SOMALIA: IN HUDUR NEUES LEBEN NACH DEM ABZUG DER ISLAMISTEN – En Somalie, depuis le départ des shebab, la vie reprend son cours à Hudur

In Somalia, seit dem Weggang der Shebab, nimmt das Leben seinen Gang in Hudur
Hudur (AFP) – 2012.06.15 14.04 – Von William Davies
Auf einem Stück Brachland brettern Jungen auf dem Fahrrad rund um einen provisorischen Fußballplatz, wo ihre Freunde spielen, barfuß und mit Staub bedeckt. Woanders würde diese Szene trivial sein. Aber in Hudur in Zentral-Somalia sieht es wie eine Revolution: die kleine Stadt von 40.000 bis 50.000 Menschen ist gerade befreit aus drei Jahren unter der Kontrolle von den islamistischen Aufständischen Shebab. Bis die Rebellen von äthiopischen Truppen vertrieben wurden, die in Somalia Ende 2011 intervenierten, um die somalischen Regierungstruppen gegen die Shebab zu unterstützen, war Fußball hier verboten.
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En Somalie, depuis le départ des shebab, la vie reprend son cours à Hudur
HUDUR (AFP) – 15.06.2012 14:04 – Par William DAVIES
Sur un bout de terrain vague, de jeunes garçons foncent, sur leurs vélos, autour d’un terrain de foot improvisé où jouent leurs amis, pieds nus et couverts de poussière. Ailleurs, la scène serait banale. Mais à Hudur, dans le centre de la Somalie, elle a des allures de révolution: la petite ville de 40.000 à 50.000 habitants sort tout juste de trois ans sous contrôle des insurgés islamistes shebab. Jusqu’à ce que les rebelles soient chassés des lieux par les troupes éthiopiennes, entrées fin 2011 en Somalie pour soutenir les troupes gouvernementales somaliennes contre les shebab, le football était ici interdit.

De jeunes garçons jouent au football sur un terrain vague d'Hudur, en Somalie, le 12 juin 2012
Somalia, Hudur: Jungs beim Fußballspiel
De jeunes garçons jouent au football sur un terrain vague d’Hudur, en Somalie, le 12 juin 2012
Foto (c) AFP – by William Davies

Les hommes avaient dû troquer leurs jeans pour des pantalons s’arrêtant à la cheville et la tunique islamique, les femmes leurs légers voiles colorés pour le voile intégral.
“Beaucoup de choses ont changé quand les shebab ont pris le contrôle”, raconte Hussein Ali Abdi, fan du club de foot anglais Manchester United qui montre fièrement le jean qu’il porte depuis le départ des islamistes en avril. “Les écoles ont fermé, le football a été interdit.”
Aujourd’hui, des hommes sirotent leur thé, à l’ombre, pendant que des femmes discutent bruyamment près du stade de football.
“On était frappé cent fois”
Le jeune fan de Manchester United, âgé de 19 ans, raconte comment tout a changé du jour au lendemain quand les insurgés ont abandonné la ville. Les habitants ont enfin pu écouter de la musique autre que religieuse, et regarder à nouveau la télévision.
“A chaque fois qu’on écoutait de la musique, on était frappé cent fois”, poursuit Hussein Ali Abdi, “dix personnes vous frappaient dix fois.”
Dans les rues sablonneuses de Hudur, où les immeubles qui abritaient souvent dans le passé des services gouvernementaux s’effritent, des chèvres bêlent. Sur le marché, se livre un assourdissant commerce de vêtements d’occasion, ce qui était aussi interdit sous les shebab.
“Les shebab sont restés ici trois ans et il faudra encore trois ans à la population pour oublier ce qu’ils nous ont fait et appris”, dit, amer, l’imam de la mosquée locale de Buulow, Cheikh Ali Ibrahim.
Les insurgés lui avaient interdit d’exercer. Quand la ville était sous contrôle shebab, il passait son temps à entretenir ses maigres récoltes, dans sa ferme.
“Les leaders religieux et les autres chefs coutumiers qui ne se pliaient pas à leurs règles étaient arrêtés”, raconte l’imam. “La religion (des shebab) est quelque chose qu’ils ont fabriqué, elle ne se réfère pas au prophète Mahomet”, dénonce-t-il.
Même si la petite ville de Hudur est aujourd’hui relativement sûre, les shebab sont encore présents dans les environs, à une vingtaine de km.
Les rebelles font l’objet d’une pression militaire accrue depuis quelques mois, pris dans l’étau d’une offensive armée régionale depuis que les troupes éthiopiennes et kényanes se sont lancées à leur poursuite en soutien des troupes gouvernementales et de la force de l’Union africaine (Amisom) qui les appuyaient déjà.
Mais ils contrôlent encore de larges parts du centre et du sud somaliens.
“Seule Hudur a été libérée pour le moment”, reconnaît le gouverneur de la province de Bakol, Mohamed Abdi. “Les terroristes contrôlent encore les villages en dehors de la localité.”
© 2012 AFP

