REPUBLIK KONGO: "CHINESEN SOLLEN ARBEIT BRINGEN, NICHT IHRE ARBEITER!" – A Brazzaville, les jeunes souhaitent que les Chinois emploient des Congolais

In Brazzaville wollen junge Menschen, dass die Chinesen kongolesische Arbeiter verwenden
Brazzaville (AFP) – 2013.03.28 14.02 – by Habibou Bangré und Laudes Martial Mbon
“Die Chinesen sollten Kongolesen rekrutieren, mit Priorität.” Edgar, einer der vielen arbeitslosen Jugendlichen in Brazzaville, möchte dass der Besuch von Präsident Xi Jinping “The Job” in den Kongo bringt. Aber allzu oft kommen, wie er sagte, chinesische Unternehmen mit ihren Mitarbeitern.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM UNTEREN FOTO

A Brazzaville, les jeunes souhaitent que les Chinois emploient des Congolais
BRAZZAVILLE (AFP) – 28.03.2013 14:02 – Par Habibou BANGRE et Laudes Martial MBON
“Les Chinois devraient recruter en priorité des Congolais”. Edgar, l’un des nombreux jeunes sans emploi de Brazzaville, voudrait bien que la visite du président Xi Jinping apporte “du boulot” au Congo. Mais, trop souvent, dit-il, les sociétés chinoises arrivent avec leurs employés.

Edgar, 34 ans, travaille dans la boutique de sa mère à Makelekele, au sud de Brazzaville, le 25 mars
Edgar, 34, arbeitet im Laden seiner Mutter Makelekele südlich von Brazzaville, 25. März 2013
Edgar, 34 ans, travaille dans la boutique de sa mère à Makelekele, au sud de Brazzaville, le 25 mars 2013
Foto © AFP – by Habibou Bangre

“Qu’il apporte du boulot! La majorité des jeunes ici, ce sont des chômeurs”, insiste le jeune homme, pendentif du révolutionnaire cubain Che Guevara au cou, dans son quartier de Makélékélé, l’un des plus peuplés de la capitale, avec ses 200.000 habitants.
“Il n’y a plus que deux compagnies qui fonctionnent: celle des militaires et celle des chauffeurs”, ironise Edgar, désignant les taxis verts et blancs alignés sur l’avenue, courte et défraîchie, portant le nom de l’abbé Fulbert Youlou, devenu, en 1960, le premier président du Congo indépendant après la colonisation française.
“Nous avons du pétrole (constituant environ les 3/4 des recettes budgétaires du pays, ndlr), nous avons du bois, nous sommes entourés du fleuve… On a tout. On ne devrait pas souffrir!”, enrage un fonctionnaire, pourtant proche du pouvoir, qui rappelle que le salaire moyen au Congo tourne autour de 50.000 FCFA (75 euros).
Investi mi-mars comme président de la République populaire, Xi Jinping, consacre à l’Afrique la majeure partie de sa première tournée à l’étranger. Et sa visite, vendredi au Congo, doit renforcer des relations déjà importantes entre Pékin et Brazzaville: les accords portent sur plusieurs milliards de dollars, dont le financement de plus de 500 kilomètres de route entre Brazzaville et Pointe-Noire, la capitale économique.
Mais dans le quartier de Makélékélé proche du fleuve Congo, frontière naturelle avec la République démocratique du Congo, l’annonce de cette “visite historique” ne soulève que peu d’espoirs.
“Qu’est-ce que ça va changer?”, interroge un chauffeur de taxi. Mais “qu’est-ce qu’il va amener?”, ronchonne une coiffeuse.
“Aucun transfert de compétences”
Rosine, 32 ans, employée dans l’hôtellerie, est l’une des rares à dire que “c’est une belle publicité”.
“Cela va apporter de l’aide au Congo. Je crois que là, on aura beaucoup de travail. C’est le plus important”, assure la jeune femme, fine silhouette perdue dans un jeans et un polo de l’hôtel qui l’emploie.
La Chine et l’Afrique ont considérablement renforcé leurs liens depuis une quinzaine d’années. Mais l’amertume domine chez les jeunes Brazzavillois désoeuvrés qui regrettent que les sociétés chinoises fassent venir directement de Chine leurs travailleurs, logés bien souvent à proximité des chantiers. Comme près de l’aéroport Maya Maya, où Xi Jinping doit inaugurer de nouveaux bâtiments que certains qualifient de “bijou” ou de “fierté” du Congo, voire d’Afrique centrale.
“C’est comme s’il n’y avait pas de bras au Congo. On peut +importer+ des travailleurs quand il n’y a pas de gens valides ni de spécialistes, là, d’accord. Mais les Chinois font même venir des chauffeurs! Il n’y a aucun transfert de compétences”, se plaint Lewis, 46 ans, professeur dans un collège d’enseignement technique.
Autre frustration: les seuls Congolais qui sont embauchés reçoivent un très faible salaire. Et la plupart critiquent le gouvernement qui, selon eux, ne fixe pas un minimum décent pour un travail souvent harassant.
© 2013 AFP

