RUANDA; PRÄSIDENTSCHAFTSWAHLEN (II): +90% für KAGAME – portrait- – élection présidentielle au Rwanda (II) resultats

Präsidentschaftswahl in Ruanda: Erdrutschsieg in Sicht für Paul Kagame
Kigali (AFP) – 2010.10.08 04.58
Der scheidende Präsident von Ruanda, Paul Kagame, schien Dienstag Morgen der Wiederwahl mit überwältigender Mehrheit auf der Grundlage von Teilergebnissen versichert, während seine Anhänger feierten ihren Sieg en masse in der Hauptstadt.
Paul Kagame gewann 92,9% der Stimmen laut Teilergebnissen von 11 von 30 Wahlkreisen im Land,
…..
PORTRAIT: Paul Kagame, visionärer Präsident oder Despot?
Kigali (AFP) – 2010.08.08 11.04
Der ruandische Präsident Paul Kagame, in Kraft seit er beendete den Völkermord im Jahr 1994 und seit seine Wiederwahl Montag, wird von seinen Bewunderern als einen visionären Führer gesehen, aber von seinen Kritikern als Despot……
BEIDE DEUTSCHEN (VON MIR ETWAS VERBESSERTEN GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

=> PART I: RUANDA; PRÄSIDENTSCHAFTSWAHLEN (I): VORFELD; HINTERGRÜNDE – élection présidentielle au Rwanda (I)
=> PART III, ANALYSES: 15.08.

1er ARTICLE sur 2 : Présidentielle au Rwanda: victoire écrasante en vue pour Paul Kagame
KIGALI (AFP) – 10.08.2010 04:58
Le président sortant du Rwanda, Paul Kagame, semblait assuré d’une réélection à une majorité écrasante au vu des résultats partiels tombés mardi matin, tandis que ses partisans fêtaient en masse leur victoire dans la capitale.
Paul Kagame a remporté 92,9% des votes, selon des résultats partiels basés sur 11 des 30 circonscriptions du pays, a annoncé le responsable des sondages nationaux, Chrysologue Karangwa, devant des dizaines de milliers de partisans du président réunis au stade de football de la capitale pour célébrer leur victoire, au son de musiques de reggae ou de chants de leur parti.

Décompte des bulletins de vote, lors de la présidentielle au Rwanda, le 9 août 2010 à Kigali
Foto (c) AFP: Décompte des bulletins de vote, lors de la présidentielle au Rwanda, le 9 août 2010 à Kigali
Auszählung der Stimmen in Kigali, 9. August 2010

