SIMBABWE WAHLERGEBNIS: RESIGNIERTE RUHE NACH K.O.-NIEDERLAGE DER OPPOSITION – Elections au Zimbabwe: le parti de Tsvangirai dépose un recours

Une femme vote lors de l'élection présidentielle, le 31 juillet 2013 à HarareMorgan Tsvangirai, le 3 août 2013 à Harare
Eine Frau stimmt bei der Präsidentschaftswahl am 31. Juli 2013 in Harare
Une femme vote lors de l’élection présidentielle, le 31 juillet 2013 à Harare — Morgan Tsvangirai, le 3 août 2013 à Harare
fotos: afp.com – by Alexander Joe

1. Mugabe vor klarem Wahlsieg – Tsvangirai erkennt Ergebnis nicht an
2. August 2013, 20:26 http://derstandard.at/r652/Afrika
Opposition spricht von Wahlfarce – Afrikanische Union spricht von fairer und friedlicher Wahl – UN fordern Untersuchung
Harare – Simbabwes Langzeitpräsident Robert Mugabe und seine Partei Zanu-PF können voraussichtlich fünf weitere Jahre regieren. Die Zanu-PF habe den bisher ausgezählten Stimmen zufolge schon 137 von 210 Sitzen im Parlament sicher, die MDC von Ministerpräsident Morgan Tsvangirai nur 48 Mandate, verlautete am Freitagabend aus der nationalen Wahlkommission ZEC in Harare. Bürgerrechtsgruppen und die MDC kritisierten massive Unregelmäßigkeiten.

2. Zimbabwe: resignierte Ruhe nach der Wahlschlappe der Opposition
Harare (AFP) – 03.08.2013 11.47 Uhr – von Susan Njanji
Zimbabwe erwartete Samstag in einer resignierten Ruhe das endgültige Ergebnis der Wahlen, in denen Premierminister Tsvangirai und seine Partei von Präsident Mugabe zerhackstückt wurden.
3. Zimbabwe: Mugabe gegenüber Vorwürfen eines Wahlen-Hold-up
Harare (AFP) – 04.08.2013 10.55 Uhr
Simbabwes Präsident Robert Mugabe konfrontierte Sonntag nach seiner Wiederwahl in der ersten Runde der Präsidentschaftswahlen mit 61% der Stimmen westliche Kritik und Vorwürfe eines Wahlen-Hold-ups seitens des wichtigsten Oppositionsführers Morgan Tsvangirai.
4. Opposition in Simbabwe legt Beschwerde gegen Wahlergebnis ein
9. August 2013, 20:40 http://derstandard.at/r652/Afrika
MDC wirft Präsident Mugabe Manipulation vor
5. Mugabe fordert seine Gegner zum Selbstmord auf
12. August 2013, 18:52 http://derstandard.at/r652/Afrika
Simbabwe: Erster Auftritt des Präsidenten nach Wiederwahl – Oppositionsboykott
Harare – Der wiedergewählte Langzeit-Herrscher von Simbabwe griff in seiner ersten Rede nach dem Urnengang am Montag auf drastische Worte zurück, um seine Kritiker zu verurteilen. “All jene, die die Wahlen verloren haben, können Selbstmord begehen, wenn sie es so wollen. Selbst wenn sie sterben, werden die Hunde nicht ihr Fleisch fressen”, sagte Robert Mugabe mit Blick auf seinen Rivalen Morgan Tsvangirai von der Oppositionspartei MDC.

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1 sur 5: Zimbabwe: vers une victoire par KO de Mugabe
Harare (AFP) – 02.08.2013 20:51
Le président zimbabwéen Robert Mugabe, au pouvoir depuis 33 ans, se préparait à une victoire électorale écrasante sur son rival Morgan Tsvangirai avec l’aval vendredi des observateurs africains, malgré de sérieux doutes sur l’honnêteté du scrutin.

Scène de marché à Seke, au Sud d'Harare, au Zimbabwe, le 2 août 2013
Markt-Szene in Seke, südlich von Harare, Zimbabwe, 2. August 2013
Scène de marché à Seke, au Sud d’Harare, au Zimbabwe, le 2 août 2013
afp.com – Alexander Joe

Le résultat officiel de la présidentielle n’est théoriquement pas attendu avant lundi. Mais les premiers chiffres des législatives donnent au parti de M. Mugabe, plus vieux chef d’Etat africain, un score presque soviétique dès le premier tour.
Son propre camp a affirmé que “le président devrait avoir de 70 à 75%” des voix et un haut responsable de la Zanu-PF, membre du bureau politique, a indiqué à l’AFP avoir obtenu “la super majorité et déjà dépassé les deux tiers” à l’Assemblée.
Selon les derniers résultats officiels portant sur 186 sièges, la Zanu-PF n’était pas loin du compte avec 137 sièges sur 210 à l’Assemblée où le MDC de Morgan Tsvangirai était auparavant majoritaire. Une majorité des deux tiers permet à M. Mugabe de modifier la Constitution, un texte relativement libéral adopté en mars.
Privé de victoire en 2008 par la violence des partisans de M. Mugabe, M. Tsvangirai n’est cependant pas prêt de s’incliner après un vote qualifié d'”énorme farce”.
Organisé à la va-vite, le scrutin a vu notamment de nombreux électeurs absents des registres ou inscrits ailleurs que dans leur bureau habituel, notamment dans les villes. Les listes n’ont été publiées que la veille du vote, rendant impossible une vérification ou des recours.
Mince marge de maneuvre
Vendredi, le MDC de M. Tsvangirai a annoncé qu’il “rejetait ces élections et ses conséquences, ce qui inclut le gouvernement qui en résultera”, renvoyant poliment la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) à ses contradictions.
“Nous avons examiné la déclaration de la mission des observateurs de la SADC nous suppliant d’accepter les résultats de l’élection. Nous rejetons cet appel pour la raison que même la SADC n’a pas réussi à entériner l’élection comme honnête”, a expliqué un porte-parole du MDC.
Le parti doit préciser sa stratégie au cours d’une conférence de presse samedi, la SADC continuant à jouer les monsieurs bons office.
“La SADC m’a envoyé en éclaireur féliciter le président et lui souhaiter bonne chance alors qu’il se prépare à prêter serment”, a déclaré M. Membe, le chef de la mission de la SADC qui va aussi “rencontrer le Premier ministre pour lui parler” et le convaincre de “faire une concession et de concéder la défaite”.
La SADC est l’organisation régionale qui a piloté la médiation de 2008 pour éviter une guerre civile, imposant M. Tsvangirai comme Premier ministre et exigeant au passage une démocratisation des médias et de l’armée qui ne s’est pas matérialisée.
En l’absence d’observateurs occidentaux, elle a la lourde responsabilité de défendre la démocratie, même si de nombreux diplomates reconnaissent que les options sont limitées.
“Nous disons que cette élection a été libre, très libre même”, a déclaré M. Membé. “Nous n’avons pas dit qu’elle était honnête, simplement parce la question de l’honnêteté est vaste et nous ne voulions tirer aucune conclusion à ce stade”.
Moins nuancé, son homologue de l’Union africaine, l’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, a salué une élection dans l’ensemble “libre, honnête et crédible”.
“Mesures populistes assez radicales”
“A long terme, la région paiera probablement le prix pour avoir acquiescé à ce type d’oppression à laquelle nous assistons au Zimbabwe depuis trop longtemps”, a commenté Jakkie Cilliers, directeur de l’Institut des études de sécurité (ISS) de Pretoria.
Le Zimbabwe se remet à peine d’une décennie de récession marquée par une inflation galopante et le départ à l’étranger de plusieurs millions de personnes.
Une victoire de M. Mugabe n’est pas faite pour les investisseurs. “C’est le retour à une volatilité extrême”, a estimé Iraj Abedian, PDG de Pan African Investments à Johannesburg. “Nous pouvons nous attendre à des mesures populistes assez radicales, qui auront des conséquences énormes.”
Après les terres agricoles et les mines, les banques et les sociétés financières pourraient, selon lui, être les prochaines cibles d’un nouveau gouvernement Mugabe cherchant à étendre son programme d'”indigénisation” visant à redistribuer les actifs à des Zimbabwéens noirs.
“Ce serait provoquer le chaos, mais la Zanu-PF et Mugabe semblent aimer ça.”
En 2008, Morgan Tsvangirai était arrivé en tête du premier tour de la présidentielle, mais des partisans de M. Mugabe s’étaient déchaînés sur leurs adversaires, causant la mort d’environ 200 morts.
M. Tsvangirai s’était retiré entre les deux tours pour éviter un bain de sang généralisé. Il s’était ensuite associé au président à la demande des pays voisins, devenant un Premier ministre salué pour son esprit de paix mais décevant par sa relative impuissance.
© 2013 AFP