Un marché à Makelekele, au sud de Brazzaville, le 25 mars 2013
Makelekele, ein Markt im südlichen Brazzaville, 25. März 2013
Un marché à Makelekele, au sud de Brazzaville, le 25 mars 2013
Foto © AFP – by Habibou Bangre

In Brazzaville wollen junge Menschen, dass die Chinesen kongolesische Arbeiter verwenden
Brazzaville (AFP) – 2013.03.28 14.02 – by Habibou Bangré und Laudes Martial Mbon
“Die Chinesen sollten Kongolesen rekrutieren, mit Priorität.” Edgar, einer der vielen arbeitslosen Jugendlichen in Brazzaville, möchte dass der Besuch von Präsident Xi Jinping “The Job” in den Kongo bringt. Aber allzu oft kommen, wie er sagte, chinesische Unternehmen mit ihren Mitarbeitern.
“Der soll Arbeit bringen! Die meisten jungen Leute hier sind arbeitslos”, betonte der junge Mann mit Anhänger des kubanischen Revolutionärs Che Guevara am Hals, in seiner Nachbarschaft Makélékélé, einem der bevölkerungsreichsten Viertel der Hauptstadt mit seinen 200.000 Einwohnern.
“Es gibt nur zwei Unternehmen, die noch funktionieren: das der Militärs und das der Fahrer”, witzelt Edgar und zeigt auf die weißen und grünen Taxis auf der Straße, kurz und schäbig, mit dem Namen des Abtes Fulbert Youlou, der im Jahr 1960 der erste Präsident des unabhängigen Kongo nach der französischen Kolonisation wurde.
“Wir haben Öl (bilden etwa 3/4 des Landes Haushaltseinnahmen ed), wir haben Holz, wir sind vom Fluss umgeben … Es gibt alles. Man sollte nicht leiden!”, sagt wütend sogar ein Regierungsbeamter, der auch darauf hinweist, dass der Durchschnittslohn im Kongo rund 50.000 CFA-Francs (75 Euro) beträgt.
Investiert Mitte März als Präsident der Volksrepublik, besucht Xi Jinping Afrika in seiner ersten Auslandsreise. Und sein Besuch Freitag im Kongo soll die Beziehungen zwischen Brazzaville und Peking stärken, wo es bereits erhebliche Abkommen von mehrere Milliarden US-Dollar gibt, dabei die Finanzierung von mehr als 500 km der Straße zwischen Brazzaville und Pointe-Noire, der ökonomischen Hauptstadt.
Aber in der Nachbarschaft von Makélékélé in der Nähe des Kongo-Flusses, natürliche Grenze zur Demokratischen Republik Kongo, erhebt die Ankündigung des “historischen Besuchs” nur wenig Hoffnung.
“Was wird sich ändern?”, fragte ein Taxifahrer. Aber “was wird es bringen?”, grummelt ein Friseur.
“Kein Transfer von Kompetenzen”
Rosine, 32, die in der Hotellerie arbeitet, ist eine der wenigen zu sagen, dass “dies eine großartige Werbung ist.”
“Es wird eine Hilfe für Kongo sein. Ich denke, es wird eine Menge Arbeit geben. Dies ist das wichtigste”, sagt die junge Frau.
China und Afrika haben ihre Beziehungen in den letzten 15 Jahren enorm verstärkt. Aber die Bitterkeit dominiert die unzufriedene Jugend von Brazzaville, die will, dass die chinesischen Unternehmen nicht direkt aus China ihre Arbeiter kommen lassen, die oft in der Nähe zu den Baustellen untergebracht werden. Wie in der Nähe vom Maya Maya Airport, wo Xi Jinping Neubauten, die manche als “Juwel” oder “Stolz” vom Kongo und Zentralafrika beschreiben, einweihen wird.
“Es ist, als gäbe es keine Arme im Kongo. Import der Arbeitnehmer, wenn sich keine Personen oder gültige Spezialisten finden lassen, okay. Aber die Chinesen kommen auch mit Fahrern! Es gibt keine Übertragung von Kompetenzen “, klagte Lewis, 46, ein Lehrer in einer Fachschule.
Eine weitere Frustration: die einzigen kongolesischen Arbeiter, die angeheuert werden, erhalten einen sehr niedrigen Lohn. Und die meisten üben Kritik an der Regierung, die keinen menschenwürdigen Mindestlohn für oft anstrengende Arbeit festlegen will.
© 2013 AFP

Leave a Reply