SOMALIA: DIVISIONEN BEHINDERN WIEDERAUFBAU – En Somalie, les divisions fragilisent la reconstruction

In Somalia untergraben Divisionen den Wiederaufbau
NAIROBI (AFP) – 31.05.2013 06.58 Uhr – Von Peter Martell
Das von mehr als zwei Jahrzehnten von Bürgerkrieg und Chaos verwüstete Somalia versucht, sich wieder aufzubauen, aber der regionale Separatismus, die Sippenrivalitäten und widerstreitende Interessen der Nachbarstaaten bedrohen den Prozess, warnen Analysten.
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En Somalie, les divisions fragilisent la reconstruction
NAIROBI (AFP) – 31.05.2013 06:58 – Par Peter MARTELL
Ravagée par plus de deux décennies de guerre civile et de chaos, la Somalie tente de se reconstruire, mais le séparatisme régional, la rivalité clanique et les intérêts divergents des Etats voisins menacent le processus, avertissent des analystes.

Une femme dans une rue de Mogadiscio le 25 mai 2013
Eine Frau auf einer Straße in Mogadischu 25. Mai 2013
Une femme dans une rue de Mogadiscio le 25 mai 2013
afp.com – Tobin Jones

Depuis deux ans, la fragile armée somalienne, épaulée par une force de l’Union africaine (UA) et, depuis 18 mois, par un contingent éthiopien, a repris l’ensemble des bastions des insurgés islamistes shebab dans le sud et le centre du pays.
Mais étendre sur les territoires reconquis l’autorité du gouvernement central – qui jusqu’à la mi-2011 contrôlait à peine quelques quartiers de Mogadiscio – s’avère bien plus compliqué.
“En Somalie, aujourd’hui, il n’y a qu’un gouvernement fédéral, appartenant au peuple somalien et représentant tous les Somaliens et toutes les régions”, a assuré ces derniers jours le président somalien, Hassan Cheikh Mohamoud.
L’élection du chef de l’Etat en septembre a suscité l’espoir d’enfin voir une autorité centrale se dessiner en Somalie. Il est à la tête des premières autorités “pérennes” du pays depuis la chute du président Siad Barre en 1991: en deux décennies, le pays n’avait jusqu’ici vu se succéder que des autorités de transition sans réel pouvoir.
Mais la persistance de puissantes milices, affiliées à des chefs de guerre et soutenues par des armées étrangères, relativise sérieusement l’ampleur du pouvoir qu’il détient.
Le “Jubaland”, symbole de toute les divisions
Les récentes tentatives pour créer un Etat dit du “Jubaland”, dans le sud somalien, ont cristallisé ces dissensions.
La zone concernée borde l’océan Indien, le Kenya et l’Ethiopie, regroupe trois régions administratives, et a changé une dizaine de fois de main depuis 1991. Aujourd’hui, les shebab se la partagent avec diverses milices, certaines soutenues par les armées kényane ou éthiopienne, entrées fin 2011 en Somalie.
En mai, deux importants chefs de guerre locaux se sont déclarés élus “président” du “Jubaland”, déclenchant la colère des autorités de Mogadiscio qui ont assuré qu’elles ne reconnaîtraient aucun des deux.
