SOMALIA: AUCH GESCHWÄCHT BLEIBEN SHEBAB-ISLAMISTEN EINE GEFAHR – Somalie: même affaiblis, les shebab restent une menace pour la paix

Somalia: Selbst geschwächt bleiben die Shebab eine Bedrohung des Friedens
Mogadischu (AFP) – 2012.07.08 13.02 – Von Max DELANY
Sitzend auf den Ruinen eines der einst exklusivsten Hotels in der somalischen Hauptstadt Mogadischu, erzählt der ehemalige Kindersoldat Mohamed Abdi Khadar die letzten Monate, die er mit den islamistischen Aufständischen Shebab kämpfte.
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Somalie: même affaiblis, les shebab restent une menace pour la paix
MOGADISCIO (AFP) – 07.08.2012 13:02 – Par Max DELANY
Assis sur les ruines de ce qui était autrefois le plus huppé des hôtels de la capitale somalienne Mogadiscio, Mohamed Abdi Khadar, ex-enfant soldat, raconte les quelques mois passés à combattre avec les insurgés islamistes shebab.

Des Somaliens fêtent le premier anniversaire du retrait des shebab de Mogadishio, le 6 août 2012 danDes insurgés islamistes shebab marchent le 5 mars 2012 dans une rue de Mogadiscio
Somalier feiern 1. Jahrestag des Abzugs der Shebab aus Mogadischu, 6. August 2012, in einem Stadion in der Stadt
Somalia, Islamistische Aufständische Shebab
Des Somaliens fêtent le premier anniversaire du retrait des shebab de Mogadishio, le 6 août 2012 dans un stade de Mogadiscio
Des insurgés islamistes shebab marchent le 5 mars 2012
Foto (c) AFP/Archives – by Mohamed Abdiwahab

Persuadé par un ami de rejoindre la rébellion, l’adolescent de 14 ans a d’abord appris à manipuler les armes avant d’être envoyé attaquer l’embryon d’armée somalienne et la force de l’Union africaine (UA), l’Amisom, qui la soutient. Tous des ennemis de l’Islam, lui disait-on.
“La journée, ils nous apprenaient le Coran et la nuit ils nous renvoyaient nous battre à Mogadiscio,” poursuit Mohamed Abdi Khadar, capturé en juillet. “Avant de tirer, on a un peu peur, mais quand ça commence on se prépare à viser et puis rien, c’est normal.”
Les insurgés contrôlaient alors la plupart des grandes localités du centre et du sud somaliens. Depuis, les forces gouvernementales, l’Amisom et les soldats éthiopiens entrés fin 2011 dans l’ouest somalien leur ont infligé une série de revers militaires.
“Les shebab ont été très affaiblis – Je pense qu’ils vont disparaître,” dit l’adolescent, aujourd’hui pris sous l’aile de l’Amisom.
Les institutions de transition somaliennes, accusées de corruption massive mais soutenues par les occidentaux, n’hésitent pas à vanter leur succès contre ce mouvement récemment intégré à Al-Qaïda.
“Nous avons fait massivement échec à Al-Qaïda et aux shebab, en reprenant la plupart du territoire,” affirme le président somalien, Sharif Cheikh Ahmed. “Ce qui est clair c’est que les shebab touchent à leur fin.”
