RUANDA: ERSTER FRANKREICH- BESUCH des PRÄSIDENTEN KAGAME (Portrait) SEIT DEM VÖLKERMORD – Kagamé interpellé sur les droits de l’Homme au 2e jour d’une visite à Paris

1. Der ruandische Präsident in Paris, bei seinem ersten Besuch seit dem Völkermord
PARIS (AFP) – 2011.11.09 05.04
Ruandas Präsident Paul Kagame traf am Sonntagnachmittag in Paris ein für seinen ersten offiziellen Besuch in Frankreich seit dem Völkermord von 1994 und will eine Beziehung, die durch Streitigkeiten über die Rolle von Frankreich vor und während der Massaker markiert ist, wieder aufzubauen.
2. Ruanda: die verschiedenen Gerichtsverfahren in Frankreich
PARIS (AFP) – 2011.11.09 10.54
Mehrere Gerichtsverfahren im Zusammenhang mit dem Völkermord in Ruanda 1994 laufen derzeit in Frankreich, darunter auch einer gegen Angehörige des ruandischen Präsidenten Paul Kagame, der zu einem Drei-Jahres-Abbruch der diplomatischen Beziehungen zwischen beiden Ländern führte.
3. PORTRAIT: Paul Kagame: visionärer Präsident oder Despot?
NAIROBI (AFP) – 2011.12.09 09.12
Ruandas Präsident Paul Kagame wird von seinen Bewunderern als Visionär betrachtet, aber von seinen Kritikern als ein Despoten mit immer eklatanteren autokratischen Abdriften.
4. Kagame über die Menschenrechte vorgeführt am zweiten Tag in Paris
PARIS (AFP) – 2011.12.09 11.09
Der Präsident von Ruanda, Paul Kagame wurde Montag von NGOs über die Situation der Menschenrechte in seinem Land in die Zange genommen.
5. Völkermord in Ruanda: Kagame will keine Entschuldigung von Frankreich
PARIS (AFP) – 2011.09.12 14.13
Ruandas Präsident Paul Kagame will die Beziehungen mit Paris wieder aufleben auf eine neue Grundlage und fordert keine “Entschuldigungen” für die Rolle Frankreichs in Ruanda im Jahr 1994, obwohl ein Bericht aus Ruanda immer noch die französischen Militärs der Beteiligung am Völkermord beschuldigt.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

1er ARTICLE SUR CINQ: Le président rwandais à Paris, sa première visite depuis le génocide
PARIS (AFP) – 11.09.2011 17:04
Le président rwandais Paul Kagame est arrivé dimanche après-midi à Paris pour sa première visite officielle en France depuis le génocide de 1994 destinée à rebâtir une relation toujours marquée par le contentieux autour du rôle joué par la France avant et pendant les massacres.
Il a été accueilli par David Douillet, ministre des Français de l’étranger, puis est parti à la rencontre de membres de la diaspora rwandaise à Aubervilliers, en proche banlieue parisienne, devant lesquels il devait s’exprimer en fin d’après-midi.
De nombreux partisans l’y attendaient, convoyés en cars depuis la Belgique, ancienne puissance coloniale où la communauté rwandaise est importante, a constaté l’AFP.
Cette visite, qui apparaît comme le dernier acte d’une réconciliation amorcée en 2009 entre les deux Etats, a suscité des remous dans la classe politique et chez les militaires français, toujours accusés par Kigali d’être impliqués dans les massacres de Tutsi il y a 17 ans.
Paris comme Kigali ont affiché leur désir de rebâtir une relation abîmée, mettant en avant la relance de partenariats économiques.
“On sait bien que cette visite ne fait pas plaisir à un certain nombre de personnes, mais le président a décidé de tourner la page des relations douloureuses de la France avec le Rwanda”, souligne-t-on dans l’entourage de Nicolas Sarkozy.
Kigali a souligné de son côté qu’il s’agissait “d’un pas (de plus) dans la normalisation” des relations bilatérales.
Pour l’universitaire André Guichaoua, “cette visite intervient à un moment où les deux parties sont en position de faiblesse”: Paris, qui “cherche à rompre son isolement dans la région des Grands Lacs”, où le petit Rwanda reste un acteur clé, et Kigali, qui se cherche de nouveaux soutiens internationaux alors que ses traditionnels alliés américains se font plus distants.
Critiqué par des ONG pour des “violations répétées” des droits de l’Homme, Paul Kagame est en outre “fragilisé par la contestation interne”: et, “à chaque fois que le Rwanda est en difficulté, que s’éloignent ses puissants soutiens anglo-saxons, il redécouvre la France”, souligne le chercheur.
Lundi, après avoir donné une conférence dans la matinée, Paul Kagame doit déjeuner avec Nicolas Sarkozy.
Leur entretien sera consacré “au développement du partenariat entre nos deux pays et à l’approfondissement de notre coopération”, a indiqué l’Elysée en ajoutant que les grands dossiers régionaux et internationaux seraient “également évoqués”.
Cette visite répond avant tout à celle du président français Nicolas Sarkozy en février 2010 à Kigali.
M. Sarkozy avait alors reconnu “une forme d’aveuglement” de la France pour n’avoir pas “vu la dimension génocidaire” du régime rwandais hutu que Paris soutenait à l’époque, et dont les éléments extrémistes allaient orchestrer le massacre de plus de 800.000 personnes, dans leur immense majorité des Tutsi, entre avril et juin 1994.
Cette visite mettait un terme à trois ans de rupture des relations diplomatiques, consécutive au lancement de mandats d’arrêt français contre des proches de Paul Kagame.
Censée parachever cette réconciliation, la venue de M. Kagame fait cependant grincer des dents à Paris.
Un rapport d’enquête rwandais de 1998 affirme que la France a participé à la formation des génocidaires et accuse ses soldats d’avoir directement pris part aux massacres. “Une insulte” pour les militaires français, qui ont vivement dénoncé la venue en France de Paul Kagame.
Marque d’un malaise persistant dans le corps diplomatique, le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, poste qu’il occupait en 1994, sera absent pendant toute la visite officielle. Le président du Sénat Gérard Larcher a refusé de le recevoir.
L’opposition rwandaise veut aussi se faire entendre, en organisant des rassemblements à Paris, notamment mardi matin au moment d’une rencontre entre le dirigeant rwandais et le patronat français.
© 2011 AFP

