NIGERIA: ZEITGENÖSSISCHE KUNST PRANGERT DIE REICHEN AN – Au Nigeria, l’art contemporain, en plein boom, raille les puissants

Nigeria, die boomende zeitgenössische Kunst stichelt die Mächtigen
LAGOS (AFP) – 29.12.2012 09:38 – Von Ben Simon
Ein Glas Champagner in der Hand, kehrt ein fetter Oligarch mit zufriedenem Gesicht und dem Anzug voller Geldscheine der verzweifelten Menge den Rücken zu. Zu diesem bunten Gemälde im naiven Stil mit dem Titel “herrschende Klasse”, sagte der nigerianische Künstler Wande George, wurde er inspiriert “von der Glitzerseite” der einheimischen Bourgeoisie, die ihr Vermögen so hemmungslos zeigt, auch in Victoria Island, reicher Stadteil von Lagos, wo er kürzlich ausstellte.
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Au Nigeria, l’art contemporain, en plein boom, raille les puissants
LAGOS (AFP) – 29.12.2012 09:38 – Par Ben Simon
Une flûte de champagne à la main, un oligarque corpulent à l’air suffisant, dont la blouse est entièrement recouverte de billets de banque, tourne le dos à la foule désespérée. Pour cette toile colorée au style naïf intitulée “la classe dirigeante”, l’artiste nigérian Wande George dit s’être inspiré du côté “bling-bling” de la bourgeoisie locale qui exhibe sa fortune de façon décomplexée, notamment à Victoria Island, quartier chic de Lagos où il a exposé récemment.

Une peinture de Wande George décrivant les styles de vie des Nigérians aisés, lors d'une exposition
Ein Gemälde von Wande George beschreibt den Lebensstil der wohlhabenden Nigerianer, bei einer Ausstellung in Lagos, 27. August 2012
Une peinture de Wande George décrivant les styles de vie des Nigérians aisés, lors d’une exposition à Lagos, le 27 août 2012
Foto (c) AFP/Archives – by Pius Utomi Ekpei

Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique et premier producteur de pétrole du continent, est considéré comme un des plus corrompus au monde, les revenus de l’or noir ne profitant qu’à une très petite minorité.
Si les plus riches circulent en 4X4 avec chauffeur et vivent dans des résidences luxueuses, la grande majorité de la population s’entasse dans des bidonvilles insalubres et surpeuplés.
Ces inégalités sociales engendrent une création artistique engagée chez les jeunes artistes nigérians.
“On fait avec”, estime Joseph Eze, finaliste de la cinquième édition de la compétition nationale d’art contemporain, qui a lieu chaque année, “sinon, on serait réduits en miettes”.
L’art contemporain est en pleine expansion depuis la fin du régime militaire, en 1999, même si le pape de la musique Afrobeat Fela Kuti et le prix nobel de littérature Wole Soyinka, tous deux très engagés politiquement, sont la preuve que la critique à travers la culture ne s’est jamais tue au Nigeria, même en pleine dictature.
“Les artistes locaux s’interrogent de plus en plus sur leur façon de s’exprimer”, pense Marc-Andre Schmachtel, de l’institut allemand Goethe, membre du jury de la compétition nationale d’art contemporain, qui s’est déroulée récemment.
“Les gens commencent à sortir des sentiers battus, rien qu’entre l’année dernière et cette année, le niveau du concours est bien plus élevé”, estime M. Schmachtel, et ce, selon lui, grâce, notamment, à la façon dont Lagos est en train d’évoluer.
La ville tentaculaire, une des plus chaotiques au monde, avec ses quelque 15 millions d’habitants, abrite une classe moyenne de plus en plus importante, qui représente un marché potentiel pour les artistes locaux, et les galeries d’art se multipilent.
Dans un centre de conférence surplombant la lagune, lors de la remise de prix, Joseph Eze avait choisi d’exposer une oeuvre construite entièrement à base de tongs en caoutchouc récoltées sur les plages de la ville.
A travers cette installation, Eze dénonce les destructions d’habitats précaires, qui laissent des milliers de pauvres sans toit, pour récupérer le terrain et servir les intérêts des plus puissants.
Cette oeuvre d’art est aussi un hommage aux Nigérians les plus démunis qui arrivent à se sortir des pires situations avec rien, explique l’artiste de 38 ans.
Mais l’oppression des pauvres par les puissants n’était pas la seule préoccupation des finalistes de cette compétition.
Alafuro Sikoki, qui a gagné le deuxième prix et 9.500 dollars, dit chercher à confronter les Nigérians à leurs propres travers.
“Cog” (rouages), l’oeuvre conceptuelle que la jeune femme de 32 ans a présenté au jury, explique l’immense popularité des films de Nollywood, l’industrie cinématographique nigériane, dont les vidéos, souvent “faites maison”, dépassent en volume la production du Bollywood indien.
Ces films très bruyants, au scénario souvent tortueux, remplis d’intrigues et de drames, ont une fonction de “catharsis” dans un pays où beaucoup de gens ont été victimes de traumatismes dont on parle peu, parce que c’est tabou.
“Des choses vraiment horribles sont arrivées à des gens ou à leurs proches et la seule façon, pour eux, de se dire que ce n’est ni fou ni complètement étrange est de le voir à la télévision”, dit-elle.
Dans son oeuvre “African Time”, composée d’une série d’horloges affichant des heures différentes, l’artiste critique la propension de ses compatriotes à être très en retard.
“Pourquoi avons-nous une perception du temps différente de tous les autres”, se demande-t-elle. “On ne vit pas sur la lune!”
“Lagos attire l’attention des conservateurs et des collectionneurs internationaux”, estime l’artiste française Eve Therond, venue de New York pour faire partie du jury.
Et les jeunes artistes nigérians se focalisent de plus en plus sur des thèmes concrets qui font partie de leur quotidien, “rejet(ant) toute forme d’exotisme ou d’Africanisme” souvent mis en avant par leurs aînés, estime Mme Therond.
© 2012 AFP

Une peinture de Wande George décrivant les styles de vie des Nigérians aisés, lors d'une expositionLe peintre nigérian Wande George, le 27 août 2012 à Lagos
Ein Gemälde von Wande George beschreibt den Lebensstil der wohlhabenden Nigerianer, bei einer Ausstellung in Lagos, 27. August 2012
Der nigerianische Maler Wande, 27. August 2012 in Lagos
Une peinture de Wande George décrivant les styles de vie des Nigérians aisés, lors d’une exposition à Lagos, le 27 août 2012
Le peintre nigérian Wande George, le 27 août 2012 à Lagos
Fotos (c) AFP/Archives – by Pius Utomi Ekpei

