SOMALIA, ENTFÜHRUNGEN: TOD DER BEHINDERTEN FRZ. FEMINISTIN MARIE DEDIEUX (Portrait) – Mort de l’otage française, malade et handicapée, détenue en Somalie

1. Tod der französischen, kranken und behinderten Geisel, die in Somalia festgehalten wurde
PARIS (AFP) – 19/10/2011 14.44
Die in Kenia entführte französische Geisel Marie Dedieu ist gestorben, sagte am Mittwoch das frz. Außenministerium. Marie Dedieu Dedieu, 66, wurde in Somalia seit dem 1. Oktober festgehalten. Die französische Regierung prangert “einen Akt der Barbarei, von Gewalt, von unaussprechlicher Brutalität” an.
2. PORTRAIT : Marie Dedieu, eine Feministin, die in Kenia ein “Eckchen Paradies” gefunden hatte
PARIS (AFP) – 19/10/2011 02.20
Marie Dedieu war eine Feministin, die lange schon und dauerhaft Residenz auf der kenianischen Insel Manda, in der Nähe der Insel Lamu, ihrem “Paradies” bezogen hatte. Diese 66jährige querschnittsgelähmte Französin wurde einstimmig von den Bewohnern geschätzt. “Jeder bei Shela (der Strand von Lamu) mennt Mary”, sagte Anfang dieses Monats für AFP Abdulla Sultan, ein lokaler Reiseführer: “Jeder, Sogar kleine Kinder kennen sie..”
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) UNTER DEM LETZTEN BILD (GRAFIK)

1er ARTICLE SUR DEUX : Mort de l’otage française, malade et handicapée, détenue en Somalie
PARIS (AFP) – 19.10.2011 14:44
L’otage française enlevée au Kenya, Marie Dedieu, est morte, a assuré mercredi le ministère des Affaires étrangères.La Française Marie Dedieu Marie Dedieu, 66 ans, otage handicapée enlevée au Kenya et détenue en Somalie depuis le 1er octobre, est décédée, a annoncé mercredi le gouvernement français, en dénonçant “un acte d’une barbarie, d’une violence, d’une brutalité inqualifiables”.

Photo non datée de la Française Marie Dedieu
Foto (c) AFP: Photo non datée de la Française Marie Dedieu

“Les contacts à travers lesquels le gouvernement français cherchait à obtenir la libération de Marie Dedieu, retenue en Somalie depuis le 1er octobre, nous ont annoncé son décès sans que nous puissions en préciser la date ni les circonstances”, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero.
Marie Dedieu souffrait d’un cancer et d’insuffisance cardiaque. “Elle était en phase terminale et sans médicaments elle ne pouvait pas tenir plus de 2 ou 3 jours”, a indiqué une source diplomatique à Paris. “Elle est morte parce qu’elle n’avait pas de médicaments”, a ajouté cette source en précisant que la France avait essayé à trois reprises de lui en faire parvenir.
De surcroît, depuis un accident de voiture grave, la Française se déplaçait avec un fauteuil roulant que les ravisseurs n’avaient pas pris.
“Je suis très triste, tellement triste, si vous saviez, maintenant elle est morte. J’espérais qu’elle revienne mais je savais que ça finirait comme ça (…) parce qu’elle était malade, elle souffrait tout le temps et depuis si longtemps”, a réagi son compagnon John à la radio Europe 1.
En France, le Premier ministre français François Fillon a exprimé au nom du gouvernement sa “profonde émotion”. “Je veux dire aussi l’indignation qui est la nôtre devant cet acte de cruauté, cet acte de barbarie qui devra faire l’objet des sanctions les plus exemplaires”.
“C’est un acte d’une barbarie, d’une violence, d’une brutalité inqualifiables”, a également réagi son ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. “Nous avions tout fait pour essayer d’obtenir sa libération, nous avions tenté de lui faire parvenir des médicaments par plusieurs canaux différents et apparemment ces sauvages n’en ont tenu aucun compte”, a-t-il dit.
Selon des ministres, le président Nicolas Sarkozy s’est dit “très ému” par la mort de l’otage.
La France (qui avait mobilisé ses services secrets pour obtenir sa libération) demande “la restitution sans délai et sans conditions de la dépouille” de Marie Dedieu, a indiqué Bernard Valero.
Paris veut que les ravisseurs “soient identifiés et traduits devant la justice”, a-t-il dit, ajoutant que les autorités françaises avaient exprimé leur “profonde tristesse” à sa famille et ses proches.
L’annonce de son décès survient alors que l’armée kényane est engagée depuis la fin de la semaine dernière dans une opération en territoire somalien pour combattre les insurgés islamistes shebab. Le Kenya rend responsables ces insurgés des récents enlèvements d’Européennes sur son territoire.
Les shebab ont nié toute implication dans l’enlèvement de Marie Dedieu, comme dans ceux de deux Espagnoles, Montserrat Serra et Blanca Thiebaut, et d’une Britannique, Judith Tebbutt.
Enlevée à son domicile sur l’île de Manda au Kenya dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre, Marie Dedieu a d’abord été détenue par ses ravisseurs dans le petit village côtier de Ras Kamboni, du côté somalien de la frontière. Elle avait ensuite été emmenée dans une localité voisine, toujours dans la région somalienne du Bas Juba contiguë à la frontière kényane, selon des sources locales.
Selon plusieurs publications, la Française a été une militante engagée dans le mouvement féministe historique des années 70. Elle était arrivée il y a une quinzaine d’années dans l’archipel de Lamu dans l’océan Indien, vivant d’abord sur la principale île de Lamu, avant de faire construire une maison il y a sept ans sur celle de Manda, qui lui fait face.
L’annonce de sa mort a suscité mercredi une profonde émotion dans cette région. “Je suis très, très triste, on se sent tellement impuissant”, a confié Mary Jo Van Aardt, qui gère un hôtel près de Manda. “Que Dieu garde son âme et la protège”, a réagi le maire adjoint de Lamu, Azhar Ali.
La France compte encore huit de ses ressortissants en otages dans le monde. Marie Dedieu est le quatrième otage français à mourir en captivité en 14 mois.
© 2011 AFP

