SENEGAL: KINDER ZUM BETTELN GEZWUNGEN, 7 KORANLEHRER VERURTEILT – Sénégal: 7 maîtres coraniques condamnés pour avoir fait mendier des enfants

Senegal: 7 Koran-Lehrer verurteilt, weil sie Kinder zum Betteln geschickt haben
Dakar (AFP) – 2010.09.08 16.44
Zum ersten Mal in Senegal wurden Koranlehrer verurteilt am Mittwoch zu einer Gefängnisstrafe auf Bewährung für Kinder zum Betteln zwingen, während die Regierung beschlossen hat, hart gegen Bettelei vorzugehen, unter Druck von ihren ausländischen Partnern.
“Dieser Spruch ist eine Premiere, und es wird zwangsläufig durchschlagende Auswirkungen haben”, kommentierte einer der Anwälte der Verteidigung, Herr Malick Fall, fünf Jahre nach der Verabschiedung eines Gesetzes zum Verbot der “Organisation der Bettelei anderer” .

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Sénégal: 7 maîtres coraniques condamnés pour avoir fait mendier des enfants
DAKAR (AFP) – 08.09.2010 16:44
Pour la première fois au Sénégal, des maîtres coraniques ont été condamnés mercredi à une peine de prison avec sursis pour avoir fait mendier des enfants, alors que le gouvernement a décidé de sévir contre la mendicité, sous la pression de ses partenaires étrangers.
“Cette condamnation est une première et elle aura forcément un effet retentissant”, a commenté l’un des avocats de la défense, Me Malick Fall, cinq ans après l’adoption d’une loi interdisant d'”organiser la mendicité d’autrui”.

Dakar, le 16 avril 2010 au Sénégal
Foto (c) AFP: Des enfants “talibés” mendient à la fenêtre d’un taxi, dans une rue de Dakar, le 16 avril 2010 au Sénégal
Kinder “talibes” Betteln am Fenster eines Taxis in einer Straße von Dakar, 16 April 2010 in Senegal

Les juges du tribunal des flagrants délits de Dakar n’ont pas suivi les réquisitions du procureur qui avait requis deux ans d’emprisonnement dont six mois ferme.
Les sept maîtres coraniques arrêtés -six Sénégalais et un Bissau-Guinéen- seront donc remis en liberté.
Ils écopent de six mois de prison assortis du sursis et d’une amende de 100.000 francs CFA (150 euros).
Mais leur condamnation constitue un sérieux avertissement à l’attention de ceux qui envoient mendier d’inombrables mineurs, parfois âgés de seulement 3, 4 ou 5 ans. Vêtus de loques, pieds nus, ils errent, une boîte vide à la main, pour glaner un peu de sucre, du riz, de la monnaie…
Il y a cinq mois, l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW), basée à New York, avait publié un rapport retentissant. Accusant le gouvernement sénégalais de rester “les bras croisés”, elle dénonçait la situation de “dizaines de milliers d?enfants astreints à la mendicité”, trop souvent “exploités et maltraités, soi-disant au nom de la religion”.
Puis, la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, avait interpellé le président Abdoulaye Wade, au cours d’une visite à Dakar, en disant: “il nous faut agir!”.
“Le Sénégal est sous la menace de ses partenaires (étrangers, ndlr) qui estiment que nous ne luttons pas de façon efficace contre la traite des personnes”, a admis le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, le 25 août, lorsqu’il a annoncé que la mendicité était désormais interdite sur la voie publique, l’aumône restant autorisée devant les lieux de culte.
C’est peu après que la police a interpellé des petits mendiants âgés de 6 à 16 ans qu’elle a interrogés. Et leurs témoignages ont conduit à l’arrestation des sept marabouts (maîtres coraniques).
Pour l’un de leurs avocats, Me Fall, le tribunal a pris “une excellente décision” en les condamnant à 6 mois de prison assortis du sursis.
La défense avait fait valoir que ces marabouts ne pouvaient pas être châtiés trop sévèrement alors que l’Etat avait toujours toléré cette pratique séculaire.
“Nous avons mis l’accent sur les carences de l’Etat qui laissait l’enseignement coranique fonctionner complètement en marge, sans aucune subvention, sans recensement et sans contrôle”, dit Me Fall.
A la sortie du tribunal, il n’y a eu ni troubles ni manifestation.
Interrogés par des journalistes, quelques hommes venus assister à l’audience ont cependant défendu les prévenus: “Ils n’avaient pas fauté. Ils enseignaient le Coran aux enfants et, en contrepartie, leurs élèves allaient mendier. Les écoles coraniques ne sont pas subventionnées et c’est tout le problème!”, affirmait Ahmed Diagne, entrepreneur de 41 ans.
Pour l’organisation HRW, “la condamnation de ces hommes représente un pas important vers la fin de l’exploitation d’enfants vulnérables sous couvert d’enseignement religieux”.
“La peine, cette fois, a été légère. Mais, à l’avenir, il faudrait cibler les pires exploiteurs d’enfants et les condamner sévèrement”, a commenté le chercheur de HRW, Matthew Wells, en souhaitant “que l’Etat réglemente le fonctionnement des écoles coraniques”.
© 2010 AFP

VIDEO: Sénégal : le crucial problème des enfants mendiants
le phénomène des enfants mendiants est une préoccupation majeure pour les autorités sénégalaises. Environ 8 000 enfants sont victimes d’exploitation économique sous le couvert d’une éducation religieuse.

