PYGMÄEN: DNA LÖST RÄTSEL DER GESCHICHTE – Le génome des pygmées, clef d’une histoire oubliée-

Das Genom der Pygmäen: Schlüssel zu einer vergessenen Geschichte
Paris ( AFP) – 2014.02.04 04.17 Uhr
Aus Mangel an archäologischen Funden oder alten Texten ist die DNA manchmal der einzige Weg, um die Geschichte von bestimmten Populationen zuz verfolgen. Im Genom der Pygmäen haben Forscher einige unbekannte Aspekte über diese Jäger und Sammler von Zentralafrika gefunden.
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Le génome des pygmées, clef d’une histoire oubliée
Paris (AFP) – 04.02.2014 16:17
Faute de vestiges archéologiques ou de textes anciens, le seul moyen de retracer l’histoire de certaines populations est parfois l’ADN. C’est en lisant dans leur génome que des chercheurs ont pu révéler certains aspects inconnus des pygmées, chasseurs-cueilleurs d’Afrique centrale.

Des enfants pygmées dans une école d'Impfondo, au nord du Congo, en mars 2011
Pygmäenkinder in einer Schule in Impfondo in Nord-Kongo März 2011
Des enfants pygmées dans une école d’Impfondo, au nord du Congo, en mars 2011
afp.com – Laudes Martial Mbon

Voici quelques années, les travaux de Lluis Quintana-Murci et Etienne Patin, généticiens de l’Institut Pasteur et du CNRS, avaient déjà réussi pour la première fois à situer dans le temps la séparation des ancêtres des pygmées avec ceux des agriculteurs bantous: voici environ 60.000 à 70.000 ans, bien avant que les derniers Néandertaliens se soient éteints en Europe.
“Ces populations ont donc passé plusieurs dizaines de milliers d’années à s’adapter à des milieux de vie différents”, chacune dans leur coin et quasiment sans laisser de traces dans les sols acides de la forêt équatoriale, relève Etienne Patin.
Quand leurs routes se sont-elles de nouveau croisées?
Les théories actuelles affirment que pygmées et agriculteurs ont commencé à se mélanger génétiquement il y a 5.000 ans, au moment où les bantous, en pleine expansion démographique, sont arrivés dans les forêts habitées par les pygmées.
Faux, rétorquent Lluis Quintana-Murci et Etienne Patin, qui ont analysé et comparé le génome de plus de 300 personnes, à la fois pygmées et bantous de différents pays d’Afrique centrale (Gabon, Cameroun, Ouganda, Centrafrique et RDC), dans une étude publiée mardi par la revue Nature Communications. “Nous montrons qu’en réalité ces mélanges ont commencé principalement il y a moins de mille ans”, déclarent à l’AFP les chercheurs du laboratoire de “Génétique évolutive humaine”.
“Ce résultat suggère que les relations sociales qui se sont établies lors de leurs premières rencontres ont très vite été accompagnées par la mise en place d’un très fort tabou contre les intermariages, observé encore aujourd’hui”, dit M. Patin.
“Moins on est pygmée, plus on est grand”
Selon des travaux anthropologiques, ce tabou pourrait venir du statut particulier des pygmées aux yeux de leurs voisins agriculteurs, à la fois craints pour leurs connaissances magiques de la forêt mais aussi dévalorisés à cause de leur mode de vie.
“Le fait que les populations pygmées et agricultrices aient pu passer 3.000 ans au contact les unes des autres sans se mélanger génétiquement remet en cause le modèle admis de l’isolement par la distance observé chez l’Homme”, un principe qui veut que plus des populations sont proches géographiquement, plus elles deviennent proches génétiquement.
L’étude révèle en outre que les pygmées de la forêt équatoriale (moins de 200.000 individus au total) ont une diversité génétique bien plus grande que leurs voisins bantous sédentaires. Par exemple, la population de chasseurs-cueilleurs Batwa d’Ouganda – dont le génome a été étudié pour la première fois – est étonnamment distincte génétiquement des pygmées Mbuti qui vivent à seulement 500 km de là, en RDC.
Autre phénomène mis en lumière par la comparaison d’ADN, le génome de la population pygmée peut contenir jusqu’à 50% de matériel génétique hérité de non-pygmées, mais l’inverse n’a pas été observé chez les populations bantoues.
Toutes les populations pygmées présentent une taille moyenne inférieure à celle de leurs voisins agriculteurs, mais leur taille est proportionnelle à la quantité du génome hérité de non-pygmées: “Moins on est pygmée – génétiquement parlant -, plus on est grand”, résume Etienne Patin.
La petite taille des pygmées est donc inscrite dans leur génome, mais “il n’y a visiblement pas de gène unique de la taille pygmée”, cela dépend d’un grand nombre de gènes, comme c’est le cas pour les populations européennes, souligne le chercheur.
Au-delà de la taille, “ces populations sont connues pour avoir d’autres différences morphologiques (couleur de peau, nature des cheveux, largeur du nez) et de prévalence de maladies infectieuses, sujet sur lequel nous concentrons tous nos efforts actuels.”
L’équipe a ainsi entamé une étude séquençant le génome complet de vingt pygmées et de vingt agriculteurs bantous pour trouver les raisons de ces spécificités.
© 2014 AFP

