SENEGAL, RISKANTE HAUSGEBURTEN: NGOs BILDEN HEBAMMEN AUS – Au Sénégal, des accouchements à domicile font le lit de "drames"

In Senegal werden Hausgeburten oft zu “Dramen”
Ndiaganiao (Senegal) (AFP) – 14/3/2014 09.42 – Von Malick Rokhy BA
“Sechs meiner sieben Kinder wurden zu Hause geboren”, sagt Diakhère Ndong , eine Mutter aus einer Stadt in der Region Thies (Westen), wo Hausgeburten ohne ärztliche Hilfe und oft tödlich, zu “Dramen” werden. “Für mein siebtes Kind hat die Krankenschwester mich interniert , als ich kam, um mich für Malaria behandeln zu lassen. Ich gebar zwei Stunden später”, sagt die zierliche 40 Jahre alte Frau, schon schwanger mit ihrem achten Kind, die in Ndiaganiao wohnt, das 39 Dörfer mit insgesamt rund 50.000 Einwohnern polarisiert.
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Au Sénégal, des accouchements à domicile font le lit de “drames”
NDIAGANIAO (Sénégal) (AFP) – 14.03.2014 09:42 – Par Malick Rokhy BA
“Six de mes sept enfants sont nés à la maison”, affirme Diakhère Ndong, une mère de famille d’une localité de la région de Thiès (ouest) où des accouchements à domicile et sans assistance médicale, souvent mortels, font le lit de “drames”. “Pour mon septième enfant, l’infirmier m’a internée quand je suis venue me soigner de paludisme. J’ai accouché deux heures après”, dit cette femme menue de 40 ans enceinte de son huitième enfant, vivant à Ndiaganiao qui polarise 39 villages totalisant quelque 50.000 habitants.

Une mère hospitalisée au centre de santé de Thies au Sénégal le 11 mars 2014
Mütter im Krankenhaus im Gesundheitszentrum von Thies im Senegal 11. März 2014
Une mère hospitalisée au centre de santé de Thies au Sénégal le 11 mars 2014
afp.com – Seyllou

