SIMBABWE: laut BBC, FOLTERLAGER IN DIAMANTENMINEN – Zimbabwe: des "camps de torture" dans les mines de diamants, selon la BBC

Zimbabwe: “Folterlager” in den Diamantenminen, laut BBC
JOHANNESBURG (AFP) – 2011.08.08 03.40
Simbabwes Militär und Polizei foltern Zivilisten in Gefangenenlagern in der Nähe der Diamant-reichen Lagerstätte Marange, um sie zu zwingen, beim Abbau von Edelsteinen zu arbeiten, so nach einer am Montag veröffentlichten Untersuchung der BBC.
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Zimbabwe: des “camps de torture” dans les mines de diamants, selon la BBC
JOHANNESBURG AFP – 08.08.2011 15:40
Militaires et policiers du Zimbabwe torturent des civils dans des camps de prisonniers, à proximité du riche gisement diamantifère de Marange, pour les contraindre à travailler à l’extraction des pierres précieuses, selon une enquête de la BBC rendue publique lundi.

Des hommes travaillent dans une mine de diamants en 2009
Foto (c) AFP: Männer arbeiten in einer Diamantenmine in 2009
Des hommes travaillent dans une mine de diamants en 2009

La radio-télévision britannique a recueilli plusieurs témoignages de personnes faisant état de viols et de violences physiques dans un lieu connu sous le nom de Zengeni, près de Marange, l’un des plus riches gisements du monde.
Dans cette région, selon le récit de la BBC, la police et l’armée enrôlent de force des civils pour les forcer à chercher des diamants.
Ceux qui se rebellent ou réclament une part des bénéfices sont emmenés dans les camps de torture.
Les témoins interrogés par la BBC décrivent un camp de prisonniers ceint de barbelés, surnommé “Diamond Base”, à quelques centaines de mètres de la mine principale de Mbada. Un autre camp existerait également dans la même région, près de Muchena.
Les récits sont terrifiants.
Tous les ex-prisonniers interrogés ont requis l’anonymat, mais l’un des hommes a raconté avoir reçu jusqu’à 40 coups de fouet le matin et autant le soir. Ce témoin, selon la BBC, a pratiquement perdu l’usage d’un bras et marche avec difficulté, séquelles des passages à tabac subis dans le camp.
Plusieurs ex-prisonniers ont raconté avoir été détenus plusieurs jours dans ce camp, puis remplacés par d’autres. Des femmes y seraient également détenues, et relâchées après avoir été violées.
“Ils m’ont frappé sous la plante des pieds avec des branches, et ils m’ont frappé les chevilles avec des pierres”, dit un homme. “Ils menottent les prisonniers, et lâchent des chiens sur eux.”
Un homme, une première fois interné dans le camp de Muchena en 2008, y a de nouveau été jeté en 2010: “Rien n’avait vraiment changé entre 2008 et 2010… beaucoup de gens étaient frappés, ou mordus par les chiens”.
Un tortionnaire, qui affirme avoir travaillé dans le camp en 2008, confirme que les chiens étaient dressés à mordre les prisonniers. Selon lui, une femme a été mordue à la poitrine. “Je ne pense pas qu’elle ait survécu”, dit-il.
“Si quelqu’un meurt ici, les soldats n’en parlent pas, ils ne veulent pas qu’on sache”, affirme sous couvert de l’anonymat un officier de l’armée zimbabwéenne.
Le gouvernement du Zimbabwe n’a pas répondu aux questions de la BBC, et aucun porte-parole n’avait pu être joint par l’AFP lundi après-midi.
Les mines de Marange avaient été envahies par l’armée zimbabwéenne en 2008. Les soldats avaient alors violemment expulsé les milliers de prospecteurs qui occupaient les lieux, avant de forcer des civils à faire le travail.
Quelque 200 personnes y avaient été tuées, et le processus de Kimberley, le régulateur mondial, avait interdit le négoce des diamants de cette région.
Les autorités zimbabwéennes ont à plusieurs reprises affirmé que la situation était redevenue normale, et l’Union européenne est favorable à une reprise des exportations de diamants de la région.
Confrontée à l’enquête de la BBC, l’UE a réaffirmé lundi n’avoir aucune preuve de l’existence de ces “camps de torture”.
“Nous avons vu des informations d’organisations non gouvernementales sur des supposés camps de torture, il y a même quelques années de cela, mais nous n’avons jamais reçu de preuves solides de l’existence réelle des camps”, a affirmé le porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.
“Si ces allégations étaient avérées, ce serait un sujet extrêmement préoccupant et nous aimerions en avoir les preuves”, a précisé Michael Mann.
Selon lui, l’UE reste partisane d’une reprise des ventes: “Nous suggérons d’autoriser les exportations de la région de Marange qui soient conformes au processus de Kimberley”, a souligné le porte-parole.
© 2011 AFP