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Das Genom der Pygmäen: Schlüssel zu einer vergessenen Geschichte
Paris ( AFP) – 2014.02.04 04.17 Uhr
Aus Mangel an archäologischen Funden oder alten Texten ist die DNA manchmal der einzige Weg, um die Geschichte von bestimmten Populationen zuz verfolgen. Im Genom der Pygmäen haben Forscher einige unbekannte Aspekte über diese Jäger und Sammler von Zentralafrika gefunden.
Vor ein paar Jahren hatte die Arbeit von Lluis Quintana – Murci und Etienne Patin , Genetiker am Institut Pasteur und CNRS, zum ersten Mal die Trennung der Vorfahren der Pygmäen von denen der Bantu Bauern zeitlich positionieren können: Vor etwa 60.000 bis 70.000 Jahren , lange bevor die letzten Neandertaler in Europa ausstarben.
Ohne in den sauren Böden des Regenwaldes Spuren zu hinterlassen “hatten diese Menschen also Zehntausende von Jahre, um sich an verschiedene Lebensräume anzupassen”, jeweils in ihrer Ecke, berichtet Etienne Patin .
Wann kreuzten sich ihre Wege wieder ?
Aktuelle Theorien sagen, Pygmäen und die Bauern begannen, sich genetisch zu mischen vor 5000 Jahren, als die wachsende Bantu-Bevölkerung auch in die von Pygmäen bewohnten Wälder eindrang.
Falsch: Lluis Quintana – Murci und Etienne Patin analysierten und verglichen das Genom von mehr als 300 Menschen, sowohl Pygmäen und Bantu, in Ländern in Zentralafrika ( Gabun , Kamerun , Uganda, Demokratische Republik Kongo und CAR), in einer Studie in der Zeitschrift Nature Communications. “Wir zeigen, dass diese Mischungen tatsächlich erst vor weniger als tausend Jahren begannen”, berichteten die Forscher aus dem Labor “Human Evolutionary Genetics” .
“Dieses Ergebnis legt nahe , dass die sozialen Beziehungen, die sich bei ihren ersten Treffen etablierten, bald durch die Schaffung eines starken Tabus gegen Mischehen , das man heute beobachtet, begleitet”, sagt Patin .
„Je weniger man Pygmäe ist, desto größer ist man ”
Nach anthropologischen Studien konnte dieses Tabu aus dem besonderen Status der Pygmäen in den Augen ihrer benachbarten Landwirten entstehen: sie wurden sowohl für ihre magischen Kenntnisse des Waldes gefürchtet, wie auch wegen ihres Lebensstils abgewertet .
“Die Tatsache, dass die Pygmäen und die Landwirte in der Lage waren, 3.000 Jahre in Kontakt miteinander zu verbringen, ohne genetische Vermischung, fordert das anerkannte Modell der Isolation durch Abstand bei Menschen heraus”, ein Grundsatz , demzufolge geografisch nahe Populationen sich auch genetisch ähnlich werden.
Die Studie zeigt weiter, dass die Pygmäen im Regenwald ( weniger als 200.000 Personen insgesamt ) eine viel größere genetische Vielfalt haben als ihre benachbarten Bantu. Zum Beispiel ist die Bevölkerung der Jäger-Sammler- Batwa in Uganda, deren Genom zum ersten Mal untersucht wurde, überraschend deutlich genetisch anders als die der Mbuti Pygmäen , die nur 500 km entfernt leben , in der Demokratischen Republik Kongo.
Ein weiteres Phänomen, das durch DNA- Vergleich gezeigt wurde: das Genom der Zwerg-Population kann bis zu 50% genetisches Material von Nicht- Pygmäen enthalten , dies aber nicht umgekehrt auch bei den Bantu Populationen.
Alle Pygmäen haben eine geringere durchschnittliche Größe als ihre benachbarten Landwirte, aber ihre Größe ist proportional zur Menge des von Nicht- Pygmäen geerbten Genomanteils: “Je weniger Pygmäe – genetisch gesehen – desto größer”, fasst Etienne Patin zusammen.
Die geringe Größe der Pygmäen ist in ihrem Genom geschrieben, aber ” es gibt eindeutig kein einzelnes Gen Zwerggröße”, diese hängt von einer Vielzahl von Genen ab, wie es auch der Fall für die europäische Bevölkerung ist, sagt der Forscher.
Neben ihrer Größe “sind diese Leute für andere morphologische Unterschiede ( Hautfarbe, Haartyp , Nase Breite) bekannt und für Prävalenz von Infektionskrankheiten, ein Thema, über das wir unsere aktuellen Bemühungen haben.”
Das Team hat eine Studie der Sequenzierung des kompletten Genoms von zwanzig Pygmäen und zwanzig Bantu-Bauern initiiert, um die Gründe für diese Unterschiede zu finden.
© 2014 AFP

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