RUANDA: GEDENKTAG 20 JAHRE VÖLKERMORD – Vingt ans après, le Rwanda commémore le génocide

la flamme du souvenir
Die “Flamme der Erinnerung”, von Jugendlichen getragen
La “flamme du souvenir” portée par des jeunes à Rubavu le 20 février 2014
afp.com – Stéphanie Aglietti

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1. Ruanda: An der Gedenkstätte von Rubavu setzt die “Erinnerungsflamme” ihre Reise fort
Rubavu (Ruanda) (AFP) – 23/02/2014 14:17 Von Stephanie Aglietti
Am 7. April 1994, als der Völkermord an den Tutsi in Ruanda begann , erinnert sich Innocent Kabanda , dass “Leute kamen” , um seinen Vater mitzunehmen. “Sie haben auch meinen großen Bruder mitgenommen. Ich habe ihn nie wiedergesehen.”
2. Zwanzig Jahre später bereitet sich Ruanda darauf vor, des Völkermords zu gedenken
Kigali (AFP) – 2014.06.03 11.28 Von Stephanie Aglietti
Am 7. April beginnen in Ruanda die Gedenkfeiern an den Völkermord, der vor zwanzig Jahren rund 800.000 Tote vor allem in der Tutsi-Minderheit forderte, unter dem Zeichen der plakatierten Versöhnung, von der einige Analysten glauben, dass sie bei weitem noch nicht abgeschlossen ist. An diesem Tag entzündet der Präsident eine Flamme an der Genozid-Gedenkstätte von Gisozi in Kigali und startet damit eine Zeit der Staatstrauer für 100 Tage, als Echo der 100 Tage, die der Völkermord dauerte, der durch die extremistische Hutu-Regierung entfesselt und von einem großen Teil der Bevölkerung zwischen April und Juli 1994 verübt worden war.
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1. Rwanda: au mémorial de Rubavu, la flamme du “souvenir” poursuit sa route
Rubavu (Rwanda) (AFP) – 23.02.2014 14:17 – Par Stéphanie AGLIETTI
Le 7 avril 1994, quand le génocide contre les Tutsi a commencé au Rwanda, Innocent Kabanda se souvient que “des gens sont venus” prendre son père. “Ils ont aussi emmené mon grand frère. Je ne les ai jamais revus”

Des Tutsi dans un camp de réfugiés de Kabgayi, le 28 mai 1994
1994: Tutsis in einem Flüchtlingslager
Des Tutsi dans un camp de réfugiés de Kabgayi, le 28 mai 1994
afp.com – Alexander Joe

