REVOLUTION in LIBYEN (Part III): ISOLIERTER GADDAFI WILL BÜRGERKRIEG – Libye (Part III): Pour Kadhafi "tout est calme", les insurgés s’organisent

Deux manifestantes le 27 février 2011 à Benghazi
Foto (c) AFP: Demonstrantinnen in Bengahzi, 27.02.2011
Deux manifestantes le 27 février 2011 à Benghazi

1. Einwohner von Tripolis zu Hause verkrochen, Lage “sehr gut” nach der Macht
Tripolis (AFP) – 2011.02.26 22.00
Die Libyer sind zu Hause verschanzt in Tripolis, wo pro-Gaddafi Milizionäre patrouillieren in den Straßen – Söldner in Hubschraubern – Misrata, die 3. größte Stadt im Osten, bleibt in den Händen der Opposition: so das face-off Samstag in Libyen, wo die Situation ist “sehr gut” laut Regierung.
2. Tobruk Free Radio: Pressefreiheit macht seinen Weg nach Libyen
Tobruk (Libyen) (AFP) – 2011.02.26 10.07
Es sind vier Journalisten vor Mikrofonen, die die Rede Muammar Gaddafis im Anschein eines Studios in einem kleinen Raum abseits vom Lärm der Stadt debattieren. Willkommen bei Free Radio Tobruk, Libyen, wo man die Freiheit der Presse wieder erfindet.
3. Ein Weggang von Gaddafi würde einen Zeitraum von Risiko für Libyen bedeuten
WASHINGTON (AFP) – 2011.02.26 08.16
Carte de localisation des villes tombées aux mains des manifestantsDas Ende der Macht des Muammar Gaddafi würde eine “große Leere” und eine lange Übergangsfrist voller Fallstricke in Libyen öffnen, geteiltes Land mit schwachen Institutionen, das jedoch auf Öl zählen kann wie auf den Appetit der Jugend für Freiheit und Demokratie, nach Meinung von Experten.
4. Reportage, Libyen: Ajdabiya, oder der Schneeball-Effekt der Revolution
Ajdabiya (Libyen) (AFP) – 26/02/2011 09.46
Am 17. Februar waren sie zehn Anti-Gaddafi Demonstranten auf dem zentralen Platz von Ajdabiya, 160 km südwestlich von Benghazi. Samstag hielten sie die Stadt und versuchten sich zu organisieren.
5. Gaddafi, 40 Jahre Getöne und unvereinbare Bemerkungen
Tripolis (AFP) – 2011.02.26 02.50
Enfant terrible des arabischen Nationalismus, “Sponsor” des Terrorismus, alter Löwe der Wüste, König und Narr: Oberst Muammar Gaddafi bescherte der Welt für 40 Jahre seine blendenden persönlichen Theorien und ausfallenden Bemerkungen.
6. Libysche Frauen sind im Aufstand engagiert, ohne von der Tradition abzulassen
Benghazi (Libyen) (AFP) – 2011.02.28 08.13
Inmitten der Gerüche von Farbe ist Najah Kablan damit beschäftigt, Banner der libyschen Revolution zu konfektionieren. Viele Frauen sind in der Mobilisierung dabei, ohne von der Rolle abzurücken, die sie in einer konservativen Gesellschaft haben.
7. Gaddafi gegen den Rest der Welt
Libyen | 28.02.2011 | Deutsche Welle World
Nach den UN-Sanktionen berät die Weltgemeinschaft über das weitere Vorgehen gegen den libyschen Machthaber. Im Gespräch ist auch eine Flugverbotszone, um Attacken auf Gaddafi-Gegner aus der Luft künftig zu verhindern.

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=> PART II, 23.02. – 26.02.: LIBYEN (II) Aufstand, Chaos, Blutige Repression – GADDAFI PORTRAIT Khadafi – INTERVIEW OPPOSITION – Libye (II): rebellion et repression sanglante

=> PART IV, 02.03. – 04.03.: LIBYEN, BÜRGERKRIEG (Part IV): GADDAFIs RÜCKZUG a la “VERBRANNTE ERDE” – Libye, guerre civile (Part IV): Khadafi – retrait facon terre brûlée

1er ARTICLE SUR SEPT: Les habitants de Tripoli terrés chez eux, situation “excellente” selon le pouvoir
TRIPOLI (AFP) – 26.02.2011 22:00
Des Libyens terrés chez eux à Tripoli où des miliciens pro-Kadhafi patrouillent dans la rue, des mercenaires héliportés à Misrata, la 3e ville du pays, l’Est aux mains de l’opposition: le face à face perdurait samedi en Libye où la situation est “excellente” selon le pouvoir.

Un manifestant anti-Kadhafi porte les munitions d'un char de l'armée, le 27 février 2011 à Benghaz
Foto (c) AFP: Ein Demonstrant Anti-Gaddafi trägt die Munition eines Armee Panzer, 27. Februar 2011 in Benghazi (Ost)
Un manifestant anti-Kadhafi porte les munitions d’un char de l’armée, le 27 février 2011 à Benghazi

Interrogé par la chaîne satellitaire Al-Arabiya au 12e jour d’une révolte sans précédent, Seif Al-Islam, fils du colonel Mouammar Kadhafi et longtemps présenté comme son successeur probable, a estimé que la situation était “excellente” dans les trois-quarts du pays.
Seif Al-Islam a cependant reconnu qu’il y avait une “volonté intérieure de changement”, soulignant par ailleurs que les manifestants étaient “manipulés par l’étranger”.
Sur le terrain diplomatique, la pression s’accentuait, le président américain Barack Obama déclarant notamment que Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 42 ans, devait “partir maintenant” car il avait perdu la légitimité pour rester à la tête du pays.
Alors que la région orientale pétrolifère est aux mains de l’opposition armée qui met en place une nouvelle administration, les rues de la capitale étaient quasi-désertes samedi. Seuls circulaient, à bord de 4X4, des miliciens armés loyaux au colonel Kadhafi, au lendemain de tirs contre des manifestants dont six au moins ont péri, selon un témoin.
Les habitants s’aventurent parfois dans les rues pour acheter du pain ou se rendre dans les stations-service. “A part cela, les gens sont terrés chez eux”, a-t-il dit. Les hôtels de luxe ont fermé ou ont évacué leur personnel.
Après le discours de M. Kadhafi la veille à Tripoli appelant ses partisans à s’armer pour attaquer les opposants, “des rumeurs avaient circulé sur une attaque possible des hommes du leader libyen”, selon ce témoin, qui dit être en contact avec d’autres Libyens dans plusieurs villes du pays.
“Mais la nuit a été calme, des partisans armés du guide tapaient simplement aux portes dans certains quartiers pour dire aux gens de rester chez eux”, a-t-il dit, précisant que des chars sont déployés sur les routes conduisant à Tripoli et en contrôlent l’accès.
A 120 km à l’ouest de la capitale, la situation est toujours tendue à Zouara. Les forces pro-Kadhafi, qui ont disparu des rues, encerclent la cité, a-t-il indiqué. Jeudi, des témoins fuyant la ville avaient indiqué que Zouara était aux mains des insurgés.
A l’est de Tripoli, des “mercenaires” à la solde du régime ont été héliportés à Misrata (150 km de Tripoli) où ils ont ouvert le feu sur le bâtiment de la radio locale et des manifestants se rendant aux funérailles de victimes des jours de combats de ces derniers jours, a constaté un habitant, partisan de l’opposition, joint par téléphone.
Dans son interview, Seif Al-Islam a qualifié de “mensonge” la présence de mercenaires à la solde du régime.
A Benghazi, fief de l’opposition à 1.000 km à l’est de la capitale, l’opposition continuait de s’organiser.
“Nous coordonnons les comités des villes libérées et de Misrata. Nous attendons que Tripoli en finisse avec le régime de Kadhafi (…) et ensuite, nous travaillerons à un gouvernement de transition”, a déclaré à l’AFP Abdelhafiz Ghoqa, le porte-parole de la “Coalition révolutionnaire du 17 février”, précisant qu’une conférence de presse se tiendrait dimanche après-midi à Benghazi sur la situation.
“Des volontaires partent tous les jours pour Tripoli” pour se battre, a-t-il ajouté.
A New York, les quinze pays membres du Conseil de sécurité se penchaient sur un projet de résolution qui avertit Mouammar Kadhafi qu’il pourrait être poursuivi pour crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI).
Le bilan des violences cependant restait difficile à évaluer. Le secrétaire général de l’ONU a parlé d’un millier de morts.
Le projet de résolution prévoit notamment un embargo sur la vente d’armes à la Libye, une interdiction de voyage pour le colonel Kadhafi et un gel de ses avoirs.
Critiqué à l’étranger, attaqué de toutes parts par une opposition armée qui contrôle désormais plusieurs villes, le “guide” libyen a pris la parole vendredi soir devant une foule de plusieurs centaines de partisans dans le centre de Tripoli. “Nous allons nous battre et nous les vaincrons”, a-t-il lancé.
Le pouvoir libyen semblait cependant de plus en plus isolé, lâché par ses pairs arabes et plusieurs proches et diplomates, dont les ambassadeurs libyens à Paris, Lisbonne, Genève et à l’Unesco, ainsi que Kadhaf al-Dam, proche conseiller et cousin de M. Kadhafi.
Face au chaos, les évacuations des différents ressortissants étrangers continuaient dans des conditions difficiles. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont déjà quitté le pays.
Faute de pouvoir assurer la sécurité de leurs diplomates, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont suspendu les activités de leur ambassade.
© 2011 AFP

