SIERRA LEONE: DIAMANTENFELDERN GEHT ES SCHLECHT – En Sierra Leone, les zones diamantifères font grise mine

In Sierra Leone machen die Diamant-Felder graue Mine
Koidu (AFP) – 2012.06.15 24:01 – von Fran BLANDY
Diamanten haben seit langem die Wirtschaft von Sierra Leone beherrscht und heizten den Bürgerkrieg an, der das Land verwüstete. Ein Jahrzehnt nach dem Konflikt müssen die Diamant-Felder kämpfen, um aus der Verwertung dieses Kristalls zu profitieren. “Wir finden manchmal Diamanten, aber es ist sehr lang her, dass ich einen gesehen habe”, sagt Sembo Sesay, 27, ein Bergmann von der Stadt Koidu im Kono District (Ost) für seine Reserven an Gold und alluvialen (in Flüssen) Diamanten bekannt, die gehören zu den größten der Welt.
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En Sierra Leone, les zones diamantifères font grise mine
KOIDU (AFP) – 15.06.2012 12:01 – Par Fran BLANDY
Les diamants ont longtemps dominé l’économie de la Sierra Leone, et alimenté la guerre civile qui a ravagé le pays. Une décennie après le conflit, les zones diamantifères peinent à tirer profit de l’exploitation de ce cristal. “Nous trouvons des diamants parfois, mais ça fait très longtemps que je n’en ai pas vus”, confie Sembo Sesay, 27 ans, un mineur de la ville de Koidu, dans la région de Kono (est) réputée pour ses réserves d’or et de diamants alluviaux parmi les plus importantes au monde.

Des chercheurs de diamant à koidu, le 28 avril 2012 dans le district de Kono dans l'est du Sierra L
Diamantensucher in Koidu, Sierra Leone
Des chercheurs de diamant à koidu, le 28 avril 2012 dans le district de Kono dans l’est du Sierra Leone
Foto (c) AFP – by Issouf Sanogo

“Quand nous n’en voyons pas, cela nous inquiète vraiment, parce qu’il n’y a pas d’autre travail. Nous dépendons des diamants pour survivre”, ajoute-t-il.
Sembo Sesay fait partie des dizaines de chercheurs de diamant qui, dès l’aube, se rendent dans des carrières à Koidu et dans ses environs, armés de pelles, tamis et seaux. Pour 3.000 Leones (55 centimes d’euro) par jour, ils passent des heures à creuser, transporter de la terre sablonneuse, laver, trier, sans avoir l’assurance de tomber sur une pierre gemme.
Une situation très différente du passé. Selon des spécialistes, les exportations de diamant de la Sierra Leone ont atteint jusqu’à deux millions de carats par an dans les années 1960. Et le pays continuait à en produire pendant la guerre civile qui l’a ravagé de 1991 à début 2002: durant le conflit, qui a fait quelque 120.000 morts et des milliers de civils mutilés, ces pierres précieuses produites et commercialisées dans l’illégalité par des groupes armés servaient à acheter armes et munitions, d’où leur surnom de “diamants du sang”.
Le matériel de guerre venait du Liberia voisin, alors dirigé par Charles Taylor, chef rebelle puis président jusqu’à 2003.
Inculpé par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) et arrêté en mars 2006, Taylor a été reconnu coupable en avril dernier de crimes contre l’humanité et crimes de guerre pour avoir appuyé des rebelles sierra-léonais en échange de “diamants du sang”. Le 30 mai, il a été condamné à 50 ans de prison.
Dix ans après la fin de la guerre et sept ans après la levée de l’embargo sur l’exportation de diamant, les précieuses pierres sierra-léonaises arrivent chez des joailliers comme Tiffany (Etats-Unis).
“La pauvreté est visible”
Koidu demeure une importante zone d’exploitation diamantifère, comme en témoignent ses diverses boutiques de vente de diamant, détenues en majorité par des Libanais.
A côté des exploitations artisanales qui contribuent à apporter des revenus importants au pays depuis la découverte de diamant en Sierra Leone dans les années 1930, il existe des entreprises plus structurées, comme la compagnie minière locale Koidou Holdings.
Cette société appartenant à des Israéliens a investi 115 millions d’euros pour un nouveau complexe, comprenant un centre de traitement de kimberlite, roche réputée pour sa teneur en diamant, issue des deux mines qu’elle possède.
A Koidu, les mines se sont agrandies, la population a augmenté, des écoles et hôpitaux ont été construits, mais la ville reste pauvre, comme la majorité de ses habitants, surtout les chercheurs de diamant.
“Les habitants des zones diamantifères sont les plus démunis. La pauvreté est visible” et en termes de projets de développement communautaires, “il n’y a rien à montrer”, regrette Patrick Tongu, membre de l’ONG locale Mouvement pour la justice et le développement, évoquant des frustrations fortes au sein des populations.
Depuis 2010, une loi oblige les compagnies minières travaillant en Sierra Leone à reverser 1% de leurs bénéfices annuels à des projets de développement des communautés où elles opèrent. A Koidu, la première tranche de ces fonds est toujours attendue.
“Nous n’avons pas vraiment réussi à répondre aux attentes élevées des communautés”, reconnaît Alpha Kpetewama, économiste et un responsable de la chefferie de Tankoro, qui coiffe Koidu.
Toutefois, le bilan n’est pas complètement négatif, estime-t-il: “Si nous n’avions pas des groupes comme Koidu Holdings, les diamants resteraient sous terre. Or maintenant, nous pouvons en tirer profit. Il y a encore des problèmes qu’il faut résoudre, certes, mais en fin de compte, je pense que c’est un plus”.
Autre “bon côté” de l’activité diamantifère: la réconciliation des anciens ennemis, car dans les mines, se côtoient ex-combattants et ex-victimes. “Nous en sommes heureux, mais nous avons faim. (…) Nous survivons simplement”, lâche un ex-rebelle.
© 2012 AFP