Présent au stade, le président Kagame a fêté sa victoire en dansant avec sa famille dans sa loge du stade entourée de lampions, avant de s’adresser à ses partisans: “Je veux vous remercier d’avoir fait le bon choix et d’avoir attendu jusqu’à maintenant”, a-t-il lancé à la foule. “C’est la victoire du peuple du Rwanda”, a-t-il ajouté, avant d’annoncer que “la suite des résultats viendra demain” mardi.
Auparavant, d’autres résultats partiels, annoncés sur un écran géant, et concernant les votes des Rwandais à l’étranger, donnaient 96,7% de voix au président sortant, déclenchant des scènes de liesse dans la foule.
“Ca sent la victoire !”, a lancé depuis la scène un des chanteurs.
Le score le plus élevé parmi les rivaux du président est celui, avec 4,9% des voix, de Jean Damascene Ntawukuriryayo, du parti social démocrate (PSD), selon le responsable des sondages.
Sans vrai rival ni opposition, Paul Kagame, 52 ans, préside aux destinées de ce petit pays d’Afrique centrale depuis qu’il a mis un terme au génocide des Tutsi en juillet 1994 et sollicite un nouveau mandat de sept ans après son élection triomphale en 2003 avec 95% des voix.
Pour cette deuxième présidentielle depuis les massacres, le président du Front patriotique rwandais (FPR), l’ex-rébellion tutsi qui contrôle tous les échelons de la vie politique, affrontait trois candidats qui l’avaient soutenu en 2003.
De nets signes de tension sont cependant apparus dans les mois précédent le scrutin, avec une vague d’attaques à la grenade en février-mai à Kigali, des fractures au sein de l’élite tutsi anglophone du FPR, ainsi qu'”une répression politique croissante (de l’opposition) et un étranglement de la liberté d’expression”, selon l’organisation Human Rights Watch (HRW).
Environ 1.400 observateurs assistent au scrutin, parmi lesquels 214 étrangers pour le compte notamment de l’Union africaine (UA) ou du Commonwealth. L’Union européenne (UE), arguant de raisons budgétaires, n’a pas envoyé d’observateurs.
KIGALI (AFP) – 10.08.2010 12:51
Le score le plus élevé parmi les challengers du président est celui, avec 4,9% des voix, de Jean Damascene Ntawukuriryayo. Sa formation, le Parti social démocrate (PSD), a reconnu peu après sa défaite, selon l’Agence rwandaise d’information (ARI).
Annoncée pour mardi matin, la publication des résultats complets a été repoussée à mardi soir au plus tôt, alors que les rues de la capitale étaient calmes en ce jour décrété férié.
Pour cette deuxième présidentielle depuis le génocide, le “chairman” du FPR, l’ex-rébellion tutsi qui contrôle tous les échelons de la vie politique, affrontait trois candidats qui l’avaient soutenu en 2003.
Trois partis récemment apparus, dont deux non reconnus par les autorités, étaient de facto exclus du vote et ont dénoncé une “farce électorale”.
Le scrutin s’est déroulé sans incident notable avec une “impressionnante” mobilisation des 5,2 millions d’électeurs, s’est félicitée la commission électorale.
“D’une certaine façon, le bon déroulement de l’élection n’est pas une surprise”, a commenté Carina Tertsakian, chercheuse pour Human Rights Watch (HRW).
“Aucun des challengers de Kagame ne constituait une menace, et les véritables opposants ont été empêchés de se présenter”, a estimé Mme Tertsakian.
Dans un communiqué, l’un des partis d’opposition non reconnus, les Forces démocratiques unifiées (FDU), a dénoncé des “irrégularités”: la “confiscation de cartes d’électeurs par les autorités locales” dans plusieurs localités, ainsi que des rassemblements de force de villageois jusqu’aux bureaux de vote.
Interrogé par l’AFP, l’ancien Premier ministre Faustin Twagiramungu a dénoncé cette élection “avec un score stalinien”.
“Kagame prétend avoir développé le pays mais il n’y a pas développement sans liberté, base fondamentale de la démocratie. Ce que nous voulons c’est vivre libres dans notre pays”, a clamé M. Twagiramungu, candidat malheureux à la présidentielle de 2003, aujourd’hui exilé en Belgique.
De nets signes de tension sont apparus dans les mois précédent le scrutin, avec une vague d’attaques à la grenade à Kigali, des fractures au sein de l’élite tutsi anglophone du FPR, ainsi qu'”une répression politique croissante (de l’opposition) et un étranglement de la liberté d’expression”, selon HRW.
Tout au long de la campagne, qui elle s’est déroulée sans incident, le candidat Kagame a mis en avant les incontestables progrès socio-économiques du Rwanda depuis 16 ans, promettant de “poursuivre la bataille pour le développement”, et a balayé avec mépris les critiques des “étrangers”.
Avec ce nouveau raz-de-marée électoral, celui qui promettait la veille du scrutin “de faire ses valises” en cas de vote sanction des électeurs, va entamer son second et dernier mandat selon la Constitution.
© 2010 AFP

Des partisans du président Kagame
Des partisans du président Kagame brandissent un portrait du président le 10 août 2010 au grand stade de Kigali
Unterstützer von Präsident Kagame, wedelte mit einem Porträt von Präsident 10. August 2010 im Stadion in Kigali am 1. Februar