Le président Paul Kagame se recueille au mémorial du génocide de Kigali le 7 avril 2011
Foto (c) AFP: Präsident Paul Kagame an der Genozid-Gedenkstätte in Kigali am 7. April 2011
Le président Paul Kagame se recueille au mémorial du génocide de Kigali le 7 avril 2011

2. Rwanda: les différentes procédures judiciaires en cours en France
PARIS (AFP) – 11.09.2011 10:54
Plusieurs procédures judiciaires en rapport avec le génocide de 1994 au Rwanda sont actuellement en cours en France, dont celle, dirigée contre des proches du président rwandais Paul Kagame, qui a entraîné une rupture de trois ans des relations diplomatiques entre les deux pays.

— En novembre 2006, le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière signe aussi neuf mandats d’arrêt contre de hauts responsables rwandais, proches du président Paul Kagame, pour leur participation présumée à l’attentat d’avril 1994 contre l’avion du président de l’époque Juvénal Habyarimana, ce qui entraîne une rupture diplomatique entre Paris et Kigali.

En 2007, le juge Bruguière est remplacé par Marc Trévidic. L’arrestation et la mise en examen (inculpation) fin 2008 de Rose Kabuye, une des personnes visées par les mandats Bruguière, permet à Kigali d’avoir accès au dossier.

Le contrôle judiciaire de Rose Kabuye est levé en 2009. Les juges français se rendent pour la première fois sur le terrain, au Rwanda, en septembre 2010. Trois mois plus tard, six des neufs proches de Kagame poursuivis sont mis en examen au Burundi, mais leurs mandats d’arrêt immédiatement levés.

— Une quinzaine de Hutu rwandais installés en France après 1994 sont visés par des enquêtes ou mis en examen pour leur participation présumée au génocide, la plupart suite à des plaintes déposées par le Collectif des parties civiles pour le Rwanda, une association française représentant les victimes. Aucun n’a encore été jugé.

La veuve du président Habyarimana, Agathe Kanziga, est notamment visée par une enquête en France, où elle réside depuis 13 ans. Sa demande d’asile a été refusée du fait de présomptions quant à sa “participation” au génocide, et la justice doit se prononcer le 28 septembre sur une demande d’extradition de Kigali.

En juin 2008, pour la première fois depuis 2000, la France a procédé à l’extradition d’un Rwandais, en l’occurrence l’ancien sous-préfet Dominique Ntawukuriryayo, vers le Tribunal pénal international pour le Rwanda.

— Une information judiciaire a été ouverte en décembre 2005 suite à une plainte de rescapés rwandais contre l’armée française pour “complicité de génocide”. Elle est instruite actuellement par le Tribunal aux armées (TAP) de Paris.

Le TAP instruit aussi une deuxième enquête après une plainte déposée fin 2009 par trois Rwandaises qui accusent de viol des soldats français.