Les miliciens extrémistes hutu Interahamwe trompaient les Tutsi en leur promettant de les amener aux bureaux communaux de la petite ville de Rubavu, dans l’ouest du Rwanda, pour les protéger des massacres, raconte M. Kabanda, rescapé d’un génocide qui, selon l’ONU, a fait au moins 800.000 morts, essentiellement parmi la communauté tutsi, entre avril et juillet 1994.
En réalité, les miliciens transportaient les Tutsi jusqu’au cimetière de la ville, où ils les tuaient et les jetaient dans des fosses communes.
Devenu lieu de mémoire, le cimetière a depuis pris le nom de “Commune rouge”, en référence au sang qui a coulé. Quelque 5.000 victimes y reposent.
Jeudi, le jeune homme de 33 ans, devenu responsable local de l’association de rescapés Ibuka, s’exprime devant des centaines de personnes à Rubavu, autrefois appelée Gisenyi, à l’occasion du passage de la “flamme du souvenir”, qui transite par les lieux les plus symboliques du génocide depuis début janvier.
Pendant plus de deux heures, les témoignages vont se succéder. Des auteurs de tueries s’expriment aussi.
“Je viens d’une famille mixte, mon père était hutu et ma mère tutsi”, raconte Ibrahim Ndayambaje. “Les Interahamwe me disaient: +Tu as du sang de Tutsi en toi, pour être sauvé, tu dois venir tuer les gens avec nous+”.
Ce quadragénaire a été condamné en 1995 à 14 ans de prison. Il dit avoir été libéré en 2001 à la faveur d’une grâce présidentielle.
“J’ai vu tout ce qui s’est passé pendant le génocide, les massacre des Tutsi”, poursuit-il. “Venir ici et raconter, c’est ma contribution à la reconstruction de ma nation”.
La flamme du “souvenir” symbolise, selon les organisateurs de son parcours, “la résilience et le courage des Rwandais durant ces 20 dernières années”.
Elle est partie du mémorial de Gisozi, à Kigali, le 7 janvier. L’événement avait alors marqué le début des commémorations du génocide perpétré il y a tout juste 20 ans dans le petit pays d’Afrique des Grands Lacs.
– “Signe d’espérance” –
A Rubavu, l’arrivée de la flamme a attiré une foule d’habitants et d’officiels. Pour l’occasion, les magasins ont fermé.
Portée par un jeune homme et une jeune fille âgés de 20 ans et vêtus de vastes drapés gris et blanc, des “umushanana”, les tenues traditionnelles rwandaises, la flamme a été déposée dans une amphore à côté du mémorial de la “Commune rouge”.
“Les habitants sont très intéressés” par la cérémonie, estime Irène Niyitanga, l’un des organisateurs. Il reconnaît que les autorités ont “mobilisé” la population, tout en assurant que personne n’a été “forcé” à venir.
Cette cérémonie est “importante car elle éduque les jeunes pour qu’ils ne commettent pas les mêmes erreurs que leurs aînés”, dit dans la foule Théogène Dusabirema.
“Voir cette flamme (…) me permet de rendre hommage aux personnes qui ont été tuées”, poursuit ce survivant de 34 ans, qui a perdu tous les membres de sa famille dans les massacres.
Après le génocide, “ça a été très dur de me reconstruire, je n’avais nulle part où aller”, poursuit-il. Mais il affirme que le temps a fait son travail et s’être désormais “réconcilié” avec les familles qui ont tué ses proches.
“Cette flamme est un signe d’espérance”, renchérit Patrice, 65 ans. Elle “nous montre que ceux qui ont planifié le génocide ne viendront plus nous tromper” tandis que “l’entente entre la population s’améliore visiblement”, se réjouit-il.
A Rubavu a aussi été rendu un hommage aux victimes de massacres antérieurs au génocide de 1994 – des tueries perpétrées dès 1991 contre les Bagogwe, d’anciens pasteurs nomades de la région apparentés aux Tutsi, et considérées comme un prélude au génocide.
La flamme du souvenir est aujourd’hui à mi-parcours. Avant de revenir à Kigali, elle doit avoir fait le tour des 30 districts du pays. S’ouvrira alors, le 7 avril, une période de deuil national.
© 2014 AFP