2. Zimbabwe: calme résigné après la déroute électorale de l’opposition
Harare (AFP) – 03.08.2013 11:47 – Par Susan NJANJI
Le Zimbabwe attendait samedi dans un calme résigné le résultat définitif des législatives où le Premier ministre Tsvangirai et son parti se sont fait écraser par le président Mugabe.
A Harare, les rues de la capitale étaient calmes tandis que la commission électorale (ZEC) devait divulguer à 14h30 (12h30 GMT) le résultat complet des législatives tenues mercredi en même temps que la présidentielle.
Les chiffres officiels devraient confirmer “la raclée” infligée au MDC de Morgan Tsvangirai, selon le terme du quotidien pro-présidentiel The Herald, qui publiait samedi une carte de la marée verte ayant submergé le pays, la couleur de la Zanu-PF du président Robert Mugabe qui, à 89 ans, dirige le Zimbabwe depuis trente-trois ans.
M. Tsvangirai, majoritaire depuis 2008 à l’Assemblée nationale, a quasiment tout perdu, même dans les grandes villes de Bulawayo et Harare où il était soutenu, la presse sud-africaine parlant d’un “coup d’Etat par les urnes”.
Sur 210 sièges parlementaires, 186 ont déjà été proclamés et la mesure du triomphe présidentiel est totale, avec 137 élus, tout près de la super-majorité des deux-tiers visée.
Laminé à l’Assemblée et très probablement battu dès le premier tour de la présidentielle -dont le résultat n’est pas attendu avant lundi-, le parti de M. Tsvangirai joue désormais sa survie après avoir incarné depuis la fin des années 1990 l’espoir d’une alternance démocratique et piloté un début de redressement économique ces quatre dernières années.
“L’émotion est très vive, les tensions élevées dans tout le pays”, a confié un porte-parole du MDC Nelson Chamisa, avant le début d’une réunion de crise des instances dirigeantes, suivie d’une conférence de presse en fin de journée.
M. Tsvangirai ayant fait le choix de ne pas boycotter les élections qu’il savait organisées à la va-vite sous la pression du camp présidentiel, il fait face maintenant à un dilemne.
“On ne peut pas dire aux gens d’être calmes et on ne peut pas leur dire de manifester à moins de savoir sur quoi ça va déboucher”, confiait sous couvert de l’anonymat un haut responsable MDC.
“Accepter le résultat”
Les observateurs ne s’attendent de toute façon pas à des protestations de masse, la peur des tabassages policiers se conjugant à une érosion de la base électorale du MDC.
Tout au plus, les Zimbabwéens qui le peuvent continueront de voter avec leurs pieds et à fuir une économie délabrée, notamment en Afrique du Sud, estiment des analystes, tels Jakkie Cilliers de l’Institut des études de sécurité (ISS, Pretoria) ou l’historien David Moore.
M. Tsvangirai aura en outre du mal à réunir rapidement assez de preuves irréfutables des irrégularités dénoncées pour convaincre les observateurs africains, notamment ceux de la communauté d’Afrique australe (SADC), de revoir leur appréciation et de faire marche arrière.
Certes, les listes électorales ont été publiées moins de 24 heures avant l’ouverture des bureaux de vote, ne permettant aucune vérification sérieuse, et a fortiori, aucun recours.
Certes, les défenseurs des droits de l’homme ont souligné par avance le climat de liberté politique retreinte dans lequel le vote allait se dérouler.
Mais, malgré les doutes sur l’honnêteté du scrutin, l’ensemble de la communauté internationale, y compris l’ONU, presse désormais pour que M. Tsvangirai s’incline et donne la priorité à l’absence apparente de violence.
L’organisation du marché commun de l’Afrique de l’Est et australe (Comesa), qui disposait d’observateurs, parallèlement à la SADC et à l’Union africaine, a abondé dans le même sens samedi.
“Ce que nous ne voulons pas, c’est de voir le pays plonger en arrière et revivre un 2008”, a déclaré à la presse Bethuel Kiplagat, chef de mission de la Comesa.
“Je ne vais pas dire à untel ou untel d’accepter la défaite. Je dis d’accepter le résultat venant de la population. Notre mission demande à toutes les parties d’utiliser les canaux légaux pour résoudre les litiges pouvant survenir concernant le résultat de ces élections”, a-t-il ajouté.
En 2008, après plusieurs années déjà marquées par l’expropriation violente des grands planteurs blancs, le Zimbabwe avait connu des journées de terreur et frôlé la guerre civile quand les partisans de M. Mugabe, distancé au premier tour de la présidentielle, s’étaient déchaînés.
M. Tsvangirai avait jeté l’éponge après la mort d’environ 200 supporters, laissant M. Mugabe gagner seul en lice, en échange de la formation d’un gouvernement d’union nationale, de la promesse de réformes, largement restées lettre morte, et d’une nouvelle Constitution que la Zanu-PF est en position de réécrire si elle obtient bien les deux-tiers des sièges du parlement.
© 2013 AFP