Nigeria, die boomende zeitgenössische Kunst stichelt die Mächtigen
LAGOS (AFP) – 29.12.2012 09:38 – Von Ben Simon
Ein Glas Champagner in der Hand, kehrt ein fetter Oligarch mit zufriedenem Gesicht und dem Anzug voller Geldscheine der verzweifelten Menge den Rücken zu. Zu diesem bunten Gemälde im naiven Stil mit dem Titel “herrschende Klasse”, sagte der nigerianische Künstler Wande George, wurde er inspiriert “von der Glitzerseite” der einheimischen Bourgeoisie, die ihr Vermögen so hemmungslos zeigt, auch in Victoria Island, reicher Stadteil von Lagos, wo er kürzlich ausstellte.
Nigeria, das bevölkerungsreichste Land Afrikas und der führende Ölproduzent auf dem Kontinent, ist eines der korruptesten der Welt, und vom Einkommen des schwarzen Goldes profitiert nur eine sehr kleine Minderheit.
Während die Reichsten in Limousinen mit Fahrer zirkulieren und in Luxus-Immobilien wohnen, lebt die überwiegende Mehrheit der Menschen in unhygienischen und überfüllten Elendsvierteln.
Diese Ungleichheiten beschäftigen junge, engagierte Künstler in Nigeria.
“Du lebst damit”, sagte Joseph Eze, ein Finalist in der fünften Ausgabe des nationalen Wettbewerbs für zeitgenössische Kunst, der jedes Jahr stattfindet, “sonst würden wir in tausend Stücke gesprengt werden.”
Zeitgenössische Kunst boomt seit dem Ende der Militärherrschaft in 1999, obwohl der Papst des Afrobeat Musik Fela Kuti und der Nobelpreis für Literatur Wole Soyinka, beide auch politisch sehr engagiert, Beweise sind, dass die kritische Kultur in Nigeria nie tot war, auch unter der Diktatur.
“Lokale Künstler fragen sich mehr und mehr, wie sie sich ausdrücken,” denkt Marc-Andre Schmachtel vom Goethe-Institut in Deutschland, Mitglied der Jury des nationalen Wettbewerbs für zeitgenössische Kunst, der vor kurzem gehalten wurde.
“Die Leute fangen an über den Tellerrand hinaus denken, neue Wege zu gehen, und zwischen vergangenen Jahr und in diesem Jahr ist das Niveau des Wettbewerbs sehr viel höher”, sagte Schmachtel, und nach ihm, vor allem dank dem Weg der Stadt Lagos, die sich entwickelt.
Die weitläufige Stadt, eine der chaotischen in der Welt mit ihren 15 Millionen Einwohnern, hat eine Mittelschicht, die zunehmend an Bedeutung ist und einen potenziellen Markt für lokale Künstler und Galerien darstellt.
In einem Konferenzzentrum mit Blick auf die Lagune hatte Joseph Eze bei der Preisverleihung eine Arbeit ganz aus Gummiriemen, an den Stränden der Stadt gesammelt, aufgebaut.
Durch diese Installation prangert Eze die Zerstörung von prekären Lebensräumen an, welche Tausende von Armen obdachlos macht, um das Land zu holen für die Interessen der Mächtigen.
Dieses Kunstwerk ist auch eine Hommage an die ärmsten Nigerianer, die in den schlimmsten Situationen mit nichts überleben, erklärt der Künstler von 38 Jahren.
Aber die Unterdrückung der Armen durch die Mächtigen war nicht die einzige Sorge der Finalisten in diesem Wettbewerb.
Alafuro Sikoki, die den zweiten Preis gewann und $ 9.500, will die Nigerianer mit sich selbst konfrontieren.
“Cog” (Räder), die konzeptionelle Arbeit, die die junge 32-jährige Frau der Jury vorstellte, erklärt die immense Popularität von Nollywood Filmen, die nigerianische Filmindustrie, deren Videos oft “hausgemachte” Serienfertigung von indischen Bollywoodproduktionen sind.
Diese lauten Filme mit oft gewundenen Szenarien voller Intrigen und Dramatik erfüllen eine Funktion der “Katharsis” in einem Land, wo viele Menschen Opfer von Traumata sind, über die wenig gesprochen wird, weil es ein Tabu ist.
“Wirklich schreckliche Dinge sind passiert an Personen oder ihren Angehörigen und der einzige Weg für sie ist, zu sagen, dass es weder verrückt ist noch völlig seltsam, weil man es auch im Fernsehen sieht”, sagte sie.
In ihrem Werk “African Time”, aus einer Reihe von Uhren mit verschiedenen Zeiten komponiert, kritisiert die Künstlerin die Neigung ihrer Landsleute, immer zu spät zu kommen.
“Warum haben wir eine andere Wahrnehmung der Zeit als all die anderen”, fragte sie. “Wir wollen nicht auf dem Mond leben!”
“Lagos zieht die Aufmerksamkeit der Kuratoren und internationalen Sammler an”, sagte die französische Künstlerin Eve Therond, aus New York der Jury beigetreten.
Und junge nigerianische Künstler gehen stärker auf spezifische Themen, die Teil des täglichen Lebens sind, um “jede Form von Exotik oder Afrikanismus abzulehnen,” die oft von den Älteren präsentiert worden waren, sagte Frau Therond.
© 2012 AFP

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