Des militaires libyens fraternisent avec des habitants de Benghazi, le 25 février 2011
Foto (c) AFP: Libysche Soldaten Verbrüderung mit Bewohnern von Benghazi, 25. Februar 2011
Des militaires libyens fraternisent avec des habitants de Benghazi, le 25 février 2011

2. Tobruk Free Radio: la liberté de la presse se fraie un chemin en Libye
TOBROUK (Libye) (AFP) – 26.02.2011 10:07
Ils sont quatre journalistes devant des micros à débattre du discours de Mouammar Kadhafi dans un semblant de studio installé dans une petite pièce loin des bruits de la ville. Bienvenue à Tobruk Free Radio, en Libye, où l’on réinvente la liberté de la presse.
Cette “radio libre de Tobrouk” est l’une de celles qui avec trois bouts de chandelle tentent désormais de se faire entendre dans le pays, après plus de quarante ans de strict contrôle des médias et de l’information par le régime du colonel Kadhafi.
“Tobruk Free Radio est un projet de gens jeunes. Nous sommes tous volontaires. Ce sont eux-mêmes qui ont apporté le matériel pour lancer les émissions”, raconte à l’AFP Adboullah Bliheg, 29 ans, qui vit dans cette ville de l’est de la Libye, aux mains de l’opposition depuis la semaine dernière.
25 personnes, dont 12 journalistes, travaillent dans cette radio, installée dans le bâtiment qu’occupait la télévision publique libyenne, au sommet d’une colline, dans la banlieue de Tobrouk, à 1.200 kilomètres de Tripoli.
“Avec des moyens simples, nous faisons parvenir notre voix à tous les gens de la ville pour leur expliquer ce que nous ferons dans le futur. Parce que Kadhafi, c’est fini”, affirme Bliheg, ingénieur de profession qui a travaillé pendant trois ans à la télévision officielle, jusqu’en 2007.
Dans le “studio”, les journalistes discutent de la dernière harangue de Mouammar Kadhafi en présence d’un collègue étranger, invité pour l’occasion, tandis que “l’ingénieur du son” manipule une console et surveillent les ordinateurs qui assurent la transmission.
La radio, qui émet 24 heures sur 24, couvre une zone qui va de la frontière avec l’Egypte, à quelque 130 km à l’est, à Derna, 200 km à l’ouest, et a des “contacts” avec d’autres radios indépendantes de l’est du pays, explique, enthousiaste, Bliheg dans un anglais parfait.
Tobruk Free Radio “va de la frontière jusqu’à Derna. De Derna à Al Bayda et Al Marj, il y a une autre radio. A Benghazi, une autre encore. Nous avons des contacts quotidiens avec ces gens”, affirme-t-il.
Depuis qu’a éclaté la révolte populaire, il y a plus de dix jours, suivant l’exemple de la Tunisie et de l’Egypte, le monde a le plus grand mal à savoir ce qui se passe en Libye.
La presse étrangère a réussi à entrer ces derniers jours à l’Est, par la frontière avec l’Egypte, une région sous le contrôle de l’opposition où les journalistes sont reçus à bras ouverts et où on leur offre toute l’aide dont ils ont besoin.
“Tous les médias sont invités à venir. Nous avons besoin que le monde voit ce que Kadhafi a fait aux gens en Libye”, dit Bliheg.
Dans la rue, les gens discutent de ce qui se passe à Tripoli, Benghazi ou Zuara, grâce à ce qu’ils ont vu sur la télévision par satellite et sur des chaînes comme Al-Jazira, Al Arabiya ou la BBC, qui compensent le fonctionnement chaotique de l’internet.
Tobruk Free Radio cherche à aller plus loin et à toucher tous les habitants de la ville où de nombreux quartiers pauvres n’ont pas accès à ce type de médias, affirme Bliheg.
Mais si le chemin de la liberté de la presse semble s’ouvrir timidement, il sait que les choses prendront du temps.
“Il y a quelques problèmes parce que nous avons été privés de liberté, de presse libre, pendant 42 ans. Nous ne connaissions que Kadhafi. Ca nous prendra un ou deux ans d’arriver à la stabilité en Libye. C’est le prix de la liberté”, dit-il.
© 2011 AFP

Des manifestantes le 27 février 2011 à Benghazi
Foto (c) AFP: Demonstrantinnen in Bengahzi, 27.02.2011
Des manifestantes le 27 février 2011 à Benghazi

3. Un départ de Kadhafi ouvrirait une période à risque pour la Libye
WASHINGTON (AFP) – 26.02.2011 08:16
La fin du pouvoir de Mouammar Kadhafi ouvrirait un “énorme vide” et une période de transition pleine d’écueils en Libye, pays divisé aux institutions faibles qui peut cependant compter sur le pétrole et l’appétit de sa jeunesse pour la liberté et la démocratie, selon des experts.
A la différence de l’Egypte et de la Tunisie, la Libye fait figure de “cas extrême” des maux observés dans d’autres pays arabes, tels que le Yémen ou les monarchies du Golfe, affirme à l’AFP Khalil Matar.
Les trois régions est, ouest et sud, longtemps séparées avant l’indépendance, continuent de structurer un pays dans lequel “les alliances tribales sont plus importantes que quoi que ce soit d’autre”, affirme ce consultant en politique, auteur d’un livre sur l’attentat libyen contre un avion de ligne américain, en 1988 à Lockerbie en Ecosse.
“L’avenir dépendra de la façon dont ces tribus peuvent tenir ensemble”, poursuit-il, pointant un risque de sécession à l’Est.
L’expert américain Robert Danin n’écrit pas autre chose sur le site du Conseil des relations étrangères (CFR) : “Bien peu regretteraient que Kadhafi quitte la scène, mais cela créerait aussi un énorme vide de pouvoir. Bien malin qui peut dire ce qui pourra unir ce pays, dans lequel l’identification nationale est faible, et où prévalent les affinités tribales et claniques”.
Le manque d’institutions, délibérément entretenu par le dictateur depuis 42 ans, est un autre handicap.
“La Tunisie et l’Egypte étaient aussi des dictatures, mais avec une Constitution, un Parlement, des élections et un semblant de démocratie”, note pour l’AFP un porte-parole de la Ligue libyenne des droits de l’homme, un groupe basé à Genève.
“Tout ceci est étranger à la Libye, ce qui rendra le défi un peu plus difficile”, admet ce responsable qui ne souhaite pas être cité nommément.
Des “craintes infondées”, juge pourtant l’avocat algérien basé à Londres Saad Djebbar, qui mise sur “la jeune génération”.
Les jeunes qui ont défilé à Tripoli et Benghazi, dit-il à l’AFP, sont branchés sur Facebook et Twitter comme ceux du Caire ou de Tunis: “La jeune génération fait partie d’un ordre universel, celui dans lequel on veut que l’Etat de droit soit respecté, que les sociétés soient ouvertes et qu’il y ait une bonne gouvernance”.
“Ils regardent la télé satellitaire, ils regardent comment Obama a été élu, comment les gens parlent et se réunissent sans crainte”, continue M. Djebbar, qui a participé à des tables rondes de l’institut Chatham House.
Mouammar Kadhafi a menacé du vide et d’une balkanisation de la Libye s’il quittait le pouvoir, rappelle-t-il. Mais “dans l’est du pays, les jeunes scandaient dans la rue que +la Libye est une seule tribu, un seul Etat+”.
“Il ne fait guère de doute que la Libye, même sans M. Kadhafi, restera un endroit désordonné et peut-être violent”, tranche The Economist dans un éditorial vendredi.
L’hebdomadaire britannique souligne toutefois, pour équilibrer la balance, que le pays, l’un des principaux producteurs africains de pétrole, dispose de réserves étrangères évaluées à 140 milliards de dollars, et que “des exilés plein de talent veulent revenir”.
Et estime le journal, le “traumatisme” causé par le long règne de Kadhafi “pourrait avoir forgé une identité bien plus sincère, venant du fond du coeur, qu’elle ne l’était autrefois”.
© 2011 AFP