3. Zimbabwe: Mugabe face aux accusations de hold-up électoral
Harare (AFP) – 04.08.2013 10:55
Le président zimbabwéen Robert Mugabe faisait face dimanche aux critiques occidentales et aux accusations de hold-up électoral de son principal opposant Morgan Tsvangirai, après sa réélection au premier tour de la présidentielle avec 61% des voix.
M. Tsvangirai et son parti le MDC, échaudés par les violences de 2008, ont renoncé à appeler à des manifestations et choisi la voie légale pour contester le résultat des élections générales qui se sont tenues mercredi dans le calme mais sur la base de listes électorales manipulées, selon eux.
Agé de 89 ans et au pouvoir depuis l’indépendance en 1980, M. Mugabe a été proclamé vainqueur avec plus de 2,1 millions et 61% des voix.
Il pourra compter sur 150 élus à l’Assemblée, contre 49 au MDC et un sans étiquette. Un raz-de-marée qui lui assure la majorité des deux-tiers des sièges, suffisante pour modifier la Constitution.
Avec 34% des suffrages, M. Tsvangirai, 61 ans, est largement battu, selon les chiffres de la commission électorale (ZEC), dont l’un des neuf membres a démissionné avant la proclamation, dénonçant le manque d’intégrité du processus.
Persona non grata en Occident depuis plus de dix ans, M. Mugabe pourrait, malgré l’absence apparente de violences, échouer à mettre fin à son isolement diplomatique.
“Cette élection frauduleuse et volée plonge le Zimbabwe dans une crise constitutionnelle, politique et économique”, a attaqué M. Tsvangirai, réclamant l’organisation d’un nouveau vote.
M. Tsvangirai avait fait le choix de ne pas boycotter les élections qu’il savait organisées à la va-vite sous la pression du camp présidentiel. Il a maintenant jusqu’à mercredi pour réunir les preuves de fraudes et étayer son recours devant la cour constitutionnelle.
Il n’a exprimé aucun regret, et défendu également son choix de participer à l’exercice du pouvoir depuis 2009 comme Premier ministre au sein d’un gouvernement d’union nationale.
“Sérieux doutes” et “irrégularités”
“Notre participation a sauvé le pays. Les écoles étaient fermées, les hôpitaux aussi. On utilisait un dollar zimbabwéen qui ne valait plus rien. Il n’y avait plus rien à acheter dans les magasins et tout le monde était désespéré”, a-t-il défendu, tout en annonçant que le temps de la cohabitation était fini.
En 2008, il était en position de gagner la présidentielle avant que le déferlement de violence du camp présidentiel et la mort d’environ 200 partisants ne l’oblige à renoncer, laissant M. Mugabe gagner, seul en lice au second tour.
La communauté de développement d’Afrique australe (SADC) était intervenue comme médiateur, continuant à jouer un rôle pivot dans la préparation et la surveillance des élections.
La mission d’observateur de la SADC a jugé samedi le scrutin “très libre” à défaut d’être “honnête” et appelé M. Tsvangirai à reconnaître sa défaite.
Dimanche, le président sud-africain Jacob Zuma, pivot de la SADC, a salué un vote “réussi”, “expression de la volonté populaire” et chaudement félicité son homologue zimbabwéen.
Espace de liberté et refuge pour de nombreux opposants africains, l’Afrique du Sud est paradoxalement accusée de fermer les yeux sur le manque de démocratie chez ses voisins.
“Les Etats-Unis ne pensent pas que les résultats annoncés (…) représentent l’expression crédible de la volonté du peuple zimbabwéen”, a au contraire réagi la diplomatie américaine.
La Grande-Bretagne, l’ancienne puissance coloniale, a émis de “sérieux doutes” et l’Union européenne a pointé “des irrégularités présumées”, “la participation incomplète, ainsi que des faiblesses identifiées dans le processus électoral et le manque de transparence”.
Aucun observateur occidental n’avait été autorisé sur le terrain.
Samedi soir, la télévision publique zimbabwéenne a célébré en images la victoire de la Zanu-PF, contrastant avec la tranquillité des rues de la capitale dont la plupart des habitants semblaient étrangers à toute effervescence électorale malgré les files d’attente observées mercredi pour voter.
Quelques poignées de supporters présidentiels se sont réjouis, comme Allan Shumba, un mécanicien de 25 ans, rencontré dans un bar et “super content”: “Mon souhait est que M. Mugabe répare les routes, crée des emplois, que les industries réouvrent et que les ordures soient nettoyés”.
Le nouveau gouvernement issu des urnes pourrait s’installer 48 heures après la décision de la cour constitutionnelle.
Il pourrait vouloir accélérer ses efforts controversés pour décoloniser l’économie et en restituer le contrôle à des Zimbabwéens noirs, pour ne pas dire proches du pouvoir, dans le sillage de l’expropriation des planteurs blancs ou de la redistribution des droits miniers.
© 2013 AFP

4. Elections au Zimbabwe: le parti de Tsvangirai dépose un recours
Harare (AFP) – 09.08.2013 21:26
Le MDC, le parti du Premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai a déposé vendredi un recours contre le résultat des élections du 31 juillet, qui ont vu la réélection du président Robert Mugabe, et dont il a jugé le déroulement frauduleux.
“Le Mouvement pour le changement démocratique a déposé son recours”, a déclaré Douglas Mwonzora, le porte-parole du parti de M. Tsvangirai, à des journalistes devant la Cour constitutionnelle à Harare où ses avocats venaient de remettre leur dossier.
“La prière que nous adressons, c’est que cette élection soit déclarée nulle et non avenue (…), et aussi qu’une nouvelle élection soit organisée dans les 60 jours”, a-t-il ajouté.
“Nous allons présenter de bonnes preuves, de notre point de vue. Certaines seront des preuves orales”, a-t-il noté.
L’affaire doit être entendue mercredi.
“La personne jugée n’est pas le Mouvement pour le changement démocratique. La personne jugée est M. Mugabe et son gouvernement. C’est aussi la Commission électorale du Zimbabwe et, j’ose le dire, le système judiciaire du Zimbabwe”, a accusé M. Mwonzora.
La Commission électorale du Zimbabwe a déclaré Robert Mugabe vainqueur de la présidentielle avec 61% des voix contre 34% à Morgan Tsvangirai, tandis que le parti du président a remporté plus des deux tiers des sièges à l’Assemblée nationale.
Morgan Tsvangirai a estimé que ces élections étaient “une énorme farce” et a exigé une vérification par la justice des listes électorales, des bulletins de vote et des certificats d’inscription des électeurs.
Les listes électorales n’ont été rendues publiques qu’à la veille du scrutin, ce qui a rendu impossible toute vérification ou tout recours.
Or, le MDC a des preuves de doubles ou triples inscriptions sur les registres, selon Douglas Mwonzora, qui exige que soient publiés les résultats des élections circonscription par circonscription.
De nombreux électeurs n’ont pas pu voter faute de trouver leur nom sur les registres, d’autres ne se sont pas rendus dans le bon bureau de vote, d’autres encore n’avaient pas les documents d’identité requis.
Le Zimbabwe Election Support Network, un organisme indépendant de contrôle du scrutin, a par exemple évoqué “un effort systématique pour priver un million de personnes de leur droit de vote”. Il estime que plus de 750.000 électeurs étaient absents des listes électorales dans les villes, bastions de M. Tsvangirai.
Selon la Cour électorale, près de 305.000 personnes ont été empêchées de voter. Près de 3,5 millions de personnes ont accompli leur devoir électoral sur environ 6,4 millions d’électeurs inscrits.
Dans les documents judiciaires consultés par l’AFP, le MDC affirme également qu’une société israélienne a été payée 10,5 millions de dollars pour manipuler les listes électorales.
“Ce qui est plus inquiétant, c’est l’implication d’une entreprise israélienne, Nikuv Projects International, dans la constitution, la gestion et la manipulation des listes électorales”, écrit le parti de Morgan Tsvangirai.
Tandis que l’Union africaine a adoubé le scrutin, les observateurs de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) se sont surtout réjouis de ce qu’il ait été libre et se soit déroulé sans violences. Ils ne sont toutefois pas allés jusqu’à le qualifier d'”honnête”, mais n’ont pas estimé qu’il y avait suffisamment d’éléments à charge pour une annulation.
Les pays occidentaux, qui n’avaient pas pu envoyer d’observateurs, ont crié à la fraude, ainsi que le Botswana, seul pays africain à donner de la voix.
© 2013 AFP

