SENEGAL, WAHLEN: YOUSSOU N’DOUR PRÄSIDENTSCHAFTSKANDIDAT IM FEBRUAR – Sénégal: le chanteur Youssou Ndour se déclare candidat à la présidentielle

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=> NEW 28 jan 2012: SENEGAL, HARTER KAMPF 1 MONAT VOR WAHLEN. BEWEGUNG M23 WILL PRÄSIDENT WADE VERJAGEN – Sénégal: à un mois de la présidentielle, après de graves violences, l’opposition veut pousser Wade au départ + 2 specials: Kandidatenportraits Youssou Ndour + Backgroundvideos

1. Senegal: Sänger Youssou Ndour erklärt sich zum Präsidentschaftskandidaten
DAKAR (AFP) – 2012.01.03 09.44
youssou-grafikDer senegalesische Sänger Youssou Ndour, 52, gab am Montag bekannt, dass er ein Kandidat für die Präsidentschaftswahl im Februar werde, dies in einer Erklärung in Radio und Fernsehen Future Media (RFM und TFM), ein Sender seiner Mediengruppe. “Seit langer Zeit” viele Senegalesen “haben mit verschiedenen Mitteln, meine Kandidatur für das Präsidentenamt im Februar gefordert. Ich hörte sie und habe eine positive Antwort auf Ihre Anfrage. Ich bin (…) Kandidat “, sagte Ndour, auch Vorsitzender der 2010 gegründeten Bürgerinitiative “”Fekkee ma ci boolé”” (“Ich bin da, also gehöre ich dazu” in nationaler Sprache Wolof).

2. Die Senegalesen sind geteilter Meinung über die Kandidatur von Youssou N’Dour für das Präsidentenamt im Jahr 2012
Dakar (RFI) – 4. Januar 2012
Youssou N’Dours Kandidatur für die Präsidentschaftswahlen am 26. Februar wird von den Senegalesen unterschiedlich eingeschätzt. Die Meinungen gehen auseinander sowohl über das “Profil” des Sängers und Geschäftsmanns, als auch über seine Fähigkeiten, eine solche Stelle zu besetzen. Dennoch gibt diese Ankündigung plötzlich die Sicht frei auf eine Grundtendenz in Senegal: Verschiebung der Grenzen zwischen Zivilgesellschaft und politischer Klasse.
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1. Sénégal: le chanteur Youssou Ndour se déclare candidat à la présidentielle
DAKAR (AFP) – 03.01.2012 09:44
Le chanteur-vedette sénégalais Youssou Ndour, 52 ans, a annoncé lundi soir qu’il sera candidat à l’élection présidentielle de février, dans une déclaration sur la radio et la télévision Futurs Médias (RFM et TFM), appartenant à son groupe de presse. “Depuis très longtemps”, de nombreux Sénégalais “ont, par divers moyens, appelé ma candidature à la présidentielle de février prochain. J’ai écouté, j’ai entendu, je réponds favorablement à votre requête. (…) Je suis candidat”, a déclaré M. Ndour, également président d’un mouvement citoyen créé en 2010 et baptisé “Fekkee ma ci boolé” (“Je suis là, donc, j’en fais partie” en langue nationale wolof)……CONTINUER EN DESSOUS DE LA VIDEO ….

Deutsche Untertitel einschalten: “select language”

