RUANDA: REPORTAGEN zum VÖLKERMORD-PROZESS IN FRANKREICH (Part I) – Rwanda, génocide, le procès Simbikangwa à Paris

Portrait d'artiste de Pascal Simbikangwa, à la cour d'assises de Paris, le 4 février 2014
Pascal Simbikangwa am Schwurgericht von Paris, 4. Februar 2014
Portrait d’artiste de Pascal Simbikangwa, à la cour d’assises de Paris, le 4 février 2014
afp.com – Benoit Peyrucq

1. Völkermord in Ruanda: Der Angeklagte minimiert seine Bedeutung
Paris (AFP) – 2014.02.05 13.11 – Von Stephane ORJOLLET
Sich als “einfacher Agent” präsentierend, versuchte der ruandische ehemalige Kapitän Pascal Simbikangwa am Mittwoch, dem zweiten Tag seines historischen Prozesses wegen Beihilfe zum Völkermord, seine Rolle im Völkermord des Hutu-Regimes zu minimieren.
2. Zusammenstöße bezüglich den Angeklagten belastender Dokumente
Paris (AFP) – 2014.06.02 02.49 – Von Stephane ORJOLLET
Hutu-Extremist, der Gegnern drohte, oder Held, der Tutsi rettete? Verteidigung und Anklage kollidierten Donnerstag über Dokumente, die Pascal Simbikangwa direkt in den Völkermord verwickeln.
3. Ruanda-Prozess: Gesellschafter von Radio Tausend Hügel? Der Beschuldigte minimiert weiter
Paris (AFP) – 10.02.2014 10.20 Uhr – Von Stephane ORJOLLET
Als Gründungsgesellschafter des berüchtigten Radio-Television Libre des Mille Collines (RTLM, Freies Radio-TV der Tausend Hügel), sind Sie da nicht im Herzen der Macht im Völkermord- Ruanda? Nein, sagen natürlich Pascal Simbikangwa und seine Verteidigung vor dem Schwurgericht von Paris.
4. Ruanda-Prozess: Die Tutsis “Kakerlaken”? Es ist ihre eigene Schuld, sagt der Angeklagte
Paris (AFP) – 2014.02.13 04.57 – Von Stephane ORJOLLET
“Inyenzis”: Schaben, Kakerlaken – in den Jahren vor dem Völkermord von 1994 in Ruanda bezeichnete man die Tutsi mit diesem Wort. Diese Entmenschlichung begünstigte die Massaker, nach Meinung von Experten bei der Verhandlung gegen Pascal Simbikangwa, der schwört, die Tutsi-Rebellen hätten diesen Namen selber gewählt.
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1. Génocide rwandais: l’accusé minimise son importance
Paris (AFP) – 05.02.2014 13:11 – Par Stéphane ORJOLLET
Se présentant comme un “simple agent”, l’ex-capitaine rwandais Pascal Simbikangwa a cherché mercredi à minimiser son rôle dans le régime hutu génocidaire, au deuxième jour de son procès historique pour complicité de génocide, tout en reconnaissant avoir su qu’il était recherché après les massacres.

Des dossiers à la cour de justice de Paris où se déroule le procès de Pascal Simbikangwa, un ex-capi
Gerichtsakten im Prozess Pascal Simbikangwa, einen ruandischen Ex-Hauptmann, 4. Februar 2014
Des dossiers à la cour de justice de Paris où se déroule le procès de Pascal Simbikangwa, un ex-capitaine rwandais, le 4 février 2014
afp.com – Martin Bureau

“Non, non, non, je n’étais pas le numéro 3” du service central de renseignement, se récrie l’accusé, interrogé par le président Olivier Leurent sur son parcours dans les années menant au génocide de 1994, au deuxième jour de ce tout premier procès lié à la tragédie rwandaise en France, pays souvent accusé d’avoir soutenu le pouvoir génocidaire.
Après un accident de la route qui le laisse paraplégique en 1986, le capitaine de la garde présidentielle est versé dans le renseignement militaire, puis civil en 1988. Avec rang de directeur. Simple équivalence, assure-t-il à la cour d’assises de Paris. “On m’appelait directeur mais je n’avais pas de fonctions, je n’avais pas de pouvoir de décision.”
Et pourquoi avoir gardé l’appellation militaire de capitaine? “Oh, c’est comme le capitaine Barril, le général de Gaulle.”
Au début, le métier ne l’intéresse pas. “Mais finalement on a envie d’être informé tout le temps, on devient intoxiqué.” Alors il entretient un réseau “d’indicateurs, d’informateurs”, notamment pour pister “les infiltrés” de la rébellion tutsi du Front patriotique rwandais (FPR). Il reçoit des revues de presse. Mais tout ça, assure-t-il, uniquement “pour faire des synthèses”.
