OLYMPIA 2012: EINSAMER MARATHONHELD und SÜDSUDANESISCHER FLÜCHTLING GUOR MARIAL – PORTRAIT – JO: Guor Marial, réfugié sud-soudanais, court sous le maillot du monde

Guor Marial, Süd-Sudanese, läuft unter den Farben der Welt
LONDON (AFP) – 2012.12.08 08.23 – Von Beatrice DEBUT
Als Kind rannte Guor Marial um sein Leben. Sonntag wird der südsudanesische Flüchtling unter den Farben der olympischen Flagge am Marathon der Olympischen Spiele in London teilnehmen, und seine Familie zu Hause wird 50 km zu Fuß gehen, um das im Fernsehen sehen zu können.
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JO: Guor Marial, réfugié sud-soudanais, court sous le maillot du monde
LONDRES (AFP) – 12.08.2012 08:23 – Par Béatrice DEBUT
Enfant, Guor Marial courait pour sauver sa peau. Dimanche, ce réfugié sud-soudanais participera au marathon des JO de Londres sous les couleurs du drapeau olympique, et sa famille restée au pays marchera 50 km pour suivre sa course sur le poste de télévision le plus proche.

L'athlète sud-soudanais Guor Marial en conférence de presse, le 10 août 2012 aux JO de Londres
Der südsudanesische Marathonläufer Guor Marial in London
L’athlète sud-soudanais Guor Marial en conférence de presse, le 10 août 2012 aux JO de Londres
Foto (c) AFP – by Saeed Khan

“Chez moi, on courait pour fuir le danger”, se rappelle le marathonien de 28 ans. Une fois réfugié aux Etats-Unis, à partir de 2001, “quand un prof m’a dit de courir, il a mis deux mois à me convaincre”. Aujourd’hui, il ne peut plus passer un seul jour sans s’entraîner.
“Les JO sont le rêve de n’importe quel athlète. Dans mon cas, je souhaite saisir cette occasion pour sensibiliser à la cause des réfugiés dans le monde et à la cause du peuple du Soudan du Sud”, poursuit Guor dans un anglais teinté d’un léger accent américain.
Le jeune homme, qui ne possède aucun passeport, explique s’être vu offrir de la part de Khartoum de courir sous le drapeau soudanais, mais il a décliné la proposition.
Son pays, c’est le Soudan du Sud, indépendant depuis 2011 après un conflit meurtrier avec le régime de Khartoum, où Guor a perdu 28 proches.
Mais faute de disposer d’un comité olympique national, les athlètes du Soudan du Sud n’ont pas été autorisés à venir à Londres sous leurs couleurs. Le Comité international olympique (CIO) les a plongés dans la consternation en leur suggérant de revêtir le maillot soudanais.
Finalement, une semaine seulement avant les JO, Guor a appris qu’il était autorisé à participer sous le drapeau olympique, en tant qu’apatride. Un statut rare.
Dimanche, ses proches qu’il n’a pas vus depuis 1993 suivront fièrement sa course à la télévision, après avoir marché eux aussi l’équivalent d’un marathon bien tassé.
“En ce moment, dans le Sud du Soudan, c’est la saison des pluies. Il n’y a pas de vraies routes, les véhicules ne passent pas, donc ils marcheront jusqu’à la ville la plus proche” située à une cinquantaine de kilomètres et qui dispose d’un poste de télévision, raconte Guor.
Faire rêver le Soudan du Sud
“Je veux juste dire que je les aime tellement. Je suis ici pour eux”, poursuit-il d’une voix posée lors d’une conférence de presse au parc olympique. “J’espère que la jeune génération du Soudan du Sud me verra et qu’elle aura de grandes ambitions pour l’avenir. Elle se dira +On peut aussi aussi participer aux JO+.”
Guor s’entraîne seul à Flagstaff, en Arizona, où il habite et travaillait encore récemment de nuit dans une structure psychiatrique. Son meilleur temps au marathon est 2 h 12 min 55 sec, soit neuf minutes derrière le record du monde.
Sur le papier, Guor n’a aucune chance de médaille. Mais “tant de choses incroyables lui sont arrivées récemment, alors qui sait ?”, se met à rêver Brad Poore, un ami et “frère” qui s’est battu pour que Guor participe aux JO.
Le Sud-Soudanais dispose de deux paires de chaussures de course seulement, une pour s’entraîner et une pour courir. Mais pour le marathon dimanche, le CIO lui a fourni un nouvel équipement avec un dossard “IOA”, pour athlète olympique indépendant.
“Courir sous le drapeau olympique est un sentiment magnifique. Peu de gens ont cette chance. Représenter les cinq anneaux, c’est le top. Donc je représente le monde.”
© 2012 AFP