5. Zimbabwe: Mugabe dit à ses opposants d'”aller se faire pendre”
Harare (AFP) – 12.08.2013 15:21
Le président zimbabwéen Robert Mugabe a conseillé lundi à ceux qui contestent devant la justice sa large victoire aux élections du 31 juillet d'”aller se faire pendre”, dans son premier discours depuis sa réélection.
“Ceux qui sont choqués par la défaite peuvent aller se faire pendre s’ils le souhaitent. Nous ne reviendrons jamais sur notre victoire”, a lancé le chef de l’Etat, âgé de 89 ans, au pouvoir depuis l’indépendance en 1980 et reconduit pour cinq ans, après un scrutin entaché de fraudes massives selon l’opposition et des observateurs locaux.
Son adversaire malheureux, le Premier ministre Morgan Tsvangirai, a déposé vendredi un recours devant les tribunaux pour tenter de faire invalider le scrutin, estimant que les listes électorales avaient été manipulées pour favoriser la victoire du président sortant.
M. Mugabe a été réélu au premier tour avec 61% des voix, contre 34% à M. Tsvangirai.
“Tout ce que je vois”, a déclaré lundi M. Tsvangirai dans un communiqué, “c’est une nation endeuillée par l’audace de si peu de gens qui ont pu voler à tant d’autres”.
“Les voleurs ont laissé un grand nombre de preuves sur les lieux du crime, comme nous allons le démontrer dans la pétition populaire que nous avons déposée la semaine dernière”, a ajouté le leader de l’opposition.
“Nous leur livrons la démocratie sur un plateau”, a rétorqué Mugabe.
“C’est à prendre ou à laisser, mais le peuple a fait un acte démocratique”, a dit le président à l’occasion de la fête célébrant les héros de la lutte pour l’indépendance.
Les pays occidentaux, qui n’avaient pas pu envoyer d’observateurs, ont crié à la fraude, ainsi que le Botswana, seul pays africain à donner de la voix.
© 2013 AFP

Des enfants jouent au football à Mbare, une banlieue très peuplée au sud de Harare, le 3 août 2013Des femmes se rendent dans un marché de Seke, au sud de Harare, le 2 août 2013
Kinder spielen Fußball in Mbare, einem dicht besiedelten Vorort südlich von Harare, 3. August 2013
Frauen gehen zu einem Markt in Seke, südlich von Harare am 2. August 2013
Des enfants jouent au football à Mbare, une banlieue très peuplée au sud de Harare, le 3 août 2013
Des femmes se rendent dans un marché de Seke, au sud de Harare, le 2 août 2013
afp.com – Alaxander Joe