2. Vingt ans après, le Rwanda se prépare à commémorer le génocide
Kigali (AFP) – 06.03.2014 11:28 – Par Stéphanie AGLIETTI
Le 7 avril, le Rwanda entamera les commémorations du génocide qui fit, il y a vingt ans, quelque 800.000 morts principalement dans la minorité tutsi, sous le signe d’une réconciliation affichée mais que certains analystes estiment loin d’être achevée. Ce jour-là, le président allumera une flamme au mémorial du génocide de Gisozi à Kigali, lançant une période de deuil national de 100 jours, en écho à la centaine de jours qu’a duré le génocide déclenché par le pouvoir extrémiste hutu et perpétré par une grande partie de la population entre avril et juillet 1994.
La journée sera aussi marquée par une “marche du souvenir” vers le plus grand stade de la capitale rwandaise où se tiendra ensuite une veillée funèbre.
“Souvenir, unité, renouveau”, tel est le thème officiel des commémorations du génocide: “se souvenir des vies perdues”, “s’unir pour s’assurer qu’il ne se reproduise jamais” et “en apprendre plus sur l’histoire de la réconciliation au Rwanda et de la construction d’une Nation”.
Depuis 20 ans, “les Rwandais (…) ont joint leurs efforts pour le meilleur”, estime Tom Ndahiro, fondateur d’un centre de recherche sur le génocide à Kigali et auteur d’un blog traquant le révisionnisme.
Proche du pouvoir rwandais, M. Ndahiro rappelle que certains ne donnaient “pas six mois” au Front Patriotique rwandais (FPR), quand cette rébellion tutsi menée par Paul Kagame a pris Kigali en juillet 1994 et mis fin au génocide, avant de devenir depuis l’hégémonique parti au pouvoir au Rwanda.
“La réconciliation est là. Pas à 100% car les blessures cicatrisent à peine, mais beaucoup a été fait depuis”, poursuit-il, mettant en avant les politiques du gouvernement, comme l’interdiction de toute référence à l’appartenance ethnique dans la vie publique, que ce soit sur les documents d’identité ou dans les discours politiques…
Pour les autorités rwandaises, le travail des Gacaca, tribunaux populaires mis en place en 2001 et qui ont jugé plus de deux millions d’exécutants du génocide, a participé à la réconciliation.
Le système – controversé car ne répondant pas aux normes internationales garantissant un procès équitable, selon des ONG – reposait essentiellement sur les aveux, qui ont permis de reconstituer le déroulement des tueries et de retrouver de nombreuses fosses communes, contribuant au travail de deuil.
– Enjeu diplomatique –
Mais certains analystes étrangers ne partagent pas cette vision idyllique d’une société rwandaise désormais réconciliée, estimant que le consensus social apparent au Rwanda est surtout le résultat du discours prédominant du FPR, qui inhibe toute critique.
Bien que parler de Hutu et de Tusti ne soit pas interdit dans la vie de tous les jours, les termes restent tabous et les Rwandais préfèrent au quotidien utiliser des périphrases.
L’héritage du génocide reste lourd et, 20 ans après, l’inévitable cohabitation des rescapés ou de proches de victimes avec les anciens bourreaux, souvent d’anciens voisins revenus au village après parfois de longues peines de prison, reste un défi.
“La réconciliation ne se décrète pas. Elle ne relève ni du registre de la loi, ni de la +sensibilisation officielle+”, estime André Guichaoua, universitaire français et témoin-expert auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) qui critique une “histoire occultée et réécrite” par le pouvoir rwandais, silencieux sur ses propres crimes.
Lors des périodes de deuil lié au génocide, “on remarque que parfois les jeunes Tutsi se regroupent entre eux. Pourtant, ils n’ont pas vécu le génocide”, ce qui laisse à penser que le souvenir des massacres reste entretenu au sein des familles, explique sous le couvert de l’anonymat, un responsable d’une ONG oeuvrant à la réconciliation.
“Le Rwanda politique semble s’être réconcilié (…) mais sur le plan social, il faudra plus de temps, sûrement plus d’une génération”, confirme Hélène Dumas, auteure française de l’ouvrage “Le génocide au village”.
Cet anniversaire aura aussi un fort enjeu diplomatique.
Kigali a longtemps bénéficié, dans ses relations diplomatiques, du sentiment de culpabilité de la communauté internationale, fautive de n’avoir rien fait pour arrêter le génocide. Mais, 20 ans après, la période de grâce semble achevée et certains de ses alliés proches, Etats-Unis en tête, ont récemment pris certaines distances et violemment critiqué Kigali, accusé de déstabiliser l’est de la République démocratique du Congo (RDC) voisine.
“L’enjeu de ces commémorations va être d’obtenir un haut niveau de représentation, malgré les réticences de certains pays qui exercent de fortes pressions sur Kigali”, estime André Guichaoua.
© 2014 AFP

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Des enfants autour de la flamme du souvenirSonga Samuel Havugimana, survivant du génocide rwandais, sur le site du mémorial de Kesho, installé
Kinder vor der Flamme der Erinnerung
Ein Überlebender vor dem Denkmal in Kesho
Des enfants autour de la “flamme du souvenir” à Rubavu le 20 février 2014
Songa Samuel Havugimana, survivant du génocide rwandais, sur le site du mémorial de Kesho, installé sur une colline où plus de 1.400 Tutsi ont été massacrés en 1994, le 24 janvier 2014
afp.com – Stéphanie Aglietti

