NIGERIANISCHER BOKO-HARAM SPIELFILM IN GHANA ZENSIERT – "Boko Haram", une fiction ghanéo-nigériane controversée

“Boko Haram”, ein umstrittener nigerianisch-ghanaischer Fictionfilm
Accra (AFP) – 14.10.2013 07.34 Uhr – von Chris Stein
Kaltblütig getötete hilflose Dorfbewohner, Kinder, die von islamistischen Aufständischen massakriert wurden… Es ist nicht ein Auszug aus den nigerianischen Fernsehennachrichten, sondern ein Fictionfilm, der im Fadenkreuz der Zensoren in Ghana steht.
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“Boko Haram”, une fiction ghanéo-nigériane controversée
Accra (AFP) – 14.10.2013 07:34 – Par Chris STEIN
Des villageois sans défense abattus froidement, des enfants massacrés par des insurgés islamistes… Il ne s’agit pas d’un extrait du journal télévisé nigérian, mais d’une fiction dans le collimateur des censeurs ghanéens.

Un vendeur de DVD devant sa boutique à Accra, le 24 septembre 2013 au Ghana
Ein Verkäufer von DVD vor seinem Laden in Accra, 24. September 2013 in Ghana
Un vendeur de DVD devant sa boutique à Accra, le 24 septembre 2013 au Ghana
afp.com – Chris Stein

Le film “Boko Haram” du réalisateur ghanéo-nigérian Pascal Amanfo est largement inspiré des attaques sanglantes du groupe extrémiste éponyme dans le nord du Nigeria.
Le scénario du film, dans lequel un islamiste prépare un attentat-suicide à Lagos, la plus grande ville du pays, est violent et volontairement provocateur, du propre aveu du réalisateur.
L’idée n’a pas plu aux autorités ghanéennes, qui ont décidé de l’interdire, alors qu’au Nigeria voisin, où il est sorti sous le nom “Une nation assiégée”, les cinémas se sont montrés réticents à le projeter.
Les DVD du film se sont vendus comme des petits pains sur les trottoirs d’Accra, après sa sortie en mars dernier.
Mais sous l’ordre des autorités ghanéennes, ils ont été retirés du marché, les affiches déchirées, la police saisissant les stocks des vendeurs à une gare routière de la capitale.
Le distributeur du film a même été arrêté avant d’être libéré contre une amende de 2.000 cedi (680 euros).
“Nous n’allons pas laisser un film appelé Boko Haram sortir au Ghana. (…) Nous devons être prudents pour ne pas nous attirer l’hostilité du pays voisin”, a expliqué Ken Addy, du comité de contrôle du cinéma ghanéen.
Boko Haram revendique la création d’un Etat islamique dans le nord du Nigeria, majoritairement musulman, au contraire du sud, majoritairement chrétien.
Les attaques du groupe extrémiste et leur répression sanglante ont fait au moins 3.600 morts depuis 2009, selon l’ONG Human Rights Watch.
Au Nigeria, le gérant d’un cinéma d’Abuja a déclaré ne pas envisager de montrer ce film dans la ville qui a été la cible d’une attaque islamiste contre les locaux des Nations Unies, faisant au moins 25 morts en 2011.
Pour le cinéaste, si son film a soulevé autant de réticences, c’est parce qu’il aborde certains sujets tabous, notamment le supposé soutien qu’apporteraient des hommes politiques nigérians de haut-rang à la secte islamiste, une théorie très populaire mais jamais prouvée.
A un moment du film, un extrémiste parle d’une cache à Lagos financée par un parlementaire sympatisant de Boko Haram.
Le président nigérian Goodluck Jonathan a déclaré l’an dernier que Boko Haram comptait des soutiens dans son gouvernement, avant de revenir sur ses propos. Aucun politicien nigérian n’a jamais été officiellement lié au groupe islamiste.
Selon Mustapha Adams, à la tête de l’association des distributeurs de film ghanéens, certains ont craint que le film n’entraîne de l’empathie pour Boko Haram, voire qu’il ait été en partie financé par des sympathisants des extrémistes.
Mais pour lui, la réaction des autorités ghanéennes a été excessive. Le plus important à ses yeux est de ne pas freiner l’expression artistique, au Ghana comme au Nigeria, deux pays où le secteur culturel est en pleine expansion.
Nollywood, la prolifique industrie cinématographique nigériane, est la troisième plus importante au monde: des centaines de fictions y sont produites à bas coût chaque année. On y parle de sorcellerie ou de miracles divins, avec, souvent, une bonne dose de sous-entendus sexuels et quelques scènes de crimes pour pimenter le tout.
Ghollywood, sa petite soeur ghanénne, s’applique, avec un rendement bien moindre, à imiter les recettes de Nollywood, dont les films sont populaires sur l’ensemble du continent.
Certains réalisateurs de la région aimeraient cependant diversifier les thèmes et s’éloigner du surnaturel pour aborder des problématiques plus contemporaines telles que l’islamisme et la corruption de la classe politique.
Le film “Boko Haram”, où un kamikaze change de vie après une conversation avec une prostituée, n’est sans doute pas un modèle de réalisme. Mais, défend M. Amanfo, il a le mérite de soulever de vrais problèmes d’actualité.
“Si on ne peut pas raconter notre propre société, alors, en tant qu’artistes, on a échoué”, regrette-t-il.
© 2013 AFP