Sans compter qu’à partir de l’introduction du multipartisme au Rwanda, un nouveau chef est arrivé en avril 1992, qui, dit-il, l’a immédiatement mis sur la touche.
Et jamais, au grand jamais, il “n’a interrogé”. “Seul le directeur général avait le pouvoir de convoquer quelqu’un.” Selon plusieurs ONG internationales, il s’était pourtant acquis le surnom de “tortionnaire”, et la cour devait revenir dans l’après-midi sur les accusations de torture qui ont été jugées prescrites.
“Culture de la haine”
Pour autant, Pascal Simbikangwa reconnaît avoir cherché à se cacher après le génocide, avant d’être arrêté dans une affaire de faux papiers dans l’île française de Mayotte en 2008. Il a changé de nom. Pensait-il être recherché? “Oui bien sûr”, répond-il, affirmant que le FPR, qui a pris le pouvoir à Kigali en mettant un terme au génocide, “cherchait tout le monde pour les massacrer”.
Le FPR justement: considérait-il, lorsqu’il était au service central de renseignement, les “infiltrés” comme “anti-patriotes”?, demande Emmanuel Daoud, avocat de la FIDH.
“Ceux qui ont fait la guerre d’octobre (1990, offensive du FPR repoussée avec l’aide française notamment, NDLR) étaient patriotes. Ils demandaient le partage du pouvoir, c’est normal”, estime l’accusé. Avant de livrer une version toute personnelle de la montée des tensions. “Mais quand ils ont fait la guérilla, ils ont fait la culture de la haine. Avant les populations n’avaient jamais fait de pogroms. Mais quand le FPR a fait attaquer des écoles, des églises, des bus, la population a haï le FPR.”
Alors, face à cette situation, a-t-il milité activement en faveur du président hutu Juvénal Habyarimana, dont l’assassinat le 6 avril fut l’événement déclencheur du génocide? Pas du tout, assure-t-il, et les témoignages contraires sont “des mensonges”, ou les propos de personnes craignant “pour (leur) sécurité”.
Mais oui, intellectuellement “je soutenais Habyarimana parce que sa politique allait dans le sens de l’apaisement, il voulait aider les Hutu et Tutsi à vivre ensemble”.
Le génocide au Rwanda a fait selon l’ONU quelque 800.000 morts en 100 jours entre le 7 avril et le mois de juillet 1994, essentiellement parmi la minorité tutsi.
© 2014 AFP

2. Procès sur le Rwanda: affrontements sur des documents désignant l’accusé
Paris (AFP) – 06.02.2014 14:49 – Par Stéphane ORJOLLET
Extrémiste hutu menaçant les opposants ou héros sauvant des Tutsi? Défense et accusation se sont affrontées jeudi autour de documents mettant en cause directement Pascal Simbikangwa, l’ex-officier rwandais jugé dans le tout premier procès en France lié au génocide.
Première pièce: une lettre du président du Conseil constitutionnel rwandais, Joseph Kavaruganda, tué au petit matin du 7 avril 1994, aux premières heures du génocide. Le 23 mars, il écrit au président hutu Juvénal Habyarimana, dont l’assassinat sera l’événement déclencheur des massacres, pour se plaindre d’avoir été menacé de mort par le capitaine Simbikangwa.
La lettre, produite lors d’un procès au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), a été transmise parmi 8.000 documents à la justice française dans le cadre de l’instruction sur l’ex-militaire, qui risque la perpétuité pour complicité de génocide.
“C’est impossible”, s’indigne l’accusé, se dressant dans son fauteuil roulant. “Il avait sa garde de gendarmes, une garde de la Minuar (force de l’ONU). Et ils n’auraient pas fait de rapport? Impossible, une telle menace ne serait pas passée inaperçue”.
Défense et accusation vont ensuite longuement s’affronter sur l’authenticité, et la recevabilité, de la lettre.
Me Alexandra Bourgeot relève que la veuve du magistrat assassiné n’a pas produit la missive lors d’un premier procès au TPIR et que la lettre n’a ni cachet ni signature.
C’était la copie conservée par le magistrat et quel intérêt aurait eu sa veuve à mentionner à tort Simbikangwa dans un procès où il n’était pas partie, réplique l’accusation.
“Il y a eu des spéculations”
On passe ensuite à un appel de la présidence américaine du 22 avril 1994. La Maison Blanche y exhortait les responsables militaires rwandais à “faire cesser immédiatement les violences”, citant Simbikangwa aux côtés du colonel Théoneste Bagosora, directeur de cabinet au ministère de la Défense (condamné à 35 ans de prison par le TPIR) ou du chef d’état-major, le colonel Augustin Bizimungu (condamné à 30 ans au TPIR).