1. Ruanda: An der Gedenkstätte von Rubavu setzt die “Erinnerungsflamme” ihre Reise fort
Rubavu (Ruanda) (AFP) – 23/02/2014 14:17 Von Stephanie Aglietti
Am 7. April 1994, als der Völkermord an den Tutsi in Ruanda begann , erinnert sich Innocent Kabanda , dass “Leute kamen” , um seinen Vater mitzunehmen. “Sie haben auch meinen großen Bruder mitgenommen. Ich habe ihn nie wiedergesehen.”
Extremistische Hutu- Milizen , die Interahamwe, täuschten die Tutsi, indem sie ihnen versprachen, sie zum Gemeindeamt der Stadt Rubavu in West-Ruanda zu bringen, um sie vor den Massakern zu schützen, sagt Herr Kabanda, ein Überlebender des Völkermords , der laut UN zwischen April und Juli 1994 mindestens 800.000 Tote gefordert hat, vor allem unter den Tutsi.
In Wirklichkeit führten die Milizen die Tutsi auf den Friedhof der Stadt, wo sie sie töteten und sie in Massengräber warfen.
Zu einem Ort der Erinnerung geworden, wurde der Friedhof seitdem “Rote Stadt” genannt, bezogen auf das dort geflossene Blut. Rund 5000 Opfer sind dort begraben.
Am Donnerstag spricht der junge Mann von 33 Jahren, jetzt örtlicher Leiter der Vereinigung von Überlebenden Ibuka, vor Hunderten von Menschen in Rubavu , früher hieß es Gisenyi , anlässlich der Durchreise der “Flamme der Erinnerung”, die seit Anfang Januar die Orte mit dem höchsten Symbolwert für den Genozid besucht.
Für mehr als zwei Stunden werden Augenzeugenberichte folgen. Auch Täter werden reden.
“Ich komme aus einer gemischten Familie, mein Vater war Hutu und meine Mutter Tutsi”, sagt Ibrahim Ndayambaje. “Die Interahamwe haben zu mir gesagt: ‘Du hast Tutsi-Blut in dir, um gerettet zu werden, musst du mit uns kommen und die Leute töten.’ ”
Dieser Vierzigjährige wurde 1995 zu 14 Jahren Gefängnis verurteilt. Im Jahr 2001 wurde er durch den Präsidenten begnadigt.
“Ich habe alles gesehen, was während des Völkermordes passiert ist, die Massaker an den Tutsi”, fährt er fort. “Hierher kommen und berichten, das ist mein Beitrag zum Wiederaufbau meines Landes.”
Die “Flamme der Erinnerung” symbolisiert , nach Angaben der Veranstalter ihrer Reise, “die Widerstandsfähigkeit und den Mut der Ruander in den letzten 20 Jahren.”
Sie ist am 7. Januar an der Gisozi-Gedenkstätte in Kigali gestartet. Dieses Ereignis markierte den Anfang der Gedenkfeiern an den Völkermord vor nur 20 Jahren im kleinen Land der Großen Seen in Afrika.
– “Zeichen der Hoffnung” –
In Rubavu lockte die Ankunft der Flamme eine Schar von Anwohnern und Offiziellen an. Zu diesem Anlass hatten die Geschäfte geschlossen .
Von einem jungen Mann und einem jungen Mädchen im Alter von 20 Jahren, die weite, grau-weiße Drapés tragen, die ” umushanana “, traditionelle ruandische Kleidung, wurde die Flamme in einer Amphore neben der Gedenkstätte der “Roten Stadt” abgestellt.
“Die Leute sind sehr interessiert” an der Zeremonie, meint Irène Niyitanga , einer der Organisatoren. Er erkennt an, dass die Behörden die Bevölkerung “mobilisiert” und dabei darauf geachtet haben, dass keiner “gezwungen” war zu kommen.
Diese Zeremonie ist “wichtig, weil sie junge Menschen erzieht, nicht die gleichen Fehler wie ihre Vorgänger zu machen”, sagt Théogène Dusabirema, einer aus der Menge.
“Diese Flamme anzusehen (…) ermöglicht es mir, diejenigen zu ehren , die getötet wurden”, sagt dieser Überlebende (34), der seine ganze Familie in den Massakern verloren hat.
Nach dem Genozid “war es sehr schwer, mich wieder aufzurichten, ich konnte nirgendwo hin”, sagt er weiter. Aber er versichert, dass die Zeit ihre Arbeit getan hat und dass er sich jetzt “versöhnt” hat mit den Familien, die seine Verwandten getötet haben.
“Diese Flamme ist ein Zeichen der Hoffnung”, fügt Patrick, 65, hinzu. Sie “zeigt uns, dass diejenigen, die den Völkermord geplant haben, uns nicht mehr täuschen können”, während “das Verständnis unter der Bevölkerung sich sichtbar verbessert”, schwärmt er .
In Rubavu wurden auch die Opfer der Massaker vor dem Völkermord von 1994 gewürdigt – die Morde im Jahr 1991 gegen die Bagogwe, ehemalige nomadische Hirten der Region, mit den Tutsi verwandt, die als Auftakt zum Völkermord angesehen werden.
Die Flamme der Erinnerung hat jetzt Halbzeit. Vor der Rückkehr nach Kigali muss sie die 30 Bezirke des Landes durchlaufen haben . Dann beginnt am 7. April eine Zeit der Staatstrauer .
© 2014 AFP

