SENEGAL: CHINESEN sind SEGEN FÜR ERDNUßBAUERN – l’arachide, nouvel "or" du paysan grâce aux Chinois

Senegal: Erdnüsse, das neue „Gold“ der Bauern, dank der Chinesen
Dinguiraye (AFP) – 2013.03.21 09.12 – By Malick Rokhy BA
Hohe Mauern schützen ein chinesisches Erdnusslager in Dinguiraye (Zentralsenegal), wo das Produkt “Gold” wird für die Bauern, die es mit der Ankunft der Chinesen teurer verkaufen – aber die lokalen Ölhersteller, gemieden von den Landwirten, sprechen von “unlauterem Wettbewerb”.
2. Peanut, das wichtigste landwirtschaftliche Erzeugnis Senegals
Dinguiraye (Senegal) (AFP) – 22/3/2013 09.24
Die Erdnuss ist das Hauptprodukt in Senegal, mit mindestens 60% der arbeitenden Bevölkerung, und wird hauptsächlich in Lebensmitteln verwendet.
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1. Sénégal: l’arachide, nouvel “or” du paysan grâce aux Chinois
DINGUIRAYE (AFP) – 21.03.2013 09:12 – Par Malick Rokhy BÂ
De hauts murs protègent un entrepôt chinois d’arachide à Dinguiraye (centre du Sénégal) où ce produit devient “l’or” des paysans qui la vendent plus cher avec l’arrivée des Chinois mais les huiliers locaux, boudés par les cultivateurs, parlent de “concurrence déloyale”.

Une sénégalaise trie les graines d'arachide, le 23 février 2013 à Dinguiraye, au centre du Sénégal
Eine Senegalesin sortiert Erdnüsse, 23. Februar 2013, in Dinguiraye im Zentrum Senegals
Une sénégalaise trie les graines d’arachide, le 23 février 2013 à Dinguiraye, au centre du Sénégal
Foto © AFP – by Seyllou

En contrebas de la route bitumée menant dans ce village du bassin arachidier sénégalais, dans un paysage de savane parsemé d’herbes sèches et d’arbres rabougris, surgit une fabrique abritant des machines à décortiquer électriques.
“Nous avons préféré vendre nos arachides aux Chinois entre 250 et 260 FCFA (autour de 0,3 euro) le kilo. Le prix a même atteint parfois 300 FCFA (0,4 euro) dans les marchés hebdomadaires. C’est nettement mieux que les 190 FCFA” (0,2 euro), le prix fixé par l’Etat, affirme Oumar Thiam, un paysan venu vendre ses arachides.
“C’est la première fois que le prix de l’arachide atteint ce niveau et c’est grâce aux Chinois. Ces dernières années, non seulement il y avait une mévente de notre production mais les huiliers (locaux) l’achetaient à crédit et il y a toujours des impayés”, indique Ablaye Dieng, venu d’un village proche.
A Sanguel, autre village voisin de Dinguiraye, des femmes trient les graines d’arachide, en présence de superviseurs dont des Chinois. Mais il est “interdit de filmer, prendre des photos et discuter avec les employées”, déclare fermement un contrôleur sénégalais, qui veille à l’application de la décision.
“J’achète aux paysans des graines d’arachide que je décortique avant de les exporter en Chine, en Russie, en Philippines et en Malaisie”, explique le Chinois Yang Dong, chef de l’entreprise de Sanguel, rencontré à Dakar. Il est un des rares Chinois acceptant de parler de son activité.
L’arachide, culture de rente introduite par le colon français et devenue depuis lors premier secteur pourvoyeur d’emplois avec au moins 60% des Sénégalais, a connu ces dernières années un déclin lié à une baisse de production due notamment à un déficit pluviométrique et une chute des cours.
En raison de son importance pour les huileries locales, publiques et privées, son exportation a été pendant longtemps interdite avant la libéralisation en 2010.
Le casse-tête chinois des huileries
“Les gens ont découvert le marché international. Il y a maintenant des Chinois, des Marocains et des Indiens sur le marché sénégalais” de l’arachide, affirme Mamadou Diallo, le directeur national de l’Agriculture du Sénégal.
“Les paysans dictent maintenant leur loi parce qu’il y a beaucoup d’acheteurs étrangers. L’arachide devient l’or du paysan après avoir été l’or des huiliers” qui l’achetaient à un prix moins rémunérateur, indique Habib Thiam, un opérateur économique sénégalais.
L’arrivée d’étrangers se fait au détriment des huiliers privés qui ont remplacé l’Etat dans la commercialisation après la privatisation de la filière.
“Cette ruée sur le Sénégal défavorise les industriels (les huiliers) qui ne trouvent pas de graines” d’arachide, fait remarquer M. Diallo.
“C’est une année catastrophique pour nos usines qui ne fonctionneront que pendant un mois sur douze à cause de cette concurrence étrangère malsaine et déloyale”, se désole Bouba Aw, un responsable d’un syndicat de travailleurs de l’huilerie.
Il appelle à l’institution de “règles pour approvisionner d’abord les huileries locales qui emploient quelque 5.000 personnes dont 2.000 permanents. Dans tous les pays au monde, on protège les nationaux”.
En outre, cette libéralisation va selon lui causer “des problèmes de semences d’arachide” en raison de “l’exportation des graines”.
Mais pour El Hadji Ndiaye, responsable d’un syndicat local d’agriculteurs, “le paysan sénégalais cultive l’arachide depuis le 19e siècle. Il s’est toujours débrouillé pour avoir ses semences et met toujours en réserve des graines”.
© 2013 AFP

