(Part IV) MARIKANA SÜDAFRIKA: TRAUERFEIER für 44 TOTE des MASSAKERS UND DAVOR – L’Afrique du Sud rend hommage aux 44 morts de la mine de Marikana

Südafrika, in Marikana und Mthatha, 23.08.2012: Trauerfeiern für die Toten aus Marikana
Cérémonies d’hommage aux 44 morts de la mine sud-africaine de Marikana, le 23 août 2012, à Marikana et Mthatha
Fotos (c) AFP by Stéphane de Sakutin & Simm Mdledle

Des Sud-africains rassemblés sur une colline, après avoir assisté à une cérémonie d'hommage aux morCérémonie d'hommage aux 44 morts de la mine sud-africaine de Marikana, le 23 août 2012, à MthathaDes milliers de personnes sont réunies pour un hommage aux victimes des affrontements de la mine de Cérémonie d'hommage aux 44 morts de la mine sud-africaine de Marikana, le 23 août 2012, à Mthatha-Des milliers de personnes sont réunies pour un hommage aux victimes des affrontements de la mine de Des milliers de personnes sont réunies pour un hommage aux victimes des affrontements de la mine de


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L’Afrique du Sud rend hommage aux 44 morts de la mine de Marikana
MARIKANA (Afrique du Sud) (AFP) – 23.08.2012 11:38 – Par Susan NJANJI
L’Afrique du Sud a rendu un vibrant hommage jeudi, au son de chants religieux, aux 44 morts de la mine de Marikana (nord), dont la plupart ont été abattus lors de l’opération policière la plus sanglante depuis la fin de l’apartheid.
La plupart des mines de platine de la région avaient donné congé à leurs employés pour qu’il puissent se rendre à la cérémonie de Marikana, le principal hommage rendu par la nation jeudi.
La célébration se déroulait sous une vaste tente blanche dressée à proximité de la funeste colline où la police a fait 34 morts et 78 blessés lorsqu’elle a ouvert le feu, jeudi 16 août, contre des grévistes armés de machettes, barres de fer et pour certains d’armes à feu
Dix autres personnes, dont 2 policiers, avaient été tués dans les jours précédents au cours d’échauffourées entres syndicats rivaux qui avaient éclaté le 10 août. Quelque 3.000 foreurs de Marikana, une mine exploitée par le groupe Lonmin à 100 km à l’ouest de Pretoria, s’étaient mis en grève pour réclamer un triplement de leur salaire (de 400 à 1.250 euros).
La cérémonie de Marikana, a attiré des milliers de personnes. Les corps des grévistes tués avaient été rapatriés dans leurs familles, la plupart du temps dans des régions très éloignées de la mine.
La police faisait profil bas, se tenant à distance.
“Nous ne voulons pas voir la police aujourd’hui”, a indiqué à l’AFP Nkosinathi, un mineur de Lonmin qui a refusé de donner son nom de famille par peur de représailles.
Plusieurs cérémonies
Julius Malema, l’ex-président de la Ligue de jeunesse qui a été accusé d’utiliser le drame de Marikana pour rebondir après son exclusion de l’ANC, était néanmoins présent à la cérémonie principale, assis au deuxième rang selon une journaliste de l’AFP sur place.
Le président Jacob Zuma, qui s’était rendu à Marikana mercredi pour s’adresser aux mineurs, n’était pas présent à la cérémonie de jeudi. Il devait installer dans l’après-midi la commission d’enquête promise pour faire toute la lumière sur la fusillade du 16 août.
D’autres cérémonies étaient prévues, notamment au Cap et à Johannesburg.
A Mthatha, la plus grande ville du Transkei, une région rurale du Cap oriental (sud-est) d’où de nombreux mineurs sont originaires, quelque 2.500 personnes se sont réunies dans une église méthodiste à la mémoire des 28 victimes locales des violences de Marikana.
Les drapeaux sont en berne depuis lundi dans tout le pays à la demande du président Jacob Zuma, dont le gouvernement est accusé de n’avoir pas anticipé le drame.
Alors que le pays pleurait ses morts, la question des revendications des grévistes de Marikana restait toujours en suspens.
La ministre du Travail Mildred Oliphant a indiqué qu’elle avait rencontré des représentants du syndicat AMCU qui “a expliqué sa façon de faire les choses et (…) les problèmes rencontrés dans les mines”.
Alors que la tragédie de Marikana a attiré l’attention sur les très précaires conditions de vie des mineurs sud-africains, les milieux économiques se demandaient maintenant si le mouvement allait s’étendre.
Plusieurs centaines de foreurs ont débrayé mercredi pour réclamer des augmentations dans une autre mine de platine, qui appartient au groupe sud-africain Royal Bafokeng Platinum.
Une autre mine des environs est également sous pression, le géant Anglo American Platinum (Amplats) ayant été sommé de répondre d’ici vendredi à un ensemble de revendications.
© 2012 AFP

