RUANDA SCHLIESST DIE VOLKSGERICHTE "GACACA" – Génocide: le Rwanda clôt officiellement ses juridictions populaires

Völkermord: Ruanda schließt offiziell seine Volksgerichte “Gacaca”
Kigali (AFP) – 2012.06.18 21.07 Uhr
Ruanda hat am Montag die “Gacaca”-Volksgerichte offiziell beendet, die im Jahr 2001 geschaffen wurden, um die große Mehrheit der mutmaßlichen Täter des Völkermords von 1994 in diesem Land zu richten.
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Génocide: le Rwanda clôt officiellement ses juridictions populaires “gacaca”
KIGALI (AFP) – 18.06.2012 21:07
Le Rwanda a officiellement mis un terme lundi aux “gacaca”, juridictions populaires créées en 2001 pour juger la plus grande majorité des auteurs présumés du génocide de 1994 dans ce pays.

Une session gacaca à Kigali en mars 2004
Eine Volksgerichtssitzung in Kigali, Ruanda
Une session “gacaca” à Kigali en mars 2004
Foto (c) AFP/Archives – by Gianluigi Guercia

La date d'”aujourd’hui ne marque pas seulement la clôture des tribunaux, mais reconnaît également la valeur, sur le long terme, du processus,” a déclaré le président rwandais, Paul Kagame, à l’occasion de la cérémonie de clôture à Kigali.
“C’est la célébration du rétablissement de l’unité et de la confiance parmi les Rwandais, et la réaffirmation de notre capacité à trouver nos propres réponses à des questions apparemment insolubles,” a-t-il ajouté, cité dans un communiqué de la présidence rwandaise.
La fermeture de ces juridictions controversées, dont des organisations de défense des droits de l’Homme ont dans le passé déploré qu’elles ne respectaient pas les normes judiciaires internationales, avait initialement été programmée pour 2007.
Mais cette fin annoncée avait été plusieurs fois reportée, en raison de la complexité de certaines affaires, de nombreux recours et de la découverte de nouveaux faits.
Quelque 12.100 gacaca (prononcer “gatchatcha”), inspirées des anciennes assemblées pendant lesquelles les sages du village réglaient les différends assis sur la pelouse, ont au total jugé près de deux millions de personnes, pour un taux de condamnation de 65%, selon des données du gouvernement rwandais.
Les premiers procès – en présence de juges non professionnels, élus dans des collectivités locales – avaient débuté en mars 2005.
Le système reposait essentiellement sur les aveux de coupables qui, lorsqu’ils étaient complets, permettaient de reconstituer le déroulement des tueries. De nombreuses fosses communes avaient aussi été découvertes grâce aux aveux des suspects, contribuant ainsi au travail de deuil.
Les gacaca avaient été créées en vue de contribuer à la réconciliation après le génocide. Pour le gouvernement rwandais, ces juridictions étaient la seule façon de juger le grand nombre de personnes impliquées dans ces massacres.
Perpétré entre avril et juillet 1994, le génocide au Rwanda a fait au moins 800.000 morts, principalement parmi la communauté des Tutsis, selon les Nations unies.
“Nous avions trois choix”, a poursuivi lundi le président rwandais.
“Le premier, le plus dangereux, était le chemin de la revanche, et le deuxième celui d’une amnistie générale,” a-t-il dit. “Mais nous avons choisi la troisième voie, la plus difficile, celle consistant à traiter la question une fois pour toute et de rétablir l’unité et l’intégrité de la nation.”
Parmi les critiques des gacaca, Human Rights Watch avait estimé l’an dernier que le bilan de ces juridictions populaires était “mitigé” et entaché de “graves erreurs judiciaires”.
L’organisation de défense des droits de l’Homme avait reconnu que le système avait “obtenu certaines réussites”, comme “l’organisation de procès rapides avec la participation populaire, une réduction de la population carcérale et une meilleure compréhension de ce qui s’est passé en 1994”.
Mais HRW avait aussi dénoncé “un large éventail de violations (des principes d’un) procès équitable”, comme “des restrictions sur la capacité de l’accusé à établir une défense efficace”, de “fausses accusations, dont certaines fondées sur la volonté du gouvernement rwandais de faire taire les critiques” ou “l’intimidation de témoins à décharge par des juges ou par des autorités”.
Lundi, M. Kagame a reconnu que le système avait eu “ses imperfections”. Les gacaca ont “été critiquées à l’intérieur et à l’extérieur du Rwanda, mais ceux qui ont émis ces critiques n’ont offert aucune alternative viable qui aurait pu donner les résultats dont nous avions besoin”, a-t-il estimé.
Avant de comparer l’efficacité des gacaca aux travaux du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), dont le siège est à Arusha en Tanzanie, qui n’a, rappelle la présidence rwandaise, jugé que 60 affaires, des procès dont le coût a été “très élevé”.
© 2012 AFP