Des parachutistes de l'armée libyenne ralliés au soulèvement contre le colonel Kadhafi, le 26 févri
Foto (c) AFP:
Des parachutistes de l’armée libyenne ralliés au soulèvement contre le colonel Kadhafi, le 26 février

4. Libye: à Ajdabiya, l’effet boule de neige de la révolution
AJDABIYA (Libye) (AFP) – 26.02.2011 21:46
Le 17 février, ils étaient dix manifestants anti-Kadhafi sur la place centrale d’Ajdabiya, à 160 km au sud-ouest de Benghazi. Samedi, ils tenaient la ville et commençaient à essayer de s’organiser.
La place centrale de cette ville d’environ 175.000 habitants a été rebaptisée “Hurriya Square” (place de la Liberté).
Au milieu de la place, dans une fontaine asséchée, trône un débris d’aile d’un avion de chasse, qui s’est écrasé mercredi à l’ouest de la ville quand son pilote a préféré s’éjecter plutôt que d’obéir à un ordre de bombarder Benghazi.
Une grande banderole proclame : “Plus d’injustice à partir d’aujourd’hui, le meurtrier est tombé”.
Selon les habitants, il n’y avait là qu’une dizaine de manifestants le 17 février pour répondre à un appel lancé sur Facebook de faire de ce jour une “journée de la colère”.
Les comités révolutionnaires, piliers du régime de Mouammar Kadhafi, sont intervenus pour battre les manifestants, dont trois ont été tués, rapportent les habitants.
“Des membres des comités révolutionnaires sont venus dans nos classes pour dire que si nous descendions dans les rues pour soutenir Kadhafi, nous aurions de bonnes notes”, raconte un adolescent de 16 ans, Mohamed Khaled.
Pourtant, les manifestants anti-Kadhafi sont revenus chaque jour plus nombreux et dès le 20 février, les comités révolutionnaires avaient disparu.
Les lendemains ne chantent pas pour autant. “La situation est mauvaise. Les boulangeries sont fermées. C’est difficile de trouver de la nourriture”, explique Idriss Mohamed, soulignant qu’à 42 ans, il est aussi vieux que le régime du colonel Kadhafi. “Je n’ai jamais connu un jour heureux dans ma vie”.
Contrairement à sa voisine du Nord Benghazi, Ajdabiya n’a pas encore pris le temps de s’organiser. Une réunion était prévue dans la soirée pour tenter de mettre en place un conseil local. En attendant, les habitants attendaient du ravitaillement envoyé par l’Egypte via Benghazi.
Deuxième ville du pays et bastion de l’opposition à un millier de kilomètres à l’est de Tripoli, Benghazi semblait plus avancée.
Les opposants au dirigeant libyen y ont formé vendredi un conseil municipal pour tenter de rétablir l’ordre, en réactivant les services publics.
“Nous sommes en train de nous coordonner avec les conseils des villes libérées et de Musratha. Nous attendons que Tripoli en finisse avec le régime de Kadhafi et de ses fils, et ensuite, nous travaillerons à un gouvernement de transition”, a déclaré à l’AFP Abdelhafiz Ghoqa, le porte-parole de la “Coalition révolutionnaire du 17 février”.
La coalition a installé son quartier général dans le tribunal de Benghazi, où cinq colonels de l’armée de terre sont venus rejoindre la révolution.
“Nous devons contrôler tout le monde”, explique cependant un opposant au colonel Kadhafi, sous couvert de l’anonymat.
“Nous ne voulons pas que n’importe qui vienne ici. Nous essayons que ce mouvement reste aussi populaire que possible”, ajoute-t-il, inquiet à l’idée qu’une personnalité un peu forte puisse venir prendre le contrôle des opérations.
© 2011 AFP

L'aéroport de Tripoli, en Libye, pris d'assaut par des voyageurs tentant de fuir le pays, le 27 fé
Foto (c) AFP: Fallschirmjäger der libyschen Armee gehen zum Aufstand gegen Oberst Gaddafi, 26. Februar 2011 in Benghazi
L’aéroport de Tripoli, en Libye, pris d’assaut par des voyageurs tentant de fuir le pays, le 27 février

5. Kadhafi, 40 ans de petites phrases et de remarques incongrues
TRIPOLI (AFP) – 26.02.2011 14:50
Enfant terrible du nationalisme arabe, “sponsor” officiel du terrorisme, vieux lion du désert, roi et bouffon: le colonel Mouammar Kadhafi abreuve depuis 40 ans le monde de ses fulgurances, théories personnelles et remarques incongrues.
Confronté depuis douze jours à une insurrection qu’il réprime dans le sang, le leader libyen a multiplié les déclarations menaçantes, promettant des “boucheries” aux manifestants accusés d’être des militants d’Al-Qaïda gavés de “pilules hallucinogènes”.
En saharienne kaki, en uniforme militaire chamarré d’or, en gandoura (l’habit des Bédouins) ou en costume blanc, coiffé d’une chapka à la russe ou d’une casquette couvrant ses cheveux noirs et bouclés, le colonel Kadhafi est d’abord un choc visuel… Puis viennent les paroles.
“Shakespeare: ce grand dramaturge d’origine d’arabe”, dit-il, en expliquant à une assistance peu informée que le nom de l’écrivain anglais est une déformation du nom arabe cheikh Zubayr.
Dans le dictionnaire tout personnel du guide de la révolution libyenne, les ancêtres des Indiens d’Amérique sont originaires d’Afrique du Nord. Et l’Amérique tire son nom d’un “émir Kâ” auquel le navigateur italien Amerigo Vespucci aurait tout volé.
Dans le registre économique, la Suisse est un pays “proche” de la Libye mais “moins développé”.
Américains et Soviétiques en prennent également pour leur grade, puisque le hamburger est un “mélange de cafards, de souris et de grenouilles à l’aide duquel l’URSS a été détruite”.
Le dirigeant libyen a ses têtes de turc, ceux dont il faudrait se débarrasser parce qu’ils exercent un “métier improductif”: “l’avocat” et le “marchand de roses”.
Il se veut aussi volontiers expert sanitaire. “Sida, sida, sida. Nous n’entendons rien d’autre. C’est du terrorisme. C’est une guerre psychologique. Le sida est un virus paisible. Si vous restez propre, il n’y a pas de problème”, assure-t-il en 2003 lors d’un sommet de l’Union africaine (UA).
Auteur du “Livre vert” sur la “troisième théorie universelle”, l’ancien capitaine passé par une académie militaire britannique a établi le parallèle entre sa personne et le Christ et Mahomet. En soulignant toutefois que les deux derniers “ignoraient à quelle renommée universelle ils étaient promis”.
Séducteur et appréciant la compagnie des femmes, il vit le plus souvent sous une tente, parfois déplacée dans le désert libyen, ou plantée au milieu du parc de l’hôtel Marigny, résidence à Paris des chefs d’Etat étrangers, lors de sa visite en 2007.
“Les conditions de la femme en Europe sont tragiques. Elle est obligée de faire parfois un travail qu’elle ne veut pas, comme mécanicien, maçon. Je voudrais sauver la femme européenne qui se débat”, dit-il lors de cette visite.
Souvent soucieux de prendre l’opinion publique des pays occidentaux à rebrousse-poil, il n’hésite pas à écorner l’idée démocratique: “Certains pays peuvent trouver que la dictature leur convient mieux”.
En août 2010, lors d’une visite à Rome, il donne deux leçon sur l’islam à plusieurs centaines de femmes, sélectionnées pour leur beauté et leur jeunesse et rémunérées 80 euros. “L’Europe doit se convertir à l’islam”, leur dit-il.
Ses “amis” subissent également ses foudres: en 2005 à Alger, il traite les Palestiniens d'”idiots”, provoquant les rires des dirigeants arabes, et même du leader palestinien Mahmoud Abbas.
Lors d’un sommet arabe en 1988, on l’a vu la seule main droite gantée de blanc. Le leader libyen a expliqué qu’il voulait éviter tout contact avec “les mains tâchées de sang” de certains dirigeants.
Et au sommet suivant, il a fumé un gros cigare, exhalant ostensiblement la fumée en direction de son voisin, l’ancien roi saoudien Fahd.
© 2011 AFP