Südafrika: Ehrung und Gedenken der 44 Toten in Marikana
Marikana (South Africa) (AFP) – 23.08.2012 11:38 – Von Susan Njanji
Südafrika hat Donnerstag unter dem Klang der Hymnen den 44 Toten der Marikanamine Tribut gezollt, von denen die meisten während der blutigsten Polizeiaktion seit dem Ende der Apartheid getötet wurden.
Die meisten Platin-Minen in der Gegend hatten ihren Mitarbeiter frei gegeben, damit sie an der Zeremonie in Marikana, der wichtigsten Ehrung der Nation am Donnerstag, teilnehmen konnten.
Die Feier wurde unter einem großen weißen Zelt abgehalten, errichtet in der Nähe des Hügels, wo die Polizei 34 Menschen tötete und 78 verwundete, als sie Donnerstag, 16. August, das Feuer gegen Streikende eröffnete, die mit Macheten, Eisenstangen und laut einigen Zeugen mit Schusswaffen bewaffnet waren.
Zehn weitere Menschen, darunter zwei Polizisten, waren in den diesem Massaker vorangegangenen Tagen bei Zusammenstößen zwischen rivalisierenden Gewerkschaften, die am 10. August ausbrachen, getötet worden. Einige 3000 Bohrer in Marikana, eine Mine der britischen Gruppe Lonmin 100 km westlich von Pretoria, waren in den Streik gegangen, um eine Verdreifachung ihres Gehalts (von 400 auf 1.250 €) zu verlangen.
Die Zeremonie in Marikana hatte Tausende von Menschen angezogen. Die Leichen der getöteten Streikenden wurden an ihre Familien zurückgeführt, vor allem in von der Mine sehr weit entfernte Gebiete.
Die Polizei hielt sich diskret auf Abstand.
“Wir wollen die Polizei heute nicht sehen”, sagte gegenüber AFP Nkosinathi, ein Bergmann bei Lonmin, der seinen Nachnamen aus Angst vor Repressalien nicht angeben wollte.
Mehrere Zeremonien
Julius Malema, der ehemalige Präsident der ANC Jugendliga, der beschuldigt worden war, die Tragödie von Marikana nach seinem Ausschluss aus dem ANC für sein Comeback zu benutzen, nahm aber auch an der wichtigsten Zeremonie teil, auf einem Platz in der zweiten Reihe, sah eine Journalistin der AFP vor Ort.
Präsident Jacob Zuma, der Mittwoch in Marikana zu und mit Arbeitern gesprochen hatte, war am Donnerstag bei der Zeremonie nicht anwesend. Er soll am Nachmittag die versprochene Untersuchungskommission einrichten.
Andere Zeremonien gab es auch, darunter in Kapstadt und Johannesburg.
In Mthatha, die größte Stadt in der Transkei, einer ländlichen Region im Eastern Cape (Südost, wo viele der Bergleute herkommen, waren rund 2.500 Menschen in einer methodistischen Kirche in Erinnerung an die 28 lokalen Opfer der Gewalt von Marikana versammelt.
Die Fahnen sind seit Montag im ganzen Land auf Halbmast, auf Antrag von Präsident Jacob Zuma, dessen Regierung vorgeworfen wird, dem Drama nicht vorgebeugt zu haben.
Während das Land um seine Toten trauerte, war die Frage der Forderungen der Streikenden von Marikana noch anhängig.
Arbeitsministerin Mildred Oliphant sagte, sie habe Gewerkschaftsvertreter der AMCU getroffen, “die ihre Art, Dinge zu tun, und (…) Probleme im Bergbau erklärten.”
Während die Tragödie Marikana die Aufmerksamkeit auf die prekären Lebensbedingungen der südafrikanischen Bergarbeiter lenkte, fragen sich Geschäftsleute jetzt, ob die Bewegung sich verbreiten würde.
Hunderte von Bohrern streikten Mittwoch in einer anderen Platin-Mine, von der südafrikanischen Gruppe Royal Bafokeng Platinum, für mehr Geld.
Eine weitere Mine in der Gegend ist auch unter Druck, die Anglo American Platinum (Amplats): sie soll bis Freitag zu einer Reihe von Forderungen Stellung nehmen.
© 2012 AFP

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