RUANDA: LEBENSLÄNGLICH FÜR ERSTE WEGEN VÖLKERMORD VERURTEILTE FRAU – Rwanda: perpétuité pour la première femme reconnue coupable de génocide

Ruanda: Lebenslänglich für die erste Frau des Völkermords verurteilt
Arusha (Tansania) (AFP) – 24.06.2011 13.53 Uhr
Der Internationale Strafgerichtshof für Ruanda verurteilte Freitag zu lebenslanger Haft eine ehemalige ruandische Ministerin, Pauline Nyiramasuhuko, die erste Frau für Völkermord durch ein internationales Gericht verurteilt. Der ICTR, in Arusha (Nord-Tansania) basiert, verurteilt ebenfalls zu lebenslanger Haft, den Sohn von Mrs. Nyiramasuhuko, Arsene Shalom Ntahobali. Die ehemalige Ministerin für Familie und ihr Sohn waren die beiden Hauptangeklagten einer Gruppe von sechs Personen, angeklagt für Völkermord und Verbrechen gegen die Menschlichkeit wegen ihrer angeblichen Rolle beim Völkermord an den Tutsis in Butare (Ruanda südliches).
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Rwanda: perpétuité pour la première femme reconnue coupable de génocide
ARUSHA (Tanzanie) (AFP) – 24.06.2011 13:53
Le Tribunal pénal international pour le Rwanda a condamné vendredi à la prison à perpétuité une ex ministre rwandaise, Pauline Nyiramasuhuko, première femme reconnue coupable de génocide par une juridiction internationale. Le TPIR, installé à Arusha (nord de la Tanzanie), a également condamné à la détention à perpétuité le fils de Mme Nyiramasuhuko, Arsène Shalom Ntahobali. L’ancienne ministre de la Famille et son fils étaient les deux principaux accusés d’un groupe de six personnes poursuivies pour crimes de génocide et crimes contre l’humanité pour leur rôle présumé dans le génocide des Tutsi à Butare (sud du Rwanda).
Leurs avocats avaient plaidé l’acquittement, en tentant de mettre en évidence des contradictions dans les témoignages à charge.
Pauline Nyiramasuhuko, 65 ans, était la première femme poursuivie pour de tels chefs d’accusation devant une juridiction internationale, même si d’autres femmes ont été condamnées pour leur rôle dans le génocide de 1994, cette fois devant des juridictions du Rwanda.
Le TPIR a pour mission de juger les principaux instigateurs du génocide des Tutsi commis au Rwanda en 1994 à l’instigation du régime extrémiste hutu alors au pouvoir, et qui a fait environ 800.000 morts selon l’Onu.
Mme Nyiramasuhuko a été reconnue coupable de sept des onze chefs d’accusation retenus contre elle, et notamment ceux de génocide, conspiration en vue de commettre un génocide, extermination considérée comme un crime contre l’humanité et viol considéré comme un crime contre l’humanité, a précisé à l’audience le juge William Hussein Sekule, président d’une des chambres de première instance du TPIR.
“C’est un soulagement pour les survivants qui ont attendu ce moment depuis trop longtemps”, a réagi le procureur général du Rwanda, Martin Ngoga. “C’est une bonne nouvelle, que nous sommes heureux d’apprendre”, a commenté Janvier Forongo, secrétaire exécutif de l’association des familles de victimes du génocide rwandais, Ibuka.
L’ancien préfet de Butare Sylvain Nsabimana a pour sa part été condamné à 25 ans de prison, son successeur à ce poste, Alphonse Nteziryayo à 30 ans, et deux anciens maires de la région, Joseph Kanyabashi et Elie Ndayambaje, à respectivement 35 ans de prison et à la détention à perpétuité.
Sans la participation de ces responsables, “le génocide n’aurait pas été possible à Butare”, avait déclaré le procureur Holo Makwaia, à l’ouverture d’un long réquisitoire, le 20 avril 2009.
“Pauline Nyiramasuhuko n’était pas seulement une grande figure; elle a été impliquée dans les massacres et les viols qui ont été commis (en 1994) à Butare”, avait soutenu Mme Makwaia.
“Au lieu de protéger les familles comme le stipulait le mandat de son ministère, elle a décidé d?exterminer les familles”, avait-elle poursuivi. “Shalom Ntahobali n’était pas loin de sa mère; il a tué et violé”, avait également accusé la représentante du procureur.
Pauline Nyiramasuhuko comparaissait devant le TPIR depuis juin 2001 avec les cinq autre co-accusés.
En avril 1992, elle avait été nommée ministre de la Famille et de la promotion féminine dans le premier gouvernement multipartite, devenant une des quatre premières femmes au Rwanda à décrocher un portefeuille ministériel.
Elle avait été reconduite dans ses fonctions en 1993, puis en 1994, pendant le génocide.
Après la victoire militaire de la rebellion du Front patriotique rwandais (FPR – actuellement au pouvoir), elle s’était réfugiée à Bukavu, dans l’est de l’ex-Zaïre, et avait été alors mise en cause par plusieurs organisations internationales des droits de l’homme pour son rôle présumé dans le génocide.
Elle avait été arrêtée au Kenya en juillet 1997 et transférée pour jugement au TPIR.
© 2011 AFP