Un homme passe devant une boutique de vente de diamant à Koidu, le 28 avril 2012Un chercheur de diamant montre une pierre trouvée à koidu, le 28 avril 2012 dans le district de Kono
Diamantengeschäft in Koidu, Sierra Leone
Diamantensucher zeigt Fundstück
Un homme passe devant une boutique de vente de diamant à Koidu, le 28 avril 2012
Un chercheur de diamant montre une pierre trouvée à koidu, le 28 avril 2012 dans le district de Kono dans l’est du Sierra Leone
Fotos (c) AFP – by Issouf Sanogo

In Sierra Leone machen die Diamant-Felder graue Mine
Koidu (AFP) – 2012.06.15 24:01 – von Fran BLANDY
Diamanten haben seit langem die Wirtschaft von Sierra Leone beherrscht, und heizten den Bürgerkrieg an, der das Land verwüstete. Ein Jahrzehnt nach dem Konflikt müssen die Diamant-Felder kämpfen, um aus der Verwertung dieses Kristalls zu profitieren. “Wir finden manchmal Diamanten, aber es ist sehr lang her, dass ich einen gesehen habe”, sagt Sembo Sesay, 27, ein Bergmann von der Stadt Koidu im Kono District (Ost) für seine Reserven an Gold und alluvialen (in Flüssen) Diamanten bekannt, die gehören zu den größten der Welt.
“Wenn wir keine sehen, das beunruhigt uns wirklich, denn es gibt keine andere Arbeit. Wir konzentrieren uns auf Diamanten, um zu überleben”, fügt er hinzu.
Sembo Sesay ist einer von Dutzenden von Diamantsuchern, die in der Morgendämmerung, mit Schaufeln, Eimern und Sieben bewaffnet, in die Steinbrüche in Koidu und Umgebung gehen. Für 3000 Leones (55 Cent) pro Tag verbringen sie Stunden, zu graben, den Transport von sandiger Erde, waschen, sortieren, ohne Gewissheit, einen Edelstein zu finden.
Eine ganz andere Situation aus der Vergangenheit: Experten zufolge haben Diamant-Exporte aus Sierra Leone bis zu zwei Millionen Karat pro Jahr in den 1960er Jahren erreicht. Und das Land produzierte weiter während des Bürgerkriegs Anfang 1991 bis 2002, der das Land verwüstete: während des Konflikts, der rund 120.000 Leichen und Krüppel hinterliess, wurden diese Edelsteine ​​illegal produziert und verkauft von bewaffneten Gruppen, um Waffen und Munition zu kaufen, daher ihr Spitzname von “Blutdiamanten”.
Zehn Jahre nach dem Ende des Krieges und sieben Jahre nach der Aufhebung des Embargos für die Ausfuhr von Diamanten, galangen Edelsteinen aus Sierra Leone bis zu Juwelieren wie Tiffany (USA).
“Armut ist sichtbar”
Koidu bleibt ein wichtiges Gebiet für Diamantenminen, wie von seinen verschiedenen Läden mit Diamanten, mehrheitlich in libanesischem Besitz, belegt ist.
Neben dem Beitrag des handwerklichen Bergbaus mit bedeutenden Einnahmen für das Land seit der Entdeckung von Diamanten in Sierra Leone in den 1930er Jahren gibt es heute auch mehr strukturierte Unternehmen, wie das lokale Bergbauunternehmen Koidou Holdings.
Das in israelischem Besitz befindliche Unternehmen hat 115 Millionen für einen neuen Komplex investiert, mit einer Zentraleinheit für Kimberlit Felsen, der für seinen Diamantengehalt bekannt ist, aus den beiden Minen, die es besitzt.
In Koidu wurden die Minen ausgebaut, die Bevölkerung wuchs, Schulen und Krankenhäuser wurden gebaut, aber die Stadt bleibt arm, wie die Mehrheit der Bewohner, vor allem die Diamantenschürfer.
“Die Menschen in den Diamantenfeldern sind Arme. Armut ist sichtbar” und im Hinblick auf soziale Projekte “gibt es nichts zu zeigen”, klagt Patrick Tongu, Mitglied der lokalen NGO Bewegung für Gerechtigkeit und Entwicklung, unter Berufung auf starke Frustration in der Bevölkerung.
Seit 2010 zwingt ein Gesetz Bergbauunternehmen, die in Sierra Leone arbeiten, 1% ihres Jahresgewinns für Entwicklungsprojekte zu spenden in Gemeinden, in denen sie tätig sind. In Koidu steht die erste Tranche dieser Mittel immer noch aus.
“Wir waren nicht wirklich in der Lage, den hohen Erwartungen der Bevölkerungen gerecht zu werden”, erkennt Kpetewama Alpha, Ökonom und Leiter des Häuptlingtums Tankoro, das Koidu einschliesst.
Doch die Bilanz ist nicht ganz negativ, glaubt er: “Wenn wir keine Gruppen wie Koidu Holdings haben, bleiben Diamanten unter der Erde, aber jetzt können wir davon profitieren. Probleme gibt es noch, das muss angegangen werden, natürlich, aber letztendlich denke ich, es ist ein Plus”.
Eine weitere “gute Seite” des Diamanten-Geschäfts: Versöhnung der ehemaligen Feinde, denn in den Minen arbeiten Ex-Kombattanten und Ex-Opfer. “Wir freuen uns, aber wir sind hungrig. (…) Wir haben gerade genug, um zu überleben”, sagt ein ehemaliger Rebell.
© 2012 AFP

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