SIMBABWE: DIE DIAMANTENMINEN in MARANGE BLEIBEN UNDURCHSICHTIG – Zimbabwe: la filière des diamants de Marange reste bien opaque

Simbabwe: Die Diamantenkette von Marange bleibt undurchsichtig
Mutare (Simbabwe) (AFP) – 22/03/2012 14.47 Uhr
Diamanten in Schuhen geschmuggelt, die offizielle Produktion absichtlich unterbewertet … Nach Meinung vieler Beobachter verschwinden Milliarden von Dollar an Edelsteinen aus ​​simbabwischen Minen, vor allem zugunsten der Partei von Präsident Robert Mugabe.
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Zimbabwe: la filière des diamants de Marange reste bien opaque
MUTARE (Zimbabwe) (AFP) – 22.03.2012 14:47
Diamants passés dans des chaussures, production officielle volontairement sous-évaluée… Selon de nombreux observateurs, des milliards de dollars de gemmes disparaissent des mines zimbabwéennes, le plus souvent au profit du parti du président Robert Mugabe.

Un garde surveille, le 14 décembre 2011, une mine de diamants dans la région de Marange, dans l'est
Foto (c) AFP: Wächter vor einer Diamantenmine in Marange, Simbabwe
Un garde surveille, le 14 décembre 2011, une mine de diamants dans la région de Marange, dans l’est du Zimbabwe.

Les pierres extraites des très riches gisements de Marange sont désormais admises dans le circuit officiel, après avoir reçu le feu vert en novembre du Processus de Kimberley, le régulateur mondial chargé de lutter contre la commercialisation des “diamants du sang”.
Ces mines situées dans l’est du pays avaient été envahies en 2008 par l’armée zimbabwéenne qui en a expulsé les milliers de prospecteurs, avant de forcer des civils à les remplacer. Selon des groupes de défense des droits de l’homme, près de 200 personnes ont été tuées et d’autres battues ou violées.
Le Zimbabwe, ruiné dans les années 2000, compte maintenant sur le produit de leur vente pour financer son redressement. L’Etat prévoit que les diamants lui rapporteront 600 millions de dollars cette année, 17% de son budget.
Mais la valeur des gemmes échappant au contrôle officiel se monteraient en milliards de dollars.
“Lorsque vous combinez ce que les entreprises prennent pour elles-mêmes, ce que les groupes publics alignés sur la Zanu-PF (parti du président Mugabe) prennent, et ce qui disparaît des comptes de la ZMDC (la compagnie publique), alors vous verrez que le chiffre peut être supérieur à 2 milliards de dollars par an”, a indiqué à l’AFP un proche du dossier, sous couvert d’anonymat par crainte pour sa sécurité.
“Ce qui arrive jusqu’au Trésor est une goutte dans l’océan”, ajoute-t-il.
“C’est très difficile à estimer car toute la filière des diamants est très opaque”, renchérit Melanie Chiponda du Chiadzwa Community Development Trust, une ONG engagée dans la défense des droits des populations locales. “Nous soupçonnons que les montants seraient de plusieurs milliards de dollars!”
Pendant la frénésie minière qui a précédé l’intervention de l’armée, il suffisait pour acheter une pierre de Marange de s’arrêter au bord des routes.
Taurai Maswere, un villageois déplacé de force qui se présente sous un faux nom, affirme ainsi avoir vendu un diamant de 12 carats (2,4 grammes) pour 18.000 dollars, tandis qu’un chef local donnait des vélos pour récompenser les enfants qui lui ramenaient des gemmes.
L’accès aux mines est désormais réglementé. Mais le marché noir n’a pas disparu.
“Chaque jour, des diamants sortent. (…) Il y en a juste moins qu’avant”, constate Taurai Maswere.
Un prospecteur a été vu en train de remettre des pierres cachées dans ses chaussures à des policiers en civil tandis que les acheteurs étrangers sont légion à Mutare, la principale ville de la région, à la frontière mozambicaine.
En août, Mutare a enterré en grande pompe Bothwell Hlahla, un magnat des diamants proche de la Zanu-PF, et le pedigree de l’assistance, qui incluait des trafiquants patentés, “a permis de montrer que le commerce illicite des diamants est tout simplement entré dans la clandestinité, mais qu’il se porte bien”, a ironisé une source proche du dossier.
Officiellement, l’accent est désormais mis sur la transparence. Mais “les abus sont encore très courants et nous recevons des rapports réguliers des équipes locales d’observateurs des droits de l’homme”, note Mme Chiponda.
Et de citer les violences des vigiles de la joint-venture sino-zimbabwéenne Anjin Investments, tandis qu’une société sud-africaine travaillant pour Mbada Diamonds “utilise toujours des chiens pour chasser les demandeurs d’emploi”.
“Rien que la semaine dernière, des demandeurs d’emploi ont reçu cinq coups de fouet chacun car il ne s’étaient pas dispersés assez vite quand on leur a dit qu’il n’y avait pas de travail”, soupire Mme Chiponda.
Des militants des droits de l’Homme relèvent qu’il faut une carte de membre de la Zanu-PF pour travailler dans les mines, et que des gardes privés sont recrutés dans l’ancienne police secrète.
“Ils sont recrutés dans la machine de la terreur de la ZANU-PF, et certaines histoires de torture à Marange rappellent des histoires de camps zimbabwéens où les gens sont torturés deux-trois jours avant de mourir”, ajoute une source locale, sous couvert de l’anonymat.
Le vice-ministre des mines Gift Chimanikire a assuré à l’AFP que tout était en ordre, ou sur le point de l’être.
“A mon sens, la plupart des problèmes ont été réglés. Je crois que Marange marche désormais à plein régime et nous prévoyons que la production va monter”, a-t-il déclaré.
Le Processus de Kimberley a autorisé la commercialisation de quatre des cinq mines de Marange, mais l’association de défense des droits de l’homme Global Witness, qui en a claqué la porte, a de nouveau tiré la sonnette d’alarme.
Les Etats-Unis ont également imposé des sanctions à deux entreprises, qui s’ajoutent à celles ciblant les sociétés liées à Mugabe, et le puissant Rapaport Group, réseau américain qui met l’accent sur l’éthique, a interdit toutes les gemmes de Marange.
© 2012 AFP