L’un d’eux, l’ancien chef islamiste Ahmed Madobe, à la tête de la puissante milice Ras Kamboni qui a aidé l’armée kényane a reprendre le port stratégique de Kismayo aux shebab, est activement soutenu par Nairobi, à la fureur de Mogadiscio.
Le président somalien a accusé l’armée kényane de “s’être mal comportée” et les parlementaires sont allés jusqu’à demander au Kenya de quitter la Somalie.
Ce soutien kényan à Madobe n’inquiète pas seulement les Somaliens, mais aussi les Ethiopiens, également soucieux de maintenir leur influence dans la région.
Car le “Jubaland” est stratégique. Le Kenya ne lorgne pas seulement sur son sous-sol, potentiellement riche en hydrocarbures, ses terres fertiles et sa lucrative production de charbon de bois.
Le “Jubaland” est aussi pour lui synonyme de zone tampon, clé pour protéger son industrie du tourisme de l’instabilité somalienne. Il pourrait aussi s’avérer utile pour accueillir le demi-million de Somaliens réfugiés depuis 20 ans au Kenya.
Quant à l’Ethiopie, pays enclavé, elle voit dans le port de Kismayo un précieux accès à la mer.
“Cette tentative de créer un Etat du Jubaland à l’intérieur de la Somalie va tester les limites du fédéralisme dans ce pays et menace de rallumer la guerre entre clans non seulement en Somalie mais aussi chez ses voisins”, a averti l’International Crisis Group (ICG) dans un récent rapport.
Après la chute de Siad Barre, la Somalie a éclaté en régions et fiefs, tenus par les clans.
En mai 1991, au nord, le Somaliland – ancienne Somalie britannique, rattachée à la Somalie tout juste indépendante de l’Italie en 1960 -, a proclamé son indépendance. Jamais reconnu internationalement, il est l’une des rares régions stables de Somalie.
En 1998, le Puntland, au nord-est, s’est à son tour proclamé autonome. Sans réclamer formellement l’indépendance, il possède aujourd’hui ses propres institutions et les tensions au “Jubaland” y ont ravivé des velléités d’autonomie renforcée. Le chef de l’agence pétrolière locale, Issa Farah, est allé jusqu’à rappeler à Mogadiscio qu’il était la seule “autorité compétente” pour gérer l’exploration pétrolière de sa région.
Selon les analystes, en dépit de l’optimisme né des revers des shebab et de l’élection du nouveau gouvernement, reconstruire un Etat stable en Somalie prendra du temps.
La Force de l’UA (Amisom) manque “de stratégie politique associée à la stratégie militaire”, estime Roland Marchal, chercheur au CNRS français.
L’incapacité de Mogadiscio à “exercer son autorité” à Kismayo “sape son influence dans les autres régions de Somalie”, a averti Andrews Atta-Asamoah, de l’Institut des Etudes de Sécurité (ISS), basé en Afrique du Sud.
Pour l’heure, en Somalie, la seule chose sur laquelle tout le monde semble d’accord est que les rivalités font le jeu des shebab, qui contrôlent toujours de vastes zones rurales.
© 2013 AFP