“Comment expliquez-vous que votre nom soit arrivé jusqu’à Washington?”, interroge le président Olivier Leurent, alors que l’intéressé n’a de cesse de minimiser son importance dans le régime.
“C’est peut-être une extrapolation”, commence l’accusé qui explique être tombé, en allant “exfiltrer” une famille tutsi de sa connaissance, “sur deux camions de l’ONU remplis de réfugiés, bloqués par des miliciens. J’ai dû négocier, j’ai dit à ces gars (les miliciens), vous donnez une mauvaise image, j’ai fait l’effort pour ces pauvres gens qui allaient se faire lyncher”.
“Et c’est par cette petite action que vous êtes connu de la Maison Blanche?”, s’étonne le président.
“Je pense que la Minuar s’est dit, voilà cet homme-là, il a le pouvoir de faire quelque chose, il y a eu des spéculations”.
Mais côté accusation, le vice-procureur Aurelia Devos sort de ses dossiers le récit d’interrogatoire d’un témoin de l’incident. “Des Tutsi réfugiés à l’hôtel des Mille Collines essayaient de rejoindre l’aéroport. Ils ont été arrêtés à une barrière (barrage) de la garde présidentielle. Simbikangwa était responsable de cette barrière. C’est lui qui leur a donné l’ordre de repartir à l’hôtel. Etaient-ils accompagnés de la Minuar? Y a-t-il eu une altercation? Ils avaient trop peur, quand Simbikangwa leur a dit de repartir, ils sont repartis”.
“Je ne vois pas de différence”, dit étrangement l’accusé.
Alors, une partie civile enfonce le clou: “La scène se passe en mai, bien après le communiqué de la Maison Blanche”.
© 2014 AFP

3. Procès Rwanda: actionnaire de radio Mille collines? L’accusé minimise encore
Paris (AFP) – 10.02.2014 10:20 – Par Stéphane ORJOLLET
Etre actionnaire fondateur de la tristement célèbre Radio-télévision libre des Mille collines (RTLM) vous désigne-t-il comme étant au coeur du pouvoir génocidaire au Rwanda? Non, répondent, bien seuls, Pascal Simbikangwa et sa défense devant la cour d’assises de Paris.
Premier Rwandais jamais jugé par la justice française pour crimes liés au génocide de 1994, le capitaine Pascal Simbikangwa avait investi, en avril 1993, 100.000 francs rwandais (près de 700 dollars de l’époque) au tour de table initial de la RTLM, qui deviendra le principal “média de la haine” et dont plusieurs animateurs ont été condamnés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda ou la justice rwandaise.
Il admet une raison politique. Le pays ne comptait alors qu’une radio officielle, Radio Rwanda, selon lui “monopolisée” par le parti du Premier ministre du gouvernement de coalition mis en place à la suite des accords d’Arusha de 1992. Et Radio Muhabura, la station du FPR, la rébellion tutsi de l’époque. Alors il s’agissait de faire entendre la voix des partisans du président hutu Juvénal Habyarimana.
Et puis “je pensais que cette radio pouvait produire des revenus”.
“Vous auriez pu investir dans des usines de thé,” suggère le président Olivier Leurent.
“Je pensais que ça pouvait être lucratif. Et puis je suis démocrate, je voulais favoriser la pluralité des opinions”.
De fait, radio Mille collines connaîtra le succès, grâce notamment à sa programmation musicale. Mais au fil des tensions politiques, elle tournera à l’appel au massacre.
Quelle est sa réaction quand il voit “le virage, la ligne éditoriale haineuse?”, s’enquiert le président.
“Il n’y a pas eu d’assemblée générale” des actionnaires, élude l’accusé.
“Même les nazis ne l’ont pas fait”
Fabrice Epstein, un de ses défenseurs, minimise. Il n’était qu’un parmi 50 actionnaires fondateurs, et sa mise ne représente “que 1% du capital”.
Mais l’accusation n’entend pas laisser banaliser cet investissement. “Est-ce un hasard si, quand on épluche les 25 plus gros actionnaires, dont vous êtes, c’est le gratin, des gens de poids?”, interroge Bruno Sturlese, énumérant chef de l’Etat, ministres, gros hommes d’affaires.
“Vous avez dit le mot monsieur l’avocat général, c’est le fait du hasard”.
Quant au rôle politique de la radio, sa responsabilité dans la préparation et la réalisation du génocide, en préparant les esprits et en hystérisant les foules, il adopte la même posture que sur le génocide. Relativiser en mettant en avant la responsabilité du camp d’en face. De même qu’il défend la théorie du “double génocide” – un génocide Hutu aurait suivi le génocide Tutsi qui fit 800.000 morts en 100 jours d’avril à juillet 1994, thèse considérée négationniste par nombre d’historiens -, il veut mettre sur le même plan Mille collines et Muhabura du FPR: “les deux radios s’insultaient” et seraient toutes deux devenues des “radios de mort”.
