NIGERIA: TRADITIONELLE KLEIDUNG BEI JUNGEN MÄNNERN OUT – Au Nigeria, la jeune génération boude le chapeau traditionnel

In Nigeria schmollt die jüngere Generation dem traditionellen Hut
Lagos ( AFP) – 2014.01.27 05.54 – von Aderogba Obisesan
In Nigeria sprechen Hüte Bände über ethnische und soziale Hintergründe – manchmal sogar die Zugehörigkeit zu einer königlichen Linie -, aber für Raphael Akindele und die seiner Generation sind sie vor allem ein sperriges Zubehör.
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Au Nigeria, la jeune génération boude le chapeau traditionnel
Lagos (AFP) – 27.01.2014 17:54 – Par Aderogba OBISESAN
Au Nigeria, les chapeaux en disent long sur les origines ethniques et sociales – parfois même sur l’appartenance à une lignée royale – mais pour Raphaël Akindele et ceux de sa génération, c’est surtout un accessoire encombrant.

Des chapeaux traditionnels séchant au soleil, portés par les hommes dans le nord du Nigeria
Traditionelle Hüte, von den Menschen im Norden Nigerias getragen, trocknen in der Sonne
Des chapeaux traditionnels séchant au soleil, portés par les hommes dans le nord du Nigeria
afp.com – Pius Utomi Ekpei

“Je me sens mal à l’aise quand je porte un chapeau avec un buba & sokoto”, la tenue traditionnelle composée d’une tunique sur un pantalon, confesse le garçon de 21 ans.
“Ce genre d’habillement, c’est pour les anciens”, considère ce technicien informatique, vêtu d’un simple jean et d’un tee-shirt, au milieu des tenues en pagne coloré, lors d’un mariage à Lagos.
Du feutre au Panama en passant par le chapeau melon et le Borsalino, les chapeaux ont longtemps fait partie en Occident de la garde-robe de l’homme élégant, jusqu’à ce qu’ils passent de mode.
Au Nigeria, beaucoup d’hommes continuent à porter des chapeaux aux formes, aux tailles, aux couleurs et aux motifs divers, chacun d’entre eux ayant une signification précise.
Le plus connu des ambassadeurs de cette mode nigériane est son président Goodluck Jonathan, presque toujours vêtu de son feutre noir, un chapeau très porté dans le sud pétrolifère du pays dont il est originaire.
Le Trilby ou le chapeau melon, parfois agrémenté d’une plume blanche, sont aussi portés par les hommes du Delta du Niger, alors que dans le Nord, les Haoussas lui préfèrent le “habar kada”, souvent comparé à une gueule de crocodile.
Les Yorubas, l’ethnie majoritaire à Lagos, revêtent le “gobi”, un chapeau en tissu orné de broderies, qui peut être dressé tout droit sur la tête ou incliné, ou bien l'”abeti aja”, dont les bouts triangulaires tombent des deux côtés du visage, comme des oreilles de chien.
Chez les Ibos, seuls les chefs traditionnels et les rois portent un petit fez rouge semblable à ceux portés en Afrique du nord.