In Somalia untergraben Divisionen den Wiederaufbau
NAIROBI (AFP) – 31.05.2013 06.58 Uhr – Von Peter Martell
Das von mehr als zwei Jahrzehnten von Bürgerkrieg und Chaos verwüstete Somalia versucht, sich wieder aufzubauen, aber der regionale Separatismus, die Sippenrivalitäten und widerstreitende Interessen der Nachbarstaaten bedrohen den Prozess, warnen Analysten.
Seit zwei Jahren hat die fragile somalischen Armee, durch eine Kraft der Afrikanischen Union (AU) und in den letzten 18 Monaten von einem äthiopischen Kontingent unterstützt, alle Hochburgen der islamistischen Shebab Aufständischen im Zentrum und Süden eingenommen.
Aber die Autorität der Zentralregierung auf die die eroberten Gebiete auszuweiten – bis Mitte 2011 kontrollierte diese nur ein paar Viertel von Mogadischu – ist viel komplizierter.
“In Somalia gibt es heute nur eine Bundesregierung, die des somalischen Volkes und stellvertretend für alle Somalis und alle Regionen”, versicherte in diesen Tagen der somalische Präsident Sheikh Hassan Mohamoud.
Die Wahl des Staatsoberhauptes im September weckte Hoffnungen, endlich eine zentrale Macht in Somalia zu sehen. Er ist der Kopf der ersten “permanenten” Institutionen des Landes seit dem Sturz von Präsident Siad Barre im Jahr 1991: In zwei Jahrzehnten hatte das Land bislang eine Folge von Übergangsbehörden ohne wirkliche Macht gesehen.
Aber das Fortbestehen der mächtigen Milizen, die Warlords angegliedert und unterstützt durch fremde Armeen sind, stellt seine wirkliche Macht ernsthaft in Frage.
Das “Jubaland”, Symbol aller Spaltungen
Jüngste Versuche, einen Staat namens “Jubaland” im südlichen Somalia zu schaffen, haben diese Zwistigkeiten kristallisiert.
Das betroffene Gebiet grenzt an den Indischen Ozean, Kenia und Äthiopien, hat drei Verwaltungsregionen und wechselte ein Dutzend Mal die Hand seit 1991. Heute teilt die die Shebab es sich mit verschiedenen Milizen, einige davon unterstützt von kenianischen und äthiopischen Truppen, die Somalia Ende 2011 betraten.
Im Mai bezeichneten zwei wichtige Warlords sich als gewählter “Präsident” von “Jubaland”, zum Zorn der Behörden in Mogadischu, das keinen von ihnen anerkennt.
Einer von ihnen ist der ehemalige islamistische Führer Ahmed Madobe, Kopf der mächtigen Ras Kamboni Miliz, die der kenianischen Armee half, den strategischen Hafen von Kismayo von den Shebab zu befreien, wird aktiv von Nairobi unterstützt, wieder zur Wut Mogadischus.
Der somalische Präsident hat die kenianische Armee „schlechten Benehmens“ angeklagt und Parlamentarier gingen nach Kenia, um es zu bitten, Somalia zu verlassen.
Die kenianische Unterstützung von Madobe besorgt nicht nur die Somalis, sondern auch die Äthiopier, die bestrebt sind, ihren Einfluss in der Region zu halten.
Für die ist “Jubaland” strategisch. Kenia beäugt nicht nur seinen potenziell ölreichen Keller, das fruchtbare Land und die lukrative Herstellung von Holzkohle. “Jubaland” ist auch seine Pufferzone, um seine wichtige Tourismusbranche vor somalischer Instabilität zu schützen. Es könnte Kenia auch sinnvoll scheinen, die halbe Million somalische Flüchtlinge in Kenia seit 20 Jahren dort unterzubringen.
Äthiopien, ein Binnenstaat, sieht im Hafen von Kismayo einen wertvollen Zugang zum Meer
“Dieser Versuch, einen Staat Jubaland in Somalia zu schaffen, wird die Grenzen des Föderalismus in diesem Land testen und droht, den Krieg zwischen Clans nicht nur in Somalia, sondern auch in den Nachbarländern, zu entfachen”, warnte die International Crisis Group (ICG) in einem aktuellen Bericht.
Nach dem Sturz von Siad Barre brach Somalia in Regionen und Lehen von Clans auseinander.
Im Mai 1991 hatte im Norden Somaliland – ehemaliges Britisch-Somaliland, Somalia angegliedert seit der Unabhängigkeit von Italien im Jahr 1960 – seine Unabhängigkeit erklärt. Nie international anerkannt, ist es eines der wenigen stabilen Gebiete Somalias.
Im Jahr 1998 wiederum verkündete Puntland im Nordosten sich autonom. Ohne förmlichen Anspruch auf Unabhängigkeit hat es jetzt seine eigenen Institutionen, und die Spannungen um “Jubaland” haben den Wunsch nach größerer Autonomie wiederbelebt. Der Leiter der örtlichen Agentur für Erdöl Issa Farah ging nach Mogadischu, um zu erinnern, dass er die einzige “zuständige Behörde” für Ölförderung in der Region zu verwalten hat.
Analysten zufolge wird, trotz der Optimismus nach den Rückschlägen der Shebab und der Wahl der neuen Regierung, das Erstellen einer stabilen Regierung in Somalia einige Zeit dauern.
Der AU-Truppe (AMISOM) fehlt eine “politische Strategie, die mit der militärischen Strategie verbunden ist”, sagte Roland Marchal, ein Forscher an dem französischen politischen Forschungsinstitut CNRS.
Die Unfähigkeit Mogadischus, in Kismayo “Autorität auszuüben”,”untergräbt seinen Einfluss in anderen Teilen von Somalia”, warnte Andrews Atta-Asamoah vom Institute for Security Studies (ISS), in Südafrika.
Denn jetzt ist in Somalia das einzige, worüber alle sich einig scheinen, dass die Rivalitäten das Spiel der Shebab spielen , die immer noch weite ländliche Gebiete unter Kontrolle haben.
© 2013 AFP

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