Rwanda: Paul Kagame, président visionnaire ou despote?
KIGALI (AFP) – 08.08.2010 11:04
Le président rwandais Paul Kagame, au pouvoir depuis qu’il a mis fin au génocide en 1994 et candidat à sa réélection lundi, est vu par ses admirateurs comme un leader visionnaire, mais par ses détracteurs comme un despote.
Tous ceux qui ont fréquenté l’homme fort du “nouveau Rwanda” le décrivent comme une personnalité hors du commun.
Mais le gouffre surprend toujours entre ses critiques qui dénoncent inlassablement sa volonté de museler la presse comme l’opposition, et ses thuriféraires, souvent économistes et experts internationaux, qui louent sa “vision du développement pour le pays et ses nombreuses réalisations.

PUBLICITÉ

Commander des articles quelconques via mes liens soutiendrait ce blog, aussi.

Celui que ses collaborateurs appellent habituellement “the boss”, au franc-parler parfois bien peu diplomatique, est décrit par l’écrivain Philip Gourevitch, auteur d’un livre de référence sur le Rwanda, comme un “autoritaire qui s’assume”.
Difficile de percer ce longiligne et austère père de quatre enfants, 52 ans, avare de toute confession sur sa vie privée, dont on sait qu’il joue au tennis et aime le football.
Comme de nombreux guérillero de la rébellion du Front patriotique rwandais (FPR, au pouvoir), la personnalité de Kagame s’est forgée pendant son exil en Ouganda, où sa famille tutsi a fui pour échapper aux pogroms alors qu’il avait trois ans.
Certes à l’abri des massacres, les réfugiés y subissent discriminations et persécutions, qui nourrissent le mythe d’un retour dans la mère patrie.
Après avoir fait ses armes au sein de la rébellion ougandaise du futur président Yoweri Museveni, Paul Kagame lance le FPR depuis l’Ouganda avec d’autres exilés tutsi rwandais.
Kagame n’a que 36 ans en 1994 quand, à la tête du FPR, il chasse les extrémistes Hutu du Rwanda, met fin au génocide et prend le pouvoir.
Chef de guerre redouté, il est sans doute le seul leader international à avoir suivi une formation militaire à la fois aux USA et à Cuba.
Vice-président et ministre de la Défense après 1994, il tient de facto les rênes d’un pays en ruine et à reconstruire de zéro.
Elu avec 95% des voix à la première élection présidentielle post-génocide de 2003, Paul Kagame continue de mettre en oeuvre, avec le soutien international, un programme volontariste de développement économique, axé sur les services, les nouvelles technologies et la modernisation de l’agriculture.
“Il est un homme qui construit”, explique l’un de ses anciens conseillers.
Il a compris que “la pauvreté est due à l’exclusion des réseaux internationaux du commerce, de l’investissement et du savoir-faire”, juge Michael Fairbanks, l’un de ses collaborateurs américains, membre d’un cercle très privé d’universitaires et experts internationaux qui le conseillent dans sa stratégie de développement.
Selon lui, le chef de l’Etat, qui compte parmi ses partisans Bill Clinton et Tony Blair, “est convaincu que la pauvreté (…) détruit la confiance, la tolérance, l’espoir et les aspirations à une vie meilleure”.
“Kagame laisse au Rwanda moins d’espace politique et de liberté de la presse que (Robert) Mugabe au Zimbabwe”, accusait pourtant récemment The Economist.
“Prédateur de la liberté de la presse”, “dictateur” ou “criminel”, les qualificatifs ne manquent pas pour fustiger cet homme à la poigne de fer, qui balaie d’un revers de main ces critiques “venues de l’étranger”.
L’universitaire français Gérard Prunier souligne son “intelligence et son impitoyable détermination”. Mais la deuxième guerre congolaise de 1998-2003 a été un tournant, explique-t-il: “avant 1998, Kagame pouvait compter sur la sympathie illimitée de la communauté internationale, qui se sentait coupable de son inaction pendant le génocide”.
“Son crédit moral a été sérieusement entamé par les horreurs commises en RDC”.
© 2010 AFP