Mme Ndong est assise sur une banquette avec d’autres femmes enceintes devant une maternité – une case au toit de zinc -, dans une vaste cour balayée par un vent frisquet.
“Quand je commence à ressentir des maux de ventre, c’est souvent la nuit. Je n’ai pas toujours une charrette ou un autre véhicule pour aller” dans une structure de santé, poursuit-elle.
– Faute de transport, on accouche à la maison –
Comme elle, de nombreuses femmes des zones rurales de cette région sont ainsi obligées, faute de moyens de déplacement notamment, d’accoucher à domicile, rapportent des sources sanitaires.
A Notto-Diobass, un village proche de Ndiaganiao, la structure de santé locale a enregistré en janvier “quinze” naissances, par quinze femmes dont “dix ont accouché à domicile”, indique la sage-femme Adja Oumou Anne.
“Les drames proviennent de ces accouchements à domicile. Il est arrivé que des femmes meurent d’hémorragie. C’est un drame que nous ne souhaitons plus revivre”, souligne Amadou Bèye, unique infirmier de Ndiaganiao, lors d’un forum sur la santé.
Ce forum s’est tenu en présence de responsables de l’Association pour la médecine et la recherche en Afrique (Amref), une ONG africaine de santé publique, et de la Fondation Sanofi Espoir, basée en France.
L’Amref et la Fondation Sanofi Espoir ont organisé cette semaine un voyage de presse au Sénégal dans le cadre de leur programme de lutte contre la mortalité maternelle et infantile en Afrique.
Selon l’infirmier Bèye, sur 263 accouchements en 2013 à Ndiaganiao, 61 l’ont été à la maison, soit près de 25%.
– 392 mères meurent pour 100.000 naissances –
Des femmes accouchent à domicile et se font ensuite examiner “mais d’autres ne viennent pas. Il y en a qui ne font pas de consultations prénatales et souffrent après d’hémorragies, d’anémies et d’infections”, dit-il.
Selon l’Amref et la Fondation Sanofi Espoir, citant des chiffres officiels, le taux de mortalité maternelle a été “réduit au cours des 20 dernières années” au Sénégal, un pays pauvre. Mais avec 392 pour 100.000 naissances vivantes, ce taux “demeure toujours élevé”.
Il est de 10 pour 100.000 en France.
Quant à la mortalité néonatale, elle a régressé de 35 à 26% entre 2005 et 2012, mais reste toujours élevée. Elle représente à elle seule 40% de la mortalité infantile.
“Des facteurs culturels expliquent les accouchements à domicile. Les belles-mères prennent presque toutes les décisions en milieu rural. Elles disent à leurs belles-filles qu’une brave femme accouche à la maison”, affirme M. Bèye.
Ami Sène, une habitant de Ndiaganiao, confirme: “Nos mamans nous encouragent à accoucher à domicile mais le coût élevé des frais médicaux explique que beaucoup de femmes ne vont pas” voir l’agent de santé.
Ce coût, accouchement et frais médicaux compris, varie entre 8.000 et 9.000 FCFA (entre 12 et 13,7 euros) dans le public. Il monte à 20.000 FCFA (30,4 euros) dans le dispensaire privé du village.
Pour le chef d’un village voisin de Ndiaganiao, un autre problème est lié aux “femmes qui cachent leur grossesse” et ne vont pas voir l’agent de santé. Selon des croyances populaires, annoncer sa grossesse peut faire perdre le bébé.
“Nous souffrons d’un déficit en structures de santé et les difficultés sont dues à la pauvreté. Les routes sont mauvaises et nous sommes dans une zone enclavée. Des villages n’ont aucune structure de santé”, résume Awa Diouf, une responsable locale d’organisations de femmes.
L’Amref et la Fondation Sanofi veulent dans leur programme en Afrique de l’Ouest – dont le Sénégal est un pays pilote – accroître le nombre de sages-femmes et “renforcer leurs capacités”.
© 2014 AFP

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Frauen warten mit ihren Kindern auf ihre ärztliche Untersuchung, Gesundheitszentrum in Ndiaganiao im Senegal
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afp.com – Seyllou

