RUANDA 20 JAHRE VÖLKERMORD: (A) RELIGIONEN – Rwanda 20 ans génocide (A) réligions

2. Ruanda : Pfingstkirchen boomen seit dem Genozid
Kigali (AFP) – 2014.04.08 15.39 – Von Stephanie Aglietti
Wie viele Ruander war Jean -Claude Zamwita lange Zeit ein praktizierender Katholik . Aber Anfang der 2000er Jahre wandte er sich mit seiner Familie einer der vielen Pfingstkirchen zu, die es seit dem Ende des Völkermords von 1994 in Ruanda es zuhauf gibt und die mehr Anhänger gewinnen.
1. Franziskus ruft zu “nationaler Versöhnung” in Ruanda auf
03.04.2014 http://www.kathweb.at/site/home
Vatikanstadt, 03.04.2014 (KAP) Papst Franziskus hat 20 Jahre nach dem Völkermord in Ruanda zu einer “nationalen Versöhnung” im Land aufgerufen. Die ethnischen Spaltungen und Vorurteile müssten überwunden werden, sagte Franziskus am Donnerstag vor Bischöfen aus Ruanda im Vatikan.
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1. Réconciliation au Rwanda: François demande aux évêques de “prendre l’initiative”
Cité du Vatican (AFP) – 03.04.2014 12:24
Le pape François a exhorté jeudi les évêques rwandais à savoir prendre “l’initiative” pour oeuvrer à la réconciliation nationale 20 ans après le génocide, en “renforçant les relations de confiance avec l’Etat” et en soutenant les familles blessées. François recevait pour la première fois neuf évêques rwandais venus à Rome dans le cadre d’une visite de travail “ad limina”.

Des Rwandais prient dans une église évangélique le 6 avril 2014 à Kigali, la veille de la célébratioRuander beten in einer evangelistischen Kirche, am Vorabend des 20. Jahrestages des Völkermordes
2-4 Des Rwandais prient dans une église évangélique le 6 avril 2014 à Kigali, la veille de la célébration du 20e anniversaire du génocide
afp.com – Simon Maina

Le drame du Rwanda a été un grand échec pour le catholicisme en Afrique, démontrant que l’évangélisation était souvent superficielle et que les valeurs de pardon et de dialogue étaient submergées par les haines ethniques.
“Le Rwanda, a rappelé le pape, va marquer le vingtième anniversaire du début de l’épouvantable génocide qui a provoqué tant de blessures qui sont encore loin d’être refermées”.
“Je m’associe au deuil national, et vous assure de ma prière pour vos communautés souvent déchirées, (…) pour tout le peuple rwandais, sans distinction de religion, d’ethnie ou d’option politique”, a-t-il ajouté.
“La réconciliation et la guérison des blessures” qui “pourraient sembler impossibles à vue humaine après tant de souffrances”, restent “certainement la priorité de l’Église”. “Même si le chemin est long et demande patience, respect réciproque et dialogue”, a-t-il observé.
“L’Église a donc toute sa place dans la reconstruction d’une société rwandaise réconciliée” et, “dépassant les préjugés et les divisions ethniques, elle doit parler d’une seule voix”.
“Dans cette perspective, il est aussi nécessaire de renforcer des relations de confiance entre l’Église et l’État. Soyez une Église en sortie qui sache prendre l’initiative et établir la confiance”, a-t-il recommandé.
“Une vigilance toute particulière, a-t-il dit, doit être portée aux familles”, alors qu’”elles se trouvent aujourd’hui très menacées par le processus de sécularisation et que, dans votre pays, tant de familles ont été déchirées et recomposées”.
© 2014 AFP