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Une boutique de DVD, le 24 septembre 2013 à Accra, au Ghana
DVD Shop, 24. September 2013 in Accra, Ghana
Une boutique de DVD, le 24 septembre 2013 à Accra, au Ghana
afp.com – Chris Stein

“Boko Haram”, ein umstrittener nigerianisch-ghanaischer Fictionfilm
Accra (AFP) – 14.10.2013 07.34 Uhr – von Chris Stein
Kaltblütig getötete hilflose Dorfbewohner, Kinder, die von islamistischen Aufständischen massakriert wurden… Es ist nicht ein Auszug aus den nigerianischen Fernsehennachrichten, sondern ein Fictionfilm, der im Fadenkreuz der Zensoren in Ghana steht.
Der Film “Boko Haram” des ghanaisch-nigerianishen Regisseurs Pascal Amanfo wird weitgehend von den blutigen Angriffen der gleichnamigen extremistischen Gruppe im Norden Nigerias inspiriert.
Das Drehbuch für den Film, in dem ein Islamist ein Selbstmordattentat vorbereitet in Lagos , der größten Stadt des Landes , ist gewalttätig und soll bewusst provozieren, hat der Regisseur selbst eingeräumt .
Die Idee gefiel den ghanaischen Behörden nicht , die den Film verboten haben, während im benachbarten Nigeria, wo er dem Namen ” Eine Nation unter Belagerung ” veröffentlicht wurde, die Kinos sehr viele Vorbehalte gegenüber dem Projekt hatten.
Die DVD des Films hingegen wurden wie warme Semmeln verkauft auf Bürgersteigen Accra nach seiner Veröffentlichung im vergangenen März.
Aber von den ghanaischen Behörden wurden sie vom Markt genommen, Plakate zerrissen, Polizei machte Beschlagnahmen in Lagern der Verkäufer in der Hauptstadt.
Der Verteiler des Films wurde sogar verhaftet und dann gegen Geldstrafe von 2000 cedi ( € 680 ) freigelassen.
“Wir werden keinen Film namens Boko Haram nach Ghana hineinlassen. (…) Wir müssen darauf achten, nicht die Feindseligkeit unseres Nachbarlandes anzuziehen”, sagte Ken Addy vom Ghanaischen Prüfungsausschuss des Films.
Boko Haram will die Schaffung eines islamischen Staates im Norden Nigerias, vorwiegend muslimisch, im Gegensatz zum überwiegend christlichen Süden . Die Angriffe der extremistischen Gruppe und ihre blutige Niederschlagung töteten mindestens 3.600 Menschen seit 2009 , nach Angaben von Human Rights Watch.
In Nigeria sagte der Manager eines Kinos in Abuja, er zeige diesen Film nicht in der Stadt , die das Ziel eines islamistischen Angriffs gegen den Räumlichkeiten der Vereinten Nationen war , mit mindestens 25 Toten im Jahr 2011.
Für den Filmemacher begründen sich die vielen Vorbehalte gegen den Film mit Ansprache von einigen Tabuthemen , einschließlich angenommener Unterstützung der Sekte durch nigerianische Politiker , hochrangige Beamte, eine beliebte Theorie, aber nie bewiesen .
An einer Stelle im Film spricht ein Extremist in einem Versteck in Lagos mit einem parlamentarischen Sympathisanten, der Boko Haram finanziert.
Der nigerianische Präsident Goodluck Jonathan sagte im vergangenen Jahr , dass Boko Haram Unterstützer in seiner Regierungsverwaltung hatte , bevor seine Worte zurücknahm. Kein nigerianischer Politiker war bislang offiziell mit der islamistischen Gruppe verknüpft.
Laut Mustapha Adams , Leiter des Verbandes der Filmverleiher in Ghana, befürchten einige, dass der Film sogar zu Empathie für Boko Haram führen kann – er wurde zum Teil von Anhängern der Extremisten finanziert.
Aber für ihn war die Reaktion der ghanaischen Behörden übertrieben. Das Wichtigste für ihn ist, nicht den künstlerischen Ausdruck zu ersticken , sowohl in Ghana und Nigeria, zwei Ländern, in denen der kulturelle Sektor expandiert.
Nollywood, die sehr produktive nigerianische Filmindustrie, ist die drittgrößte in der Welt, mit Hunderten von Fiktionfilmen pro Jahr, zu niedrigen Kosten produziert . Man spricht über Hexerei oder göttliche Wunder , oft mit einer gesunden Portion sexueller Anspielungen und einigen Krimi-Tatorten, um etwas aufzupeppen .
Ghollywood, ihre kleine Schwester aus Ghana mit einem viel niedrigeren Ertrag, will Nollywood imitieren , deren Filme sind auf dem ganzen Kontinent populär.
Allerdings würden einige Filmemacher aus der Region die Themen diversifizieren und vom Übernatürlichen zu zeitgenössischen wechseln und Themen wie Islam und der Korruption der politischen Klasse ansprechen.
Der Film ” Boko Haram ” , wo ein Selbstmordattentäter sein Leben verändert nach einem Gespräch mit einer Prostituierten , ist wahrscheinlich nicht ein realistisches Modell . Aber , argumentiert Herr Amanfo , es hat den Verdienst, wirklich die Probleme des Tages auf den Tisch zu legen.
“Wenn wir nicht über unsere eigene Gesellschaft sprechen können, dann , als Künstler , haben wir versagt “, klagt er .
© 2013 AFP

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