Une analyse que ne partagent pas les chercheurs entendus par la cour, pour qui “la RTLM a tout changé”, selon les mots d’André Guichaoua, auteur de “Rwanda, de la guerre au génocide”.
“C’est la première fois qu’un média de masse appelle au meurtre, même les nazis ne l’ont pas fait,” renchérit Jacques Semelin de Sciences Po Paris, auteur de “Purifier et détruire”, spécialiste des crimes de masse.
Stéphane Audoin-Rouzeau, de l’Ecole des Hautes études en sciences sociales (EHESS), enfonce le clou: “La RTLM a joué un rôle capital dans l’encadrement idéologique. (…) Croire que la population rwandaise se serait soulevée dans une sorte de gigantesque jacquerie, de pogromes de trois mois, sans intervention des autorités, est absurde”.
© 2014 AFP

4. Procès Rwanda: les Tutsi des “cancrelats”? C’est leur faute, dit l’accusé
Paris (AFP) – 13.02.2014 16:57 – Par Stéphane ORJOLLET
“Inyenzi”: cancrelats, ou cafards, le mot a désigné les Tutsi dans les années menant au génocide de 1994 au Rwanda. Cette déshumanisation a favorisé les massacres, selon des experts au procès à Paris de Pascal Simbikangwa, lequel assure que les rebelles tutsi s’étaient choisi ce nom.
Peu à peu ce mot de kinyarwanda, langue nationale commune à la majorité hutu et à la minorité tutsi, a servi à nommer les Tutsi. Et pendant les massacres de 1994, la radio Mille collines, principal “média de la haine” dont l’accusé était un actionnaire fondateur, appelait les masses à la “désinsectisation”.
“Dans la période 1990/94 il y a eu un amalgame généralisé, toute personne appartenant au groupe tutsi a été désignée inyenzi”, explique à la cour d’assises de Paris Gasana Ndoba, ancien président de la Commission des droits de l’Homme rwandaise.
Mais pour l’accusé, qui rappelle volontiers que sa mère et son épouse étaient Tutsi, ce sont les chefs des Tutsi exilés après la “révolution sociale” hutu de 1959 qui ont choisi le terme d’inyenzi. Pourquoi? Car “le cancrelat est un animal capable de se dissimuler et de rentrer sans se faire voir”. La “révolution sociale” avait mis à bas l’ordre hiérarchique de la période coloniale belge, quand la minorité tutsi était dominante et la majorité hutu exclue de toute charge importante.
Mais la plupart des experts du pays conviés à la barre ont assuré que les combattants tutsi en exil se faisaient plutôt appeler inkotanyi, les “lutteurs”.
Car pour Jacques Sémelin, de Sciences Po Paris, auteur de “Purifier et détruire”, le choix des dénominations est tout sauf accessoire. “On tue à l’avance avec les mots, c’est à travers le langage que se prépare le cadre dans lequel les discours montrent (aux populations) qui haïr. C’est +eux ou nous+, et c’est ainsi que le criminel se présente comme innocent de son crime avant même de le commettre”.
– “Petites personnes sales” –
“C’est la mise en route d’un système qui fonctionnera pendant le génocide. Il y a un réseau actif de propagande et d’action avec deux cibles: les Tutsi et +l’ennemi intérieur+. C’est de la politique, pas de l’ethnographie,” renchérit Jean-Pierre Chrétien, historien spécialiste de l’Afrique des Grands Lacs.
Le capitaine Simbikangwa, premier Rwandais jugé en France en lien avec le génocide de 1994, ne fuit pas cette interprétation politique, mais en a une vision toute personnelle pour expliquer le passage d’un de ses livres du début des années 1990 dans lequel un jeune enfant demande si “les inyenzi sont des petites personnes sales”.
“Si j’ai glissé ce mot de sale, c’est pour dénoncer l’attitude inacceptable du FPR”, le Front patriotique rwandais, rébellion tutsi dont la prise du pouvoir en juillet 1994 mit fin au génocide.
“C’était la période des mines (servant aux attentats), ils faisaient peur à tout le monde, ils ont lancé une guérilla dans une population en majorité hostile, tous les penseurs militaires, comme Clausewitz, disent qu’il ne faut pas faire ça”.
“Après l’offensive de 1990 (lancée par le FPR au mois d’octobre), le mot inyenzi est devenu mauvais, il signifiait un type méchant”.