2. Zwanzig Jahre später bereitet sich Ruanda darauf vor, des Völkermords zu gedenken
Kigali (AFP) – 2014.06.03 11.28 Von Stephanie Aglietti
Am 7. April beginnen in Ruanda die Gedenkfeiern an den Völkermord, der vor zwanzig Jahren rund 800.000 Tote vor allem in der Tutsi-Minderheit forderte, unter dem Zeichen der plakatierten Versöhnung, von der einige Analysten glauben, dass sie bei weitem noch nicht abgeschlossen ist. An diesem Tag entzündet der Präsident eine Flamme an der Genozid-Gedenkstätte von Gisozi in Kigali und startet damit eine Zeit der Staatstrauer für 100 Tage, als Echo der 100 Tage, die der Völkermord dauerte, der durch die extremistische Hutu-Regierung entfesselt und von einem großen Teil der Bevölkerung zwischen April und Juli 1994 verübt worden war.
Der Tag wird auch von einem “Marsch der Erinnerung” auf das größte Stadion der ruandischen Hauptstadt geprägt werden, wo dann eine Totenwache stattfindet.
“Souvenir , Einheit, Erneuerung”, das ist das offizielle Thema des Gedenkens an den Völkermord : “sich an die verlorenen Leben erinnern”, “sich vereinen, um sicherzustellen, dass es nie wieder passiert” und “mehr über die Geschichte der Versöhnung in Ruanda und den Aufau einer Nation erfahren.”
Seit 20 Jahren “haben die Ruander (…) ihre Anstrengungen aufs beste verbunden”, sagt Tom Ndahiro , Gründer eines Forschungszentrums über den Völkermord in Kigali und Autor eines Blogs gegen den Revisionismus.
Der ruandischen Regierung nahestehend, sagt Ndahiro, dass einige der Ruandischen Patriotischen Front ( RPF) “keine sechs Monate” gaben, als diese Tutsi-Rebellion unter Führung von Paul Kagame im Juli 1994 Kigali einnahmen und den Völkermord beendeten, bevor sie die hegemoniale Regierungspartei in Ruanda wurde.
“Versöhnung ist da. Nicht zu 100%, da die Wunden kaum vernarben, aber es ist viel getan worden”, sagt er und hebt die Politik der Regierung hervor, wie zum Beispiel das Verbot der Bezugnahme auf Ethnizität im öffentlichen Leben, sei es auf Ausweisdokumenten oder im politischen Diskurs …
Für die ruandischen Behörden hat die Arbeit der Gacaca, im Jahr 2001 eingesetzte Volkstribunale, die mehr als zwei Millionen Täter des Völkermords richteten, zu der Versöhnung beigetragen.
Das System – umstritten, weil es nicht die internationalen Standards für ein faires Verfahren erfüllt, nach Meinung von NGOs – basierte weitgehend auf Geständnissen, die zu rekonstruieren erlaubten, wie die Morde sich abgespielt hatten, und die halfen, viele Massengräber zu finden, als ein Beitrag zur Trauerarbeit.
– Diplomatischer Einsatz –
Aber einige ausländische Analysten teilen nicht diese idyllische Vision einer nun versöhnten ruandischen Gesellschaft, mit dem Argument , dass der scheinbare gesellschaftliche Konsens in Ruanda vor allem das Ergebnis des vorherrschenden Diskurses der RPF ist, der jede Kritik hemmt.
Obwohl das Reden über Hutu und Tutsi im Alltag nicht verboten ist, bleiben die Termini ein Tabu und die Ruander bevorzugen im täglichen Gebrauch Umschreibungen .
Das Vermächtnis des Völkermords bleibt schwer, und 20 Jahre später bleibt das unvermeidliche Nebeneinander von Überlebenden und Angehörigen der Opfer mit den ehemaligen Peinigern, oft ehemaligen Nachbarn, die nach manchmal langen Haftstrafen ins Dorf zurückkamen, eine Herausforderung.
“Versöhnung kann nicht verhängt werden. Sie fällt weder unter das Gesetz noch unter die ‘offizielle Sensibilisierung’ “, sagt André Guichaoua , französischer Hochschullehrer und Sachverständiger vor dem Internationalen Strafgerichtshof für Ruanda ( ICTR), der eine “verschwiegene und umgeschriebene Geschichte” kritisiert, und zwar von den ruandischen Machthabern, die über ihre eigenen Verbrechen Stillschweigen bewahren.
In den Zeiten der Trauer wegen des Völkermordes” bemerkt man, dass manchmal junge Tutsi eigene Gruppen bilden. Doch sie haben den Völkermord nicht erlebt”, was darauf hindeutet, dass die Erinnerung an die Massaker in der Familie erhalten bleibt sagt, unter der Bedingung der Anonymität, ein Beamter einer NGO, die für Versöhnung arbeitet.
“Das politische Ruanda scheint sich versöhnt zu haben(…), aber auf der sozialen Ebene wird es länger dauern, wahrscheinlich mehr als eine Generation “, sagt Hélène Dumas , französische Autorin des Buches “Völkermord im Dorf. ”
Dieses Jubiläum wird auch einige diplomatische Probleme aufwerfen.
Kigali hat seit langem in seinen diplomatischen Beziehungen von dem Schuldgefühl der internationalen Gemeinschaft profitiert, nichts getan zu haben, um den Völkermord zu beenden. Aber 20 Jahre danach scheint die Schonfrist beendet und einige seiner engsten Verbündeten, die Vereinigten Staaten voran, sind vor kurzem auf Distanz gegangen und haben Kigali heftig kritisiert und der Destabilisierung des benachbarten Ostens der Demokratischen Republik Kongo ( DRC) beschuldigt.
“Diese Gedenkfeiern werden eingesetzt, um ein hohes Maß an Repräsentation zu erhalten, trotz der Abneigung einiger Länder, die starken Druck auf Kigali ausüben”,meint André Guichaoua .
© 2014 AFP