— Dix officiers français de haut rang ont porté plainte en novembre 2008 à Paris pour “diffamation” après avoir été cités dans un rapport rwandais qui accuse la France d’avoir “participé à la mise en exécution” du génocide.
© 2011 AFP

Des manifestants anti-Kagame à CHicago le 11 juin 2011
Foto (c) AFP: Die Demonstranten anti-Kagame in Chicago 11. Juni 2011
Des manifestants anti-Kagame à CHicago le 11 juin 2011

3. PORTRAIT: Paul Kagame: président visionnaire ou despote?
NAIROBI (AFP) – 12.09.2011 09:12
Le président rwandais Paul Kagame, qui effectue lundi et mardi sa première visite officielle en France depuis son arrivée au pouvoir en 1994, est considéré par ses admirateurs comme un visionnaire, mais par ses détracteurs comme un despote aux dérives autocratiques de plus en plus flagrantes.
Tous ceux qui ont fréquenté l’homme fort du “nouveau Rwanda” le décrivent comme une personnalité hors du commun.
Mais le gouffre surprend toujours entre ses critiques qui dénoncent inlassablement sa volonté de museler la presse comme l’opposition, et ses thuriféraires, souvent économistes et experts internationaux, qui louent sa “vision” du développement pour le pays et ses nombreuses réalisations.
Celui que ses collaborateurs appellent habituellement “the boss”, au franc-parler parfois bien peu diplomatique, est décrit par l’écrivain Philip Gourevitch, auteur d’un livre de référence sur le Rwanda, comme un “autoritaire qui s’assume”.
Difficile de percer ce longiligne et austère père de quatre enfants, 53 ans, parfaitement anglophone mais peu à l’aise en français, avare de toute confession sur sa vie privée, dont on sait qu’il joue au tennis et aime le football.
Comme de nombreux guérilleros de la rébellion du Front patriotique rwandais (FPR, au pouvoir), la personnalité de Kagame s’est forgée pendant son exil en Ouganda, où sa famille tutsi a fui pour échapper aux pogroms alors qu’il avait trois ans.
Après avoir fait ses armes au sein de la rébellion ougandaise du futur président Yoweri Museveni, Paul Kagame lance le FPR depuis l’Ouganda avec d’autres exilés tutsi rwandais.
Kagame n’a que 36 ans en 1994 quand, à la tête du FPR, il chasse les extrémistes hutu du Rwanda, met fin au génocide et prend le pouvoir.
Chef de guerre redouté, il est sans doute le seul dirigeant à avoir suivi une formation militaire à la fois aux USA et à Cuba.
Vice-président et ministre de la Défense après 1994, il tient de facto les rênes d’un pays en ruine et à reconstruire de zéro.
Des critiques de plus en plus vives
Elu président en 2003 avec 95% des voix, Paul Kagame continue de mettre en oeuvre, avec le soutien international, un programme volontariste de développement économique, axé sur les services, les nouvelles technologies et la modernisation de l’agriculture.
Il a été réélu le 11 août 2010 avec 93% des votes, face à trois autres candidats qui l’avaient soutenu au précédent scrutin.
“Il est un homme qui construit”, explique un ancien conseiller. Ce proche de Tony Blair et Bill Clinton a compris que “la pauvreté est due à l’exclusion des réseaux internationaux du commerce, de l’investissement et du savoir-faire”, juge Michael Fairbanks, un de ses collaborateurs américains, membre d’un cercle restreint d’universitaires et experts internationaux qui le conseillent dans sa stratégie de développement.
Mais Kagame doit aussi faire face à des critiques de plus en plus vives sur l’état de la démocratie dans son pays, et plus seulement de la part des associations de défense des droits de l’Homme avec qui il a l’habitude de croiser le fer.
Les Etats-Unis, un de ses principaux soutiens, ont assez froidement “pris note” de sa dernière réélection, et surtout souligné leur “inquiétude en raison d’une série d’événements dérangeants” dont “l’arrestation de journalistes (…) et l’interdiction faite à deux partis d’opposition de prendre part à l’élection”.
“A chaque fois que le Rwanda est en difficulté, que s’éloignent ses puissants soutiens anglo-saxons, (Kagame) redécouvre la France”, relève l’universitaire français André Gichaoua, à propos de la prochaine visite du chef d’Etat rwandais à Paris.
Selon ce chercheur spécialiste du Rwanda, “le président Kagame est fragilisé et de plus en plus isolé au sein même du FPR”. Il reste quoi qu’il en soit un formidable animal politique, dont un autre universitaire spécialiste de la région, Gérard Prunier, relève “l’intelligence et l’impitoyable détermination”.
© 2011 AFP