Le fils du colonel Kadhafi, Seif al-Islam, le 26 février 2011 à Tripoli lors d'un entretien avec l
Foto (c) AFP: Der Sohn von Oberst Gaddafi, Seif al-Islam, 26. Februar 2011 in Tripolis in einem Interview mit AFP
Le fils du colonel Kadhafi, Seif al-Islam, le 26 février 2011 à Tripoli lors d’un entretien avec l’AFP

6. Les Libyennes s’engagent dans le soulèvement sans sortir de la tradition
BENGHAZI (Libye) (AFP) – 28.02.2011 08:13
Dans les effluves de peinture, Najah Kablan s’active à la confection des banderoles de la révolution libyenne. De nombreuses femmes participent à la mobilisation, sans pour autant s’écarter du rôle qui leur est assigné dans une société conservatrice.
“Je viens apporter ma contribution”, explique Najah Kablan, inspectrice d’anglais dans l’enseignement scolaire, voilée comme la grande majorité des Libyennes. “Nous recueillons les slogans inventés par les gens pour les inscrire sur des affiches et les mettre dans la rue”.
“Mes deux fils sont là aussi, nous travaillons en famille”, ajoute-t-elle, dans une salle du tribunal de Benghazi (est) reconvertie en atelier de l’insurrection.
En face de la corniche qui longe la Méditerranée, une barrière maintient les hommes à distance des femmes regroupées sur le perron du tribunal.
“Nous apportons de l’eau et des vivres aux manifestants”, affirme Najwa al-Tir, une jeune fille coquettement voilée, qui a revêtu l’uniforme des volontaires. “Nous resterons ici jusqu’à ce que (le dirigeant libyen Mouammar) Kadhafi parte, 42 ans ça suffit, on veut la liberté!”, s’exclame cette employée d’une compagnie pétrolière.
“C’est la tradition de manifester séparément des hommes et je préfère ça”, assure-t-elle. “Mes parents m’encouragent à m’impliquer dans le mouvement”, indique Zoha al-Mansouri, étudiante en anglais et fille unique. “Je ne crois pas que la relation entre hommes et femmes change après la chute du régime”, ajoute-t-elle.
Naïma Yamani, qui a amené ses enfants pour qu’ils se fassent peindre le visage aux couleurs du premier drapeau de la Libye indépendante, sous la monarchie, assure être “présente depuis le début”.
“Nous n’avons pas eu peur parce que nous sommes tous unis”, estime-t-elle.
“Sur les 13 membres de la coalition de la révolution, il y a trois femmes, dont deux non voilées”, remarque Hanaa el-Gallal, une des porte-parole du soulèvement, dont le voile laisse apparaître une partie des cheveux. “Avec les hommes, nous avons pleuré ensemble, partagé les succès ensemble”, se remémore-t-elle.
“Mais à l’extérieur, étant donné que nous sommes musulmans, les hommes tiennent à protéger les femmes, tout comme les enfants, pour qu’ils ne soient pas bousculés”, poursuit Hanaa el-Gallal, juriste spécialisée dans le droit international et les droits de l’Homme.
L’exubérance des manifestantes n’a pourtant rien à envier à celle de leurs camarades masculins.
“Kadhafi est un grand menteur, personne ne veut de lui!”, s’époumone Fatma al-Madgoub, en réaction aux déclarations du dirigeant libyen qui présente ses opposants comme des groupes isolés. “Qu’il aille en Israël, il n’a rien à faire dans ce pays!”, fulmine-t-elle.
De fait, aucune Libyenne n’accorde apparemment crédit au colonel Kadhafi pour les avancées des droits des femmes sous son régime. “On pourrait considérer qu’on lui doit ça, mais il l’a fait uniquement pour créer le chaos dans la société, c’est ainsi qu’il a toujours agi”, accuse Hanaa el-Gallal.
“Nos mères portaient des robes courtes”, ajoute cette divorcée de 40 ans, mère de deux enfants, “mais parce que Kadhafi est allé trop loin dans l’ouverture de la société, nous avons décidé de porter le voile”. “Le +Livre vert+ dit beaucoup de choses très agréables sur les femmes”, reconnaît-elle au sujet de la doctrine officielle du régime Kadhafi, “mais ce n’est pas ce qui est appliqué en réalité”.
© 2011 AFP

Un manifestant brandit une caricature de Kadhafi, à Tobrouk, aux mains des insurgés, le 25 février 2
Foto (c) AFP: Ein Demonstrant mit Gaddafi-Karikatur, Tobruk, 25. Februar 2011
Un manifestant brandit une caricature de Kadhafi, à Tobrouk, aux mains des insurgés, le 25 février