2. L’arachide, principal produit agricole du Sénégal
DINGUIRAYE (Sénégal) (AFP) – 22.03.2013 21:24
L’arachide reste le principal produit cultivé au Sénégal, par au moins 60% de la population, et est principalement utilisée dans l’alimentation.
Elle est utilisée comme huile, poudre ou pâte dans la préparation de nombreux plats y compris le “tiep bou dieune” (riz au poisson), un des principaux mets du pays.
Le paysan sénégalais en tire également de nombreux sous-produits: aliment de bétail à partir du foin et du résidu de la trituration artisanale des graines et du combustible à partir des coques.
Avec l’aide d’un institut local qui a mis au point des presses à huile artisanales, le paysan sénégalais peut produire depuis quelques années sa propre huile d’arachide, grâce à un procédé ayant permis, selon des techniciens sénégalais, d’éliminer l’aflatoxine. Cette substance présente dans la graine oléagineuse a été présentée comme cancérigène et à la base du refus d’admettre l’huile d’arachide dans les importations en Europe, en France notamment.
L’arachide a pendant longtemps constitué la première source de devises de l’Etat et de revenus des producteurs sénégalais avant de connaître une chute à la fin des années 70 (du 20e siècle) et d’être devancée par la pêche, les phosphates et le tourisme dans les exportations sénégalaises.
Plante introduite par la France coloniale, elle répondait parfaitement aux besoins de l’industrie française en oléagineux pour la production de lubrifiants, de savon et d’huile de table. Elle était la matière de base des savonneries dont une cinquantaine étaient dénombrées à Marseille (sud de la France) en 1906.
Pendant la crise des années 1930, les huiliers français ont bénéficié d’un régime de protection. Pour doper la production, la France a favorisé l’arrivée au Sénégal de migrants venus du Soudan français (l’actuel Mali), de Guinée, de Gambie, de Guinée-Bissau et de Haute-Volta (l’actuel Burkina Faso).
A l’indépendance en 1960, l’Etat du Sénégal a maintenu la place de l’arachide, appuyé par la France qui a garanti jusqu’en 1967 l’achat d’une partie de la production au nom d’accords préférentiels.
© 2013 AFP