“C’est un devoir patriotique suprême, le meilleur des dons de soi. (…) Je suis l’alternative à l’Alternance”, a-t-il ajouté, “l’Alternance” désignant au Sénégal le régime du président Abdoulaye Wade, un libéral arrivé au pouvoir en 2000 après 40 ans de pouvoir socialiste.
“C’est vrai, je n’ai pas fait d’études supérieures, mais la présidence est une fonction et non un métier. J’ai fait preuve de compétence, d’engagement, de rigueur et d’efficience à maintes reprises. A l’école du monde, j’ai appris, j’ai beaucoup appris. Le voyage instruit autant que les livres.
Né en octobre 1959 dans le quartier populaire dakarois de la Médina dans une famille modeste, Youssou Ndour est aujourd’hui un des artistes sénégalais les plus connus au monde, auteur de plus de 20 albums et qui cumule les casquettes.
Il a créé à Dakar un studio et une société de production, une société de micro-crédit, anime une fondation caritative en plus d’être patron de presse: outre RFM et TFM, le groupe Futurs médias comprend un quotidien, autant de médias bénéficiant d’une large audience dans le pays, et souvent critiques envers le régime du président Abdoulaye Wade.
A la création de son mouvement citoyen, il avait indiqué avoir l’intention de soutenir publiquement, pour la première fois, un candidat à l’élection présidentielle de 2012. “Je vais beaucoup plus éveiller les consciences, faire des tournées pour aider à comprendre et pour dénoncer les tricheurs”, avait-il expliqué.
Dans sa déclaration lundi soir, il a promis de ne pas ménager ses efforts pour “faire du Sénégal un pays qui se fait tout seul, par la main et la force de ses enfants”, en déroulant son programme incluant des initiatives pour la paix dans la région troublée de la Casamance (sud), la bonne gouvernance, le développement de l’agriculture mais également des projets tournés vers le social, notamment la santé et l’éducation. “Ma vie est faite de 10% d’inspiration et 90% de transpiration”, a-t-il dit.
Avant M. Ndour, une vingtaine de personnalités, essentiellement de partis politiques et de la société civile, ont annoncé leur intention de briguer les suffrages ou ont été choisis comme candidats pour le scrutin, dont le chef de l’Etat sortant Abdoulaye Wade.
Le Conseil constitutionnel doit décider fin janvier de la validité des candidatures à la présidentielle qu’il aura reçues. Le premier tour du scrutin est prévu le 26 février.
Agé de 85 ans, le président Wade a été élu en 2000 et réélu en 2007 pour cinq ans, il se représente pour un nouveau mandat de sept ans après une modification de la Constitution rétablissant le septennat.
Sa candidature divise la classe politique au Sénégal, qui diverge sur l’interprétation de la Constitution: l’opposition estime que M. Wade a épuisé ses deux mandats légaux et doit céder le pouvoir, les partisans du président considèrent que le décompte des deux mandats légaux doit se faire à partir de 2007, sur la base de la Constitution de 2001.
© 2012 AFP

2. Les Sénégalais partagés sur la candidature de Youssou N’Dour à la présidentielle de 2012
Dakar (RFI) – 04 janvier 2012

La candidature de Youssou N’Dour à la présidentielle du 26 février est diversement appréciée par les Sénégalais, partagés, à la fois sur le «profil» du chanteur et homme d’affaires, et ses compétences pour occuper une telle fonction. Reste que cette annonce donne une visibilité soudaine à une tendance de fond au Sénégal : le déplacement des frontières entre société civile et classe politique. De plus en plus de personnalités non partisanes partent à la conquête des institutions publiques.
En proclamant qu’il est « l’alternative à l’alternance », bien qu’étant neuf en politique, Youssou N’Dour met une voix populaire sur une tendance de fond, silencieuse. Celle d’un renouvellement de la politique sénégalaise depuis l’extérieur du système des partis.
Les grands débats organisés lors des Assises nationales de 2008 et 2009 ont constitué un jalon important de cette évolution. Lors des élections locales de mars 2009, on a ensuite vu se forger des alliances nouvelles entre société civile et partis. Il y a eu également l’efflorescence de « mouvements citoyens » de 2010, puis la naissance en 2011 du M23, le cadre créé entre partis et organisations apolitiques après les manifestations contre la réforme de la Constitution.
Pour la présidentielle à venir, différents candidats « indépendants » veulent porter cette parole extérieure aux partis : Youssou N’Dour, le diplomate Ibrahima Fall ou l’universitaire Amsatou Sow Sidibé, mais aussi le journaliste Abdoulatif Coulibaly, jusqu’à ce qu’il annonce le retrait de sa candidature, ce mercredi 4 janvier.
« Les appareils politiques traditionnels ont largement perdu de leur capacité à faire rêver les gens au Sénégal, analyse le chercheur en science politique Alioune Badara Diop. Alors que dans le même temps, ils n’ont pas fait jouer la démocratie en interne ».
C’est donc hors de ces partis qu’une offre politique nouvelle s’est mise en place.
Réactions mitigées
Dans le camp de Wade, la candidature de la star sénégalaise ne fait « pas peur » comme l’exprime Elhadji Amadou Sall, porte-parole du candidat-président.
…
Le rappeur Thiat, l’un des porte-drapeaux du collectif «Y’en a marre» qui se veut un mouvement citoyen et apolitique, accueille plutôt favorablement l’annonce de la candidature de Youssou N’Dour. Depuis sa création l’an dernier, -avec à sa tête des rappeurs de la capitale sénégalaise-, il a rassemblé autour de lui beaucoup de déçus de la politique traditionnelle.
« Cette candidature prouve que les Sénégalais sont en train de retrouver le goût de la chose publique. » (Thiat)
© 2012 RFI