7. Libye: Kadhafi affirme que “tout est calme”, les insurgés s’organisent
BENGHAZI (Libye) (AFP) – 27.02.2011 22:56
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a assuré que son pays était “complètement calme” dimanche, alors qu’un “Conseil national indépendant” a été crée pour représenter les villes contrôlées par les contestataires, dont plusieurs villes de l’ouest.
A Washington, les Etats-Unis se sont déclarés “prêts” à fournir “toute aide” aux opposants tandis que Londres a demandé au leader libyen de s’en aller “maintenant”.
Dans une déclaration exclusive accordée par téléphone à la chaîne de télévision serbe Pink TV, le colonel Kadhafi, au pouvoir depuis près de 42 ans, a affirmé que “la Libye est complètement calme”.
“Des gens ont été tués par des bandes terroristes qui appartiennent sans aucun doute à Al-Qaïda”, a-t-il tout juste reconnu au 13e jour d’une révolte sans précédent, précisant qu’un “petit groupe” d’opposants était actuellement “encerclé”.
Un peu plus tôt a été annoncée la création d’un “conseil national indépendant”, à Benghazi (est), deuxième ville du pays et fief de la contestation, chargé de représenter “toutes les villes libérées de Libye”.
Cet organe sera “le visage de la Libye pendant la période de transition”, a déclaré un porte-parole de ce Conseil, Abdelhafez Ghoqa.
“Les conseils de chaque ville fonctionnent et il est hors de question de diviser la Libye en nord, sud, ouest ou est, ou sur des bases tribales. Le Conseil est à Benghazi parce que c’est une ville libérée”, a ajouté M. Ghoqa.
“Le reste de la Libye sera libéré par le peuple libyen”, a-t-il ajouté, réaffirmant que Tripoli était la capitale de la Libye. “Nous comptons sur l’armée pour libérer Tripoli”.
Plusieurs villes de l’ouest sont “aux mains du peuple” depuis plusieurs jours et “préparent une marche pour libérer Tripoli”, a indiqué à Nalout (230 km à l’ouest de la capitale), un dignitaire membre du comité révolutionnaire de cette ville.
“La ville est libérée depuis le 19 février, elle est gérée depuis par un +comité révolutionnaire du 17 février+ désigné par les communautés de la ville”, a déclaré à l’AFP Chaban Abu Sitta, un avocat de la ville, qui s’est placée “sous l’autorité du gouvernement intérimaire de Benghazi”.
A Zawiyah, à 60 km à l’ouest de la capitale, les autorités qui organisaient un voyage de presse pour des journalistes “invités” par le régime, ont eu la mauvaise surprise de voir des milliers de manifestants défiler, en scandant “à bas le régime, nous voulons la liberté”. Selon des témoins, les manifestants anti-Kadhafi semblaient contrôler la ville.
Entre-temps, les Etats-Unis se sont déclarés “prêts” à “toute aide” à l’opposition. “Nous sommes prêts à offrir toute forme d’aide que quiconque pourrait souhaiter de la part des Etats-Unis” aux opposants en Libye, a déclaré la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton.
A Londres, le chef du gouvernement britannique David Cameron a jugé qu’il “est temps pour le colonel Kadhafi de s’en aller, et de s’en aller maintenant”.
Le bilan des violences restait difficile à évaluer. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a parlé d’un millier de morts. A Benghazi seule, 256 personnes ont été tuées et 2.000 blessées, selon des médecins de cette ville cités dimanche par le Comité international de la Croix Rouge.
La Grande-Bretagne a décrété un gel des avoirs de la famille Kadhafi, évalués selon le journal The Telegraph à environ 20 milliards de livres (23,4 milliards d’euros).
A New York, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une série de sanctions sévères contre le dirigeant libyen et ses proches.
La résolution est “sans valeur”, a réagi le colonel Kadhafi, balayant ainsi le gel des avoirs à l’étranger, une interdiction de voyager et un embargo sur les ventes d’armes à la Libye.
A Tripoli, des foules faisaient la queue devant les banques pour retirer les 500 dinars (environ 400 dollars ou 300 euros) promis aux familles par le gouvernement. Cette mesure, annoncée vendredi, a été relayée par SMS dans les quartiers les plus fidèles au régime.
A l’aéroport de la capitale des foules énormes attendaient de pouvoir quitter le pays, a indiqué le directeur de l’aéroport Youssef al-Jarbi.
Seuls circulaient dans la ville les miliciens du colonel Kadhafi, à bord de 4X4. Des postes de contrôle ont été mis en place dans et autour de la capitale, où le pain et l’essence étaient rationnés, selon un habitant joint par téléphone.
“Il n’y a pas de tirs. Le moral est bon. Certains jeunes veulent organiser une manifestation (…) mais nous sommes contre, parce que s’il y a d’autres manifestations, Kadhafi continuera de nous tuer”, a-t-il assuré.
Dans le quartier de Tajoura, les opposants étaient invités à crier “Dieu est grand” sur les toits en signe de protestation contre le régime.
Face au chaos, les évacuations des ressortissants étrangers continuaient dans des conditions difficiles. Près de 100.000 personnes, majoritairement des travailleurs égyptiens et tunisiens, ont déjà quitté le pays via les frontières tunisienne et égyptienne.
“Plus de 51.000 personnes de différentes nationalités ont été rapatriées depuis le 21 février”, a d’autre part indiqué Youssef al-Jarbi, directeur de l’aéroport de Tripoli où des foules énormes attendaient de pouvoir quitter la Libye au milieu de tas de vêtements abandonnés sur place par des personnes parties sans leurs affaires.
© 2011 AFP

Une manifestante libyenne anti-Kadhafi brandit l'ancien drapeau national à Benghazi, le 26 février
Foto (c) AFP: Eine Anti-Gaddafi Demonstrantin schwenkte die alte Nationalflagge bei Bengasi, 26. Februar 2011
Une manifestante libyenne anti-Kadhafi brandit l’ancien drapeau national à Benghazi, le 26 février

1. Einwohner von Tripolis zu Hause verkrochen, Lage “sehr gut” nach der Macht
Tripolis (AFP) – 2011.02.26 22.00
Die Libyer sind zu Hause verschanzt in Tripolis, wo pro-Gaddafi Milizionäre patrouillieren in den Straßen – Söldner in Hubschraubern – Misrata, die 3. größte Stadt im Osten, bleibt in den Händen der Opposition: so das face-off Samstag in Libyen, wo die Situation ist “sehr gut” laut Regierung.
Im Interview mit Al-Arabiya Satellitenkanal am 12. Tag der beispiellosen Revolte sagte Seif al-Islam, Sohn von Oberst Muammar Gaddafi und einst als sein wahrscheinlicher Nachfolger angesehen, die Situation sei “sehr gut” in drei Vierteln des Landes.
Seif al-Islam hat aber eingeräumt, dass es einen “inneren Willn zu ändern gibt”, ferner in der Feststellung, dass die Demonstranten seien “durch das Ausland manipuliert.”
An der diplomatischen Front, akzentuiert US-Präsident Barack Obama den Druck, Muammar Gaddafi, in Kraft seit 42 Jahren, sollte “jetzt gehen”, weil er die Legitimität auch weiterhin das Land zu führen verloren hatte.
Während die östlichen Ölregion liegt in den Händen der bewaffneten Opposition, die eine neue Verwaltung errichten, waren die Straßen der Hauptstadt am Samstag fast verlassen. Nur Patrouillen der bewaffneten Milizen treu Oberst Gaddafi, einen Tag nach Beschuss gegen Demonstranten, wo mindestens sechs kamen ums Leben, nach einem Zeugen.
Einwohner wandern manchmal in die Straße, um Brot zu kaufen oder gehen zu den Tankstellen. “Abgesehen davon, Menschen sind zu Hause verkrochen”, sagte er. Die Luxus-Hotels haben geschlossen oder evakuiert ihre Mitarbeiter.
Nach der Rede von Herrn Gaddafi in Tripolis am Tag, wo er ruft seine Anhänger zu bewaffnen sich um Gegner anzugreifen “, waren Gerüchte über einen möglichen Angriff der Männer des libyschen Staatschefs verbreitet”, so der Zeuge, der in Kontakt mitanderen Libyern in mehreren Städten war.
“Aber die Nacht war ruhig, bewaffnete Anhänger der Führung einfach Klopfen an Türen in einigen Vierteln und erzählen Menschen zu Hause zu bleiben”, sagte er und fügte hinzu, dass Panzer auf den Straßen nach Tripolis zur Kontrolle eingesetzt wurden.
Etwa 120 km westlich der Hauptstadt, ist die Situation immer noch angespannt in Zouara. Die Kräfte pro-Gaddafi sind von den Straßen verschwunden, die umgeben die Stadt, sagte er. Donnerstag, hatte Zeugen auf der Flucht vor der Stadt darauf hingewiesen, dass Zouara in den Händen der Aufständischen war.
Im Osten von Tripolis flogen “Söldner” im Solde des Regimes mit dem Hubschrauber nach Misrata (150 km von Tripolis), wo sie eröffneten das Feuer auf das Gebäude der lokalen Radiostation und auf Demonstranten auf Beerdigungen der Opfer des Kampfes in den vergangenen Tagen, sagte ein Bewohner, ein Unterstützer der Opposition, per Telefon.
In seinem Interview beschrieb Seif al-Islam als “Lügen” die Anwesenheit von Söldnern im Dienst der Macht.
In Bengasi, einer Hochburg der Opposition 1.000 km östlich der Hauptstadt begann sich die Opposition zu organisieren.
“Wir koordinieren Ausschüsse der befreiten Städte und Misrata. Wir erwarten, dass Tripolis Schluss macht mit dem Gaddafi-Regime (…) und dann werden wir auf eine Übergangsregierung arbeiten”, sagte der AFP Abdelhafiz Ghoqa, Sprecher der Koalition 17. Februar und bemerkte, dass eine Pressekonferenz würde Sonntagnachmittag bei Bengasi über die Lage gehalten werden.
“Die Freiwilligen jeden Tag nach Tripolis gehen um zu kämpfen “, fügte er hinzu.
In New York verhandeln die fünfzehn Mitgliedsländer des Sicherheitsrates einen Resolutionsentwurf, dass Gaddafi für Verbrechen gegen die Menschlichkeit durch den Internationalen Strafgerichtshof (IStGH) könnte strafrechtlich verfolgt werden.
Die Bilanz von Gewalt blieb jedoch schwer zu beurteilen. Der UN-Generalsekretär sprach von tausend Toten.
Der Resolutionsentwurf sieht ein Embargo für Waffenlieferungen an Libyen, ein Reiseverbot für Oberst Gaddafi und das Einfrieren ihrer Vermögenswerte vor.
Kritisiert im Ausland, auf allen Seiten von einer Opposition, die Armee kontrolliert jetzt mehrere Städte, der libysche “Führer” sprach am Freitagabend vor einer Menschenmenge von mehreren hundert Anhängern in der Innenstadt von Tripoli. “Wir werden kämpfen und wir können sie schlagen “, sagte er.
Die libysche Macht jedoch schien zunehmend isoliert, verlassen von Kollegen und einigen Nahen und arabischen Diplomaten, darunter die Botschafter Libyens in Paris, Lissabon, Genf und der UNESCO, sowie al-Gaddafi Dam, enger Berater und Cousin von Herr Gaddafi.
Konfrontiert mit Chaos, Evakuierungen von Ausländern werden in verschiedenen schwierigen Bedingungen fortgesetzt. Zehntausende haben bereits das Land verlassen.
Um die Sicherheit ihrer Diplomaten zu gewährleisten, haben die Vereinigten Staaten, Frankreich und Großbritannien die Aktivitäten ihrer Botschaft ausgesetzt.
© 2011 AFP