1. Mugabe vor klarem Wahlsieg – Tsvangirai erkennt Ergebnis nicht an
2. August 2013, 20:26 http://derstandard.at/r652/Afrika
Opposition spricht von Wahlfarce – Afrikanische Union spricht von fairer und friedlicher Wahl – UN fordern Untersuchung
Harare – Simbabwes Langzeitpräsident Robert Mugabe und seine Partei Zanu-PF können voraussichtlich fünf weitere Jahre regieren. Die Zanu-PF habe den bisher ausgezählten Stimmen zufolge schon 137 von 210 Sitzen im Parlament sicher, die MDC von Ministerpräsident Morgan Tsvangirai nur 48 Mandate, verlautete am Freitagabend aus der nationalen Wahlkommission ZEC in Harare. Bürgerrechtsgruppen und die MDC kritisierten massive Unregelmäßigkeiten.
Die Zanu-PF zeigte sich vom Sieg des 89-jährigen Mugabe überzeugt, der seit 1980 das Land mit eiserner Hand beherrscht. Mugabe und die Partei stünden vor einem großen Wahlsieg, meinte Parteisprecher Rugare Gumbo. Es könne sogar zu einer Zwei-Drittel-Mehrheit im Parlament reichen.
Opposition spricht von Wahlfarce
Tsvangirai und die MDC sprachen von einer Wahlfarce und von Wahlbetrug. Sie wollen entgegen der Empfehlung der offiziellen Wahlbeobachter-Delegation der Südafrikanischen Entwicklungsgemeinschaft SADC die Wahl nicht anerkennen.
Die SADC-Delegation habe die Partei inständig gebeten, das Wahlergebnis zu akzeptieren, um Unruhen zu vermeiden, sagte MDC-Sprecher Douglas Mwonzora nach einem Treffen der Parteispitze. Die Partei werde das aber nicht tun, weil laut Mwonzora selbst die SADC die Wahlen zwar als frei und friedlich, nicht aber als fair bezeichnet habe. “Die Wahlen sind eindeutig gestohlen worden”, sagte er der Nachrichtenagentur dpa. Die Partei erwäge nun Demonstrationen und Massenaktionen.
AU: Wahl war friedlich und fair
Der Delegationsleiter der Beobachtergruppe der Afrikanischen Union (AU), Olusegun Obasanjo, nannte dagegen Wahlkampf und Abstimmung fair und friedlich. Es habe zwar einige Zwischenfälle gegeben, sagte der frühere nigerianische Präsident. Aber die 69 AU-Wahlbeobachter glaubten nicht, dass die Vorfälle den Wahlausgang insgesamt beeinflusst hätten. Besorgt äußerte sich die AU-Delegation allerdings über die Zurückweisung mancher Wähler in den Wahllokalen sowie die hohe Zahl von produzierten Wahlscheinen, die mit 8,7 Millionen deutlich größer gewesen sei als die Zahl der 6,4 Millionen Wahlberechtigten.
Da nur Wahlbeobachter aus Afrika und Staaten wie China, Russland, Kuba oder dem Iran zugelassen waren, kommt den Beurteilungen von SADC und AU große Bedeutung zu. Die Vereinten Nationen und die Europäische Union, die auf Betreiben Mugabes keine Beobachter schicken durften, hatten betont, sie vertrauten den afrikanischen Experten. Insgesamt hatte die SADC 562 Beobachter in Simbabwe.
UN fordern Untersuchung
UN-Generalsekretär Ban Ki-moon hat eine Untersuchung der Berichte über Unregelmäßigkeiten bei den Wahlen in Simbabwe gefordert. “Diese Bedenken sollten transparent und gerecht geprüft werden”, sagte Ban am Freitag in New York. “Das Wichtigste ist, dass der Wille der Menschen in Simbabwe respektiert wird.”
Er habe die Wahlen genauestens verfolgt und sei froh, dass sie weitgehend friedlich abgelaufen seien, sagte Ban weiter. Alle Beteiligten in dem Land im Süden Afrikas müssten nun sicherstellen, dass es auch während der Stimmenauszählung friedlich bleibe.
Endergebnisse am Montag erwartet
Die vorläufigen amtlichen Endergebnisse der Parlaments- und Präsidentschaftswahlen vom Mittwoch werden erst am Montag erwartet. Sollte keiner der fünf Präsidentschaftskandidaten eine absolute Mehrheit erzielen, gibt es am 11. September eine Stichwahl.
Die MDC beschuldigt Mugabes Partei des Betrugs. Die Abstimmung sei deshalb “null und nichtig”, meinte Tsvangirai. Die Zanu-PF habe die Wahlen systematisch und koordiniert manipuliert, betonte MDC-Sprecher Douglas Mwonzora. Auch Bürgerrechtler kritisierten die Wahl. In manchen städtischen Bezirken habe es große Probleme bei Wählerregistrierung und Abstimmung gegeben, so das “Simbabwe-Netzwerk zur Unterstützung der Wahl” (ZESN). Bis zu eine Million Bürger hätten ihr Wahlrecht nicht wahrnehmen können. Das Netzwerk, eine Dachorganisation verschiedener Bürgerrechtsgruppen, hatte 7000 Wahlbeobachter im ganzen Land.
Wahlen in Simbabwe waren oft geprägt von politischer Gewalt, Menschenrechtsverletzungen und Manipulationen. Bei der letzten Abstimmung 2008 fielen mehr als 200 Menschen politisch motivierter Gewalt zum Opfer. (APA, 2.8.2013)

2. (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG)
Zimbabwe: resignierte Ruhe nach der Wahlschlappe der Opposition
Harare (AFP) – 03.08.2013 11.47 Uhr – von Susan Njanji
Zimbabwe erwartete Samstag in einer resignierten Ruhe das endgültige Ergebnis der Wahlen, in denen Premierminister Tsvangirai und seine Partei von Präsident Mugabe zerhackstückt wurden.
In der Hauptstadt Harare waren die Straßen ruhig, als die Wahlkommission (ZEC) um 14:30 Uhr (00.30 Uhr GMT) das vollständige Ergebnis der Parlamentswahlen, die Mittwoch zur gleichen Zeit wie die Präsidentschaftswahlen stattfanden, offenbaren sollte.
Die offiziellen Zahlen werden voraussichtlich die der MDC von Morgan Tsvangirai zugefügte „Ohrfeige“ bestätigen, ein Begriff der pro-präsidentiellen Zeitung The Herald, die am Samstag eine mit grüner Farbe überflutete Landkarte veröffentlichte, der Farbe der ZANU-PF Präsident Robert Mugabe.
Tsvangirai, mit Mehrheit seit 2008 in der Nationalversammlung, hat fast alles verloren, auch in den großen Städten von Bulawayo und Harare, wo er seine Hochburgen hatte – die südafrikanische Presse spriht von einem “Putsch per Wahlurne” .
Von 210 Parlamentssitzen sind zur Stunde 186 bereits verteilt und das Ausmaß des Präsidentschafts-Triumphes ist komplett; mit 137 Abgeordneten steht er in der Nähe der Super-Mehrheit von zwei Dritteln in der kommenden Periode.
Im Parlament demontiert und wahrscheinlich in der ersten Runde der Präsidentschaftswahlen -deren Ergebnis nicht vor Montag erwartet wird- geschlagen, spielt die Partei von Herrn Tsvangirai nun ihr Überleben, nachdem sie seit den späten 1990er Jahren fleischgewordene Hoffnung war für einen demokratischen Wandel und eine erste wirtschaftliche Erholung in den vergangenen vier Jahren eingeleitet hatte.
“Die Emotion ist sehr stark, die Spannungen sind hoh im Land”, sagte der MDC-Sprecher Nelson Chamisa vor einer Krisensitzung der Leitungsgremien, gefolgt von einer Pressekonferenz am Ende des Tages.
Tsvangirai hatte entschieden, die Wahlen nicht zu boykottieren, die er unter dem Druck des Präsidentschaftslagers hastig organisiert wusste, und er steht nun vor einem Dilemma.
“Man kann den Leuten nicht sagen, ruhig zu sein, und man kann ihnen nicht sagen, zu demonstrieren, ohne zu wissen, wohin das führt”, vertraute unter der Bedingung der Anonymität ein leitender Funktionär der MDC.
“Das Ergebnis akzeptieren”
Beobachter erwarten ohnehin keine Massenproteste, die Angst vor der Polizeiprügelei führt zu einer Erosion der Wählerbasis des MDC.
Allenfalls werden alle Simbabwer die es können, weiterhin mit den Füßen abstimmen und eine verfallene Wirtschaft fliehen, insbesondere nach Südafrika, sagen Analysten wie Jakkie Cilliers des Instituts für Sicherheitsstudien (ISS, Pretoria) oder der Historiker David Moore.
Tsvangirai wird auch sehr kämpfen müssen, um schnell genug überzeugende Beweise für Unregelmäßigkeiten zu sammeln, um die afrikanischen Beobachter, insbesondere die des südlichen Afrika (SADC), davon zu überzeugen, ihre Position zu überdenken und den Rükwärtsgang einzulegen.
Siherlich wurden die Wahllisten weniger als 24 Stunden vor der Eröffnung der Wahllokale veröffentlicht, ohne eine ernsthafte Überprüfung und erst recht ohne Einspruchsmöglichkeit.
Sicherlich betonten Menschenrechteorganisationen im Voraus das Klima der eingeengten politischen Freiheit, in dem die Abstimmung stattfinden würde.
Aber trotz der Zweifel an der Integrität der Stimmen macht die gesamte internationale Gemeinschaft, einschließlich der UN, nun Druck auf Tsvangirai, dass er sich beuge, und gibt Vorrang auf die sihtbare Abwesenheit von Gewalt.
Die Organisation des gemeinsamen Marktes für Ostafrika und im südlichen Afrika (COMESA), die Beobachter bei den Wahlen hatte, parallel zu der SADC und der Afrikanischen Union, ging in die gleiche Richtung am Samstag.
“Was wir nicht wollen, ist das Land 2008 wiedererleben zu sehen”, sagt Bethuel Kiplagat, Leiter der Mission des Comesa.
“Ich werde nicht dem oder jenem sagen, die Niederlage zu akzeptieren. Ich bitte, das Ergebnis aus der Bevölkerung zu akzeptieren. Unsere Mission ruft alle Parteien auf, legale Kanäle zu verwenden, um die Beilegung von Streitigkeiten in Bezug auf das Ergebnis zu beschließen”, fügte er hinzu.
Im Jahr 2008, nach mehreren Jahren durch gewaltsame Enteignung der weißen Farmer markiert, hatte Simbabwe Tage des Terrors erfahren und kam nah an den Bürgerkrieg, als Unterstützer von Mugabe, der in der ersten Runde der Präsidentschaftswahlen geschlagen worden war, Gewalt entfesselten.
Tsvangirai hatte das Handtuch nach dem Tod von etwa 200 seiner Unterstützer geworfen, so dass Mugabe als einziger Kandidat gewinnen konnte, im Austausch für die Bildung einer Regierung der nationalen Einheit, für die Verheißung von Reform, – dann weitgehend unbeachtet-, und einer neuen Verfassung. Nun wird die ZANU-PF in der Lage sein, diese nochmal neu zu schreiben, wenn sie zwei Drittel der Sitze im Parlament bekommt.
© 2013 AFP