2. Rwanda: les Eglises pentecôtistes en plein essor depuis le génocide
Kigali (AFP) – 08.04.2014 15:39 – Par Stephanie AGLIETTI
Comme de nombreux Rwandais, Jean-Claude Zamwita a longtemps été catholique pratiquant. Mais début des années 2000, il s’est tourné avec sa famille vers une des nombreuses Eglises pentecôtistes qui, depuis la fin du génocide de 1994, pullulent au Rwanda et attirent de plus en plus de fidèles.
Ces Eglises – génériquement dites “de réveil”, en plein essor en Afrique depuis les années 1970-80 – sont arrivées dans le pays au lendemain du génocide, avec les exilés rwandais rentrant d’Ouganda ou de République démocratique du Congo (RDC), où de nombreux Tutsi avaient fui depuis des années les persécutions.
Elles ont bénéficié d’un terreau avec la perte de prestige de l’Eglise catholique, due à sa proximité avec le régime hutu extrémiste ayant déclenché le génocide et à l’implication de prêtres et religieux dans les massacres qui firent en 100 jours quelque 800.000 morts, essentiellement dans la minorité tutsi.
Entre avril et juillet 1994, de nombreuses églises furent le théâtre de tueries de masse, les miliciens hutus y trouvant leurs victimes rassemblées – parfois par des prêtres qui livraient ensuite leurs ouailles aux tueurs – et sans échappatoire.
Début avril, le pape François avait estimé que “la réconciliation et la guérison des blessures” restait “la priorité” de l’Eglise catholique au Rwanda.
Lundi, lors des commémorations du 20e anniversaire du génocide, le président Paul Kagame a accusé l’Eglise catholique d’avoir “pleinement participé” à la mise en place de l’idéologie coloniale créant un clivage entre hutu et tutsi et ayant in fine abouti au génocide.
A l’Unesco, l’ambassadeur du Rwanda à Paris, Jacques Kabale, a lui dénoncé le même jour “le silence” de l’Eglise catholique durant les tueries de 1994.
“Son abandon a été d’autant plus vivement ressenti que certains de ses membres ont couvert ces actions criminelles”, a expliqué M. Kabale, “plusieurs églises au Rwanda sont devenues aujourd’hui des lieux de mémoire des massacres de dizaines de milliers de tutsi venus y chercher refuge”.
Mais, tempère Paul Rutayisire, historien spécialiste des questions religieuses, “le débat sur rôle de l’Eglise catholique (dans le génocide) se déroule finalement entre certaines élites ou au sein des rescapés (…) car dans la majorité (hutu) qui n’était pas pourchassée, il n’y a pas ce genre de questionnement”.
Il estime surtout que “ces Eglises (de réveil) attirent car il y a des chants, on joue sur l’émotion, l’expression individuelle”.
Juchés sur une estrade dans le petit bâtiment de briques rouge de l’Eglise Celpar (Communauté des Eglises libres de Pentecôte en Afrique et au Rwanda), une dizaine de fidèles, chantent, dansent, sautent, s’agenouillent. Dans les travées, on psalmodie les bras au ciel ou la tête dans les mains, en essuyant parfois quelques larmes.
“A la messe, il n’y avait pas d’échange entre le prêtre et les fidèles, j’étais comme un esclave, on me disait: +fais ça, ne fais pas ça+ (…) ici, je me sens libre”, explique Jean-Claude Zamwita, brandissant sa bible à la sortie de l’Eglise Celpar à Kigali.
James Nsengiyumva, son pasteur et secrétaire général, est un Rwandais de 39 ans, né en Ouganda et revenu au lendemain des massacres.
“Après le génocide les gens étaient faibles dans leurs coeurs, malades (…) nous sommes venus apporter un nouveau message de +puissance+ et de réconciliation”, explique le pasteur, vêtu d’un costume chic de bonne coupe et qui revendique 29 églises au Rwanda, trois au Burundi et une quarantaine en RDC.
Les Eglises de réveil “poussent comme des champignons”, confirme Félicien Usengumukiza, directeur général adjoint de l’Office rwandais de la gouvernance (RGB), notamment chargé de l’enregistrement et de la supervision des organisations religieuses.
Selon M. Rutayisire, cependant, elles n’ont pas totalement supplanté l’Eglise catholique, mais cohabitent plutôt avec elle: “le marché du religieux est totalement ouvert, tantôt on va chez les catholiques, puis chez les autres, on peut même fréquenter les deux (…) ce sont des voyages spirituels”.
“Ce n’est pas une concurrence”, confirme Smaragde Mbonyintege, président de la Conférence épiscopale du Rwanda, soulignant que l’Eglise catholique a surtout “des choses à apprendre des méthodes” des cultes pentecôtistes.
Du côté des autorités rwandaise, on commence à surveiller ces nouvelles Eglises du coin de l’oeil. “Le problème (…) est que la plupart sont basées sur le +business+, plus que sur l’évangélisation”, explique M. Usengumukiza, évoquant des “conflits” croissants liés à l’argent au sein de certaines congrégations.
M. Zamwita, qui vit en enchaînant les petits boulots verse comme de la plupart des fidèles “la dîme”, soit 10% de son salaire mensuel, à son Eglise. Une contribution officiellement non obligatoire, mais très fortement “encouragée” au sein de ces Eglises.
© 2014 AFP