2. Tobruk Free Radio: Pressefreiheit macht seinen Weg nach Libyen
Tobruk (Libyen) (AFP) – 2011.02.26 10.07
Es sind vier Journalisten vor Mikrofonen, die die Rede Muammar Gaddafis im Anschein eines Studios in einem kleinen Raum abseits vom Lärm der Stadt debattieren. Willkommen bei Free Radio Tobruk, Libyen, wo man die Freiheit der Presse wieder erfindet.
Dieses “freie Radio aus Tobruk” ist einer dieser Gragenmedien, die nun versuchen, in dem Land nach mehr als vierzig Jahren der strikten Kontrolle der Medien-und Informationsdienste durch das Regime von Oberst Gaddafi gehört zu werden .
“Tobruk Free Radio ist ein Projekt von jungen Menschen. Wir sind alle Freiwillige. Sie sind es selbst, die das Material um die Sendungen zu beginnen gebracht haben”, sagte der AFP Adboullah Bliheg, 29, der in dieser Stadt lebt östlich in Libyen, in den Händen der Opposition seit der letzten Woche.
25 Personen, darunter 12 Journalisten, arbeiten im Radio im Gebäude des besetzten libysche Staatsfernsehen installiert, auf einem Hügel am Stadtrand von Tobruk, 1.200 Kilometer von Tripolis.
“Mit einfachen Mitteln wir unsere Stimme für jedermann in der Stadt schicken, um zu erklären, was wir in Zukunft tun. Da Gaddafi, es ist vorbei”, sagte Bliheg, von Beruf Ingenieur, der für drei Jahre gearbeitet hatte beim offiziellen Fernsehen bis 2007.
Im “Studio” diskutieren Journalisten die neueste Rede Muammar Gaddafis in Gegenwart eines ausländischen Kollegen zu diesem Anlass eingeladen, während “der Ingenieur” manipuliert eine Konsole und Computer, Monitor und Übersetzung bieten .
Das Radio, das sendet 24 Stunden über 24, hat eine Fläche von der Grenze zu Ägypten, etwa 130 km östlich bei Derna, 200 km westlich, und hat “Kontakte” mit anderen unabhängigen Radiostationen in den östlichen Ländern “, sagt der begeisterte Bliheg in perfektem Englisch.
Tobruk Free Radio “geht von der Grenze bis Derna. Von Derna bis Al Bayda und Al Marj gibt es ein weiteres Radio. In Benghazi, noch eine andere. Wir haben täglich Kontakt mit diesen Leuten”, sagt er .
Seit dem Ausbruch des Aufstandes ist schwer zu wissen, was in Libyen geschieht.
Die ausländische Presse konnte in diesen letzten Tagen im Osten arbeiten, an der Grenze zu Ägypten, ein Gebiet von der Opposition, wo Journalisten mit offenen Armen empfangen werden und wo sie all die Hilfe angeboten bekommen, die sie brauchen.
“Alle Medien sind eingeladen, zu kommen. Die Welt soll sehen, was Gaddafi dem Volk in Libyen antut”, sagte Bliheg.
Auf der Straße diskutieren die Menschen, was in Tripolis, Benghasi oder Zuara geschieht durch das, was sie im Fernsehen gesehen und Satelliten-Kanälen wie Al Jazeera, Al Arabiya und die BBC, die ausgeglichen haben den chaotischen Betrieb des Internets.
Tobruk Free Radio will noch weiter gehen und erreichen alle Bewohner der Stadt, wo viele arme Leute haben keinen Zugang zu solchen Medien, sagt Bliheg.
Aber wenn der Pfad der Freiheit der Presse sich auch zaghaft zu öffnen scheint, weiß er, dass die Dinge Zeit brauchen.
“Es gibt einige Probleme, weil wir der Freiheit, der freien Presse wurden beraubt, für 42 Jahre. Wir kannten nichts als Gaddafi. Es wird uns ein oder zwei Jahre brauchen, um die Stabilität in Libyen zu erreichen. Das ist der Preis von Freiheit “, sagte er.
© 2011 AFP