Un jeune garçon sur son vélo, dans la ville de Hudur,en Somalie, le 12 juin 2012
Somalia, Hudur; Junge mit Fahrrad
Un jeune garçon sur son vélo, dans la ville de Hudur,en Somalie, le 12 juin 2012
Foto (c) AFP – by William Davies

In Somalia, seit dem Weggang der Shebab, nimmt das Leben seinen Gang in Hudur
Hudur (AFP) – 2012.06.15 14.04 – Von William Davies
Auf einem Stück Brachland brettern Jungen auf dem Fahrrad rund um einen provisorischen Fußballplatz, wo ihre Freunde spielen, barfuß und mit Staub bedeckt. Woanders würde diese Szene trivial sein. Aber in Hudur in Zentral-Somalia sieht es wie eine Revolution: die kleine Stadt von 40.000 bis 50.000 Menschen ist gerade befreit aus drei Jahren unter der Kontrolle von den islamistischen Aufständischen Shebab. Bis die Rebellen von äthiopischen Truppen vertrieben wurden, die in Somalia Ende 2011 intervenierten, um die somalischen Regierungstruppen gegen die Shebab zu unterstützen, war Fußball hier verboten.
Die Männer mussten ihre Jeans für knöchellange Bundhosen und das islamische Gewand tauschen, die Frauen ihre leichten, bunten Kopftücher für den Vollschleier.
“Viele Dinge hatten sich verändert, als die Shebab übernahmen die Kontrolle”, sagte Hussein Ali Abdi, ein Fan des englischen Fußballclubs Manchester United, der stolz die Jeans zeigt, die er trägt seit dem Abzug der Islamisten im April. “Schulen wurden geschlossen, Fußball wurde verboten.”
Heute, Männer schlürfen ihren Tee im Schatten, während die Frauen laut diskutieren in der Nähe des Fußballplatzes.
“Wir wurden hundertmal geschlagen”
Der junge Fan von Manchester United, im Alter von 19, erzählt, wie sich alles über Nacht geändert hat, als die Aufständischen die Stadt verlassen haben. Die Menschen waren endlich in der Lage, andere als religiöse Musik zu hören und wieder fernzusehen.
“Jedes Mal, wenn wir Musik gehört hatten, wurden wir hundert Mal geschlagen”, sagt Abdi Hussein Ali, “zehn Mann schlugen je zehn Mal.”
In den sandigen Straßen von Hudur, wo die zerfallenden Gebäude der ehemaligen staatlichen Dienstleistungen stehen, blöken Ziegen. Auf dem Markt, ein ohrenbetäubender Handel mit gebrauchter Bekleidung, der auch unter den Shebab verboten war.
“Die Shebab blieben drei Jahre hier und es dauert noch drei Jahre, damit die Menschen vergessen, was die ihnen angetan haben und was sie gelernt haben”, sagt bitter der Imam der örtlichen Moschee von Buulow, Scheich Ali Ibrahim. Die Aufständischen hatten ihm die Ausübung des Religionsamtes verboten. Als die Stadt unter Kontrolle der Shebab war, verbrachte er seine Zeit mit der Aufrechterhaltung seiner mageren Ernten in seinem Hof.
“Religiöse Führer und andere Chefs, die nicht mit ihren Regeln konform waren, wurden verhaftet”, sagte der Imam. “Die Religion (der Shebab) ist etwas, was sie gemacht haben, es hat keinen Bezug zum Propheten Mohammed”, klagt er.
Obwohl die kleine Stadt Hudur nun relativ sicher ist, sind die Shebab noch in der Nähe präsent, etwa 20 Meilen.
Die Rebellen sind unter erhöhtem militärischen Druck in den letzten Monaten, in den Klauen einer regionalen Offensive von kenianischen und äthiopischen Truppen und von Regierungstruppen mit Unterstützung der Truppe der Afrikanischen Union (AMISOM).
Aber sie kontrollieren noch große Teile des mittleren und südlichen Somalia.
“Nur Hudur ist für den Moment frei”, gab der Gouverneur der Provinz Bakool, Mohamed Abdi, zu. “Die Terroristen haben noch die Kontrolle über die Dörfer außerhalb der Stadt.”
© 2012 AFP

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