Les machines chinoises à décortiquer l'arachide, le 23 février 2013, dans le village de Dinguiraye,Une machine à décortiquer les arachides le 23 février 2013 dans le village de Dinguiraye, dans le ceDes femmes trient les arachides le 23 février 2013 dans le village de Dinguiraye, dans l
Chinesische Erdnussschälmaschinen 23. Februar 2013 in der Ortschaft Dinguiraye, in der Mitte des Sénégal
Les machines chinoises à décortiquer l’arachide, le 23 février 2013, dans le village de Dinguiraye, au centre du Sénégal
Foto © AFP – by Seyllou

1. Senegal: Erdnüsse, das neue „Gold“ der Bauern, dank der Chinesen
Dinguiraye (AFP) – 2013.03.21 09.12 – By Malick Rokhy BA
Hohe Mauern schützen ein chinesisches Erdnusslager in Dinguiraye (Zentralsenegal), wo das Produkt “Gold” wird für die Bauern, die es mit der Ankunft der Chinesen teurer verkaufen – aber die lokalen Ölhersteller, gemieden von den Landwirten, sprechen von “unlauterem Wettbewerb”.
Unterhalb der gepflasterten Straße, die in das Dorf im senegalesischen Erdnußbecken führt, einer Savannenlandschaft mit trockenem Gras und verkrüppelten Bäume übersät, steht eine Fabrik mit elektrischen Schälmaschinen.
“Wir verkaufen unsere Erdnüssen lieber den Chinesen für zwischen 250 und 260 FCFA (etwa 0,3 Euro) pro Kilo. Die Preise haben manchmal sogar 300 FCFA (0,4 Euro) in den Wochenmärkten erreicht. Dies ist deutlich besser als die FCFA 190 “(0,2 Euro), der vom Staat festgesetzte Preis, sagt Oumar Thiam, ein Bauer, der Erdnüsse zu verkaufen kam.
“Dies ist das erste Mal, dass Erdnuss-Preise dieses Niveau erreichen, und es ist dank der Chinesen. In den letzten Jahren gab es nicht nur Umsatzeinbrüche unserer Produktion, sondern die lokalen Ölpresser kauften auch auf Kredit und es gibt immer noch unbezahlte Rechnungen “, sagte Ablaye Dieng, der aus einem nahe gelegenen Dorf kam.
In Sanguel, einem Nachbardorf von Dinguiraye, sortieren Frauen die Erdnüsse in der Gegenwart von Aufsichtspersonen, auch chinesischen. Aber es ist “verboten, zu filmen, zu fotografieren und mit den Mitarbeitern u sprechen”, sagte der senegalesische Controller, der die Umsetzung der Regel überwacht.
“Ich kaufe den Bauern Erdnüsse ab und presse sie vor dem Export nach China, Russland, den Philippinen und Malaysia”, sagte der chinesische Yang Dong, Leiter des Unternehmens in Sanguel, getroffen in Dakar. Er ist einer der wenigen Chinesen, der bereit ist, über seine Geschäfte zu reden.
Erdnüsse, durch die französischen Kolonisten eingeführt und seitdem der erste senegalesische Sektor von Beschäftigung mit mindestens 60% der Senegalesen, hatten in den letzten Jahren einen Rückgang in der Produktion, zurückzuführen vor allem auf einen Mangel an Niederschlägen und sinkende Preise.
Wegen seiner Bedeutung für lokale Ölmühlen, öffentlich und privat, war die Ausfuhr lange verboten vor der Liberalisierung im Jahr 2010.
Das Puzzle der chinesischen Mühlen
“Die Leute haben den internationalen Markt entdeckt. Es gibt jetzt Chinesen, Marokkaner und Inder auf dem senegalesischen Markt”, sagte Mamadou Diallo, National Director of Agriculture des Senegal.
“Die Landwirte diktieren jetzt ihre Gesetze, weil es viele ausländische Käufer gibt. Erdnüsse sind nun das Gold der Bauern, nach dem sie das Gold der Ölhersteller waren”, die zu einem weniger profitablen Preis gekauft hatten, sagt Habib Thiam, ein Händler in Senegal.
Die Ankunft von Ausländern geschieht auf Kosten der privaten Müller, die den Staat im Vertrieb nach der Privatisierung des Sektors ersetzt hatten.
“Dieser Ansturm auf Senegal geschieht zum Nachteil der Industrie (Ölpressen), die keine Nüsse mehr finden kann”, bemerkte Herr Diallo.
“Das ist ein katastrophales Jahr für unsere Anlagen, die nur für einen Monat von zwölf arbeiten, wegen dieser ungesunden und unfairen ausländischen Konkurrenz”, klagt Bouba Aw, ein Beamter in einer Gewerkschaft der Arbeiter der Ölmühlen.
Er fordert die Schaffung von “Regeln zur primären Versorgung der lokalen Mühlen, die rund 5.000 Menschen beschäftigen, darunter 2.000 permanent. Jedes Land in der Welt schützt die nationale Industrie.”
Außerdem würde die Liberalisierung Saatprobleme erzeugen, weil die Bauern alle Erdnüsse verkaufen, meint er.
Aber laut El Hadji Ndiaye, Leiter eines ortsansässigen Bauernverbandes, “kultiviert der senegalesische Bauer Erdnüsse seit dem 19. Jahrhundert. Er hat immer geschafft, ihre Samen zu haben und hält sie in Reserve.”
© 2013 AFP