3. Ein Weggang von Gaddafi würde einen Zeitraum von Risiko für Libyen bedeuten
WASHINGTON (AFP) – 2011.02.26 08.16
Das Ende der Macht des Muammar Gaddafi würde eine “große Leere” und eine lange Übergangsfrist voller Fallstricke in Libyen öffnen, geteiltes Land mit schwachen Institutionen, das jedoch auf Öl zählen kann wie auf den Appetit der Jugend für Freiheit und Demokratie, nach Meinung von Experten.
Im Gegensatz zu Ägypten und Tunesien, Libyen gilt als “Extrenfall” der Übel gesehen in anderen arabischen Ländern wie dem Jemen und dem Golf Monarchien, sagte Khalil Matar der AFP.
Die drei Regionen Ost, West und Süd, lange vor der Unabhängigkeit getrennt, sind auch weiterhin ein Land, in dem “Stammes- Allianzen sind wichtiger als alles andere”, sagt dieser politische Berater, Autor eines Buch über die Bombardierung Libyens gegen ein US-Flugzeug im Jahr 1988 über dem schottischen Lockerbie.
“Die Zukunft wird davon abhängen, wie diese Stämme die Situation aufnehmen können”, fuhr er fort und deutete auf die Gefahr der Sezession im Osten.
Der US-Experte Robert Danin schreibt nichts anderes auf der Website des Council on Foreign Relations (CFR):. “Nur wenige bedauern, dass Gaddafi verlässt die Szene, aber es wäre auch eine riesige Machtvakuum. Sehr clever wer kann sagen, was und Wer kann dieses Land vereinen, in dem nationale Identifikation ist niedrig, und wo Stammes-und Clan-Zugehörigkeit zählt”.
Der Mangel an Institutionen, absichtlich von denen vom Diktator 42 Jahre lang gepflegt, ist ein weiteres Handicap.
“Tunesien und Ägypten waren auch Diktaturen, aber mit einer Verfassung, ein Parlament, Wahlen und einen Anschein von Demokratie”, sagt der Sprecher der libyschen Liga für Menschenrechte, ein Gruppe mit Sitz in Genf gegenüber AFP. “All das ist fremd Libyen, so dass die Herausforderung ein bisschen schwieriger ist”, räumte der Beamte ein, der nicht wollte namentlich zitiert werden.
Von “unbegründete Ängste” spricht jedoch algerische Anwalt Saad Djebbar in London, der setzt auf “die jüngere Generation.”
“Junge Menschen, die in Tripolis und Benghazi marschierten “, sagte er AFP, “sind auf Facebook und Twitter wie jene von Kairo oder Tunis verbunden: Die jüngere Generation ist Teil einer universellen Ordnung, in dem wir wünschen dass die Rechtsstaatlichkeit respektiert wird, dass die Gesellschaften offen sind und es gibt gute Regierungsführung. ”
“Sie sehen Sat-TV, sie sehen, wie Obama gewählt wurde, wie die Leute reden und sich vereinen, ohne Angst,” fuhr Herr Djebbar fort, der in Diskussionsrunden des Instituts Chatham House teilnahm.
“Muammar Gaddafi hat mit Vakuum und einer Balkanisierung von Libyen gedroht, wenn er die Macht nicht mehr hat “, erinnert er sich. Aber “im Osten, skandierten Jugendliche auf der Straße ‘Libyen ist eines Stammes, eines Staates ‘.”
“Es gibt wenig Zweifel, dass Libyen, auch ohne Herrn Gaddafi, wird ein Ort chaotisch und möglicherweise gewalttätig bleiben”, The Economist meint in einem Leitartikel am Freitag.
Die britische Wochenzeitung sagte jedoch, die Waage sei im Gleichgewicht, weil das Land eine große afrikanische Ölproduzent mit Devisenreserven auf 140 Milliarden Dollar geschätzt ist, und dass “talentierte Exil-Libyer zurückkehren wollen.”
Und nach Ansicht der Zeitung, das “Trauma” von der langen Herrschaft von Gaddafi verursacht “könnte eine Identität viel aufrichtiger aus dem Herzen schmieden, als es einmal war.”
© 2011 AFP

4. Reportage, Libyen: Ajdabiya, oder der Schneeball-Effekt der Revolution
Ajdabiya (Libyen) (AFP) – 26/02/2011 09.46
Am 17. Februar waren sie zehn Anti-Gaddafi Demonstranten auf dem zentralen Platz von Ajdabiya, 160 km südwestlich von Benghazi. Samstag hielten sie die Stadt und versuchten sich zu organisieren.
Der zentrale Platz der Stadt von rund 175.000 Einwohnern wurde umbenannt in “Hurriya Platz (Platz der Freiheit).
In der Mitte des Platzes, in einem trockenen Brunnen steht ein Fragment eines Kampfflugzeuges, das am Mittwoch in den Westen der Stadt stürzte als Piloten sich ausgestoßen hatte weil er bevorzugte, nicht zu gehorchen einen Auftrag der Bombardierung von Benghazi.
Ein großes Transparent verkündet: “Ab heute kein Unrecht mehr, der Mörder ist gefallen.”
Anwohner sagten, es gab nur ein Dutzend Demonstranten am 17. Februar um einen Aufruf bei Facebook zu befolgen an diesem “Tag des Zorns”.
Die revolutionären Komitees, Säulen des Regimes von Muammar Gaddafi, intervenierten, um die Demonstranten, von denen drei starben, zu schlagen, berichteten Einwohner.
“Die Mitglieder des revolutionären Komitees kamen in unsere Klasse und sagten, dass, wenn wir in die Straßen zur Unterstützung von Gaddafi gehen, würden wir gute Noten haben”, sagte der 16-jährige Mohamed Khaled.
Doch die Anti-Gaddafi Demonstranten kamen zurück jeden Tag mehr und mehr und am 20. Februar, die revolutionären Komitees waren verschwunden.
Die Zukunft leuchtet trotzdem noch nicht. “Die Situation ist schlecht. Bäckereien geschlossen sind. Es ist schwer, Nahrung zu finden”, sagte Mohamed Idris, mit der Feststellung, dass mit 42 er so alt wie das Regime von Oberst Gaddafi ist. “Ich habe nie gekannt so ein glücklicher Tag in meinem Leben.”
Im Gegensatz zu seinem Nachbarn North Benghazi ist in Ajdabiya noch nicht die Zeit für die Organisation gekommen. Eine Sitzung war am Abend geplant, zu versuchen, eine lokale Direktorium zu schaffen. Unterdessen erwarte Menschen die Lieferung von Proviant aus Ägypten über Benghazi.
Zweitgrößte Stadt und eine Bastion der Opposition tausend Meilen östlich von Tripolis, Bengasi schien weiter fortgeschritten.
Die Gegner des libyschen Staatschefs haben einen Rat gebildet Freitag um zu versuchen, die Ordnung wiederherzustellen, und die Reaktivierung der Versorgungsunternehmen.
“Wir koordinieren uns mit freien Stadträten und aus Musratha. Wir erwarten, dass Tripolis tun würde weg mit dem Regime des Gaddafi und sein Sohn, und dann werden wir auf eine Übergangsregierung arbeiten”, sagte der AFP Abdelhafiz Ghoqa, der Sprecher der revolutionären 17. Februar Koalition.
Die Koalition hat sein Hauptquartier im Gericht von Benghazi, wo fünf Obersten sich der Armee der Revolution angeschlossen haben.
“Wir müssen alle Leute kontrollieren”, sagt aber ein Gegner des Oberst Gaddafi, unter der Bedingung der Anonymität.
“Wir wollen nicht, dass jemand Falsches hierher kommt. Wir versuchen, dass diese Bewegung so populär wie möglich bleibt”, sagt er, besorgt bei dem Gedanken, dass eine starke Persönlichkeit kann kommen und die Kontrolle der Operationen übernehmen.
© 2011 AFP