=> EN AUDIO; SUR DEUTSCHE WELLE WORLD (fr)

Fin du suspense au Sénégal
La star de la musique sénégalaise Youssou Ndour a annoncé sa candidature à la présidentielle de février prochain. Il se dit l’alternative à l’alternance qu’avait incarnée le président Abdoulaye Wade en 2000.
Président d’un mouvement citoyen créé en 2010 et baptisé “Fekkee ma ci boolé” qui veut dire “Je suis là, donc, j’en fais partie» en wolof, l’autodidacte Youssou Ndour compte pêcher là où la classe politique a échoué. Ecoutez ou téléchargez ci-dessous les réactions à cette candidature, recueillies par Kossivi Tiassou.
Edition : Fréjus Quenum

La pop star sénégalaise Youssou Ndour en concert le 2 mai 2010 à Dakar

La pop star sénégalaise Youssou Ndour en concert le 2 mai 2010 à Dakar
Foto (c) AFP: Senegalesischer Popstar Youssou Ndour, Konzert 2. Mai 2010 in Dakar

1. Senegal: Sänger Youssou Ndour erklärt sich zum Präsidentschaftskandidaten
DAKAR (AFP) – 2012.01.03 09.44
Der senegalesische Sänger Youssou Ndour, 52, gab am Montag bekannt, dass er ein Kandidat für die Präsidentschaftswahl im Februar werde, dies in einer Erklärung in Radio und Fernsehen Future Media (RFM und TFM), ein Sender seiner Mediengruppe. “Seit langer Zeit” viele Senegalesen “haben mit verschiedenen Mitteln, meine Kandidatur für das Präsidentenamt im Februar gefordert. Ich hörte sie und habe eine positive Antwort auf Ihre Anfrage. Ich bin (…) Kandidat “, sagte Ndour, auch Vorsitzender der 2010 gegründeten Bürgerinitiative “”Fekkee ma ci boolé”” (“Ich bin da, also gehöre ich dazu” in nationaler Sprache Wolof).
“Es ist eine oberste patriotische Pflicht, das beste zu geben. (…) Ich bin die Alternative zum ‘Wandel’ “, fügte er hinzu, “der Wandel” bezieht sich auf das Regime von Präsident Abdoulaye Senegal Wade, ein Liberaler, mit diesem Slogan an die Macht gekommen im Jahr 2000 nach 40 Jahren der sozialistischen Regierung.
“Ja, ich habe keinen Hochschul-Abschluss, aber die Präsidentschaft ist eine Funktion und kein Beruf. Ich habe Beweise von Kompetenz, Engagement, Disziplin und Effizienz viele Male. In der Schule in der Welt, wo ich lernte, habe ich viel gelernt. Reisen lehrt so viel wie Bücher.”
Geboren im Oktober 1959 im populären Stadtteil der Medina in Dakar in einer bescheidenen Familie, Youssou Ndour ist heute einer der bekanntesten senegalesischen Künstler in der Welt, Autor von mehr als 20 Alben mit vielen Preisen.
Er gründete ein Studio in Dakar und eine Produktionsfirma, sowie eine Mikro-Kredit-Gesellschaft und betreibt eine gemeinnützige Stiftung zusätzlich zu seiner Mediengruppe: neben RFM und TFM, schließt die Medien-Gruppe Future eine Tageszeitung ein und die Medien erreichen ein großes Publikum im Land, mit oft kritischen Berichten über das Regime von Präsident Abdoulaye Wade.
Bei der Gründung der Bürgerbewegung sagte er, er beabsichtige, erstmals öffentlich einen Kandidaten bei den Präsidentschaftswahlen von 2012 zu unterstützen. “Ich will viel mehr das Bewusstsein wecken, helfen zu verstehen und die Betrüger zu denunzieren”, erklärte er.
In seiner Erklärung Montag versprach er, keine Mühen zu scheuen “aus Senegal ein Land zu machen, das sich selbst schafft, mit der Kraft seiner Kinder”. In seinem Programm: Initiativen für den Frieden in der Krisenregion Casamance (Süden), gute Regierungsführung, Entwicklung der Landwirtschaft, aber auch sozial-orientierte Projekte, einschließlich Gesundheit und Bildung. “Mein Leben ist 10% Inspiration und 90% Transpiration”, sagte er.
Vor Mr. Ndour haben etwa zwanzig Personen, meist aus politischen Parteien und der Zivilgesellschaft, ihre Absicht zu kandidieren angekündigt oder sind als Kandidaten für die Wahl schon aufgestellt, wie der scheidende Staatschef Abdoulaye Wade.
Der Verfassungsrat muss über die Gültigkeit für die Nominierung der Präsidentschaftskandidaten Ende Januar entscheiden. Der erste Wahlgang ist am 26. Februar geplant.
Im Alter von 85 Jahren, Wade, im Jahr 2000 gewählt und wiedergewählt in 2007 für fünf Jahre, läuft für eine weitere Amtszeit von sieben Jahren nach einer Verfassungsänderung mit der Wiederherstellung der Sieben-Jahres-Mandate.
Seine Kandidatur teilte die politische Klasse in Senegal, die auf der Auslegung der Verfassung unterscheidet: die Opposition glaubt, dass Mr. Wade hat seine beiden juristischen Mandate erschöpft und hat die Macht abzutreten.
© 2012 AFP