2. Peanut, das wichtigste landwirtschaftliche Erzeugnis Senegals
Dinguiraye (Senegal) (AFP) – 22/3/2013 09.24
Die Erdnuss ist das Hauptprodukt in Senegal, mit mindestens 60% der arbeitenden Bevölkerung, und wird hauptsächlich in Lebensmitteln verwendet.
Es wird als Öl, Pulver oder Paste in der Herstellung vieler Gerichte verwendet, darunter “tiep bou dieune” (Reis mit Fisch), eines der wichtigsten Gerichte des Landes.
Die senegalesischen Bauern ziehen auch viele Nebenprodukte: Futtermittel und Heu aus dem Rückstand der traditionellen Zerkleinerung der Nüsse und Dünger aus den Schalen.
Mit Hilfe einer örtlichen Institution, die handwerkliche Ölpressen entwickelte, können die senegalesischen Bauern seit einigen Jahren eigenes Erdnussöl produzieren, durch einen Prozess, der erlaubt, sagen die senegalesischen Techniker, Aflatoxin zu beseitigen. Diese Substanz in der Ölsaat wurde als krebserregend erkannt und dann Grund der Nichtanerkennung der Erdnussöl-Importe in Europa, insbesondere in Frankreich.
Die Erdnuß war seit langem die wichtigste Quelle für Devisen- und Staatseinnahmen und Einkommen von senegalesischen Herstellern, erlebte aber einen Rückgang in den späten 70er Jahren (des 20. Jahrhunderts) und konnte von Fischen, Phosphaten und Tourismus in den senegalesischen Exportenüberholt werden.
Die Pflanze wurde vom kolonialen Frankreich eingeführt, antwortete sie och perfekt auf die Bedürfnisse der französischen Industrie nach Ölsaaten für die Herstellung von Schmiermitteln, Seife und Speiseöl. Sie war das Grundmaterial in den Seifenmanufakturen, von denen 50 in Marseille (Südfrankreich) im Jahr 1906 gezählt wurden.
Während der 1930er Krise haben die französischen Müller (Ölpresser) von einem Schutz-Regime profitiert. Um die Produktion zu steigern, hatte Frankreich im Senegal die Ankunft von Migranten forciert, aus dem Französisch-Sudan (heute Mali), Guinea, Gambia, Guinea-Bissau und Obervolta (heute Burkina Faso).
Bei der Unabhängigkeit im Jahr 1960 hat die Regierung von Senegal den Erdnüssen ihren Platz erhalten, unterstützt von Frankreich, das bis 1967 den Kauf eines Teils der Produktion im Auftrag von Präferenzabkommen garantierte.
© 2013 AFP

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