Quelque 800.000 personnes, principalement des Tutsi, ont été tuées en 100 jours entre avril et juillet 1994. Pascal Simbikangwa encourt la perpétuité pour “complicité de génocide”.
© 2014 AFP

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La cour de justice de Paris où se déroule le procès de Pascal Simbikangwa, un ex-officier rwandais,
Das Gericht von Paris, wo der Prozess gegen Pascal Simbikangwa, einen früheren ruandischen Offizier, stattfindet, 4. Februar 2014
La cour de justice de Paris où se déroule le procès de Pascal Simbikangwa, un ex-officier rwandais, le 4 février 2014
afp.com – Martin Bureau

1. Völkermord in Ruanda: Der Angeklagte minimiert seine Bedeutung
Paris (AFP) – 2014.02.05 13.11 – Von Stephane ORJOLLET
Sich als “einfacher Agent” präsentierend, versuchte der ruandische ehemalige Kapitän Pascal Simbikangwa am Mittwoch, dem zweiten Tag seines historischen Prozesses wegen Beihilfe zum Völkermord, seine Rolle im Völkermord des Hutu-Regimes zu minimieren. Gleichzeitig gab er zu, dass er wusste, dass er nach den Morden gesucht wurde.
„Nein, nein, nein, ich war nicht die Nummer 3″ des zentralen Geheimdienstes, ruft der Angeklagte, befragt von Gerichtspräsident Olivier Leurent über seinen Weg in den Jahren vor dem Völkermord von 1994, am zweiten dieses ersten auf die ruandische Tragödie bezogenen Prozesses in Frankreich, einem Land, dem oft damalige Unterstützung der Völkermord-Regierung vorgeworfen wird.
Nach einem Autounfall im Jahr 1986 querschnittsgelähmt, wird der Kapitän der Präsidentengarde im Jahr 1988 in die militärischen und zivilen Geheimdienste eingegliedert. Mit dem Rang eines Direktors. Einfache Gleichwertigkeit, versichert er dem Schwurgericht von Paris. “Sie nannten mich den Manager, aber ich hatte keine Funktionen, ich hatte keine Macht der Entscheidung.”
Und warum haben Sie die militärische Bezeichnung eines Hauptmanns behalten? “Oh, es ist wie Captain Barril, General de Gaulle.”
Zunächst interessiert ihn das Geschäft nicht. “Aber letztlich wollen wir die ganze Zeit informiert werden, man wird süchtig danach.” Dann errichtet er ein Netzwerk von “Indikatoren, Informanten”, insbesondere, um die “Infiltratoren” der Tutsi-Rebellen der Ruandischen Patriotischen Front (RPF) aufzuspüren. Er empfängt Pressemitteilungen. Aber das, sagt er, nur “um Zusammenfassungen zu machen.”
Und nach der Einführung des Mehrparteiensystems in Ruanda kam ein neuer Chef im April 1992, der, wie er sagte, ihn sofort hinter die Seitenlinie setzte.
Und er habe nie, nie, “interviewt”. “Nur der Generaldirektor hatte die Macht, jemanden zu befragen.” Nach mehreren internationalen NGOs hatte er jedoch den Spitznamen “Folterknecht” erworben und das Gericht sollte sich am Nachmittag wieder dem Vorwurf der Folter zuwenden, der als nicht-belegt angesehen worden war.
“Kultur des Hasses”
Doch Pascal Simbikangwa bestätigt, dass er versucht hatte, sich nach dem Völkermord zu verstecken, bevor er in einem Fall von falschen Dokumenten auf der französischen Insel Mayotte im Jahr 2008 verhaftet wurde. Er hatte seinen Namen geändert. Wegen der Suche nach ihm? “Ja, natürlich”, antwortete er und sagte, dass die RPF, die nach dem Völkermord die Macht in Kigali übernahm, “alle sucht, um sie zu massakrieren.”
RPF: sah er, als er in der Geheimdienstzentrale war, die “Infiltratoren” als “unpatriotisch” an, fragt Emmanuel Daoud, ein Rechtsanwalt der FIDH (Internationale Liga der Menschenrechte).
“Diejenigen, die den Oktoberkrieg gemacht hatten (1990 RPF-Offensive, die mit französischer Hilfe zurückgeschlagen wurde, Ed) waren Patrioten. Sie verlangten Teilung der Macht, das ist normal”, sagte der Angeklagte, vor Abgabe einer sehr persönliche Version von zunehmenden Spannungen. “Aber als sie die Guerillas hatten, praktizierten sie eine Kultur des Hasses. Zuvor hatten die Menschen nie Pogrome gemacht. Doch als der RPF Schulen, Kirchen, Busse angriff, hassten die Menschen den RPF. ”
Also, mit dieser Situation konfrontiert, wurde er aktiv zugunsten des Hutu-Präsidenten Juvenal Habyarimana, dessen Ermordung am 6. April das auslösende Ereignis des Völkermords war? Ganz und gar nicht, sagt er, und gegenteilige Beweise sind “Lügen” oder von Menschen aus Angst “für (ihre) Sicherheit gemacht.”