Vaincre les shebab, qui jurent la perte des autorités somaliennes, est primordial pour le président, son gouvernement, le Parlement, qui arrivent en fin de mandat le 20 août. Les actuelles institutions de transition, en huit ans de pouvoir, ont été incapables de rétablir une quelconque autorité centrale dans un pays ravagé par plus de 20 ans de guerre civile.
Mais même si les shebab ont subi des revers militaires, ils restent, mettent en garde l’ONU et l’Amisom, une menace sérieuse.
Certains avancent des nombres moins élevés, mais selon la force de l’UA, ils pourraient encore compter quelque 12.000 combattants et contrôler encore environ 60% des sud et centre somaliens.
Des attaques incessantes de type guérilla et un redéploiement dans les montagnes de la région semi-autonome du Puntland (nord) semblent aussi montrer qu’ils sont loin d’être vaincus.
Des divisions internes les affaiblissent certainement, mais “les fissures sont surestimées,” estime Ahmed Soliman, du groupe de réflexion Chatam House. “Les dirigeants (somaliens) (…) vont devoir à un moment entamer des négociations avec certains shebab pour construire une paix durable”.
“Une menace sérieuse pour la paix et la stabilité”
Un rapport de l’ONU évoquait récemment des liens entre les shebab et d’autres groupes islamistes de la région, notamment au Kenya, en Tanzanie et au Yemen. Il estimait que le mouvement restait “une menace sérieuse à la paix, la sécurité et la stabilité” en Somalie et plus largement sur “la scène internationale”.
“Même s’ils sont affaiblis, ils sont toujours capables de faire des ravages,” juge le représentant spécial de l’ONU pour la Somalie, Augustine Mahiga.
Mais la perte de bastions s’est malgré tout traduite, pour eux, par une hausse des défections.
Depuis une base de l’Amisom à 25 km au nord-ouest de Mogadiscio, Hasan Mushin Afgoi dit avoir été responsable adjoint des finances des shebab pour la région d’Afgoye.
Prise par l’Amisom et les forces gouvernementales en mai, Afgoye, qui il y a quelques mois encore abritait des centaines de milliers de déplacés, était un important centre de revenus pour les insurgés.
“Nous prélevions l’argent des transports publics, des hommes d’affaires, des magasins, des fermes et de la population,” dit M. Afgoi, 27 ans. “Cela a été un coup dur de perdre Afgoye (…) Ils avaient besoin d’argent pour continuer à combattre,” poursuit le jeune homme, qui a fait défection il y a trois mois.
Mais l’Amisom, qui lorgne sur le dernier fief shebab dans le sud somalien, le port de Kismayo, explique qu’il ne suffira pas de combattre les insurgés pour les défaire.
“Faire échec aux insurgés se fera en les appelant pour qu’ils rejoignent le processus de paix,” dit Audace Nduwumunsi, commandant du contingent burundais de l’Amisom.
“Nous pouvons capturer toutes les villes, les shebab seront toujours là – quand nous arrivons dans une ville, ils se fondent dans la population.”
© 2012 AFP