Paul Kagame le 9 août 2010 à RugungaFoto (c) AFP: Paul Kagame le 9 août 2010 à Rugunga

Präsidentschaftswahl in Ruanda: Erdrutschsieg in Sicht für Paul Kagame
Kigali (AFP) – 2010.10.08 04.58
Der scheidende Präsident von Ruanda, Paul Kagame, schien Dienstag Morgen der Wiederwahl mit überwältigender Mehrheit auf der Grundlage von Teilergebnissen versichert, während seine Anhänger feierten ihren Sieg en masse in der Hauptstadt.
Paul Kagame gewann 92,9% der Stimmen laut Teilergebnissen von 11 von 30 Wahlkreisen im Land, verkündete der Leiter der nationalen Wahlen, Chrysologue Karangwa, vor Zehntausenden von Kagame-Anhängern, die versammelten sich im Fußballstadion der Hauptstadt, um ihren Sieg zu feiern, mit dem Klang der Reggae-Musik oder Lieder ihrer Partei.
Präsentiert im Stadion, Präsident Kagame feierte seinen Sieg mit Tanz mit seiner Familie in seine Loge im Stadion von Lichterketten umgeben, bevor er zu sich seinen Anhängern wandte: “Ich möchte Ihnen für die richtige Wahl danken, und bis jetzt gewartet zu haben”, sagte er zu der Menge. “Das ist der Sieg des Volkes von Ruanda”, fügte er hinzu, vor der Ankündigung, dass “der Rest der Ergebnissen kommt morgen”.
Zuvor, laut anderen Teilergebnissen auf einer Großleinwand und mit die Stimmen der Ruander im Ausland, ergaben 96,7% der Stimmen für den scheidende Präsident, und Szenen von Jubel in der Menge.
“Es riecht nach Sieg!”, Startete von der Bühne einer der Sänger.
Die höchste Punktzahl unter den Konkurrenten ist mit 4,9% der Stimmen, Jean Damaszener Ntawukuriryayo, Sozialdemokratische Partei (PSD), laut offiziellen Umfragen.
Ohne echte Konkurrenz oder Opposition, Paul Kagame, 52, leitet dieses kleine zentralafrikanische Land, seit er den Völkermord an Tutsis beendete im Juli 1994 und ist auf der Suche nach einem neuen Mandat von sieben Jahren nach seinem Wahlsieg im Jahr 2003 mit 95% der Stimmen.
Für die zweite Präsidentschaftswahl seit dem Genozid, der Präsident des Ruandische Patriotische Front (RPF), der ehemaligen Tutsi-Rebellen, die alle Ebenen des politischen Lebens zu kontrollieren, kanididierte nur gegen drei kleine Kandidaten, die ihn unterstützt hatten im Jahr 2003.
Klare Anzeichen von Belastung waren jedoch in den Monaten vor der Wahl hervorgegangen, mit einer Welle von Granatenangriffe im Februar-Mai in Kigali, Spaltungen innerhalb der Elite der Tutsi RPF und “Repression zunehmend gegen politische (Opposition) und eine Drosselung der Meinungsfreiheit “, so Human Rights Watch (HRW).
Es gab etwa 1400 Beobachter der Wahl, darunter 214 Ausländer, darunter im Namen der Afrikanischen Union (AU) oder des Commonwealth. Die Europäische Union (EU) unter Berufung auf haushaltstechnischen Gründen nicht Beobachter entsendete.