One thought on “RUANDA: GEDENKTAG 20 JAHRE VÖLKERMORD – Vingt ans après, le Rwanda commémore le génocide”

  1. Auf der facebookseite von Afrikanews Archiv gibt es viel Bewegung zu diesem Bericht, und reichlich Emotion.
    50% der Leser sind aus der DR Kongo, 30% aus Ruanda und 20% aus Burundi.

    http://www.facebook.com/AfrikanewsArchiv/post/10201456962257683

    Hier spricht jemand aus dem Ostkongo, ich schließe die deutsche Übersetzung an.

    Michel Ilunga
    Génocide, genocide vous n’avez plus que ce mot à la bouche. Pensez vous construire une nation en excluant les autres sur base d’un génocide ou nous savons que vous tous Hutu et tutsi y avez perdu un être cher? Mais finalement à force de ce mot, nous congolais souffrons de cette haine sur notre sol avec vos frères qui tue chez nous. Alors changer de vocabulaire et pensez à dire “RÉCONCILIATION”, ce mot là vous allez le commémoré toute votre vie.

    Völkermord, Völkermord, ihr (Ruander und andere, red) habt nur noch dieses Wort im Mund. Glaubt ihr, eine Nation aufbauen zu können, wo wir alle wissen, dass ihr, hutus oder tutsis, liebe Menshen verloren habt? Doch letztendlich leiden wir Kongolesen auf unserem Boden unter dem Hass, den dieses Wort mit sich trägt. Eure Brüder töten bei uns. Also, wechselt die Sprache und denkt mit dem Wort “VERSÖHNUNG”. Das werdet ihr euer ganzes Leben lang feierlich erinnern.

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