Guor Marial, Süd-Sudanese, läuft unter den Farben der Welt
LONDON (AFP) – 2012.12.08 08.23 – Von Beatrice DEBUT
Als Kind rannte Guor Marial um sein Leben. Sonntag wird der südsudanesische Flüchtling unter den Farben der olympischen Flagge am Marathon der Olympischen Spiele in London teilnehmen, und seine Familie zu Hause wird 50 km zu Fuß gehen, um das im Fernsehen sehen zu können.
“Zu Hause, wir liefen, um der Gefahr zu entgehen”, erinnert sich der 28-jährige Marathonläufer. Er war Flüchtling in den Vereinigten Staaten, nach 2001, “als ein Lehrer mir sagte, zu laufen. Es dauerte zwei Monate, um mich zu überzeugen.” Heute kann er keinen Tag ohne Training sein.
“Die Olympischen Spiele sind der Traum eines jeden Sportlers. In meinem Fall werde ich diese Gelegenheit nutzen, um in der Welt das Bewusstsein für die Sache der Flüchtlinge und die Sache des Volkes von Süd-Sudan zu erhöhen”, sagt Guor mit leichtem amerikanischem Akzent.
Der junge Mann, der keinen Pass hat, sagt, Khartum habe ihm angeboten, unter der Flagge des Sudan zu laufen, aber er lehnte den Vorschlag ab.
Sein Land, der Süd-Sudan, ist unabhängig seit 2011 nach einem blutigen Konflikt mit dem Regime in Khartum, in dem Guor 28 Angehörige verlor.
Aber weil dort ein Nationales Olympisches Komitee noch fehlt, ist Athleten des Südsudan nicht erlaubt worden, unter ihren Farben nach London zu kommen. Das Internationale Olympische Komitee (IOC) und stürzte sie in Bestürzung mit dem Vorschlag, das Trikot des Sudan zu tragen.
Schließlich, nur eine Woche vor den Olympischen Spielen, erfuhr Guor, dass er unter der olympischen Flagge antreten darf, als Staatenloser. Ein seltener Zustand.
Sonntag wird seine Familie, die er nicht mehr gesehen hat seit 1993, stolz sein Rennen verfolgen im Fernsehen, auch nach dem Gehen des Äquivalents von einem dicken Marathon.
“Gerade jetzt ist es im Südsudan die Regenzeit. Es gibt keine wirklichen Straßen, keine Fahrzeuge, die passieren können, dann werden sie in die nächste Stadt zu Fuß gehen”, 50 Kilometer entfernt und wo es einen Fernseher gibt, erzählt Guor.
Den Südsudan träumen machen
“Ich will nur sagen, ich liebe sie so sehr. Ich bin hier für sie”, sagt er mit ruhiger Stimme während einer Pressekonferenz im Olympiapark. “Ich hoffe, die jüngere Generation des Südsudan wird mich sehen und große Ambitionen für die Zukunft haben. Sie kann sich auch sagen: wir können an der Olympiade teilnehmen.”
Guor trainiert allein in Flagstaff, Arizona, wo er lebt und bis vor kurzem noch in der Nacht arbeitete in einer psychiatrischen Struktur. Seine beste Marathonzeit liegt 2 Std. 12 Min. 55 Sek., 9 Minuten hinter dem Weltrekord.
Auf dem Papier hat er keine Chance auf eine Medaille. Aber “so viele unglaubliche Dinge sind ihm vor kurzem passiert, also wer weiß?” träumt Brad Poore, ein Freund und “Bruder”, der für Guor’s Beteiligung an den Olympischen Spielen gekämpft hatte.
Der Südsudanese hat nur zwei Paar Laufschuhe, eins nur für die Ausbildung und eins für die Rennen. Aber für den Marathon-Sonntag hat das IOC ihm eine neue Ausrüstung mit einem Lätzchen “IOA” gegeben.
“Laufen unter der Olympischen Flagge ist ein schönes Gefühl. Nur wenige Menschen haben diese Chance. Die fünf Ringe vertreten, das ist Spitze. Also habe ich die Welt zu repräsentieren.”
© 2012 AFP

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