SOMALIA: FRIEDENSTRUPPE AMISOM: AUCH ZIVILE HILFE – Amisom veut "gagner les coeurs et les esprits"

Im Mogadischio im Krieg: AMISOM will “die Herzen und Geister gewinnen”
Dans Mogadiscio en guerre, l’Amisom veut “gagner les coeurs et les esprits”

MOGADISCIO (AFP) – 01.12.2009 16:09

Übersetzung: diesmal nicht von google mit Korrektur, sondern vom Blogautoren handübersetzt

Dhicisay hat einen von einem Granatensplitter zerschlagenen Kiefer und ist zu schwach, um ihre amputierten Gesichtszüge unter ihrem lila Schleier zu verbergen. Diese 35-jährige Frau kam zur Behandlung in das Basislager der Friedenstruppen der Afrikanischen Union AMISOM in der Nähe des Flughafens von Mogadischiu. Dhicisay Salat, deren Kopf fest mit einem blutbefleckten Verband umwickelt ist, wurde vor zwei Tagen af einem Markt der Hauptstadt verletzt, wo sie auf dem Fussboden den vorbeigehenden Milizionären einige Zweige Khat verkaufte. “Ein Unbekannter hat eine Granate auf eine Gruppe von Mitgliedern der TFG (Pro-Regierungsmiliz) geworfen”, erzählt ihre Schwester, die sie in das Lager der Friedenstruppe der AU begleitet hat und sie in ihrem Leid unterstützt.
Trop affaiblie pour dissimuler ses traits mutilés sous son voile mauve, Dhicisay a eu la mâchoire fracassée par un éclat de grenade. Cette femme de 35 ans est venue se faire soigner sur la principale base la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom), qui jouxte l’aéroport de Mogadiscio. Dhicisay Salat, dont un large bandage maculé de sang enserre le visage, a été blessée il y a deux jours sur un marché de la capitale, où elle vendait à même le sol quelques branches de khat aux miliciens de passage. “Un inconnu a lancé une grenade sur un groupe de combattants du TFG” (forces pro-gouvernementales) raconte sa soeur, qui l’a accompagnée sur la base de la force de paix de l’UA et la soutient dans son calvaire.

Somalia, Amisom in Mogadischio
Foto (c)AFP: Vorposten der Amisom im Stadtzentrum
Des soldats devant la base avancée de l’Amisom, dans le centre de Mogadiscio, le 24 novembre 2009

So empfängt die Amisom in ihrem “Landkrankenhaus” neben den kranken oder verletzten Soldaten andauernd etwa hundert Patienten, zumeist Kriegsopfer. Die am ernstesten getroffenen präsentieren sich an einem der Eingänge des Lagers, einem simplen Sandpfad im Zielbereich der ugandischen Maschinenpistolen. Die anderen können drei Mal in der Woche z einer ärztlichen Sprechstunde im Lager kommen. Mehrere hndert Personen, von denen einige seit dem Morgengrauen Schlange stehen, drängeln sich, um behandelt zu werden. Die ernsthaftesten Fälle werden aussortiert und zum “Landkrankenhaus” begleitet.
A côté de ses militaires malades ou blessés, l’Amisom accueille ainsi en permanence dans son “hôpital de campagne” une centaine de patients, pour la plupart victimes de guerre.
Les plus gravement atteints se présentent à l’une des entrées de la base, un simple sentier sablonneux dans la mire des mitrailleuses ougandaises. Les autres peuvent venir consulter un médecin, dans le cadre des consultations libres organisées trois fois par semaine sur la base.
Plusieurs centaines de personnes, dont certaines font la queue dès l’aube, se pressent pour venir s’y faire soigner. Les cas les plus sérieux sont triés et escortés vers “l’hôpital de campagne”.


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Dieses ist eine Ansammlung von großen Stoffzelten, unter denen Feldbetten in Reihe aufgebaut sind. Ugandische Krankenschwestern im Drillichzeug, ihre Haare unter Kopftüchern verknotet, gehen dort von Patient zu Patient. Der Operationssall wurde in einem Container eingerichtet, das Labor in einem Fertighaus. Zwei Nebenzimmer empfangen junge Frauen mit Fisteln von der Entbindung.
Celui-ci est un assemblement de grandes tentes de toiles sous lesquelles des lits de camps sont alignés en rang d’oignon. Cheveux noués sous un foulard, des infirmières ougandaises en treillis passent d’un patient à l’autre. Le bloc opératoire a été aménagé dans un container, le laboratoire dans un préfabriqué. Deux annexes spécialisées accueillent des jeunes femmes victimes de fistule obstétricale.