4. Kagamé interpellé sur les droits de l’Homme au 2e jour d’une visite à Paris
PARIS (AFP) – 12.09.2011 11:09
Le président du Rwanda Paul Kagame a été interpellé lundi par des ONG sur la situation des droits de l’Homme dans son pays, au deuxième jour d’une visite aussi symbolique que controversée à Paris, dominé par un déjeuner avec son homologue français Nicolas Sarkozy.
“Il n’y a que Human Rights Watch qui ne voit jamais de progrès au Rwanda” et “nous allons continuer à faire de notre mieux pour notre peuple”, a lancé le président rwandais lors d’une conférence à l’Institut français des relations internationales (Ifri).
Lors d’une séance de questions-réponses, un représentant de l’ONG HRW avait demandé à Paul Kagamé ce qu’il comptait faire en matière de droits de l’Homme, citant la détention d’opposants politiques à son régime. Un membre de Reporters sans frontières (RSF) a enchaîné en évoquant la fermeture temporaire de journaux et des journalistes tués ou devant fuir le pays.
“Je ne comprends pas de quoi vous voulez parler”, a répondu le président Kagamé, en déniant à ces organisations le droit de s’ériger en professeurs des droits de l’Homme dans son pays.
Au cours des dernières années, les organisations de défense des droits de l’Homme ont à plusieurs reprises critiqué l’évolution du régime rwandais vers l’autocratie.
“Au Rwanda, la situation des droits de l’homme demeure extrêmement préoccupante et les violations ont culminé lors de la dernière campagne électorale”, a souligné ainsi vendredi la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH).
Des experts ont par ailleurs noté que les Etats-Unis, préoccupés sur le même sujet, avaient pris leurs distances avec Kigali sous le deuxième mandat présidentiel de Paul Kagamé.
Les journaux français insistaient lundi sur les ombres qui continuent de planer sur les relations franco-rwandaises depuis ce génocide dans lequel ont péri entre avril et juin 1994 800.000 personnes, en majorité Tutsi. “La France s’excusera-t-elle?”, titrait ainsi Libération (gauche) tandis que le quotidien catholique La Croix parlait d’un “fragile dialogue”.
“Nous travaillons ensemble pour voir comment échapper à l’Histoire, pour avancer”, a affirmé dimanche M. Kagamé lors d’une rencontre avec la diaspora rwandaise, en évoquant le nouveau partenariat qu’il entend mettre en place avec la France.
En reconnaissant que “cette visite ne fait pas plaisir à un certain nombre de personnes”, la présidence française a souligné elle aussi que Nicolas Sarkozy voulait “tourner la page des relations douloureuses de la France avec le Rwanda”.
© 2011 AFP

5. Génocide rwandais : Kagame ne demande pas d’excuses de la France
PARIS (AFP) – 12.09.2011 14:13
Le président rwandais Paul Kagame veut relancer les relations avec Paris sur de nouvelles bases et ne demande pas d'”excuses” pour le rôle de la France au Rwanda en 1994, même si un rapport rwandais accuse toujours les militaires français d’avoir participé au génocide.
“L’objectif est de trouver les moyens de dépasser nos différends passés et de voir comment aller de l’avant pour bâtir une meilleure relation à l’avenir”, a-t-il déclaré à l’AFP, au cours d’un entretien dans un grand hôtel parisien.
Interrogé sur la possibilité de dépasser le stade des accusations mutuelles, il a été clairement affirmatif.
“Je pense que c’est possible. Je pense que cela est rendu possible par l’amélioration des relations, des voies de communication, par l’honnêteté des échanges et notre capacité à remettre les choses à leur juste place”, a-t-il dit, peu avant une rencontre avec son hôte Nicolas Sarkozy.
La France doit-elle alors encore faire des excuses au Rwanda, comme Kigali l’a longtemps demandé, et comme l’ont fait les Américains et les Belges?
“Des excuses ou pas d’excuses, je préfère laisser ces questions aux gens qui sont concernés. Je ne peux forcer personne. Je ne peux supplier personne”, a-t-il dit, renvoyant chacun à sa “propre conscience”.
© 2011 AFP