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2-4 Des Rwandais prient dans une église évangélique le 6 avril 2014 à Kigali, la veille de la célébration du 20e anniversaire du génocide
afp.com – Simon Maina

1. Franziskus ruft zu “nationaler Versöhnung” in Ruanda auf
03.04.2014 http://www.kathweb.at/site/home
Vatikanstadt, 03.04.2014 (KAP) Papst Franziskus hat 20 Jahre nach dem Völkermord in Ruanda zu einer “nationalen Versöhnung” im Land aufgerufen. Die ethnischen Spaltungen und Vorurteile müssten überwunden werden, sagte Franziskus am Donnerstag vor Bischöfen aus Ruanda im Vatikan. Dies müsse für die Kirche Vorrang haben. Franziskus sagte allen Opfern des Genozids und ihren Familien sein Gebet zu “unabhängig von Religion, Volksgruppe oder politischer Überzeugung”.
Die Kirche in Ruanda müsse die Wunden heilen, die durch die tragischen Ereignisse entstanden seien, forderte Franziskus. Glaube und Gebet könnten Vergebung und Versöhnung auch dort möglich machen, wo sie aus menschlicher Sicht zunächst ausgeschlossen schienen. Dies erfordere jedoch Geduld, gegenseitigen Respekt und Dialogbereitschaft, so der Papst. Zudem mahnte er die Kirche zu einem geschlossenen Auftreten.
Der Völkermord in dem zentralafrikanischen Land war am 6. April 1994 ausgebrochen. Auslöser war ein bis heute ungeklärter Anschlag auf das Flugzeug des damaligen Staatspräsidenten Juvenal Habyarimana, der tags zuvor ein Friedensabkommen mit Tutsi-Rebellen geschlossen hatte. In den folgenden drei Monaten ermordeten radikale Hutu bis zu 800.000 Angehörige der Volksgruppe der Tutsi und gemäßigte Hutu.
Experten vermuten heute, dass der Völkermord von langer Hand geplant war. Zu den Ursachen werden Konflikte um die Landnutzung in dem dicht besiedelten Staat gezählt, aber auch der von den früheren Kolonialmächten gesäte Hass zwischen Hutu und Tutsi. Mit zahlreichen Veranstaltungen erinnern die Menschen in Ruanda in diesen Tagen an den Völkermord.
Die ruandischen Bischöfe halten sich gegenwärtig zum Ad-limina-Besuch in Rom auf, um dem Papst und der Kurie über die Lage in ihren Diözesen zu berichten.
IM FRANZÖSISCHEN ARTIKEL STEHT AUßERDEM NOCH DIESER ABSATZ:
Die Tragödie von Ruanda war eine große Niederlage für den Katholizismus in Afrika gewesen , die zeigte, dass die Evangelisation oft oberflächlich gewesen war und dass die Werte der Vergebung und des Dialogs von ethnischem Hass überwältigt wurden.