Aber ja, intellektuell “unterstützte ich Habyarimana, weil seine Politik in Richtung der Beschwichtigung ging, um den Hutu und Tutsi zu helfen, zusammenzuleben.”
Der Völkermord in Ruanda forderte laut UN einige 800.000 Tote, vor allem von der Tutsi-Minderheit, in den 100 Tagen zwischen 7. April und Juli 1994.
© 2014 AFP

2. Zusammenstöße bezüglich den Angeklagten belastender Dokumente
Paris (AFP) – 2014.06.02 02.49 – Von Stephane ORJOLLET
Hutu-Extremist, der Gegnern drohte, oder Held, der Tutsi rettete? Verteidigung und Anklage kollidierten Donnerstag über Dokumente, die Pascal Simbikangwa direkt in den Völkermord verwickeln.
Erster Teil: ein Schreiben des Präsidenten des ruandischen Verfassungsrates, Joseph Kavarugandas getötet am Morgen des 7. April 1994, in den frühen Stunden des Völkermords. Am 23. März schrieb er an den Hutu-Präsidenten Juvenal Habyarimana, dessen Ermordung die Massaker auslösen wird, nachdem er von Captain Simbikangwa mit dem Tod bedroht worden war, eine Beschwerde.
Der Brief, der in einem Prozess vor dem Internationalen Strafgerichtshof für Ruanda (ICTR) vorgelegt worden war, befand sich unter den 8.000 Dokumenten, die für diesen Prozess an die Französische Justiz übertragen worden sind.
“Es ist unmöglich”, empört sich der Angeklagte in seinem Rollstuhl. “Er hatte seine Polizeiwache, eine Wache der UNAMIR (UN-Truppe). Und die würden das nicht melden? Es ist unmöglich, dass eine solche Bedrohung unbemerkt bliebe.”
Verteidigung und Staatsanwaltschaft streiten dann über die Authentizität und die Zulässigkeit des Briefes.
Me Alexandra Bourgeot stellt fest, dass die Witwe des ermordeten Richter den Brief bei einem ersten Prozess am ICTR nicht vorlegte und dass der Brief keine Unterschrift oder Stempel trägt.
Der Brief wurde durch den Magistrat zurückgehalten, und welches Interesse hätte die Witwe, Simbikangwa in einem Prozess zu beschuldigen, in dem er keine Partei war, entgegnet die Anklage.
“Es wurde spekuliert”
Dann kommt man zu einem Appell der US-Präsidentschaft am 22. April 1994. Das Weiße Haus ermahnte die ruandischen Militärs,” die Gewalt sofort einzustellen”, und nannte namentlich Simbikangwa zusammen mit Oberst Bagosora, Direktor des Kabinetts im Ministerium der Verteidigung (zu 35 Jahren Gefängnis verurteilt, vom ICTR), und Generalstabschef Oberst Augustin Bizimungu (verurteilt zu 30 Jahren vom ICTR).
“Wie erklären Sie sich, dass Ihr Name nach Washington kam?”, fragte Präsident Olivier Leurent, während der Befragte seine Bedeutung in der Sache ständig zu minimieren versucht.
“Dies kann eine Extrapolation sein”, beginnt der Angeklagte und erklärt, dass er beim “Herausschmuggeln” einer ihm bekannten Tutsi-Familie “auf zwei UN-Lastwagen mit Flüchtlingen traf, die durch Milizionäre festgehalten wurden. Ich musste mit denen verhandeln, so sagte ich diesen Jungs (Miliz), Ihr gebt ein schlechtes Image. Ich gab mir Mühe für die armen Leute, die gelyncht werden sollten.”
“Und es ist durch diese kleine Aktion, die Sie dem Weißen Haus bekannt wurden?”, ruft der Präsident.
“Ich denke, dass UNAMIR danach dagte, dass dieser Mann die Macht hat, etwas zu tun, und so gab es Spekulationen.”
Aber seitens der Strafverfolgung zitiert die stellvertretende Staatsanwaltin Aurelia Devos nun Aufzeichnungen der Geschichte aus der Vernehmung eines Zeugen des Vorfalls. “Die Tutsi-Flüchtlinge im Hotel des Mille Collines versuchten, den Flughafen zu erreichen. Sie wurden an einer Barriere (dam) der Präsidentengarde festgenommen. Simbikangwa war für diese Barriere verantwortlich. Er war es, der ihnen sagte, wieder ins Hotel zu gehen. Wurden sie von UNAMIR begleitet? Gab es eine Auseinandersetzung? Nein, sie waren zu ängstlich. Als Simbikangwa ihnen sagte, zurückzugehen, gingen sie ins Hotel zurück. ”
“Ich sehe keinen Unterschied”, sagt der Angeklagte seltsamerweise.