=> COMMENTAIRE TV5-MONDE
France – Rwanda : “échapper à l’histoire”
Voulue selon ses termes pour « échapper à l?histoire » et « avancer », la première visite officielle en France de Paul Kagamé n?efface pas les lourds contentieux qui séparent les deux pays.
Boudée par le ministre des Affaires étrangères, le Président du Sénat et une partie de la classe politique française, elle intervient alors que le pouvoir de Kigali se trouve en difficulté croissante à l?intérieur comme à l?extérieur.
12.09.2011; Par Pascal Priestley
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Le président rwandais Paul Kagame lors d'un discours à l'Institut francais des relations internati
Foto (c) AFP: Ruandas Präsident Paul Kagame in einer Rede am Institut für französisch Internationale Beziehungen (IFRI) in Paris 12. September 2011
Le président rwandais Paul Kagame lors d’un discours à l’Institut francais des relations internationales (IFRI) à Paris le 12 septembre 2011

1. Der ruandische Präsident in Paris, bei seinem ersten Besuch seit dem Völkermord
PARIS (AFP) – 2011.11.09 05.04
Ruandas Präsident Paul Kagame traf am Sonntagnachmittag in Paris ein für seinen ersten offiziellen Besuch in Frankreich seit dem Völkermord von 1994 und will eine Beziehung, die durch Streitigkeiten über die Rolle von Frankreich vor und während der Massaker markiert ist, wieder aufzubauen.
Er wurde von David Douillet, dem französischen Außenminister, begrüßt und ging zu den Mitgliedern der ruandischen Diaspora in Aubervilliers, in den Außenbezirken von Paris, vor denen er am späten Nachmittag sprach .
Viele Anhänger erwarteten ihn dort, in Bussen aus Belgien gekommen, der ehemaligen Kolonialmacht, wo die ruandische Gemeinschaft zahlreich ist, bemerkte AFP.
Der Besuch, der als der letzte Akt der Versöhnung, die im Jahr 2009 zwischen den beiden Staaten begann, erscheint, hat für Aufsehen in politischen Kreisen und unter den französischen Militärs gesorgt, denen immer noch von Kigali Beteiligung an den Massakern an Tutsi vor 17 Jahren vorgeworfen wird.
Paris und Kigali haben ihren Wunsch gezeigt, eine beschädigte Beziehung wieder aufzubauen, zuallererst die Wiederbelebung wirtschaftlicher Partnerschaften.
“Wir wissen, dass dieser Besuch nicht gefällt einigen Leuten, aber der Präsident hat beschlossen, einen Schlussstrich zu ziehen unter die schmerzhaften Beziehungen zwischen Frankreich und Ruanda”, heißt es in der Umgebung von Nicolas Sarkozy .
Kigali unterstrich seinerseits, dass es “ein Schritt (mehr) in der Normalisierung” der bilateralen Beziehungen sei.
Für den Akademiker André Guichaoua “Dieser Besuch findet zu einem Zeitpunkt statt, wo beide Parteien in einer schwachen Position sind”: Paris, das “versucht, seine Isolation in der Region der Großen Seen zu brechen”, wo das kleine Ruanda ein wichtiger Akteur bleibt, und Kigali, das auf der Suche nach neuer internationaler Unterstützung ist, während seine traditionellen Verbündeten USA sich weiter entfernen.
Von NGOs für “wiederholte Verletzungen” der Menschenrechte kritisiert, ist Paul Kagame auch “durch interne Meinungsverschiedenheiten geschwächt” und “jedes Mal, wenn Ruanda in Schwierigkeiten ist, wenn seine mächtigen britischen Unterstützer sich entfernen, er Frankreich wiederentdeckt”, sagt der Forscher.
Montag, nach einem Vortrag morgens, wird Paul Kagame mit Nicolas Sarkozy zu Mittag essen.
Ihr Treffen konzentriere sich auf “die Entwicklung der Partnerschaft zwischen unseren beiden Ländern und Vertiefung unserer Zusammenarbeit”, sagte der Élysée-Palast und fügte hinzu, die großen regionalen und internationalen Fragen würden “auch besprochen”.
Der Besuch beantwortet in erster Linie den des französischen Präsidenten Nicolas Sarkozy im Februar 2010 in Kigali.
Herr Sarkozy hatte damals anerkannt “eine Form von Blindheit” von Frankreich, nicht “die Dimension des Völkermords” des ruandischen Hutu-Regime, das Paris seinerzeit unterstützte gesehen zu haben, und dessen extremistische Elemente Drahtzieher der Massaker an mehr 800.000 Menschen wurden, in ihrer überwiegenden Mehrheit Tutsi, zwischen April und Juni 1994.
Dieser Besuch beendete drei Jahre des Bruchs der diplomatischen Beziehungen, im Anschluss an französische Haftbefehle gegen Nahestehende von Paul Kagame.
Als Abschluss dieser Versöhnung angesehen, wird das Kommen des Herrn Kagame dennoch Paris die Zähne knirschen lassen.
Eine ruandische Umfrage von 1998 behauptet, dass Frankreich bei der Ausbildung von Völkermördern beteiligt war und beschuldigt seine Soldaten, direkt in die Massaker eingegriffen zu haben. “Eine Beleidigung” für die französischen Militärs, die die Ankunft in Frankreich von Paul Kagame angeprangert haben.
Zeichen eines anhaltenden Unbehagens im diplomatischen Korps, der Außenminister Alain Juppé, eine Position die er im Jahr 1994 innehatte, wird während des gesamten offiziellen Besuchs abwesend sein. Senatspräsident Gérard Larcher weigerte sich, ihn zu empfangen.
Die ruandische Opposition will sich auch bei Kundgebungen in Paris zu Wort melden, insbesondere Dienstag Morgen bei einem Treffen zwischen dem Staatschef Ruandas und den französischen Arbeitgebern.
© 2011 AFP