2. Ruanda : Pfingstkirchen boomen seit dem Genozid
Kigali (AFP) – 2014.04.08 15.39 – Von Stephanie Aglietti
Wie viele Ruander war Jean -Claude Zamwita lange Zeit ein praktizierender Katholik . Aber Anfang der 2000er Jahre wandte er sich mit seiner Familie einer der vielen Pfingstkirchen zu, die es seit dem Ende des Völkermords von 1994 in Ruanda es zuhauf gibt und die mehr Anhänger gewinnen.
Diese Kirchen – allgemein “Erweckungskirchen” genannt – boomen in Afrika seit den 1970er bis 1980ern und kamen nach Ruanda nach dem Völkermord mit rückkehrenden Exilanten aus Uganda und der Demokratischen Republik Kongo ( DRC) wohin viele Tutsi schon jahrelang vor der Verfolgung geflohen waren.
Sie fanden dort einen fruchtbaren Boden mit dem Prestigeverlust der katholischen Kirche wegen ihrer Nähe zu dem extremistischen Hutu-Regime, das den Völkermord vollzog, und mit der Beteiligung der Priester und Ordensleute in den Massakern , die einige 800.000 Tote in 100 Tagen forderten, vor allem in der Tutsi- Minderheit.
Zwischen April und Juli 1994 waren viele Kirchen Schauplatz von Massentötungen. Hutu- Milizen versammelten darin ihre Opfer – manchmal durch Priester, die dann ihre Herde den Mördern auslieferten – und gaben ihnen kein Entkommen.
Anfang April hatte Papst Franziskus gesagt, dass “Versöhnung und Heilung von Wunden” “Priorität” der katholischen Kirche in Ruanda sei.
Montag klagte Präsident Paul Kagame während der Gedenkfeiern zum 20. Jahrestag des Völkermords die katholische Kirche an, “voll teilgenommen” zu haben bei der Errichtung der Kolonialideologie inklusive der Schaffung einer Kluft zwischen Hutu und Tutsi, die letztlich zum Völkermord geführt hatte.
Bei der Unesco denunzierte Ruandas Botschafter in Paris, Jacques Kabale , noch am selben Tag die “Stille” der katholischen Kirche während der Morde 1994.
“Ihr Ruhestand war umso deutlicher zu spüren , als dass einige ihrer Mitglieder diese kriminellen Handlungen gedeckt hatten”, sagte Herr Kabale. “Viele Kirchen in Ruanda sind jetzt Orte der Erinnerung an die Massaker an Zehntausenden von Tutsi, die dahin kamen, um Zuflucht zu suchen. ”
Aber Paul Rutayisire, Fachhistoriker für religiöse Fragen, relativiert: “Die Debatte über die Rolle der katholischen Kirche ( im Völkermord ) findet letztlich zwischen Eliten oder bei Überlebenden statt (…) , denn in der Mehrheit ( Hutu ), die nicht gejagt wurde , gibt es diese Art von Fragen nicht.”
Vor allem glaubt er, dass “diese Kirchen anziehen, weil es viel Songs gibt, weil sie auf Emotionen , auf individuellem Ausdruck spielen.”
Auf einer Plattform im kleinen roten Backsteingebäude der Kirche Celpar (Gemeinschaft der Pfingstfreikirchen in Afrika und Ruanda) singen, tanzen, springen , knien ein Dutzend Gläubige. Psalmodierend werfen sie die Arme in den Himmel oder den Kopf in die Hände, manchmal wischen sie Tränen weg.
“Bei der (katholischen) Messe gab es keinen Austausch zwischen dem Priester und der Gläubigen , ich war wie ein Sklave , mir wurde gesagt : Tu dies, tu das nicht (…), hier fühle ich mich frei” , sagt Jean -Claude Zamwita und schwingt seine Bibel am Ausgang der Kirche Celpar in Kigali.
James Nsengiyumva , ihr Pastor und Generalsekretär , ist ein Ruander , 39, in Uganda geboren und nach den Massakern zurückgekehrt.
“Nach dem Völkermord waren die Menschen schwach in ihren Herzen , da kamen wir an mit einer neuen Botschaft der „Stärke“ und Versöhnung”, sagt der Pfarrer. Er trägt einen gut geschnittenen, schicken Anzug und behauptet, man habe 29 Kirchen in Ruanda, 3 in Burundi und 40 in der Demokratischen Republik Kongo.
Erweckungskirchen schießen wie “Pilze aus dem Boden”, bestätigt Félicien Usengumukiza , stellvertretender Generaldirektor des Ruandischen Büros für Regierungsführung (RGB ), der dort insbesondere für die Registrierung und Überwachung von religiösen Organisationen verantwortlich ist.
Für Herrn Rutayisire ersetzen sie jedoch nicht vollständig die katholische Kirche , sondern koexistieren mit ihr : “Der religiöse Markt ist vollständig offen, manchmal gehen wir zu den Katholiken , dann zu anderen , Sie können auch an Zweien teilnehmen (…) es sind spirituelle Reisen. ”
“Dies ist kein Wettbewerb”, sagt Smaragde Mbonyintege , Präsident der Bischofskonferenz von Ruanda und stellt fest, dass die katholische Kirche von Pfingstsekten “Dinge zu lernen hat, vor allem über Methoden.”
Auf der Seite der ruandischen Behörden beginnt man, diese neuen Kirchen mit der Ecke des Auges zu überwachen. “Das Problem (…) ist, dass die meisten auf dem ‘Geschäft’ basieren, mehr als auf der Evangelisation “, sagt Usengumukiza unter Berufung auf wachsende ” Konflikte ” um Geld in einigen Gemeinden.
Herr Zamwita , der von der Verknüpfung von kleinen Jobs lebt, zahlt wie die meisten Getreuen den “Zehnten”, 10% seines Monatsgehalts, an seine Kirche . Ein Beitrag, der offiziell nicht zwingend erforderlich ist, zu dem aber heftig “aufgefordert” wird in diesen Kirchen.
© 2014 AFP

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