Des enfants jouent devant leur nouvelle maison, le 13 décembre 2011 au Zimbabwe, après que leurs par
Foto (c) AFP: Des enfants jouent devant leur nouvelle maison, le 13 décembre 2011 au Zimbabwe, après que leurs parents ont été expulsés de leur domicile dans la région diamantifère de Marange.
Kinder spielen vor ihrem neuen Haus, nachdem ihre Eltern aus der Diamantregion Marange gewaltsam vertrieben worden waren

Simbabwe: Die Diamantenkette von Marange bleibt undurchsichtig
Mutare (Simbabwe) (AFP) – 22/03/2012 14.47 Uhr
Diamanten in Schuhen geschmuggelt, die offizielle Produktion absichtlich unterbewertet … Nach Meinung vieler Beobachter verschwinden Milliarden von Dollar an Edelsteinen aus ​​simbabwischen Minen, vor allem zugunsten der Partei von Präsident Robert Mugabe.
Die aus den sehr reichen Vorkommen in Marange gewonnenen Steine sind nun in der amtlichen Notierung zugelassen, nach Erhalt der grünen Lichts des Kimberley-Prozesses, der globalen Regulierungsbehörde für den Kampf gegen die Kommerzialisierung von “Blutdiamanten”, im November.
Im Jahr 2008 wurden von der simbabwischen Armee Tausende von Goldsuchern aus dieser Mine im Osten vertrieben, bevor Zivilisten gezwungen wurden, sie zu ersetzen. Nach Aussagen von Gruppen für Menschenrechte wurden fast 200 Menschen getötet und andere geschlagen oder vergewaltigt.
Simbabwe, in den 2000er Jahren ruiniert, zählt jetzt auf den Erlös aus ihrem Verkauf, um seine ökonomische Sanierung zu finanzieren. Der Staat sieht vor, dass die Diamanten ihm 600.000.000 $ in diesem Jahr bringen, 17% seines Budgets.
Aber der Wert der Edelsteine ​​außerhalb der offiziellen Kontrolle soll sich auf Milliarden von Dollar belaufen.
“Wenn man Sie kombinieren, was die Unternehmen für sich selbst nehmen, was die öffentlichen Gruppen der ZANU-PF (Mugabes Partei) nehmen, was aus den Konten der ZMDC (Aktiengesellschaft) verschwindet, dann sehen Sie, dass die Zahl 2 Mrd. Dollar pro Jahr überschreiten kann”, sagte der AFP ein Vertrauter der Akte unter der Bedingung der Anonymität, aus Angst um seine Sicherheit.
“Was in das Finanzministerium gelangt, ist ein Tropfen auf den heißen Stein”, fügt er hinzu.
“Es ist sehr schwer abzuschätzen, weil die gesamte Kette der Diamanten sehr undurchsichtig ist”, ergänzt Melanie Chiponda vom Chiadzwa Community Development Trust, einer NGO für die Rechte der lokalen Bevölkerung. “Wir vermuten, dass es Beträge von mehreren Milliarden Dollar sind!”
Während der Bergbau-Raserei vor der Intervention der Armee voraus, es reichte, am Straßenrand anzuhalten, um einen Stein aus Marange zu kaufen.
Taurai Maswere, ein mit Gewalt verdrängter Dorfbewohner, der unter falschem Namen erscheint, sagt, er verkaufte einen Diamant von 12 Karat (2,4 Gramm) für 18.000 $. Ein lokaler Häuptling gab Kindern, die ihm Diamanten brachten, Fahrräder zur Belohnung.