2. Ruanda: die verschiedenen Gerichtsverfahren in Frankreich

PARIS (AFP) – 2011.11.09 10.54
Mehrere Gerichtsverfahren im Zusammenhang mit dem Völkermord in Ruanda 1994 laufen derzeit in Frankreich, darunter auch einer gegen Angehörige des ruandischen Präsidenten Paul Kagame, der zu einem Drei-Jahres-Abbruch der diplomatischen Beziehungen zwischen beiden Ländern führte.
– Im November 2006 unterzeichnet der französische Anti-Terror-Richter Jean-Louis Bruguiere auch neun Haftbefehle gegen hohe ruandische Verantwortliche, dem Präsidenten Paul Kagame nahestehend, wegen ihrer angeblichen Beteiligung am Attentat im April 1994 gegen das Flugzeug des damaligen Präsidenten Juvenal Habyarimana, was zu einem Abbruch der diplomatischen Beziehungen zwischen Paris und Kigali führt.
Im Jahr 2007 wird Bruguière von Marc Trévidic ersetzt. Die Verhaftung und Anklage von Rose Kabuye am Ende des Jahres 2008, einer der Personen, auf die die Haftbefehle Bruguières zielten, ermöglicht Kigali Zugriff auf die Gerichtsakten.
Die gerichtliche Überprüfung von Rose Kabuye wurde im Jahr 2009 aufgehoben. Die französischen Richter betreten zum ersten Mal den Boden in Ruanda, im September 2010. Drei Monate später, sind sechs der neun in der Nähe von Kagame Angeklagten werden in Burundi einer Untersuchung unterzogen, aber ihre Haftbefehle unverzüglich aufgehoben.
– Fünfzehn ruandische Hutus, in Frankreich nach 1994 angesiedelt, sind von einer Untersuchung betroffen wegen ihrer angeblichen Beteiligung am Völkermord, die meisten als Reaktion auf Klagen des Kollektivs der zivilen Parteien Ruandas, einem französischen Verband der Opfer. Keiner von ihnen ist bisher veurteilt worden.
Die Witwe von Präsident Habyarimana, Agathe Kanziga, ist vor allem von einer Untersuchung in Frankreich betroffen, wo sie 13 Jahre lang lebte. Ihr Asylantrag wurde wegen Annahmen über die “Beteiligung” an den Völkermord abgewiesen und die Justiz muss am 28. September über ein Auslieferungsersuchen Kigalis entscheiden.
Im Juni 2008, zum ersten Mal seit 2000, hat Frankreich die Auslieferung eines Ruanders durchgeführt, nämlich die des ehemaligen Unterpräfekten Dominique Ntawukuriryayo, an den Internationalen Strafgerichtshof für Ruanda.
– Eine gerichtliche Untersuchung wurde im Dezember 2005 nach einer Beschwerde der ruandischen Überlebenden gegen die französische Armee eröffnet wegen “Beihilfe zum Völkermord.” Derzeit wird sie durch das Armeegericht (TAP) in Paris eingerichtet.
Das TAP auch beauftragt eine zweite Untersuchung nach einer Beschwerde gegen Ende 2009 durch drei Ruander, die beschuldigen französische Soldaten der Vergewaltigung.
– Zehn hochrangige französisch Offiziere haben im November 2008 in Paris wegen “Verleumdung” geklagt, nachdem sie in einem ruandischen Bericht genannt wurden, der Frankreich vorwirft, “an der Umsetzung” des Völkermords beteiligt gewesen zu sein.
© 2011 AFP