2. Die Senegalesen sind geteilter Meinung über die Kandidatur von Youssou N’Dour für das Präsidentenamt im Jahr 2012
Dakar (RFI) – 4. Januar 2012

Youssou N’Dours Kandidatur für die Präsidentschaftswahlen am 26. Februar wird von den Senegalesen unterschiedlich eingeschätzt. Die Meinungen gehen auseinander sowohl über das “Profil” des Sängers und Geschäftsmanns, als auch über seine Fähigkeiten, eine solche Stelle zu besetzen. Dennoch gibt diese Ankündigung plötzlich die Sicht frei auf eine Grundtendenz in Senegal: Verschiebung der Grenzen zwischen Zivilgesellschaft und politischer Klasse. Mehr und mehr überparteiliche Personen machen sich auf, öffentliche Einrichtungen zu erobern.

Indem er sich als “die Alternative zur Abwechslung” bezeichnet (alternance ist die Bewegung des scheidenden Präsidenten Wade, Ed.), obwohl er neu in der Politik ist, erhebt Youssou N’Dour eine Stimme aus dem Volk über einem fast verborgenen Trend. Den einer Erneuerung der senegalesischen Politik von außerhalb des Parteien-Systems.

Die großen Debatten auf den nationalen Konferenzen 2008 und 2009 stellten einen Meilenstein in dieser Entwicklung dar. Bei den Kommunalwahlen vom März 2009 war dann zu sehen, dass sich neue Allianzen zwischen Parteien und der Zivilgesellschaft bildeten. Es gab dann die Blütezeit der “Bürgerbewegungen” von 2010 und die Geburt im Jahr 2011 der M23, ein von den Parteien und nicht-politischen Organisationen geschaffener Rahmen nach den Protesten gegen die Reform der Verfassung.

Für die bevorstehenden Präsidentschaftswahlen wollen verschiedene “unabhängige” Kandidaten dieses Wort von aussen den Parteien zutragen: Youssou N’Dour, der Diplomat Ibrahima Fall oder der Universitätsprofessor Amsatou Sow Sidibé, aber auch der Journalist Abdoulatif Coulibaly, bis er am 4. Januar den Rückzug seiner Kandidatur ankündigte.

“Die traditionellen politischen Apparate haben weitgehend ihre Fähigkeit verloren, Menschen in Senegal träumen zu lassen“, analysiert der Politologe Alioune Badara Diop. „Während sie gleichzeitig die Demokratie im Innern haben keine Rolle spielen lassen.”

Ausserhalb dieser Parteien hat sich also ein neues politisches Angebot etabliert.

Gemischte Reaktionen

Im Lager Wades macht die Kandidatur des senegalesischen Stars “keine Angst”, so drückt es Elhadji Amadou Sall, der Sprecher des Präsidentschaftskandidaten aus.
…
Der Rapper Thiat, einer der Flaggschiffe der Gruppe Y’en a marre, die sich als ausserparteiliche Bürgerbewegung versteht, begrüsst die Kandidatur Youssou N’Dours eher. Seit ihrer Gründung im letzten Jahr – an der Spitze stehen Rapper der senegalesischen Hauptstadt – hat er viele von der traditionellen Politik Enttäuschte um sich gesammelt. „Diese Kandidatur beweist, dass die Senegalesen gerade den Geschmack am Politischen wiederfinden.“ (Thiat)

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