LES TALIBéS DU SENEGAL ou le paroxysme de la… von Nassalim

Un enfant talibés dort dans la rue, le 16 avril 2010 à Dakar
Foto (c) AFP: Un enfant talibés dort dans la rue, le 16 avril 2010 à Dakar
Ein Kind “talibes” schläft auf der Straße, 16. April 2010 in Dakar

Senegal: 7 Koran-Lehrer verurteilt, weil sie Kinder zum Betteln geschickt haben
Dakar (AFP) – 2010.09.08 16.44
Zum ersten Mal in Senegal wurden Koranlehrer verurteilt am Mittwoch zu einer Gefängnisstrafe auf Bewährung für Kinder zum Betteln zwingen, während die Regierung beschlossen hat, hart gegen Bettelei vorzugehen, unter Druck von ihren ausländischen Partnern.
“Dieser Spruch ist eine Premiere, und es wird zwangsläufig durchschlagende Auswirkungen haben”, kommentierte einer der Anwälte der Verteidigung, Herr Malick Fall, fünf Jahre nach der Verabschiedung eines Gesetzes zum Verbot der “Organisation der Bettelei anderer” .
Die Richter des Gerichtshofes für eklatante Verstöße in Dakar nicht folgen dem Antrag der Staatsanwaltschaft auf zwei Jahre Freiheitsstrafe von sechs Monaten.
Die verhafteteten sechs senegalesischen Lehrer des Korans und einer aus Guinea-Bissau werden daher freigelassen werden.
Sie wurden zu sechs Monaten Gefängnis auf Bewährung verurteilt und einer Geldstrafe von 100.000 Francs CFA (150 Euro).
Doch nach allgemeiner Überzeugung ist es eine ernste Warnung an diejenigen, die unzählige Kinder, manchmal so jung, wie 3, 4 oder 5 Jahre zu senden betteln. In Lumpen gekleidet, barfuss, wandern sie, eine leere Schachtel in der Hand, um aufzulesen, ein wenig Zucker, Reis, Geld …
Vor fünf Monaten hatte die Hilfsorganisation Human Rights Watch (HRW), in New York eine massive Bericht veröffentlicht. Sie bezichtigt die Regierung des Senegal zu bleiben “Untätig”, denunzierte sie “mitverantwortlich” der Situation der “Zehntausende Kinder Betteln,” zu oft “ausgebeutet und missbraucht, angeblich im Namen der Religion.”
Dann die Generalgouverneurin von Kanada Michaelle Jean rief Präsident Abdoulaye Wade bei einem Besuch in Dakar, sagte: “Sie müssen handeln!”.
“Senegal ist unter Druck von seinen Partner, (Außen-, ED), die uns vorwerfen, nicht wirksamer gegen Menschenhandel zu arbeiten”, räumt der Ministerpräsident Souleymane Ndiaye 25. August ein, als er verkündete, Betteln war nun auf öffentlichen Straßen verboten, wenn auch für wohltätige Zwecke vor Kultstätten gestattet.
Kurz nachdem die Polizei verhaftete die kleinen Bettler im Alter von 6-16 Jahren hatte sie sie interviewt. Und ihr Zeugnis hat zur Festnahme von sieben Marabu (Koranlehrer) geführt.
Für einen ihrer Anwälte, Herr Fall, nahm das Gericht “eine gute Entscheidung” von verurteilte ihn zu sechs Monaten Haft ausgesetzt.
Die Verteidigung hatte argumentiert, dass die marabout könnten nicht allzu hart bestraft werden, weil der Staat hatte immer diese Praxis seit Jahrhunderten toleriert.
“Wir haben auf die Mängel des Staates gesetzt, der den Koran frei liess, völlig außen, ohne jede Subvention, ohne Kennzeichnung und ohne Kontrolle”, sagte Fall.
Beim Verlassen des Gerichts gab es keine Störungen oder Veranstaltung.
Auf Nachfragen von Journalisten, ein paar Männer, die an die Anhörung teilgenommen haben, jedoch verteidigten die Angeklagten: “Sie hatten nicht gesündigt. Sie lehrten den Koran für Kinder und im Gegenzug, Studenten würden betteln. Koranschulen nicht subventioniert werden und dies ist das Problem! “, sagte Ahmed Diagne, Unternehmer 41 Jahre.
Für HRW, “die Verurteilung dieser Menschen stellt einen wichtigen Schritt in Richtung auf das Ende der Ausbeutung von schutzbedürftigen Kindern unter dem Deckmantel der religiösen Unterweisung dar”.
“Die Bestrafung diesmal gering war. Aber in Zukunft sollten die schlimmsten Ausbeuter von Kindern streng bestraft werden”, sagte HRW-Forscher Matthew Wells und wünschte, “dass der Staat regelt das Funktionieren der islamischen Schulen”.
© 2010 AFP

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