Kigali (AFP) – 2010.10.08 24:51
Die höchste Punktzahl unter den Herausforderern des Präsidenten hat mit 4,9% der Stimmen, Jean Damaszener Ntawukuriryayo. Seine Formation, die Sozialdemokratische Partei (PSD), hat die Niederlage anerkannt, laut die ruandische Information Agency (RIA).
Am Dienstag wurde die Veröffentlichung der vollständigen Ergebnisse zum Dienstag Abend verschoben, während die Straßen der Hauptstadt waren ruhige diesem Tag, ein Feiertag.
Für die zweite Präsidentschaftswahl seit dem Genozid, der “Vorsitzende” der RPF, die ehemalige Tutsi-Rebellion, die alle Ebenen des politischen Lebens steuert, war mit drei Kandidaten konfrontiert, die ihn unterstützt hatten im Jahr 2003.
Drei Parteien vor kurzem erschienen, von denen zwei von den Behörden nicht anerkannt sind, waren de facto von der Wahl ausgeschlossen und prangerten eine “Wahlfarce” an.
Die Abstimmung erfolgte ohne Zwischenfall mit einem “beeindruckenden” Mobilisierung von 5,2 Millionen Wähler, begrüßte die Wahlkommission.
“In einer gewissen Weise, die ordnungsgemäße Durchführung der Wahl ist keine Überraschung”, sagte Carina Tertsakian, eine Forscherin von Human Rights Watch (HRW).
“Kein Herausforderer Kagame war eine Bedrohung, und die wirklichen Gegner wurden an der Kandidatur selbst gehindert”, sagte Frau Tertsakian.
In einer Erklärung, eine der nicht anerkannten Oppositionsparteien, Vereinigten Demokratischen Kräfte (UDF), prangerte “Unregelmäßigkeiten” an: “Beschlagnahme von Wählers Karten, von lokalen Behörden” in mehreren Orten, sowie zwingen von Dorfbewohner zu den Wahllokalen.
Befragt von AFP, der ehemalige Premierminister Faustin Twagiramungu prangerte die Wahl “mit einer Punktzahl Stalinistisch” an.
“Kagame beansprucht, das Land entwickelt zu haben, aber es gibt keine Entwicklung ohne Freiheit, das Fundament der Demokratie. Was wir wollen ist, frei zu leben in unserem Land”, erklärte Mr. Twagiramungu, ein erfolgloser Kandidat für das Präsidentenamt 2003, jetzt in Belgien im Exil.
Während der gesamten Kampagne, die es ohne Zwischenfälle stattfand, betonte der Kandidat Kagame den unbestreitbaren sozioökonomischen Fortschritt in Ruanda seit 16 Jahren und schwört auf “den Kampf für die Entwicklung” und fegte mit Missachtung die Kritik der “Ausländer” weg.
Mit diesem neuen Flutwelle von Stimmen, jener, der am Vorabend der Wahlen “versprochen, seine Koffer” zu packen, wenn die Wähler Mißtrauensvotum, wird seine zweite und letzte Amtszeit nach der Verfassung beginnen.
© 2010 AFP