3. Zimbabwe: Mugabe gegenüber Vorwürfen eines Wahlen-Hold-up
Harare (AFP) – 04.08.2013 10.55 Uhr
Simbabwes Präsident Robert Mugabe konfrontierte Sonntag nach seiner Wiederwahl in der ersten Runde der Präsidentschaftswahlen mit 61% der Stimmen westliche Kritik und Vorwürfe eines Wahlen-Hold-ups seitens des wichtigsten Oppositionsführers Morgan Tsvangirai.
Tsvangirai und seine Partei, die MDC, die von Gewalt im Jahr 2008 betroffen war, verzichtete auf Aufrufe für Demonstrationen und wählte den legalen Weg, um das Ergebnis der allgemeinen Wahlen am Mittwoch anzufechten, welche laut MDC ruhig verliefen, aber auf der Grundlage von manipulierten Wählerverzeichnissen.
Im Alter von 89 und an der Macht seit der Unabhängigkeit im Jahr 1980, wurde Mugabe zum Sieger erklärt mit mehr als 2,1 Millionen bzw 61% der Stimmen.
Er kann auf 150 Abgeordnete gegenüber 49 von MDC und listenlosen zählen. Eine Flutwelle, die ihm eine Mehrheit von zwei Dritteln der Sitze gewährleistet, genug, um die Verfassung zu ändern.
Mit 34% der Stimmen ist Herr Tsvangirai, 61, weitgehend besiegt, nach Angaben der Wahlkommission (ZEC), aus der eines der neun Mitglieder zurückgetreten war vor der Proklamation wegen, ihm zufolge, Mangel an Integrität des Wahlprozesses.
Persona non grata im Westen seit mehr als zehn Jahren, könnte Mugabe trotz der offensichtlichen Abwesenheit von Gewalt, seine diplomatische Isolation nicht beenden können.
“Diese betrügerische und gestohlene Wahl stürzt Simbabwe in eine konstitutionelle, politische und wirtschaftliche Krise”, attackiert Tsvangirai und fordert die Organisation einer neuen Wahl.
Tsvangirai hatte gegen Wahlboykott entschieden. Er hat jetzt bis Mittwoch, Beweise zu sammeln für Betrug und zur Unterstützung seiner Klage beim Verfassungsgerichtshof.
Er äußerte kein Bedauern, und verteidigte auch seine Machtbeteiligung seit 2009 als Premierminister in einer Regierung der nationalen Einheit.
“Ernsthafte Zweifel” und “Unregelmäßigkeiten”
“Unsere Teilnahme (an der Regierung 2009) hat das Land gerettet. Schulen waren geschlossen, Krankenhäuser zu. Der Simbabwe-Dollar war nichts wert. Es gab nichts zu kaufen in den Läden, und alle waren verzweifelt,” hat er sih verteidigt, sagt aber, dass die Zeit des Zusammenlebens nun vorbei sei.

Die Beobachtermission der SADC sprach am Samstag von “sehr freien, wenn auh nicht ehrlichen” Wahlen und rief Herrn Tsvangirai auf, sich geschlagen zu geben.
Sonntag begrüßte der südafrikanische Präsident Jacob Zuma die Wahl als “erfolgreich”, “Ausdruck des Volkswillens” und gratulierte seinem simbabwischen Amtskollegen.
Raum der Freiheit und Zuflucht für viele afrikanische Oppositionelle, wird Südafrika paradoxerweise die Duldung des Mangels an Demokratie in den Nachbarländern vorgeworfen.
“Die Vereinigten Staaten denken nicht, dass die bekannt gegebenen Ergebnisse (…) glaubwürdig den Ausdruck des Willens des simbabwischen Volkes repräsentieren”, antwortete gegenteilig die amerikanische Diplomatie.
Großbritannien, die ehemalige Kolonialmacht, äußerte “ernste Zweifel” und die Europäische Union wies hin auf “angebliche Unregelmäßigkeiten”, ” unvollständige Partizipation und festgestellte Schwachstellen im Wahlprozess und die fehlende Transparenz “.
Kein westlicher Beobachter war erlaubt worden.