Zimbabwe: “Folterlager” in den Diamantenminen, laut BBC
JOHANNESBURG (AFP) – 2011.08.08 03.40
Simbabwes Militär und Polizei foltern Zivilisten in Gefangenenlagern, in der Nähe der diamant-reichen Lagerstätte Marange, um sie zu zwingen, beim Abbau von Edelsteinen zu arbeiten, so nach einer am Montag veröffentlichten Untersuchung der BBC.
Die British Broadcasting sammelte einige Zeugnisse von Menschen mit Berichten über Vergewaltigung und körperliche Gewalt an einem Ort wie Zengen, in der Nähe von Marange, als eine der reichsten Lagerstätten der Welt bekannt.
In dieser Region, nach dem Bericht der BBC, die Polizei und die Armee zwingen Zivilisten gewaltsam, nach Diamanten zu suchen.
Diejenigen, die rebellieren oder fordern einen Anteil an den Gewinnen, werden in Folterlager gesteckt.
Die Zeugen von der BBC interviewt beschreiben ein Gefangenenlager von Stacheldraht umzäunt, als “Diamond Base” bekannt, ein paar hundert Meter von der HauptMine Mbada. Ein weiteres Lager soll auch in der gleichen Gegend, in der Nähe von Muchena, existieren.
Die Geschichten sind erschreckend.
Alle ehemaligen Häftlinge wurden interviewt unter der Bedingung der Anonymität. Einer der Männer hat gesagt, er erhielt 40 Peitschenhiebe in den Morgen und den ganzen Abend. Dieser Zeuge, so die BBC, hat fast die Verwendung von einem Arm verloren und geht schwer – das Erbe von Schlägen im Lager.
Mehrere ehemalige Häftlinge haben beschrieben, dass sie für mehrere Tage im Lager gehalten und durch andere ersetzt wurden. Frauen würden ebenfalls festgenommen und wieder freigelassen, nachdem sie vergewaltigt worden sind.
“Sie schlugen mir auf den Fußsohlen mit Zweigen, und die Knöchel mit Steinen”, sagte ein Mann. “Sie haben Gefangenen mit Handschellen gefesselt, und entfesseln die Hunde auf sie.”
Ein Mann war einmal interniert im Lager Muchena im Jahr 2008 ist im Jahr 2010 wieder eingesperrt worden: “Nichts war wirklich zwischen 2008 und 2010 verändert … viele Leute wurden geschlagen oder von Hunden gebissen .”
Ein Folterknecht, der in dem Lager im Jahr 2008 gearbeitet zu haben behauptet, bestätigt, dass die Hunde ausgebildet wurden, um Gefangene zu beißen. Er sagte, dass eine Frau in die Brust gebissen wurde. “Ich glaube nicht, dass sie es überlebt hat”, sagte er.
“Wenn jemand stirbt hier, die Soldaten reden nicht, sie wollen nicht, dass die Leute es wissen”, sagte unter der Bedingung der Anonymität ein simbabwischer Armee-Offizier.
Die simbabwische Regierung hat nicht auf die Fragen der BBC reagierte und kein Sprecher konnte von AFP am Montag Nachmittag kontaktiert werden.
Die Marange Minen wurden durch die simbabwische Armee im Jahre 2008 erobert. Die Soldaten hatten gewaltsam Tausende von Goldsuchern, die die Räumlichkeiten besetzten, vertrieben, bevor sie Zivilisten zwangen, um den Job zu tun.
Etwa 200 Menschen wurden getötet, und der Kimberley-Prozess, der globale Regulator, verbot den Handel mit Diamanten in dieser Region.
Die simbabwischen Behörden haben wiederholt gesagt, die Situation habe sich wieder normalisiert, und die Europäische Union befürwortete eine Wiederaufnahme der Diamant-Exporte aus der Region.
Konfrontiert mit der Untersuchung durch die BBC, bekräftigte die EU Montag, sie habe keinen Beweis für die Existenz dieser “Folterlager”.
“Wir haben Informationen von NGOs über angebliche Folterlager gesehen, schon vor ein paar Jahren, aber wir haben nie erhalten kein gesicherter Beweis für die tatsächliche Existenz der Lager”, sagte der Sprecher der Spitze der europäischen Diplomatie Catherine Ashton. “Wenn diese Vorwürfe bestätigt werden, wäre es äußerst besorgniserregend und wir möchten die Beweise haben”, sagte Michael Mann.
Er sagte, die EU ist für Wiederaufnahme der Verkäufe: “Wir schlagen vor, dass die Exporte aus der Region Marange, die mit dem Kimberley-Prozess gestattet sind, stattfinden”, sagte der Sprecher.
© 2011 AFP

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