PORTRAIT: Paul Kagame, visionärer Präsident oder Despot?
Kigali (AFP) – 2010.08.08 11.04
WERBUNG
=> Meistgelesene Afrikabücher bei amazon.deJedwede Artikel über meine links bestellen unterstützt auch meine Arbeit.
X

X
Der ruandische Präsident Paul Kagame, in Kraft seit er beendete den Völkermord im Jahr 1994 und seit seine Wiederwahl Montag, wird von seinen Bewunderern als einen visionären Führer gesehen, aber von seinen Kritikern als Despot.
All diejenigen, die den starken Mann des “neuen Ruanda” besuchten, beschreiben ihn als eine herausragende Persönlichkeit.
Aber die Kluft ist überraschend groß zwischen seinen Kritikern, die immer wieder seinen unermüdlichen Willen, Presse und Opposition mundtot zu machen, denunzierten, und seinen Anhänger, viele Ökonomen und internationale Experten, die seine “Vision der Entwicklung für das Land und seine vielen Errungenschaften” gepriesen.
Den seine Kollegen in der Regel als “der Boss” nennen, ist – unverblümt gesagt- manchmal sehr undiplomatisch. Der Schriftsteller Philip Gourevitch, Autor eines Nachschlagewerks über Ruanda, bezeichnet ihn als “einen Autoritären, der Verantwortungen wahrnimmt.”
Schwer zu entlocken diesem länglichen und strengen Vater von vier Kindern, 52 Jahre, jedes Geständnis über sein Privatleben, von dem bekannt ist, Tennis zu spielen und liebt Fußball.
Wie bei vielen Guerillos der Ruandische Patriotische Front (RPF), war Kagames Persönlichkeit während seines Exils in Uganda geschmiedet worden, wo seine Familie Tutsi floh die Pogrome, als er drei war.
Geschützt vor Massakern, aber im Angesicht der Diskriminierung und Verfolgung von Flüchtlingen, lebte dort der Mythos von einer Rückkehr in die Heimat.
Nachdem seine Zähne geschärft in der ugandischen Rebellen des künftige Präsident Yoweri Museveni, Paul Kagame, gründet die RPF in Uganda, mit anderen ruandische Tutsi- Exilanten.
Kagame war nur 36 Jahre alt im Jahr 1994, als er an der Spitze der RPF die Hutu-Extremisten in Ruanda verjagte, beendete den Völkermord und die Macht übernahm.
Gefürchteter Kriegsherr, er ist wahrscheinlich der einzige weltweit mit militärische Ausbildung in den USA und Kuba.
Vizepräsident und Verteidigungsminister nach 1994, es herrscht de facto über ein Land in Ruinen und beginnt den Wiederaufbau aus dem Nichts.
Gewählt mit 95% der Stimmen in der ersten post-Völkermord Präsidentschaftswahl von 2003, weiterhin Paul Kagame implementiert, mit internationaler Unterstützung, ein proaktives Programm der wirtschaftlichen Entwicklung, wobei der Schwerpunkt auf Dienstleistungen, neue Technologien und die Modernisierung von Landwirtschaft liegt.
“Er ist ein Mann, der baut”, sagte einer seiner ehemaligen Berater.
Er verstand, “dass Armut kommt durch den Ausschluss von internationalen Netzwerken von Handel, Investitionen und Know-how,” sagt Michael Fairbanks, einer seiner amerikanischen Mitarbeiter, ein Mitglied einer sehr privaten Kreis Wissenschaftlern und internationalen Experten, die ihn in der Entwicklungsstrategie beraten.
Er sagte, das Staatsoberhaupt, das unter seinen Unterstützern zählt Bill Clinton und Tony Blair, ist überzeugt, dass “die Armut (…) Vertrauen, Toleranzund Hoffnungen zerstört für ein besseres Leben ” .
“Kagame in Ruanda lässt weniger Raum und politische Freiheit der Presse als (Robert) Mugabe in Simbabwe”, hat The Economist kürzlich noch vorgeworfen.
“Killer der Pressefreiheit”, “Diktator” oder “kriminell”, Beschreibungen nicht versagen, diesen Mann mit der eisernen Faust zu kritisieren. Er schiebt beiseite diese Kritik von Hand “aus dem Ausland” .
Der Französische Akademiker Gerard Prunier nennt seine “Intelligenz und unerbittliche Entschlossenheit.” Aber der zweite kongolesische Krieg von 1998-2003 war ein Wendepunkt, sagt er: “Vor 1998 konnte Kagame auf unbegrenzte Sympathie der internationalen Gemeinschaft zählen, die sich ihre Untätigkeit schuldig fühlte während des Völkermordes.”
“Seine moralische Glaubwürdigkeit wurde stark von den Schrecken in der Demokratischen Republik Kongo begangen” erschüttert.
© 2010 AFP

Leave a Reply