2. PORTRAIT : Marie Dedieu, une féministe qui avait trouvé au Kenya un “coin de paradis”
PARIS (AFP) – 19.10.2011 14:20
Marie Dedieu, cette Française retenue en otage en Somalie dont le décès a été annoncé mercredi, était une féministe qui avait élu résidence de longue date sur l’île kényane de Manda, près de Lamu, son “petit paradis”.
Cette sexagénaire française paraplégique était unanimement appréciée des habitants. “Tout le monde, à Shela (la plage principale de Lamu), connaît Marie”, témoignait en début de mois pour l’AFP Abdulla Sultan, un guide local: “Tout le monde. Même les petits enfants la connaissent”.
Selon lui, Marie Dedieu participait aux mariages sur l’île et se montrait “très amicale avec les gens”.
Décédée à 66 ans, Marie Dedieu était arrivée il y a une quinzaine d’années dans l’archipel de l’océan Indien, vivant d’abord sur la principale île de Lamu, avant de faire construire une maison il y a sept ans sur celle de Manda, qui lui fait face.
C’était “une pionnière”. “Elle avait un peu découvert Manda, c’était une des premières à s’y être installée. Ce n’est pas du tout la clientèle très people et très riche” qui est arrivée depuis, affirme un diplomate français qui l’avait rencontrée l’an dernier chez elle.
Marie Dedieu avait fait construire à Manda une maison traditionnelle de style swahili, avec un toit de chaume, largement ouverte sur l’extérieur, et donnant immédiatement sur la mer. C’était “un peu son petit paradis”, souligne le même diplomate.
Selon ses proches, la Française avait observé avec beaucoup de scepticisme la construction par d’autres ressortissants étrangers, à Lamu et dans ses environs, d’immenses villas, dont le luxe souvent ostentatoire tranche avec la pauvreté de l’immense majorité de la population locale.
Un grave accident lui avait fait perdre toute mobilité il y a plusieurs années, la contraignant à se déplacer en fauteuil roulant.
Cela ne l’empêchait pas, levée tôt chaque matin, de se faire conduire sur la plage, d’y faire quotidiennement des étirements et de la gymnastique, de discuter avec des amis dans des cafés, et de ne manquer aucun événement de la vie locale, selon Abdalla Fadhil, l’ancien maire de Lamu et Manda, propriétaire du terrain où Mme Dedieu avait fait bâtir sa maison.
Elle partageait ses jours avec John Lepapa, un Kényan de 39 ans d’origine massaï, qui l’assistait, lorsqu’elle revenait de France, où elle rendait visite à son père âgé, en Lorraine, et disposait d’un appartement, à Paris.
En France, Marie Dedieu fut une militante engagée dans le mouvement féministe historique des années 70, selon plusieurs publications.
Elle était “l’une des proches d’Antoinette Fouque”, qui cofonda le Mouvement de libération des femmes (MLF) en 1968, selon l’ouvrage “Les éditions des femmes: histoire des premières années 1972-1979” (éditions L’Harmattan) de Bibia Pavard.
Marie Dedieu était également, selon cette source, directrice de publication du Torchon brûle, le journal du MLF, qui publia six numéros entre 1971 et 1973.
Elle avait aussi fait partie des signataires, en 1971, du “Manifeste des 343 salopes” qui, à la une de l’hebdomaire Le Nouvel Observateur, proclamèrent avoir bravé l’interdit de l’avortement.
Marie Dedieu et John Lepapa venaient de revenir de France lorsque la sexagénaire fut enlevée, dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre.
Au lendemain de ce rapt, le maire adjoint de Lamu, Ajar Ali, avait confirmé qu’elle “était très proche” de la communauté locale, la présentant comme une “femme extraordinaire”.
© 2011 AFP

Leave a Reply