Völkermord: Ruanda schließt offiziell seine Volksgerichte “Gacaca
Kigali (AFP) – 2012.06.18 21.07 Uhr
Ruanda hat am Montag die “Gacaca”-Volksgerichte offiziell beendet, die im Jahr 2001 geschaffen wurden, um die große Mehrheit der mutmaßlichen Täter des Völkermords von 1994 in diesem Land zu richten.
Das Datum des “heute markiert nicht nur die Schließung der Gerichte, sondern anerkennt langfristig auch den Wert des Prozesses”, sagte der ruandische Präsident Paul Kagame anlässlich der Abschlussfeier in Kigali.
“Es ist die Feier der Wiederherstellung der Einheit und des Vertrauens zwischen Ruandern, und die erneute Bestätigung unserer Fähigkeit, unsere eigenen Antworten auf scheinbar unlösbare Probleme zu finden”, fügte er hinzu, zitiert in einer Erklärung des ruandischen Präsidentschaft.
Das Ende dieser kontroversen Rechtsprechungen – Organisationen für die Verteidigung der Menschenrechte haben sich in der Vergangenheit darüber beschwert, dass sie nicht den internationalen rechtlichen Standards entsprachen – war ursprünglich für 2007 vorgesehen.
Doch diese Ankündigung war mehrfach wegen der Komplexität von bestimmten Fällen, vieler Einsprüche und der Entdeckung neuer Tatsachen verschoben worden.
Einige 12.100 Gacaca (gesprochen “gatchatcha”), von den alten Versammlungen inspiriert, in dem die Dorfältesten auf der Wiese sitzend Streitigkeiten schlichteten, haben insgesamt über fast zwei Millionen Menschen Recht gesprochen, mit einer Verurteilungsquote von 65%, nach Daten der ruandischen Regierung.
Die ersten Prozesse – in Anwesenheit von Schöffen, in den Gemeinden gewählt – begannen im März 2005.
Das System beruhte vor allem auf den Geständnissen der Täter, die, wenn sie vollständig waren, erlaubten, den Ablauf der Morde zu rekonstruieren. Viele Massengräber wurden auch durch die Geständnisse von Verdächtigen entdeckt und leisteten damit einen Beitrag zur Arbeit der Trauer.
Die Gacaca waren geschaffen worden, um zur Versöhnung nach dem Völkermord beizutragen. Für die ruandische Regierung waren diese Gerichte die einzige Möglichkeit, die vielen Menschen, die an diesen Massakern beteiligt waren, zu verurteilen.
Zwischen April und Juli 1994 durchgeführt, hat der Völkermord in Ruanda mindestens 800.000 Tote gefordert, meist unter der Tutsi-Gemeinschaft, nach den UN.
“Wir hatten drei Möglichkeiten”, sagte der ruandische Präsident am Montag.
“Die erste und gefährlichste war der Weg der Rache, und die zweite eine allgemeine Amnestie”, sagte er. “Aber wir wählten den dritten Weg, den schwierigsten, den der Behandlung der Frage ein für alle Mal und der Wiederherstellung der Einheit und Integrität der Nation.”
Unter den Kritikern der Gacaca hatte Human Rights Watch im vergangenen Jahr gemeint, dass die Bilanz dieser beliebten Gerichte “gemischt” und überschattet von “schweren Justizirrtümern” war.
Die Organisation für die Verteidigung der Menschenrechte hatte anerkannt, dass das System “gewisse Erfolge erzielt hatte”, wie “die Organisation schneller Prozesse mit Beteiligung der Bevölkerung, eine Verringerung der Gefängnisinsassen und ein besseres Verständnis von dem, was im Jahr 1994 geschah”.
Aber HRW hatte prangerte auch “eine breite Palette von Verletzungen ( der Grundsätze) eines faires Verfahrens” an wie “Einschränkungen in der Fähigkeit des Angeklagten, eine effektive Verteidigung aufzubauen”, “falsche Anschuldigungen, darunter auch einige auf der Basis des Wunsches der ruandischen Regierung, die Kritik zum Schweigen zu bringen” oder “die Einschüchterung von Entlastungszeugen durch Richter oder Behörden.”
Am Montag hat Herr Kagame anerkannt, dass das System “Unvollkommenheiten” hatte. Die Gacaca sind “innerhalb und außerhalb von Ruanda kritisiert worden, aber diejenigen, die diese Kritiken aufgestellt haben, haben keinerlei praktikable Alternative angeboten, die die notwendigen Resultate ergeben haben könnten”, sagte er.
Dann verglich er die Wirksamkeit der Gacaca mit der Arbeit des Internationalen Strafgerichtshofs für Ruanda (ICTR), der in Arusha, Tansania, hat seinen Sitz hat, und der, erinnerte die ruandische Präsidentschaft, nur 60 Fälle bearbeitete, Prozesse, deren Kosten “sehr hoch” waren.
© 2012 AFP

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