“In der Mehrzahl behandeln wir Leute mit Verletzungen von Kugeln oder Splittern”, sagt der medizinische Oberst James Kiyengo. “Die anderen sind Opfer von Verkehrsunfällen oder Menschen mit ernsthaften Krankheiten.” Blutige Verbände, wütende Blicke, Drillichhosen: viele der in einem Zelt gruppierten Männer sind Kämpfer. “Wir behandeln sogar Shebabs (islamistische Rebellen)”, unterstreicht Oberst Kiyengo und zeigt auf einen breit lächelnden Jugendlichen mit amputiertem rechtem Bein.
“Nous accueillons en grande majorité des blessés par balles ou shrapnels (éclats)”, explique le médecin-colonel James Kiyengo. “Les autres sont des victimes d’accidents de la route, ou des patients souffrant de maladie grave”. Bandages sanguinolents, regards farouches et pantalon de treillis, les hommes, regroupés sous une même tente, sont pour beaucoup des combattants. “On soigne même des shebab (insurgés)”, souligne le colonel Kiyengo, désignant un adolescent tout sourire amputé de la jambe droite.

Dann gibt es noch die Patienten in fortgeschrittenem Krabsstadium und unheilbar Kranke. Die 20-jährige Muslimo Isak hat ein Engelsgesicht und eine von Krebsgeschwüren verformte Brust. Als Witwe und ohne Familie hat sie keinen Ort, wohin sie gehen kann. “Aud diese Hoffnungslosen passen wir auf wie die Nachbarn im Dorf”, murmelt Oberst Kiyengo etwas fatalistisch. Elf burundische und ugandische Ärzte arbeiten im Landkrankenhaus der Amisom, wo die Behandlungen umsonst sind. “Manche Patienten kommen von weit her, und Amisom ist ihre einzige Hoffnung.” Ise Abdi, mit von einer “Bombe” teilweise abgerissenem Oberschenkel, bestätigt dies: “Ohne Geld kannst Du nicht ins Medina”, eines der drei Krankenhäuser Mogadischius.
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Il y a aussi les patients atteints de cancers avancés ou de maladies incurables. Visage d’ange, Muslimo Isak, 20 ans, a la poitrine déformée par des tumeurs cancéreuses. Veuve, sans famille, elle n’a nulle part ou aller. “Nous veillons sur ces désespérés comme les voisins du village”, lâche, fataliste, le colonel Kiyengo. Onze médecins militaires burundais et ougandais travaillent à l’hôpital de campagne de l’Amisom, où les soins sont gratuits. “Certains patients viennent de très loin, l’Amisom est leur seul espoir”. “Sans argent, tu ne peux pas aller à Medina”, l’un des trois hôpitaux de Mogadiscio, confirme Ise Abdi, la cuisse en partie arrachée par “une bombe”.

Major Ba-Hoku Barigye, der Amisom-Sprecher, fasst ganz klar zusammen, dass es ihnen darum gehe, “die Herzen und Geister” der Somalier zu gewinnen. “Es liegt großteils an dieser medizinischen Hilfe, dass die umliegenden Stadtviertel friedlich sind”, meint der Sani-Oberst. Wahrscheinlich sollen diese “zivil-militärischen” Aktionen auch ein Gegengewicht erzeugen zur miserablen Wirkung auf die somalische öffentliche Meinung, die die vom Gegenfeuer der Amisom auf islamistische Angriffe getöteten Zivilisten auslösen.
Die Initiative wird von den islamistischen Aufständischen bekämpft. Letzte Woche wurde ein Mann erwürgt, weil man in seiner Tasche ein Rezept eines Amisomarztes fand.
Pour l’Amisom, il s’agit de “gagner les coeurs et les esprits” des Somaliens, résume clairement son porte-parole, le major Ba-Hoku Barigye. “Si les quartiers voisins de la base sont paisibles, c’est en grande partie en raison de cette assistance médicale”, selon le médecin-colonel.
Ces opérations “civilo-militaires” visent aussi sans doute à contre-balancer l’effet dévastateur dans l’opinion des Somaliens, des civils tués par les tirs de mortiers de l’Amisom en riposte aux attaques des insurgés.
L’initiative est combattue par les insurgés islamistes. La semaine dernière, un homme a été égorgé pour avoir été surpris avec dans sa poche une prescription d’un médecin de l’Amisom.

© 2009 AFP

Siehe auch / Voir aussi:
»»» MOGADISCHU: DIE SCHWIERIGE MISSION DER AMISOM FRIEDENSTRUPPE IN SOMALIA – Dans Mogadiscio en guerre, la difficile mission des soldats de l’Amisom

Somalia, Angriff auf Amisombasis
Foto (c)AFP: Nach einem Selbstmordattentat gegen das Basislager der Amisom
Ruines le 27 novembre 2009 d’un bâtiment détruit lors d’un attentat-suicide contre la base de l’Amisom à Mogadiscio

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