Die neue gewählte Regierung könnte 48 Stunden nach der Entscheidung des Verfassungsgerichts an die Arbeit gehen.
Sie könnte sie umstrittenen Bemühungen reaktivieren, die Wirtschaft zu dekolonialisieren und die Kontrolle in die Hände schwarzer Simbabwer, um nicht zu sagen Freunde der Macht, zu legen, im Zuge der Enteignung der weißen Farmer oder Umverteilung der Schürfrechte.
© 2013 AFP

4. Opposition in Simbabwe legt Beschwerde gegen Wahlergebnis ein
9. August 2013, 20:40 http://derstandard.at/r652/Afrika
MDC wirft Präsident Mugabe Manipulation vor
Harare – Anwälte der Bewegung für einen Demokratischen Wandel (MDC) in Simabwe haben die Präsidentenwahl am 31. Juli vor dem Verfassungsgericht angefochten. Entsprechende Papiere seien eingereicht worden, sagte ein Sprecher am Freitag. Bei der Wahl hatte Langzeitpräsident Robert Mugabe erneut den Sieg für sich in Anspruch genommen, die MDC von Regierungschef Morgan Tsvangirai spricht von Manipulation.
Die Wahlkommission hatte zuletzt bekannt gegeben, dass mehr als 300.000 Menschen ihre Stimme nicht abgeben konnten. Insgesamt gingen knapp 3,5 Millionen der rund 6,4 Millionen eingetragenen Wahlberechtigten an die Urnen. Die Wahllisten waren erst am Vortag der Abstimmung veröffentlicht worden, was eine Überprüfung und Anfechtung vor dem Urnengang unmöglich machte. Laut Menschenrechtsgruppen wurden auch viele Bürger aus den Wahllokalen abgewiesen, weil ihre Namen auf den Listen fehlten, sie in einem anderen Bezirk registriert waren oder die erforderlichen Papiere nicht hatten. (APA/Reuters, 9.8.2013)

5. Mugabe fordert seine Gegner zum Selbstmord auf
12. August 2013, 18:52 http://derstandard.at/r652/Afrika
Simbabwe: Erster Auftritt des Präsidenten nach Wiederwahl – Oppositionsboykott
Harare – Der wiedergewählte Langzeit-Herrscher von Simbabwe griff in seiner ersten Rede nach dem Urnengang am Montag auf drastische Worte zurück, um seine Kritiker zu verurteilen. “All jene, die die Wahlen verloren haben, können Selbstmord begehen, wenn sie es so wollen. Selbst wenn sie sterben, werden die Hunde nicht ihr Fleisch fressen”, sagte Robert Mugabe mit Blick auf seinen Rivalen Morgan Tsvangirai von der Oppositionspartei MDC.
In seiner Rede anlässlich des Heldentags, an dem Simbabwe der Toten des Unabhängigkeitskampfes der 1970er Jahre gedenkt, wies Mugabe den Vorwurf zurück, die Wahl “gestohlen” zu haben. Noch-Premier Tsvangirai und seine Partei hatten am Freitag Klage gegen die Wahl beim Verfassungsgericht in Harare eingereicht. Aufgrund zahlreicher Unregelmäßigkeiten fordern sie eine Überprüfung der Wählerlisten und Neuwahlen innerhalb von 60 Tagen. Die Wahl sehen sie als “Farce”.
“Tapfer gekämpft”
Der Amtsinhaber hatte die Präsidentenwahl laut offiziellen Angaben mit 61 Prozent in der ersten Runde gewonnen. Tsvangirai kam demnach auf 35 Prozent. Die Beobachter der Südafrikanische Entwicklungsgemeinschaft (SADC) hatten die Wahl als “frei und friedlich” eingestuft, sie jedoch nicht als fair bezeichnet.
“Wir haben in dieser Wahl tapfer gekämpft und so überragend gewonnen, dass einige Leute sehr gekränkt sind”, erklärte Mugabe. “Wenn sie es nicht ertragen können, können sie sich umbringen.” Und, auch mit Blick auf die kritischen Stimmen aus dem westlichen Ausland: “Wir werden unseren Sieg niemals zurückgeben.” Die MDC hatte die Rede boykottiert. Mugabe und Tsvangirai hatten sich nach der Wahl 2008 auf eine Machtteilung geeinigt, nachdem es Unruhen mit zahlreichen Toten gegeben hatte. (red/DER STANDARD, 13.8.2013)

3 thoughts on “SIMBABWE WAHLERGEBNIS: RESIGNIERTE RUHE NACH K.O.-NIEDERLAGE DER OPPOSITION – Elections au Zimbabwe: le parti de Tsvangirai dépose un recours”

  1. So krass kann niemand fälschen, und so sieht die Wahrheit wohl komplexer und leider noch trauriger aus:

    Manipuliert wurde, denke ich, massiv und schon lange, vor allem durch mangelnde freie Informationsmöglichkeiten und durch Einschüchterung. Die Erinnerung, dass Blut fließt, wenn “falsch gewählt” wird, ist sicher auch noch sehr lebendig.

    Zudem sind Millionen männlicher Simbabwer wegen dem vergangenen Jahrzehnt wirtschaftlichen Totalzusammenbruchs zum Geldverdienen im Ausland, oft in Südafrika, wo sie Opfer innerafrikanischen Rassismusses sind, und die verbliebene Frauenmehrheit wählt lieber im Sinne von “kein Krieg, keine Revolution, Ruhe und Ordnung”. Das kann ihnen auch niemand verdenken; sie sind ja auch die Mütter. Übrigens gab es das schon im Deutschland um 1930, wo Hitler seine Wahlsiege mit Frauenstimmen gewann, die ihn heimlich als Ordnungsfaktor wählten, während ihre sozialdemokratischen und kommunistischen Männer sich auf der Straße mit den Nazis schlugen.

    Die Opposition hat nicht mobilisieren können, vor allem diese Frauen nicht, und heute weiss sie das auch schon, wird wahrscheinlich mit zusammengebissenen Zähnen Ruhe bewahren und hoffentlich über alternative Strategien ab morgen nachdenken (hierzu gibts morgen früh hier oben als 2. eine brandneue Reportage über die Stimmung im Land)- immerhin eine Chance für einen Generationswechsel, wenn denn die afrikanische politische Kultur so etwas auch mal in den Bereich der Vorstellungen rücken könnte.
    Mugabes Wahlsieg wird letztlich durchgehen und auch Untersuchungen standhalten, die Manipulationen feststellen werden, aber eben keine so dermaßen maßgeblichen.

    Zwei weitere Faktoren erklären die Stabilität des Regimes trotz seiner katastrophalen Resultate und der top-senilen Führung:

    Funktionierende Despotien herrschen nicht mit 1000 Leuten, sondern haben bis ganz nach unten hundertausende Helfer, die in ihrer Nachbarschaft jeweils Respekt- bzw Angstpersonen sind, aber auch immer etwas zum Verteilen haben. Korruption findet auch nicht nur oben statt.

    Letztens kommt der Konservatisvismus und die “Chef-Idee”, die Tradition, in der afrikanischen chauvinistischen Männerkultur und im Selbstverständnis zum Tragen: Ein guter Chef hat nicht dem Volk zu dienen, sondern es ihm, und ein Chef, der nicht stiehlt und sih bereichert und seine Gegner beseite räumt, ist kein guter Chef, sondern ein Idiot und Schwächling. Der jahrzehntelangen weitgehenden Isolation und Rückständigkeit zufolge haben die Menschen in Simbabwe noch viel weniger Möglichkeiten als die Mehrheiten anderswo, sich aus solchen Vorstellungen und dem Konservativismus bis zum Untergang oder zum Gewaltausbruch zu lösen.