Dann trifft eine Zivilpartei auf den Punkt: “Die Szene findet im Mai statt, gut nach der Veröffentlichung des Weißen Hauses.”
© 2014 AFP

3. Ruanda-Prozess: Gesellschafter von Radio Tausend Hügel? Der Beschuldigte minimiert weiter
Paris (AFP) – 10.02.2014 10.20 Uhr – Von Stephane ORJOLLET
Als Gründungsgesellschafter des berüchtigten Radio-Television Libre des Mille Collines (RTLM, Freies Radio-TV der Tausend Hügel), sind Sie da nicht im Herzen der Macht im Völkermord- Ruanda? Nein, sagen natürlich Pascal Simbikangwa und seine Verteidigung vor dem Schwurgericht von Paris.
Hauptmann Pascal Simbikangwa investierte im April 1993 100.000 ruandische Franken (ca. $ 700 bei der Zeit) in der Gründungsrunde von RTLM, das das wichtigste der “Hassmedien” werden sollte und von dem mehrere Führer später durch den Internationalen Strafgerichtshof für Ruanda oder der ruandischen Justiz verurteilt wurden.
Er gibt einen politischen Grund zu. Das Land hatte damals einen offiziellen Radiosender, Radio Rwanda, ihm zufolge “monopolisiert” von der Partei des Ministerpräsidenten der Koalitionsregierung, die im Anschluss der Arushaverträge von 1992 regierte. Und Radio Muhabura, die Station der RPF-Tutsi-Rebellen zu der Zeit. Also ging es darum, die Stimme der Unterstützer von Hutu-Präsident Juvenal Habyarimana zu Gehör zu bringen.
Und dann: “Ich dachte, das Radio könnte Einnahmen generieren.”
“Man könnte in Tee-Fabriken investieren”, schlägt Präsident Olivier Leurent.
“Ich dachte, es könnte lukrativ sein. Und ich bin ein Demokrat, ich wollte die Meinungsvielfalt fördern.”
Tatsächlich wird Radio Mille Collines erfolgreich sein, dank seiner Musik-Programmierung. Aber mit den politischen Spannungen wendet es sich zum Aufruf zum Massaker.
Was ist seine Reaktion, als er “die redaktionelle Linie Rassenhass sieht?”, fragte der Präsident.
“Es gab keine Hauptversammlung” der Aktionäre, entzieht sich der Angeklagte.
“Selbst die Nazis taten das nicht”
Fabrice Epstein, einer seiner Anwälte, minimiert. Er war nur eines von 50 Gründungsaktionären und hatte nur “1% des Kapitals.”
Aber die Staatsanwaltschaft hat nicht die Absicht, diese Investition zu verharmlosen. “Ist es ein Zufall, dass man, wenn man die 25 größten Aktionäre anschaut, nur Männer von Gewicht sieht, wie Sie?”, fragte Bruno Sturlese und listet: Staatschef, Minister, Großunternehmer, Geschäftsleute.
“Sie sagen es, Herr Generalanwalt, das ist ein Zufall.”
Was die politische Rolle des Radios angeht, seiner Verantwortung für die Vorbereitung und Durchführung des Völkermords, die Vorbereitung der Köpfe und die Hysterisierung der Massen, nimmt er die gleiche Haltung an wie beim Völkermord selbst: Betonung der Verantwortung des gegnerischen Lagers, der Opfer. So unterstützt er die Theorie vom “doppelten Genozid” – ein Hutu-Völkermord in Folge des Tutsi-Völkermordes, eine laut vielen Historikern revisionistische These – und setzt die Radios Mille Collines und Muhabura gleich: “Beide beleidigten sich gegenseitig” und beide wurden zu “Radios des Todes.”
Eine Analyse, die die Forscher des Gerichts nicht teilen: “RTLM veränderte alles”, in den Worten von André Guichaoua, Autor von “Ruanda, vom Krieg zum Völkermord.”
“Dies war das erste Mal, dass Massenmedien Mord fordern, selbst die Nazis taten das nicht”, fügt Jacques Semelin von der Universität Sciences Po Paris, Autor von “Säubern und zerstören” und Spezialist für Massenverbrechen, hinzu.