5. Gaddafi, 40 Jahre Getöne und unvereinbare Bemerkungen
Tripolis (AFP) – 2011.02.26 02.50
Enfant terrible des arabischen Nationalismus, “Sponsor” des Terrorismus, alter Löwe der Wüste, König und Narr: Oberst Muammar Gaddafi bescherte der Welt für 40 Jahre seine blendenden persönlichen Theorien und ausfallenden Bemerkungen.
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Konfrontiert die letzten zwölf Tage lang mit einem Aufstand, den er mit Blut unterdrückt, der libysche Staatschef macht viele bedrohliche Aussagen, nennt “Metzger” die Demonstranten, und zu sein Al-Qaida-Kämpfer, voll gestopft “halluzinogenen Pillen”.
Südafrikanisch in khaki Uniform mit Gold, oder in gandoura (die Beduinen Kleid) oder weißen Anzug geschmückt und mit eine Pelzmütze in der russischen Art oder eine Kappe, die bedeckte sein Haar schwarz und lockig, Oberst Gaddafi war in erster Linie eine visuelle Schock … Dann kommen die Texte.
“Shakespeare, der große Dramatiker arabischer Herkunft”, sagte er und erklärt, ein wenig Hilfe informiert, dass der englische Name des Schriftstellers eine Verballhornung des arabischen Namen Sheikh Zubair ist.
In seinem persönlichen Wörterbuch der libyschen Revolution sind die Vorfahren der amerikanischen Indianer aus Nordafrika. Und Amerika ist benannt nach einem “Emir Ka”, dem der italienische Seefahrer Amerigo Vespucci alles gestohlen hätte.
Im wirtschaftlichen Register ist die Schweiz ein Land “nahe” Libyens aber “weniger entwickelt”.
Amerikaner und Sowjets bekommen auch ihr Fett weg, denn der Hamburger ist eine “Mischung von Kakerlaken, Mäuse und Frösche, mit dem die UdSSR zerstört worden ist.”
Der libysche Staatschef hat seine Sündenböcke, die er loswerden will, weil sie eine “Business unproduktiven” ausüben: “Anwalt” und “Rosenhändler”.
Er will auch gern Gesundheitsexperte sein. “Aids, Aids, Aids. Wir hören nichts anderes. Das ist Terrorismus. Das ist psychologische Kriegsführung. AIDS ist eine friedliche Virus. Wenn Sie sauber bleiben, ist es kein Problem”, sagt er im Jahr 2003 auf einem Gipfeltreffen der Afrikanischen Union (AU).
Autor von “Grünbuch” über die “Third Universal Theory”, der ehemalige Kapitän, der ging durch eine britische Militärakademie, gründete die Parallele zwischen sich und Christus und Mohammed. Betonte aber, dass den letzten beiden “nicht bewusst war, wie weltberühmt sie werden sollten”.
Verführerisch und genießen die Gesellschaft von Frauen, lebt er meist im Zelt, manchmal in der libyschen Wüste verschoben oder gepflanzt in der Mitte des Parks des Hôtel Marigny, Paris, Aufenthalt von ausländischen Politikern bei seinem Besuch im Jahr 2007.
“Die Bedingungen der Frauen in Europa sind tragisch. Sie ist gezwungen zu arbeiten, manchmal wie ein Mechaniker, Maurer. Ich möchte die Europäische Frau, die kämpft, retten”, sagte er während des Besuches.
Oft bemüht, die öffentliche Meinung in den westlichen Ländern gegen den Strich zu nehmen, zögert er nicht, die demokratische Idee zu erodieren: “In manchen Ländern kann man feststellen, dass Diktatur ist besser”
Im August 2010 während eines Besuchs in Rom, gab er zwei Lehren über den Islam an mehrere hundert Frauen, die er für ihre Schönheit und Jugend ausgewählt und bezahlt 80 Euro hatte. “Europa muss zum Islam konvertieren”, sagte er ihnen.
Seine “Freunde” leiden auch seinen Zorn: 2005 in Algier, behandelt er die Palästinenser als “Idioten”, provoziert Gelächter der arabischen Führer, und auch vom palästinensischen Führer Mahmoud Abbas.
Auf einem arabischen Gipfel im Jahr 1988 sahen wir einen einzigen weißen Handschuh an die rechte Hand. Der libysche Staatschef sagte, er wolle Kontakt mit “Hände mit Blut befleckt” einiger Führer vermeiden.
Und nachdem er rauchte eine dicke Zigarre, Ausatmen Rauch offen gegen seinen Nächsten, der ehemalige saudische König Fahd.
© 2011 AFP

6. Libysche Frauen sind im Aufstand engagiert, ohne von der Tradition abzulassen
Benghazi (Libyen) (AFP) – 2011.02.28 08.13
Inmitten der Gerüche von Farbe ist Najah Kablan damit beschäftigt, Banner der libyschen Revolution zu konfektionieren. Viele Frauen sind in der Mobilisierung dabei, ohne von der Rolle abzurücken, die sie in einer konservativen Gesellschaft haben.
“Ich habe gerade meinen Beitrag geleistet”, sagte Najah Kablan, Schul-Inspektorin des Englischen, wie die überwiegende Mehrheit der libyschen Frauen verschleiert. “Wir sammeln die Slogans, die von Menschen geprägt werden, um sie auf Plakaten zu registrieren und sie in der Straße zu zeigen.”
“Sowohl mein Sohn ist da, wir arbeiten mit der Familie”, sagt sie in einem Gerichtssaal in Benghazi, der (ist) in eine Werkstatt des Aufstands umgewandelt.
Gegenüber der Corniche entlang der Mittelmeerküste, hält ein Zaun Männer von den Frauen fern auf den Stufen des Gerichts versammelt.
“Wir bringen Wasser und Nahrung für die Demonstranten”, sagte al-Najwa Tir, ein junges Mädchen hübsch verschleiert, die die Uniform der Freiwilligen angelegt hat. “Wir werden hier bleiben, bis (libysche Staatschef Muammar el) Gaddafi abhaut, 42 Jahre ist genug, wir wollen Freiheit!”, Ruft die Mitarbeiterin einer Ölfirma.
“Es ist Tradition, gesondert von den Männern zu demonstrieren und ich bevorzuge es,” versichert sie. “Meine Eltern ermutigen mich für die Bewegung”, sagte Zoha al-Mansouri, eine Schülerin in Englisch und einzige Tochter. “Ich glaube nicht, dass das Verhältnis zwischen Männern und Frauen Veränderungen nach dem Sturz des Regimes machen wird”, fügt sie hinzu.
Naima Yamani, die ihre Kinder mitgebracht hat, so dass sie dann in ihr Gesicht malte die Farben der ersten Flagge Libyen unabhängig unter der Monarchie, war “von Anfang an dabei.”
“Wir hatten keine Angst, weil wir alle vereint sind,” sagte sie.
“Von den 13 Mitgliedern der Koalition der Revolution gibt es drei Frauen, zwei nicht verschleierte”, sagt Hanaa el-Gallali, eine Sprecherin für den Aufstand, dessen Schleier zeigt einen Teil der Haare. “Mit Männern haben wir gemeinsam geweint, gemeinsam Erfolg geteilt”, erinnert sie sich.
“Aber draußen, weil wir Muslime sind, Männern wollen Frauen, wie Kinder, schützen, damit sie nicht gestoßen werden”, sagt Hanaa el-Gallali, Fachanwältin für internationales Recht und Menschenrechte.
Die Ausgelassenheit der Demonstranteninnen aber hat nichts zu beneiden die ihrer männlichen Kameraden.
“Gaddafi ist ein Lügner, will niemand ihn!” Fatma al-Madgoub heiser in Reaktion auf Aussagen von den libyschen Führer, der seine Gegner präsentiert als isolierte Gruppen. “Lassen Sie ihn nach Israel gehen, er hat nichts in diesem Land zu tun!”.
In der Tat wollen sie offensichtlich keine Ehre machen dem libyschen Oberst Gaddafi für die fortgeschrittenen Frauenrechte. “Man könnte daran denken, dass man es ihm verdankt, aber er tat es nur, um Chaos in der Gesellschaft zu schaffen, so hat er immer gehandelt”, klagt Hanaa el-Gallali.
“Unsere Mütter trugen kurze Kleider”, sagt die geschiedene 40-jährige Mutter von zwei Kindern, “aber weil Gaddafi zu weit in die offene Gesellschaft gegangen ist, beschlossen wir, den Schleier zu tragen. “Die Grüne Revolution sagte eine Menge sehr nette Dinge über Frauen”, sagt sie über die offizielle Lehre des Gaddafi-Regimes, “aber das ist nicht, was tatsächlich angewendet wird.”
© 2011 AFP

7. Gaddafi gegen den Rest der Welt
Libyen | 28.02.2011 | Deutsche Welle World
Nach den UN-Sanktionen berät die Weltgemeinschaft über das weitere Vorgehen gegen den libyschen Machthaber. Im Gespräch ist auch eine Flugverbotszone, um Attacken auf Gaddafi-Gegner aus der Luft künftig zu verhindern.
=> LESEN BEI DWW

=> LESETIPP: Der irre Prophet
von Uri Avnery 28.02.2011
Jetzt hat auch die palästinensische Jugend gesehen, dass Gaddafis Kampfflugzeuge dem Aufstand kein Ende setzen können und dass der Perlenplatz in Bahrain sich nicht leert, wenn die Soldaten des Königs das Feuer eröffnen…
LESEN BEI TELEPOLIS http://www.heise.de/tp/r4/artikel/34/34267/1.html

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