    Umso anerkennenswerter die wenigen afrikanischen Regimewechsel der letzten Jahre.
    Noh anerkennenswerter diejenigen, wo neue nicht alte Gegner, sondern wirklich neue Mächtige gleichzeitig neue Wege und den der Versöhnung beschreiten.

    Über Konservativismus der Massen sprechen, soll aber nicht sein, mit dem denunzierenden Finger auf die Afrikaner zu zeigen: In Deutschland beispielsweise hatten wir 16 Jahre Adenauer, später Kohl, der nach 16 Jahren nicht verstehen konnte, warum er nicht wiedergewählt wurde, und nun bereitet sich ein sattes, aufgeklärtes und hoch informiertes Volk darauf vor, freiwillig Frau Merkel wiederzuwählen, bis sie eines Tages stirbt.

    “Greulich ist’s, den Leu zu wecken,
    Schrecklich ist des Tigers Zahn,
    Doch der schrecklichste der Schrecken
    ist der Mensch in seinem Wahn.”

    Friedrich Schiller, glaube ich.

    Der Mensch, nicht nur der Afrikaner. Der leider besonders.

    Das einfache und extrem leidende simbabwische Volk tut mir ebenso leid wie das kongolesische. Ih denke, dieses Blog wird nächstes Jahr mal ein paar besondere Dinge tun, um etwas Licht auf diese Menschen zu werfen und den wenigen tapferen Menschenrechtler-inne-n unter ihnen ein klein wenig zur Seite zu stehen.
    Material (Bilder, Geschichten, Information) dazu sind mir willkommen.

  2. Mugabes Machthunger ist auch mit 89 Jahren ungestillt
    4. August 2013, 18:56 http://derstandard.at/r652/Afrika
    Siebente Amtszeit für Simbabwes Langzeit-Herrscher
    Harare – Robert Mugabe hat einst erklärt, er werde Simbabwe bis zu seinem 100. Geburtstag regieren. Seit seinem am Samstag offiziell verkündeten Wahlsieg ist der 89-jährige Machthaber diesem Ziel einen Schritt näher gekommen. Für die verarmte Bevölkerung ist das kein Grund zur Freude, für seinen langjährigen Herausforderer Morgan Tsvangirai könnte es der politische K.O.-Schlag sein. Für den Westen ist Mugabe längst zum Paria geworden. Doch seine Machtposition ist ungefährdet.
    Vor der Wahl am Mittwoch gab es Hoffnung, der moderate Tsvangirai könne Mugabe entthronen. Schließlich hatte der Greis kurz vor der Abstimmung erstmals erklärt, er würde eine Niederlage akzeptieren. Die Worte kamen ihm nur über die Lippen, weil er sich seines Triumphs schon sicher war. Zwar will Tsvangirai die Wahl anfechten. Südafrikas Präsident Jacob Zuma aber gratulierte Mugabe zum Sieg in der “gelungenen” Wahl. In Simbabwes Nachbarländern gilt er als Stabilitätsgarant.
    Und für die meisten seiner Landsleute ist Mugabe immer noch der Freiheitskämpfer, der das einstige Rhodesien vor mehr als drei Jahrzehnten von der britischen Kolonialherrschaft befreite. Bei seinen Auftritten mangelt es nie an Tiraden gegen die westlichen Gegner, allen voran die Briten. Stimmung sammelt Mugabe auch mit Verunglimpfungen gegen Schwule, die seien “schlimmer als Schweine und Hunde”. Selbst Nelson Mandela ist vor seinem Spott nicht sicher, weil der “wie ein Heiliger” mit der weißen Bevölkerung seines Landes umgegangen sei.
    So stilisiert sich Mugabe als Verkörperung des Nationalstolzes. In seinen ersten Jahren als mächtiger Mann in Harare gab es Grund zum Stolz. Der einstige Musterschüler, der ab dem zehnten Lebensjahr ohne seinen Vater aufwuchs und sich zum Lehrer ausbilden ließ, verwandelte Rhodesien in ein wirtschaftlich und gesellschaftlich vorwärts gewandtes Simbabwe.
    Wegen subversiver Umtriebe war er bis Mitte der 1970er Jahre in Haft gesessen. Das Gefängnis verließ er als Chef seiner ZANU-Partei. Die Wahl 1980 gewann er mit einem sozialistisch geprägten Programm – und setzte vieles in Bewegung. Die Lebenserwartung stieg dank eines verbesserten Gesundheitswesens von 56 auf 64 Jahre, die Kindersterblichkeit sank. Auch Simbabwes Bildungssystem wurde im Ausland hochgelobt. Für ausländische Investoren war das südafrikanische Land attraktiv.
    Dann aber trieb Mugabe sein Land in den Ruin. Einen Tiefpunkt markierte die Landreform aus dem Jahr 2000, die zur oft gewaltsamen Enteignung tausender weißer Farmer führte. Mugabe ließ sie vertreiben und ihr Land an schwarze Landsleute verteilen, die damit auf Anhieb oft nicht zu wirtschaften wussten.
    Oppositionelle verfolgte er gnadenlos und schaute zu, wie sein Land verarmte. Eine atemraubende Inflationsrate, eine Massenabwanderung ausgebildeter Fachkräfte nach Südafrika waren die Folge. Aus dem einstigen Brotkorb der Region wurde ein Bittsteller, ausländische Sanktionen verschlimmerten die Lage.
    Schon 2008 hatte es kurz ausgesehen, als könne Mugabes Zeit als Staatschef zu Ende sein. Nach der ersten Wahlrunde lag damals Tsvangirai klar vorne. Dann wurden dessen Anhänger mit einer blutigen Welle der Gewalt überzogen, Tsvangirai zog die Kandidatur zurück.
    Damals wollten die Nachbarstaaten Mugabes Treiben nicht hinnehmen, erzwangen auch aus Angst vor einem Bürgerkrieg ein Machtarrangement, bei dem Tsvangirai zum Regierungschef wurde. Das Patt verschaffte dem Land immerhin eine Verschnaufpause.
    Mit der siebenten Amtszeit Mugabes fürchten Beobachter die Rückkehr einer radikalen Politik, mit der er die Loyalität der Massen und der Sicherheitskräfte zu sichern suche. Dass er doch irgendwann die Lust am Herrschen verliert, dafür gibt es keine Anzeichen. “Die 89 Jahre bedeuten gar nichts”, sagte er kürzlich der “New York Times”. “Ich habe immer noch Ideen. Ideen, die von meinem Volk akzeptiert werden müssen.” (APA, 4.8.2013)

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