3. PORTRAIT: Paul Kagame: visionärer Präsident oder Despot?
NAIROBI (AFP) – 2011.12.09 09.12
Ruandas Präsident Paul Kagame wird von seinen Bewunderern als Visionär betrachtet, aber von seinen Kritikern als ein Despot mit immer eklatanterem autokratischem Abdriften.
All jene, die öfter mit dem starken Mann des “neuen Ruanda” zusammengetroffen sind, beschreiben ihn als eine herausragende Persönlichkeit.
Aber die Kluft überrascht immer wieder zwischen seinen Kritikern, die unermüdlich anprangern seinen Wunsch, der Presse und der Opposition einen Maulkorb anzulegen, und seinen Apologeten, oft Ökonomen und internationale Experten, die seine “Vision” der Entwicklung für das Land und seine vielen Errungenschaften loben.
Ihn,den seine Mitarbeiter in der Regel als “der Boss” bezeichnen, manchmal offen gesagt sehr undiplomatisch, wird von dem Schriftsteller Philip Gourevitch, Autor eines Fachbuches über Ruanda, als “Autoritärer der sich annimmt” beschrieben.
Schwer, diesen schlaksigen, strengen Vater von vier Kindern zu durchschauen, 53, perfektes Englisch, aber nicht fließend französisch, gern über sein Privatleben sprechend, von dem bekannt ist, dass er Tennis spielt und Fußball liebt.
Wie bei vielen Guerillas der Rebellen der Ruandischen Patriotischen Front (RPF, an der Macht), wurde Kagames Persönlichkeit während seines Exils in Uganda geprägt, wohin seine Tutsi-Familie floh um den Pogromen zu entkommen, als er drei war.
Nachdem er seine Sporen im ugandischen Aufstand des künftigen Präsidenten Yoweri Museveni verdient hatte, startet Paul Kagame die RPF von Uganda aus mit anderen ruandischen Tutsi-Exilanten.
Kagame ist erst 36 Jahre alt im Jahr 1994, als er an der Spitze der RPF die Hutu-Extremisten aus Ruanda verjagt, den Völkermord beendet und die Macht übernimmt.
Gefürchteter Kriegsherr, ist er wahrscheinlich der einzige Staatschef, der eine militärische Ausbildung sowohl in den Vereinigten Staaten als in Kuba erhalten hat.
Vizepräsident und Verteidigungsminister nach 1994, hält er de facto die Zügel eines Landes, das in Ruinen liegt und aus dem Nichts wiederaufgebaut werden muss.
Zum Präsident gewählt im Jahr 2003 mit 95% der Stimmen, setzt Paul Kagame weiterhin, mit internationaler Unterstützung, ein entschiedenes Programm der wirtschaftlichen Entwicklung um, konzentriert auf Dienstleistungen, neue Technologien und die Modernisierung der Landwirtschaft.
Er wurde wiedergewählt am 11. August 2010 mit 93% der Stimmen gegen drei weitere Kandidaten, die ihn bei der letzten Wahl unterstützt hatten.
“Er ist ein Mann, der aufbaut”, sagt ein früherer Berater. Dem in der Nähe von Tony Blair und Bill Clinton Stehenden ist klar, dass “Armut durch den Ausschluss von internationalen Netzwerken des Handels, der Investitionen und des Know-how” entsteht, urteilt Michael Fairbanks, einer seiner amerikanischen Mitarbeiter, ein Mitglied von einem kleinen Kreis von Wissenschaftlern und internationalen Experten, die ihn in seiner Entwicklungsstrategie beraten.
Aber Kagame muss sich auch vor immer stärkerer Kritik über den Zustand der Demokratie in seinem Land verteidigen, nicht nur seitens der Verbände der Verteidigung der Menschenrechte, mit denen er schon immer die Klinge kreuzt.
Die Vereinigten Staaten, einer seiner wichtigsten Unterstützer, haben sehr kalt “zur Kenntnis genommen” seine letzte Wiederwahl und betonten besonders die “Angst aufgrund einer Reihe von störenden Ereignissen”, darunter “die Verhaftung von Journalisten (.. .) und das Verbot für zwei Oppositionsparteien, an der Wahl teilzunehmen. ”
“Jedes Mal, wenn Ruanda in Schwierigkeiten ist, wenn seine mächtigen britischen Unterstützer sich entfernen, er (Kagame) Frankreich wiederentdeckt”, sagt der französische Akademiker André Gichaoua über den bevorstehenden Besuch des ruandischen Staatschefs in Paris.
Nach diesem Ruanda-Spezialisten ist “Präsident Kagame geschwächt und zunehmend isoliert sogar innerhalb der RPF”. Er bleibt, wie auch immer, ein großes politisches Tier, von dem ein anderer Spezialist der Region, Gerard Prunier, “die Intelligenz und die unerbittliche Entschlossenheit” hervorhebt.
© 2011 AFP

