RUANDA KULTIVIERT NATÜRLICHES INSEKTIZID PYRETHRUM – Le Rwanda mise sur le pyrèthre, insecticide naturel

Ruanda setzt auf Pyrethrum , ein natürliches Insektizid
Musanze (Ruanda) (AFP) – 2014.02.02 11.54 – Von Stephanie Aglietti
Am Fuße des Vulkan Parks, auf der Route der Touristen auf ihrem Weg zu den Berggorillas in Ruandas Norden, sammeln Bauern die kleinen weißen Blüten mit gelben Herzen: um seine Wirtschaft zu diversifizieren, wiederbelebt Kigali eine lange schon aufgegebene Kultur.
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Le Rwanda mise sur le pyrèthre, insecticide naturel

Musanze (Rwanda) (AFP) – 02.02.2014 11:54 – Par Stéphanie AGLIETTI
Au pied du parc des Volcans, sur la route qu’empruntent les touristes en chemin vers les gorilles des montagnes du nord du Rwanda, des paysans cueillent de petites fleurs blanches au coeur jaune: pour diversifier son économie, Kigali relance une culture longtemps laissée à l’abandon.

Culture de la fleur de pyrèthre qui servira à faire un insecticide naturel, le 24 octobre 2013 dans
Kultur der Pyrethrum Blume, aus der ein natürliches Insektizid gemacht wird, 24. Oktober 2013 im Parc des Volcans in Ruanda
Culture de la fleur de pyrèthre qui servira à faire un insecticide naturel, le 24 octobre 2013 dans le parc des Volcans au Rwanda
afp.com – Stéphanie Aglietti

“C’est du pyrèthre, ça sert à faire de l’insecticide naturel”, explique Laher Nyirakwiha, cultivatrice de 70 ans, pieds nus et foulard sur la tête, en jetant une poignée de fleurs dans un panier en osier.
Cette culture avait été introduite en 1936, du temps de la colonisation belge, mais laissée de côté après le génocide de 1994 qui a fait, selon l’ONU, au moins 800.000 morts et détruit le tissu économique et social du pays.
Elle a été remise au goût du jour dans les années 2000. Et si l’agriculture rwandaise — un tiers de l’économie nationale — repose encore largement sur le thé et le café, la production de pyrèthre n’a cessé depuis d’augmenter.
Entre 2009 et 2013, la production nationale annuelle est passée de 200 tonnes à environ 1.300 tonnes, selon la Société du Pyrèthre du Rwanda (Sopyrwa). Les revenus tirés de cette culture sont eux passés d’un million de dollars (730.000 euros) à environ sept millions de dollars (5,1 M EUR).
Quelque 37.000 agriculteurs rwandais vivent aujourd’hui du pyrèthre.
“Le Rwanda a décidé de développer le pyrèthre comme culture commerciale pour apporter un revenu additionnel aux fermiers et des devises étrangères au pays”, explique depuis la petite ville de Musanze, Jérôme Mureramanzi, chargé de production à la Sopyrwa. “A l’heure où le monde prend conscience de la protection de l’environnement, le Rwanda saisit l’opportunité de développer cet insecticide naturel”.
Cette fleur de la famille des chrysanthèmes contient une substance organique, la pyréthrine, qui agit sur le système nerveux des nuisibles.
“Le pyrèthre tue une large variété d’insectes, sans impact sur l’environnement car son composé organique est très vite détruit par les rayons ultraviolets”, assure M. Mureramanzi.
Une fois séchées, les fleurs de pyrèthre sont traitées et raffinées sur place puis l’essence couleur miel est exportée, majoritairement aux Etats-Unis et en Europe. Une partie de la production est aussi utilisée localement.
Le Rwanda est l’un des rares pays producteurs: seuls le Kenya, la Tanzanie et l’Australie, principalement en Tasmanie, produisent aussi cet insecticide naturel.
Plante exigeante
Au Rwanda, cette plante très exigeante qui ne pousse pas à moins de 1.800 m d’altitude et ne tolère que les nuits froides et les précipitations élevées, a trouvé sa place sur le riche sol volcanique du nord du pays, près de la République démocratique du Congo et l’Ouganda. Dans une moindre mesure, elle est aussi cultivée dans l’ouest.
Gabriel Bizimungu, directeur général de Sopyrwa, explique que la compagnie fournit gratuitement graines et fertilisants aux agriculteurs et construit des séchoirs pour les fleurs.
Les agriculteurs sont organisés en coopératives auxquelles ils revendent à prix fixe leur production.
“Cela permet aux agriculteurs de diversifier leurs revenus et Sopyrwa rachète la totalité de leur production”, assure M. Mureramanzi.
“C’est une situation gagnant-gagnant”, explique Jean-Claude Kayisinga, à la tête du programme Pyrèthre du Rwanda.
Cette initiative notamment financée par l’agence de développement américaine USAID et le groupe américain SC Johnson, spécialisé dans les insecticides, accompagne les agriculteurs depuis 2009 en leur fournissant des formations visant à améliorer la productivité et la qualité des fleurs de pyrèthre.
“Les agriculteurs tirent quasiment les même bénéfices (du pyrèthre) qu’en cultivant des pommes de terre et l’alternance des cultures permet d’augmenter la productivité des cultures vivrières”, poursuit M. Kayisinga.
Car le pyrèthre enrichit la terre de matière organique. Et sa culture permet de lutter contre l’érosion.
© 2014 AFP

