize.
Heute gilt Chinua Achebe nicht nur als Vater der nigerianischen Literatur, als Großvater des afrikanischen Romans. Er hat auch einen festen Platz in der Geschichte der Weltliteratur. Am 22. März 2013 ist Achebe im Alter von 82 Jahren in Boston gestorben. 

3. Nigeria: letzte Ehrung an Chinua Achebe, großer Namen in der afrikanischen Literatur
Ogidi (Nigeria) (AFP) – 23.05.2013 04.44 Uhr – von Joel Agoi Olatunde
Tausende von Bewunderern einschließlich des Staatschefs versammelten sich Donnerstag für ihre letzte Hommage an den nigerianischen Schriftsteller Chinua Achebe, dem Autor des berühmten Romans “Things Fall Apart”, bei seiner Beerdigung in seiner Heimatstadt im östlichen Nigeria.
Ein großes Sicherheitsaufgebot gab es in der kleinen Stadt Ogidi in Anam, wo Präsident Goodluck Jonathan, sein ghanaischer Amtskollege John Dramani Mahama und andere Würdenträger an der Zeremonie in der anglikanischen Kirche teilnahmen.
Das Leben des großen Schriftsteller und Dichters war von schwierigen Beziehungen mit Politikern seines Landes markiert. Im Jahr 2011 weigerte er sich vor allem zum zweiten Mal, von den nigerianischen Behörden dekoriert zu werden. Jonathan würdigte dennoch ihn in einer Laudatio.
Nur Menschen mit Einladungen durften hinein, aber Tausende von Menschen waren in Zelten außerhalb der Kirche gruppiert, wo Lautsprecher und zwei riesige Bildschirme erlaubten, den Gottesdienst zu folgen.
“Ich verließ mein Haus in Asaba (einer nahe gelegenen Stadt) 5.00 heute Morgen, um zu kommen, ihm die letzte Ehre zu erweisen, diesem verlorenen Sohn von Nigeria, der sein Volk so stolz gemacht hat”, sagte John Sylvanus, ein 31 Jahre alter Ingenieur , in einem der Zelte.
Bewunderer versammelten sich in kleinen Gruppen in den Straßen der Stadt, und sie tanzten und sangen in Igbo, eine Sprache, die in der Heimatregion des Schriftstellers gesprochen wird.
Herr Achebe, der im März im Alter von 82 Jahren in den Vereinigten Staaten starb, ist einer der großen zeitgenössischen nigerianischen und gilt weltweit als einer der Väter der modernen afrikanischen Literatur.
Mittwoch am frühen Abend war eine kleine Menschenmenge vor der Residenz des Achebe Familie, Ogidi, wo eine Totenwache gehalten wurde, versammelt. Fotografien des Schriftstellers wurden überall in der Stadt plakatiert.
Früher am Mittwoch wurde eine Zeremonie von rund 2.000 Fans in einem Stadion in Awka, der Hauptstadt von Anambra, wo der Sarg ausgestellt wurde, besucht.
Obi Achebe, ein Neffe des Verstorbenen im Alter von 64, kam nach Lagos für die Beerdigung. Er sagt, dass es ein “großer Verlust, nicht nur für seine Familie, sondern für Nigeria und für das gesamte Africa war”.
Die Beerdigung fand nach der Zeremonie in kleinem Kreis statt, auf dem Land, wo die Familie ein Mausoleum zu seinen Ehren errichtet hatte.
Der nigerianische Nobelpreisträger Wole Soyinka hat ihm ein ganzseitiges Gedicht gewidmet in den Seiten der nigerianischen Zeitung Guardian am Mittwoch, am Vorabend seiner Beerdigung.
© 2013 AFP

One thought on “NIGERIA: TOD u BEERDIGUNG d SCHRIFTSTELLERS CHINUA ACHEBE – NACHRUFE – Mort de Chinua Achebe, l’un des pères de la littérature africaine”

  1. Sein Roman Things fall apart, erschienen 1958, ist kürzlich neu ins Französische übersetzt und im Verlag Actes Sud veröffentlicht worden.
    Die alte Ausgabe von 1966 war vergriffen.

    Auch in Deutschland gab es 2012 eine Neuübersetzung:
    Alles zerfällt” im Fischer-Verlag.
    Frühere Ausgabe: Okonkwo oder Das Alte stürzt bei Suhrkamp.
    “Things fall apart” retraduit en français
    JournalduMali – 03/01/2014
    Par Augustin K. FODOU avec RFI

    Les éditions Actes Sud ont réédité récemment dans une nouvelle traduction “Tout s’effondre”, le roman à succès “Things fall apart” du regretté Chinua Achebe.

    Traduit en français par les éditions Présence africaine en 1966 et intitulé “Le Monde s’effondre” en référence au poème de W.B. Yeats auquel l’auteur avait emprunté son titre, le roman d’Achebe n’avait pas été réédité depuis en France et il était devenu très difficile d’en trouver même un exemplaire d’occasion. L’ouvrage vient donc d’être réédité par Actes Sud. Son nouveau titre est “Tout s’effondre”.
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