Stéphane Audoin-Rouzeau von der Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), treibt den Punkt nach Hause: “Das RTLM spielte eine Schlüsselrolle in der ideologischen Einrahmung (…) Zu glauben, dass die ruandische Bevölkerung sich ohne das Eingreifen der Macht einer Art riesigem Taumel, Pogromen von drei Monaten Dauer, selber hingegeben hätte, ist absurd. ”
© 2014 AFP

4. Ruanda-Prozess: Die Tutsis “Kakerlaken”? Es ist ihre eigene Schuld, sagt der Angeklagte
Paris (AFP) – 2014.02.13 04.57 – Von Stephane ORJOLLET
“Inyenzis”: Schaben, Kakerlaken – in den Jahren vor dem Völkermord von 1994 in Ruanda bezeichnete man die Tutsi mit diesem Wort. Diese Entmenschlichung begünstigte die Massaker, nach Meinung von Experten bei der Verhandlung gegen Pascal Simbikangwa, der schwört, die Tutsi-Rebellen hätten diesen Namen selber gewählt.
Nach und nach wurde das Wort aus Kinyarwanda, der gemeinsamen Landessprache der Hutu-Mehrheit und der Tutsi-Minderheit, verwendet, um die Tutsi zu bezeichnen. Und während der Massaker 1994 rief Radio Mille Collines (Radio Tausend Hügel), das hauptsächliche “Hassmedium”, dessen Gründungsaktionär der Angeklagte war, die Massen zur “Desinsektifizierung” auf.
“In der Periode 1990-1994 gab es weit verbreitete Verallgemeinerung, jede Person aus der Tutsi-Gruppe wurde Inyenzi genannt”, sagte vor dem Pariser Schwurgericht Gasana Ndoba, der ehemalige Vorsitzende der Menschenrechtskommission Ruandas.
Aber für den Angeklagten, der bereitwillig daran erinnert, dass seine Mutter und seine Frau Tutsi waren, waren es die Führer der Tutsi-Exilanten nach der “sozialen Revolution” der Hutu 1959, die den Begriff Inyenzi für sich wählten. Warum? Denn “die Schabe ist ein Tier, das in der Lage ist, sich zu verbergen und überallhin zu gehen, ohne gesehen zu werden.” Die “soziale Revolution” hatte sich der Hackordnung der belgischen Kolonialzeit, als die Tutsi-Minderheit dominierte und die Hutu-Mehrheit ausgeschlossen war, widersetzt.
Aber die meisten Experten versichern vor Gericht, dass die Tutsi-Kämpfer im Exil eher Inkotanyi genannt wurden, die “Ringkämpfer”.
Für Jacques Semelin, Professor an der Sciences Po Paris und Autor von “Säubern und zerstören”, ist die Wahl der Namen alles andere als zufällig. “Man tötet im Voraus mit den Worten. Durch die Sprache werden die Rahmenbedingungen des Diskurses gesetzt, wird den Leuten gezeigt, wer zu hassen ist. + Es sind sie oder wir +, und damit ist der Verbrecher so unschuldig an dem Verbrechen, noch bevor es begangen wird. ”
– “Kleine schmutzige Leute” –
“Dies ist der Beginn eines Systems, das während des Genozids funktionierte: es war ein aktives Netzwerk von Propaganda und Aktion mit zwei Zielen, nämlich den Tutsi und dem ‘inneren Feind’. Das ist Politik, keine Ethnographie “, sagte Jean-Pierre Chrétien, Historiker, spezialisiert auf die Region der Großen Seen in Afrika.
Hauptmann Simbikangwa versuchte nicht, sich dieser politischen Interpretation zu entziehen, hat aber eine sehr persönliche Vision, um eine Passage aus einem seiner Bücher der frühen 1990er Jahre zu erklären, in dem ein junges Kind fragt, ob “die Inyenzi kleine schmutzige Leute sind.”
“Wenn ich das Wort schmutzig benutzte, dann um die inakzeptable Haltung der RPF zu denunzieren”, der Ruandischen Patriotischen Front, einer Tutsi-Rebellion, die die Macht im Juli 1994 übernahm und den Völkermord beendete.
“Das war die Zeit der Minen (für die Anschläge), sie verängstigten alle, sie starteten eine Guerilla in einer überwiegend feindlichen Bevölkerung, während alle militärischen Denker, wie Clausewitz, sagen, dass man das nicht tun sollte. ”
“Nach dem Angriff im Jahr 1990 (von der RPF im Oktober gestartet) wurde das Wort Inyenzi schlecht, es bezeichneten ein schlechten Kerl.”
Rund 800.000 Menschen, zumeist Tutsi, wurden in 100 Tagen zwischen April und Juli 1994 getötet. Pascal Simbikangwa riskiert lebenslange Freiheitsstrafe für “Beihilfe zum Völkermord”.
© 2014 AFP

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