Un survivant du génocide au Mémorial du génocide rwandais à Kigali, en avril 2004

Un survivant du génocide au Mémorial du génocide rwandais à Kigali, en avril 2004Foto (c) AFP: Ein Überlebender des Genozids in der Ruanda Genozid-Gedenkstätte in Kigali im April 2004

>Ruanda: Lebenslänglich für die erste Frau des Völkermords verurteilt
Arusha (Tansania) (AFP) – 24.06.2011 13.53 Uhr
Der Internationale Strafgerichtshof für Ruanda verurteilte Freitag zu lebenslanger Haft eine ehemalige ruandische Ministerin, Pauline Nyiramasuhuko, die erste Frau für Völkermord durch ein internationales Gericht verurteilt. Der ICTR, in Arusha (Nord-Tansania) basiert, verurteilt ebenfalls zu lebenslanger Haft, den Sohn von Mrs. Nyiramasuhuko, Arsene Shalom Ntahobali. Die ehemalige Ministerin für Familie und ihr Sohn waren die beiden Hauptangeklagten einer Gruppe von sechs Personen, angeklagt für Völkermord und Verbrechen gegen die Menschlichkeit wegen ihrer angeblichen Rolle beim Völkermord an den Tutsis in Butare (Ruanda südliches).
Ihre Anwälte hatten auf Freispruch argumentiert und versuchten, Widersprüche in den Zeugenaussagen zu markieren.
Pauline Nyiramasuhuko, 65, war die erste für diese Straftaten von einem internationales Gericht strafrechtlich verfolgte Frau, auch wenn andere Frauen für ihre Rolle in dem Genozid 1994, diesmal von lokalen Gerichten in Ruanda, schon verurteilt wurden.
Der ICTR hat die Aufgabe der Beurteilung der wichtigsten Impulsgeber des Völkermordes an Tutsi in Ruanda im Jahr 1994.
Ms. Nyiramasuhuko wurde in sieben der elf Anklagepunkte gegen sie verurteilt, darunter Völkermord, Verschwörung zur Begehung von Völkermord, Ausrottung als Verbrechen gegen die Menschlichkeit und Vergewaltigung als Verbrechen gegen die Menschlichkeit, sagte in der mündlichen Verhandlung Richter William Hussein Sekule, Präsident der Strafkammern des ICTR.
“Es ist eine Erleichterung für die Überlebenden, die für diesen Moment zu lange gewartet haben”, antwortete der Generalstaatsanwalt von Ruanda, Martin Ngoga. “Das ist eine gute Nachricht, wir freuen uns, sie zu hören”, sagte Jan. Forongo, Geschäftsführer des Verbandes der Familien der Opfer des Völkermords in Ruanda, Ibuka.
Der ehemalige Präfekt von Butare, Sylvain Nsabimana, für seinen Teil wurde zu 25 Jahren Gefängnis verurteilt, wie sein Nachfolger in dieser Position, Alphonse Nteziryayo, und zwei ehemalige Bürgermeister der Region, Joseph Kanyabashi und Elie Ndayambaje, zu 35 Jahre Gefängnis und lebenslanger Haft.
Ohne die Beteiligung dieser Beamten, “der Völkermord wäre in Butare nicht möglich gewesen”, sagte die Staatsanwältin Holo Makwaia, in Eröffnung einer langen Anklageschrift, 20. April 2009.
“Pauline Nyiramasuhuko war nicht nur eine grosse Figur, sie war in Massaker und Vergewaltigungen direkt engagiert (in 1994) in Butare”, so Frau Makwaia. “Statt Schutz von Familien wie in dem Mandat ihres Amtes vorgesehen entschied sie sich für Zerstörung von Familien”, hatte sie gesagt. “Shalom Ntahobali war nicht weit von seiner Mutter, er hatte getötet und vergewaltigt”.
Pauline Nyiramasuhuko erschien vor dem ICTR seit Juni 2001 mit fünf weiteren Mitangeklagten.
Im April 1992 wurde sie zur Ministerin für Familie und Förderung von Frauen in den ersten Mehrparteien-Regierung, zu einer der ersten vier Frauen, in Ruanda ein Ministeramt zu bekommen.
Sie war im Jahr 1993 und erneut im Jahr 1994 während des Völkermordes wiederbestellt.
Nach dem militärischen Sieg der Rebellen der Ruandischen Patriotischen Front (RPF – derzeit an der Macht), flüchtete sie sich nach Bukavu, Ost-Zaire, und wurde dann von mehreren internationalen Organisationen der Menschenrechte wegen ihrer angeblichen Rolle beim Völkermord bescvhuldigt.
Sie wurde in Kenia im Juli 1997 verhaftet und vor Gericht am ICTR gestellt.
© 2011 AFP

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