“Un truc du passé”
Ismail Aminu, un étudiant de 24 ans à Maiduguri, dans le Nord-Est, n’aime pas beaucoup les chapeaux: ils lui donnent la migraine.
“Les chapeaux sont très lourds dans cette région du Nigeria, parce qu’ils sont amidonnés et brodés”, raconte-t-il. Par conséquent, il en porte “seulement de façon occasionnelle, lors des cérémonies religieuses ou traditionnelles”.
“Ca devient de plus en plus un truc du passé”, considère Ismail.
L’abandon du couvre-chef inquiète les aînés, pour qui le port du chapeau est une seconde nature.
“C’est une violation de l’éthique de la culture nigériane”, s’inquiète Lere Adeyemi, professeur à l’université de Lagos.
Pour Benjamin Ofomadu, un professeur retraité âgé de 76 ans, ne pas porter de chapeau avec une tenue traditionnelle, c’est un comportement “irresponsable” et même “un sacrilège culturel”.
Au Nigeria, le port du chapeau “est une marque de respect” pour soi-même, avant tout, estime M. Adeyemi.
“Quand on ne porte pas de chapeau, la tenue traditionnelle n’est pas complète”, insiste-t-il, cela traduit “une déconnexion entre l’homme et sa propre culture(…), c’est triste”.
Alors que certains blâment l’influence occidentale, notamment via la télévision, pour M. Adeyemi, pointe du doigt les métiers qui imposent un code vestimentaire.
Dans le secteur bancaire, par exemple, les hommes portent tous des costumes-cravates à l’occidentale.
Les perruques et les robes introduites pendant la période coloniale britannique dans les métiers de la justice sont toujours de rigueur aujourd’hui.
Le jean, porté avec un tee-shirt et même une casquette sont aussi de plus en plus fréquents parmi les jeunes notamment dans les grandes villes comme Lagos.
Le prix des chapeaux est un des facteurs de leur déclin: certains d’entre eux peuvent coûter plusieurs milliers de nairas, une somme prohibitive pour beaucoup de jeunes.
Les chapeliers sont particulièrement affectés par ce changement de mode.
“Avant je faisais au moins douze chapeaux par semaine; ça c’était il y a plusieurs années. Maintenant j’en fait à peine trois par semaine”, déplore Idris Mapaderun, un chapelier de Lagos âgé de 55 ans, aujourd’hui obligé d’avoir une deuxième activité pour s’en sortir.
Le nord du pays, majoritairement musulman, où le chapeau reste obligatoire dans les mosquées, par exemple, la tradition du chapeau persiste mieux que dans le Sud plus moderne.
Ismail Aminu reconnaît lui-même que malgré l’inconfort, il porterait un chapeau s’il devait rendre visite au Shehu de Borno, la personnalité la plus influente de sa région.
“Je ne voudrais pas être vu comme un descendant d’esclave par les courtisans du palais, en ne portant pas de chapeau”, dit-il.
© 2014 AFP