4. Kagame über die Menschenrechte vorgeführt am zweiten Tag in Paris
PARIS (AFP) – 2011.12.09 11.09
Der Präsident von Ruanda, Paul Kagame wurde Montag von NGOs über die Situation der Menschenrechte in seinem Land in die Zange genommen, am zweiten Tag eines ebenso symbolischen wie kontroversen Besuchs in Paris, der von einem Essen mit seinem Amtskollegen Sarkozy beherrscht war.
“Es ist nur Human Rights Watch, die nie Fortschritte in Ruanda sehen” und “wir werden weiterhin unser Bestes für unsere Leute tun”, sagte der ruandische Präsident bei einem Vortrag am französischen Institut für Internationale Beziehungen (IFRI).
Während einer Frage-und Antwort-Sitzung, fragte ein Vertreter der NGO Human Rights Watch Paul Kagame, was er in Bezug auf die Menschenrechte zu tun gedenke, unter Berufung auf die Inhaftierung von politischen Gegnern seines Regimes. Ein Mitglied von Reporter ohne Grenzen (RSF) hat eingehakt und die vorübergehende Schließung von Zeitungen erwähnt und Journalisten, die getötet wurden oder aus dem Land fliehen mussten.
“Ich verstehe nicht, wovon Sie reden wollen”, sagte Präsident Kagame, diesen Organisationen das Recht absprechend, sich als Lehrer der Menschenrechte in seinem Land aufzuspielen.
In den letzten Jahren haben Organisationen zum Schutz der Menschenrechte wiederholt den Wandel des ruandischen Regimes in Richtung Autokratie kritisiert.
“In Ruanda, die Situation der Menschenrechte bleibt äußerst bedenklich und die Verletzungen gipfelten während der letzten Wahlkampagne”, sagte am Freitag die Internationale Föderation für Menschenrechte (FIDH).
Experten haben auch festgestellt, dass die Vereinigten Staaten, besorgt über das gleiche Thema, sich von Kigali in der zweiten Amtszeit von Paul Kagame distanzierten.
Die französischen Zeitungen insistierten am Montag auf den Schatten, die immer noch über den französisch-ruandischen Beziehungen schweben seit dem Genozid, bei dem zwischen April und Juni 1994 800.000 Menschen ums Leben kamen, zumeist Tutsi . “Wird Frankreich sich entschuldigen?” titelte so Libération (links), während die katholische Tageszeitung La Croix sprach von einem “fragilen Dialog”.
“Wir arbeiten zusammen, um zu sehen, wie wir aus der Geschichte entkommen, um uns vorwärts zu bewegen”, sagte Kagame am Sonntag bei einem Treffen mit der ruandischen Diaspora, indem er die neue Partnerschaft ansprach, die er mit Frankreich auf den Weg bringen will.
(s.o.)
© 2011 AFP

5. Völkermord in Ruanda: Kagame will keine Entschuldigung von Frankreich
PARIS (AFP) – 2011.09.12 14.13
Ruandas Präsident Paul Kagame will die Beziehungen mit Paris wieder aufleben auf eine neue Grundlage und fordert keine “Entschuldigungen” für die Rolle Frankreichs in Ruanda im Jahr 1994, obwohl ein Bericht aus Ruanda immer noch die französischen Militärs der Beteiligung am Völkermord beschuldigt.
“Das Ziel ist, Wege zu finden, unsere Vergangenheit zu überwinden und vorankommen, um in Zukunft eine bessere Beziehung aufzubauen”, sagte er AFP in einem Interview in einem großen Pariser Hotel.
Die Frage nach der Möglichkeit, über das Stadium gegenseitiger Vorwürfe heauszukommen, hat er klar bejaht.
“Ich denke, es ist möglich. Ich denke, dies wird ermöglicht durch die Verbesserung der Beziehungen, die Kommunikationskanäle, durch Ehrlichkeit des Austauschs und unsere Fähigkeit, Dinge an ihre richtige Stelle zu bringen”, fügte er hinzu, kurz vor einem Treffen mit seinem Gastgeber Nicolas Sarkozy.
Frankreich sollte sich dann entschuldigen bei Ruanda, wie Kigali es seit langem gefordert hat, und wie die Amerikaner und die Belgier es getan haben?
“Eine Entschuldigung oder keine, ich überlasse diese Fragen Menschen, die betroffen sind. Ich kann niemanden zwingen. Ich kann niemanden anbetteln”, sagte er und verwies jeden auf sein “eigenes Gewissen”.
© 2011 AFP

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