Des insurgés islamistes shebab marchent le 5 mars 2012 dans une rue de Mogadiscio-
Mogadischu, Somalia, Islamistische Aufständische Shebab
Des insurgés islamistes shebab marchent le 5 mars 2012 dans une rue de Mogadiscio
Foto (c) AFP/Archives – by Mohamed Abdiwahab

Somalia: Selbst geschwächt bleiben die Shebab eine Bedrohung des Friedens
Mogadischu (AFP) – 2012.07.08 13.02 – Von Max DELANY
Sitzend auf den Ruinen eines der einst exklusivsten Hotels in der somalischen Hauptstadt Mogadischu, erzählt der ehemalige Kindersoldat Mohamed Abdi Khadar die letzten Monate, die er mit den islamistischen Aufständischen Shebab kämpfte.
Überzeugt von einem Freund, sich der Rebellion anzuschließen, wurde der 14-Jährige erst an Waffen ausgebildet, bevor sie gesendet, um die embryonale somalische Armee und die Truppe der Afrikanischen Union (AU) AMISOM, die sie unterstützt, anzugreifen. Alle sind Feinde des Islam, wurde ihm gesagt.
“Am Tag haben sie uns den Koran gelehrt, und in der Nacht schickten sie uns in die Schlacht nach Mogadischu”, so Mohamed Abdi Khadar, der im Juli gefangen genommen wurde. “Vor dem Schiessen ist man ein bisschen ängstlich, aber wenn es losgeht, zielen und dann nichts mehr, das ist normal.”
Die Aufständischen hatten damals die meisten der großen Ortschaften des zentralen und südlichen Somalia kontrolliert. Seitdem verpassten Regierungstruppen, AMISOM und äthiopische Truppen, die seit Ende des Jahres 2011 in Somalia sind, den Shebab eine Reihe militärischer Rückschläge.
“Die Shebab w3urden sehr schwach – ich denke, sie werden verschwinden”, sagte der Teenager, jetzt unter die Fittiche der AMISOM genommen.
Die somalischen Übergangsinstitutionen, beschuldigt der massiven Korruption, aber durch den Westen unterstützt, zögern nicht, sich über ihren Erfolg gegen diese Bewegung, die seit kurzem Al-Qaida Mitglied ist, zu rühmen.
“Wir haben eine massive Niederlage von Al Qaida und den Shebab im größten Teil des Territoriums”, sagte der somalische Präsident Sharif Sheikh Ahmed. “Klar ist, dass die Shebab kurz vor ihrem Ende stehen.”
Die Überwindung der Shebab, die die Ausrottung der somalischen Autoritäten schwören, ist essentiell für Präsident, Regierung, Parlament, kurz vor dem Ende ihres Mandats am 20. August. Die aktuellen Übergangsinstitutionen konnten in acht Jahren an der Macht keine zentrale Autorität in dem von mehr als 20 Jahren Bürgerkrieg verwüstet Land wiederherstellen.
Aber selbst wenn die Shebab militärische Rückschläge erlitten, bleiben sie, warnen UNO und die AMISOM, eine ernsthafte Bedrohung.
Laut der AU-Truppe können sie noch auf rund 12.000 Kämpfer zählen und kontrollieren noch etwa 60% der südlichen und zentralen Somalia.
Unaufhörliche Attentate im Guerilla-Stil und neue Aktivitäten in den Bergen der teilautonomen Region Puntland (im Norden) scheinen auch zu zeigen, dass sie weit davon entfernt sind, besiegt zu sein.
Interne Spaltungen schwächen sie sicherlich, aber “diese Risse sind überbewertet”, sagt Ahmed Soliman vom Think Tank Chatham House. “Die Führer (Somali) (…) werden an einem gewissen Punkt Verhandlungen mit einigen Shebab haben müssen, um einen dauerhaften Frieden zu schaffen”.
“Eine ernsthafte Bedrohung für Frieden und Stabilität”
Ein UN-Bericht evozierte vor kurzem die Verbindungen zwischen den Shebab und anderen islamistischen Gruppen in der Region, darunter in Kenia, Tansania und Jemen. Er schätzt, dass die Bewegung “eine ernsthafte Bedrohung für Frieden, Sicherheit und Stabilität” in Somalia und im weiteren auf der “internationalen Bühne” geblieben sind.
“Selbst wenn sie geschwächt sind, sind sie noch in der Lage, Unheil anzurichten”, so die Meinung der UN-Sonderbeauftragten für Somalia, Augustine Mahiga.
Aber der Verlust ihrer Bastionen wurde noch für sie durch erhöhte Desertionen verschlimmert.
In einer Basis von AMISOM 25 km nordwestlich von Mogadischu, sagte Mushin Hasan Afgoi, er war stellvertretender Finanzchef der Shebab für die Region Afgoye.
Erobert von AMISOM und Regierungstruppen im Mai, war Afgoye, wo vor ein paar Monaten auch noch Hunderttausende von Hungerflüchtlingen untergebracht waren, eine wichtige Einnahmequelle für die Aufständischen.
“Wir nahmen Geld von öffentlichen Verkehrsmitteln, Geschäftsleuten, Geschäften, Betrieben und der Bevölkerung”, sagte Afgoi, 27 Jahre. “Das war ein Schlag für die Shebab, Afgoye zu verlieren (…) Sie brauchten Geld, um weiter zu kämpfen”, fuhr der junge Mann fort, der vor drei Monaten übergelaufen war.
Aber AMISOM, die ihr Auge hat auf der letzten Shebab-Hochburg im Süden Somalias, der Hafenstadt Kismayo, sagte, Kampf reiche nicht, um sie zu besiegen.
“Sieg über die Aufständischen ist, wenn sie sich dem Friedensprozess anzuschließen”, sagte Daring Nduwumunsi, Kommandant des burundischen Kontingents von AMISOM.
“Wir können alle Städte einnehmen, die Shebab werden immer da sein – wenn wir in einer Stadt ankommen, werden sie sich in die Bevölkerung mischen.”
© 2012 AFP

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