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Un homme lave un chapeau traditionnel porté par les hommes au nord du Nigeria, le 13 janvier 2014
Ein Mann wäscht einen traditionellen Hut von Männern in Nord-Nigeria, 13. Januar 2014 getragen
Un homme lave un chapeau traditionnel porté par les hommes au nord du Nigeria, le 13 janvier 2014
afp.com – Pius Utomi Ekpei

In Nigeria schmollt die jüngere Generation dem traditionellen Hut
Lagos ( AFP) – 2014.01.27 05.54 – Mit dem Aderogba Obisesan
In Nigeria sprechen Hüte Bände über ethnische und sozialen Hintergründ – manchmal sogar dieugehörigkeit zu einer königlichen Linie – aber für Raphael Akindele und die seiner Generation sind sie vor allem ein sperriges Zubehör.
“Ich fühle mich unwohl, wenn ich einen Hut trage mit einem Buba & Sokoto”, der traditionellen Männerkleidung einer Tunika über einer Hose, gesteht der junge Mann von 21 Jahren.
“Diese Art von Kleidung ist für Alte da” , meint der Computer-Techniker in einfachen Jeans und T-Shirt bei einer Hochzeit in Lagos, umgeben von ebven diesen Outfits aus bunten pagnes, Stoffen.
Vom Filzhut bis zum Panamahut, über Melone und Borsalino: Hüte waren im Westen lange Zeit Teil des Kleiderschrank des eleganten Mannes, bis sie aus der Mode kamen.
In Nigeria tragen viele Männer noch Hüte mit unterschiedlichen Formen , Größen, Farben und Mustern, die jeweils eine bestimmte Bedeutung haben.
Der wichtigste Botschafter dieser Mode ist der nigerianische Präsident Goodluck Jonathan, der fast immer seinen schwarzen Filz trägt, ein in der südlichen Ölregion, aus der er stammt, sehr beliebter Hut.
Der Trilby oder Bowler (Melone), manchmal mit einer weißen Feder geschmückt , wird auch von den Männern des Niger-Delta getragen , während die Hausa (Ethnie) im Norden die “Habar kada” bevorzugen, die oft mit dem Maul eines Krokodils verglichen.
Yoruba , die ethnische Mehrheit in Lagos, tragen die “Gobi” , einen mit Stickerei geschmückten Stoffhut , die auf dem Kopf gerade oder schräg sitzen werden kann , oder dern “abeti aja”, dessen dreieckige Enden wie Hundeohren auf beiden Seiten des Gesichts fallen.
In Igbo tragen nur die traditionellen Häuptlinge und Könige einen roten Fez, ähnlich denen in Nordafrika.
“Ein Ding der Vergangenheit”
Aminu Ismail , ein 24-jähriger Student aus Maiduguri im Nordosten, trägt nicht gerne Hüte: Sie geben ihm Kopfschmerzen .
“Die Hüte sind sehr schwer in dieser Region von Nigeria , weil sie gestärkt sind und heftig bestickt”, sagt er. Daher trägt er “ihn nur gelegentlich , in religiösen oder traditionellen Zeremonien . ”
“Das wird mehr und mehr ein Ding der Vergangenheit “, meint Ismail .
Der Verzicht auf Kopfbedeckungen besorgt Senioren, für die das Tragen von Hüten eine zweite Natur ist.
“Das ist ein Verstoß gegen die Ethik der nigerianischen Kultur “, sorgt sih Lere Adeyemi , Professor an der Universität von Lagos.
Benjamin Ofomadu , ein 76 Jahre alter pensionierter Professor, ist einen Hut mit einem traditionellen Outfit nicht tragen “unverantwortliches” Verhalten und sogar “kulturelles Frevel .”
In Nigeria ist das Tragen von Hüten “ein Zeichen des Respekts ” für sich selbst, vor allem , sagt Herr Adeyemi .
” Wenn Sie keinen Hut tragen, ist die Tracht nicht vollständig”, betont er. Für ihn spiegelt dies “eine Trennung zwischen dem Mann und seiner eigenen Kultur (…) , es ist traurig . ”
Während einige die Schuld dem westlichen Einfluss, vor allem durch das Fernsehen, zeigt Herr Adeyemi mit dem Finger auf Berufe, die eine Kleiderordnung mitbringen.
Im Bankensektor zum Beispiel tragen alle Männer Anzüge und Krawatten wie im Westen.
Perücken und Kleider, die während der britischen Kolonialzeit in den Bereichen der Justiz eingeführt worden waren, gehören noch heute zum guten Ton .
Jeans, mit einem T-Shirt und sogar einem Hut getragen, sind auch bei jungen Menschen vor allem in großen Städten wie Lagos immer häufiger.
Der Preis von Hüten ist einer der Faktoren für ihren Niedergang: Einige von ihnen können mehrere tausend Naira kosten, eine unerschwingliche Summe für viele junge Menschen.
Die Hutmacher sind besonders von dieser Modeänderung betroffen.
“Früher machte ich mindestens zwölf Kappen in der Woche , seit mehreren Jahren habe ich eigentlich nur drei pro Woche hergestellt”, klagt Mapaderun Idris, ein 55 Jahre alter Hutmacher aus Lagos, der nun einen zweiten Job haben muss, um durchzukommen .
Der vorwiegend muslimische Norden des Landes, wo die Kappe zum Beispiel noch in Moscheen erforderlich ist, bewahrt die Tradition des Hutes immer noch besser als der modernen Süden.
Aminu Ismail selbst räumt ein, dass er trotz der Beschwerden einen Hut aufhätte, wenn er den Shehu von Borno besuchen sollte, die einflussreichste Persönlichkeit seiner Region .
“Ich will von den Höflingen des Palastes nicht als Nachfahre von Sklaven angesehen werden, weil ich keinen Hut trage”, sagte er.
© 2014 AFP

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