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Ruanda setzt auf Pyrethrum , ein natürliches Insektizid
Musanze (Ruanda) (AFP) – 2014.02.02 11.54 – Von Stephanie Aglietti
Am Fuße des Vulkan Parks, auf der Route der Touristen auf ihrem Weg zu den Berggorillas in Ruandas Norden, sammeln Bauern die kleinen weißen Blüten mit gelben Herzen: um seine Wirtschaft zu diversifizieren, wiederbelebt Kigali eine lange schon aufgegebene Kultur.
“Das ist Pyrethrum , es wird verwendet , um ein natürliches Insektizid machen”, sagt Laher Nyirakwiha , Landwirt von 70 Jahren, barfuß und mit Kopftuch, und wirft eine Handvoll Blumen in einen Weidenkorb.
Diese Kultur wurde im Jahr 1936 eingeführt, zur Zeit der belgischen Kolonisation , aber nach dem Völkermord von 1994 ignoriert.
Sie kam wieder auf in den 2000er Jahren. Und wenn die Landwirtschaft in Ruanda – ein Drittel der nationalen Wirtschaft – immer noch in hohem Maße von Tee und Kaffee abhängt, hat sich die Pyrethrum-Produktion seitdem ständig erhöht.
Zwischen 2009 und 2013 stieg die jährliche nationale Produktion von 200 Tonnen auf etwa 1.300 Tonnen, nach der Society of Pyrethrum Ruanda ( Sopyrwa ). Die Einnahmen aus dieser Kultur stiegen von einer Million Dollar ( 730.000 € ) auf etwa sieben Millionen Dollar (5,1 Mio. EUR).
Einige 37.000 ruandische Landwirte leben jetzt von Pyrethrum.
“Ruanda hat beschlossen, Pyrethrum als kommerzielle Kultur zu entwickeln, um zusätzliches Einkommen für die Landwirte und Devisen in das Land zu bekommen”, sagte der in der kleinen Stadt Musanze Sopyrwa-Verantwortliche Jerome Mureramanzi. “In einer Zeit , wo die Welt immer umweltbewusster wird, ergriff Ruanda die Möglichkeit, dieses natürliche Insektizid zu entwickeln. ”
Diese Blume der Chrysanthemen-Familie enthält eine organische Substanz , Pyrethrin , die auf das Nervensystem der Schädlinge wirkt .
“Pyrethrum tötet eine Vielzahl von Insekten, ohne Auswirkungen auf die Umwelt , weil seine organische Verbindung schnell durch UV-Strahlung zerstört wird”, sagt Herr Mureramanzi .
Einmal getrocknet , werden die Pyrethrum Blumen vor Ort verarbeitet und die honigfarbene Essenz wird dann exportiert und schließlich hauptsächlich in den Vereinigten Staaten und Europa verfeinert. Ein Teil der Produktion wird vor Ort eingesetzt.
Ruanda ist eines der wenigen produzierenden Länder, zusammen mit Kenia, Tansania und Australien , vor allem in Tasmanien.
Anspruchsvolle Pflanze
In Ruanda hat diese sehr anspruchsvolle Pflanze, die nicht weniger als 1800 m über dem Meeresspiegel wächst und nur kalte Nächte und hohe Niederschlägen toleriert, ihren Platz in den fruchtbaren vulkanischen Böden im Norden gefunden, in der Nähe der Demokratischen Republik Kongo und Ugandas. In einem geringeren Ausmaß ist sie auch im Westen gewachsen.
Gabriel Bizimungu , Generaldirektor von Sopyrwa , sagt, dass das Unternehmen kostenlose Saatgut und Düngemittel an Landwirte bietet und Trockner für die Blumen baut.
Die Bauern sind in Genossenschaften organisiert, die ihre Produktion zu einem Festpreis abkaufen.
“So können die Landwirte ihr Einkommen diversifizieren und Sopyrwa ihre ganze Produktion kaufen”, sagt Mureramanzi .
“Das ist eine Win-Win- Situation”, sagte Jean -Claude Kayisinga , Leiter des Ruanda Pyrethrum -Programmes.
Diese besonders von der US-Entwicklungsbehörde USAID und dem US-Konzern SC Johnson, spezialisiert auf Insektizide, finanzierte Initiative fördert die Landwirte seit 2009 durch Schulungen , um die Produktivität und Qualität zu verbessern.
Laut Herrn Kayisinga “verdienen die Landwirte fast das gleiche wie durch den Anbau Kartoffeln, und die Fruchtfolge kann die Produktivität von Nutzpflanzen erhöhen” .
Denn Pyrethrum bereichert die Bodensubstanz organisch. Und die Kultur hilft, gegen Erosion zu kämpfen.
© 2014 AFP

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