In Senegal werden Hausgeburten oft zu “Dramen”
Ndiaganiao (Senegal) (AFP) – 14/3/2014 09.42 – Von Malick Rokhy BA
“Sechs meiner sieben Kinder wurden zu Hause geboren”, sagt Diakhère Ndong , eine Mutter aus einer Stadt in der Region Thies (Westen), wo Hausgeburten ohne ärztliche Hilfe und oft tödlich, zu “Dramen” werden. “Für mein siebtes Kind hat die Krankenschwester mich interniert , als ich kam, um mich für Malaria behandeln zu lassen. Ich gebar zwei Stunden später”, sagt die zierliche 40 Jahre alte Frau, schon schwanger mit ihrem achten Kind, die in Ndiaganiao wohnt, das 39 Dörfer mit insgesamt rund 50.000 Einwohnern polarisiert.
Frau Ndong sitzt auf einer Bank mit anderen schwangeren Frauen in der Mutterschaftsklinik – eine Hütte mit Zinkdach -, in einem großen Innenhof, der von einem kalten Wind durchfegt wird.
“Wenn ich anfange, Magenschmerzen fühlen, ist es oft in der Nacht. Da habe ich noch keinen Wagen oder ein anderes Fahrzeug, um in eine Gesundheitseinrichtung zu gehen“, sagt sie.
– Aus Mangel an Transportmitteln, Geburt zu Hause –
Wie sie, sind viele Frauen in den ländlichen Gebieten der Region somit gezwungen , insbesondere wegen des Mangels an Transportmöglihkeiten, zu Hause zu gebären, sagen Gesundheitsquellen .
In Notto – Diobass , einem Dorf in der Nähe von Ndiaganiao , registrierte die lokale Gesundheitsstruktur im Januar “fünfzehn Geburten, davon zehn Hause”, sagte die Hebamme Adja Oumou Anne .
“Die Dramen kommen von diesen Hausgeburten. Es geschah, dass Frauen an Blutungen sterben. Dies ist eine Tragödie, die wir nicht mehr erleben wollen”, sagte Amadou Beye , einziger Krankenpfleger in Ndiaganiao , auf einem Forum über Gesundheit.
Dieses Forum wurde in Anwesenheit von Funktionären der Association of Medical Research in Africa ( AMREF ), einer afrikanischen NGO für öffentliche Gesundheit, und der Sanofi Espoir -Stiftung, mit Sitz in Frankreich, statt.
Die AMREF und die Sanofi Espoir Stiftung organisierten diese Woche eine Pressereise nach Senegal im Rahmen ihrer Programme zur Bekämpfung des Mütter- und Kindersterblichkeit in Afrika.
Laut dem Krankenpfleger Beye gab es 263 Geburten im Jahr 2013 in Ndiaganiao , davon 61 zu Hause, fast 25%.
– 392 Mütter sterben pro 100.000 Geburten –
Viele Frauen gebären zu Hause und werden dann untersucht, “aber andere kommen nicht. Es gibt diejenigen, die nicht zur vorgeburtlichen Untersuhung gehen und danach an Blutungen, Anämie und Infektionen leiden”, sagte er.
Nach AMREF und der Sanofi Espoir Stiftung, unter Berufung auf offizielle Zahlen , hat die Müttersterblichkeit sich “reduziert in den letzten 20 Jahren” im Senegal, einem armen Land . Aber mit 392 pro 100.000 Lebendgeburten “bleibt die Rate hoch. ”
Es sind 10 pro 100.000 in Frankreich.
Auch die neonatale Mortalität ist von 35 auf26 % zwischen 2005 und 2012 zurückgegangen , bleibt aber hoch. Sie allein ist für 40 % der Kindersterblichkeit verantwortlich.
“Auch kulturelle Faktoren erklären die Hausgeburten . Stiefmütter nehmen fast alle Entscheidungen an sich in ländlichen Gebieten. Sie erzählen ihren Stieftöchtern, dass eine mutige Frau zu Hause gebiert”, sagt Beye .
Ami Sene , eine Bewohner von Ndiaganiao, bestätigt: “Unsere Mütter ermutigen uns zur Hausgeburt, aber die hohen medizinischen Kosten erklären, dass viele Frauen nicht in Gesundheitszentren gehen” .
Diese Kosten , einschließlich Geburt und Medizinkosten, variieren zwischen 8.000 und 9.000 FCFA ( zwischen 12 und 13,7 Euro) in der Öffentlichen Versorgung. Es steigt auf 20.000 FCFA ( 30,4 € ) in der Privatklinik im Dorf.
Für den Chef eines Dorfes in der Nähe von Ndiaganiao gibt es ein weiteres Problem im Zusammenhang mit “Frauen, die ihre Schwangerschaft verbergen”. Nach dem lökalen Volksglauben , kann das Ankündigen der Schwangerschaft dazu führen, das Baby zu verlieren.
“Wir leiden unter einem Mangel an Gesundheitseinrichtungen und die Schwierigkeiten gibt es aufgrund von Armut. Straßen sind schlecht und wir sind in einem geschlossenen Bereich . Dörfer haben keine Gesundheitseinrichtung “, fasst Awa Diouf zusammen, Vertreterin von lokalen Frauenorganisationen .
Die AMREF und die Sanofi-Stiftung wollen in ihrem Programm Westafrika – Senegal ist Pilotland – die Zahl der Hebammen erhöhen und “ihre Fähigkeiten verstärken” .
© 2014 AFP

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