Der Zugang zu den Minen wird nun geregelt. Doch der Schwarzmarkt ist nicht verschwunden. “Jeden Tag gehen Diamanten heraus. (…) Es sind nur weniger als zuvor”, sagt Taurai Maswere.
Ein Goldsucher wurde mit Diamanten ​​in seinen Schuhen von Polizisten in Zivil entdeckt, während ausländische Käufer Legion sind in Mutare, der wichtigsten Stadt der Region, die an Mosambik grenzt.
Im August hatte Mutare mit großem Pomp Hlahla Bothwell begraben, einen Diamant-Magnaten in der Nähe der ZANU-PF, und der Stammbaum des Publikums, das lizenzierte Händler einbezog”, zeigte, dass der illegale Handel mit Diamanten einfach in den Untergrund gegangen ist, aber gut läuft”, witzelte eine mit der Angelegenheit vertraute Quelle.
Offiziell liegt der Fokus nun auf Transparenz. Aber “Missbräuche sind immer noch sehr verbreitet und wir erhalten regelmäßig Berichte von den lokalen Teams von Beobachtern der Menschenrechte”, sagte Frau Chiponda.
Und sie zitiert die Gewalt des Joint-Venture zwischen China und Simbabwe, Anjin Investments, gegen Mahnwachen, während ein südafrikanisches Unternehmen, das für Mbada Diamonds arbeitet, “immer noch Hunde verwendet, um die Arbeitssuchenden zu verjagen”.
“Erst letzte Woche, haben Arbeitsuchende fünf Peitschenhiebe erhalten, weil sie nicht schnell genug weg waren, als sie erfuhren, dass es keine Arbeit gibt”, seufzt Frau Chiponda.
Aktivisten der Menschenrechte sagen, dass Sie eine Mitgliedskarte der ZANU-PF brauchen, um in den Bergwerken zu arbeiten, und dass private Wachleute aus der ehemaligen Geheimpolizei rekrutiert sind.
“Sie werden aus der Maschine des Terrors der ZANU-PF rekrutiert, und einige Geschichten von Folter in Marange erinnern an Geschichten von simbabwischen Lagern, in denen Menschen zwei bis drei Tage vor ihrem Tod gefoltert wurden”, sagt eine lokale Quelle, unter dem Deckmantel der Anonymität.
Der stellvertretende Minister für Bergbau Gift Chimanikire versicherte AFP, dass alles in Ordnung sei, oder fast.
“Meiner Meinung nach wurden die meisten Probleme gelöst. Ich denke, Marange arbeitet jetzt auf Hochtouren und wir erwarten, dass die Produktion steigen wird”, sagte er.
Der Kimberley-Prozess hat die Vermarktung von vier der fünf Minen von Marange genehmigt, aber die Menschenrechtegruppe Global Witness, die dort die Tür zuschlug, hat erneut Alarm geschlagen.
Die Vereinigten Staaten haben auch Sanktionen gegen zwei Unternehmen aufgelegt, zusätzlich zu denen gegen Mugabe-Firmen, und die mächtige Rapaport Group, US-Diamanten-Netzwerk, das sich auf Ethik konzentriert, verbot alle Edelsteine aus Marange.
© 2012 AFP

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