SOMALIA: MASSIVE ABHOLZUNG MACHT DAS LAND ZUR WÜSTE – Une déforestation massive menace de transformer la Somalie en désert

Massive Abholzung droht Somalia zur Wüste zu machen
JALELO (Somalia) (AFP) – 11.11.2012 11:38 – Von Boris Bachorz
Hassan Hussein fällt 40 Bäume pro Monat, um sie ihn Kohle zu verwandeln, voll und ganz bewusst der dadurch verursachten Schäden für die Umwelt, aber es ist das letzte Mittel, das diesem privaten Züchter von Rindern bleibt. In Somalia tun Hunderttausende von Nomaden, die Mehrheit der Bevölkerung, jeden Tag dasselbe und machen damit Teile des bereits ariden und verarmten Landes am Horn von Afrika bald zur Wüste.
“Ich war ein Bauer, ich verlor meine Herde wegen der Dürre und Krankheiten, und ich bin der älteste der Familie” mit zehn Mündern, seinen beiden Kindern, sieben Geschwistern und seiner Mutter zu ernähren, sagte der junge Mann von 27 Jahren.

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Une déforestation massive menace de transformer la Somalie en désert
JALELO (Somalie) (AFP) – 11.11.2012 11:38 – Par Boris BACHORZ
Hassan Hussein coupe quarante arbres par mois pour les transformer en charbon, parfaitement conscient des dommages qu’il cause à son environnement; mais c’est la dernière ressource qui reste à cet éleveur privé de bétail. En Somalie, des centaines de milliers de nomades, la majorité de la population, font de même chaque jour, au risque de transformer bientôt en désert des pans entiers de ce pays déjà aride et pauvre de la Corne de l’Afrique. “J’étais un éleveur, j’ai perdu mon troupeau à cause des sécheresses et des maladies, et je suis l’aîné de la famille”, avec dix bouches à nourrir, ses deux enfants, ses sept frères et soeurs et sa mère, explique le jeune homme de 27 ans.

Hassan Hussein et Abdi Musa coupent un arbre pour en faire du charbon de bois, à Jalelo, au nord de
Hassan Hussein und Abdi Musa fällen einen Baum, um Holzkohle zu machen, in Jalelo in Nordsomalia
Hassan Hussein et Abdi Musa coupent un arbre pour en faire du charbon de bois, à Jalelo, au nord de la Somalie, le 31 octobre 2012
Foto (c) AFP – by Simon Maina

Il y a quatre ans, Hassan Hussein avait 25 chameaux et 300 chèvres; il lui en reste respectivement 3 et 15.
Alors, une hache artisanale à l’épaule, il part chaque matin couper du bois, le brûler pendant deux jours, le faire sécher pendant deux autres jours, avant de le revendre pour l’équivalent de six dollars le sac de vingt kilos.
Son village de Jalelo, au nord de la Somalie, était autrefois au coeur de la savane.
L’explorateur britannique H.G.C. Swayne raconte dans ses mémoires, fin XIXème siècle, comment il y a traqué et chassé “un grand troupeau d’éléphants”. “La forêt à Jalelo est essentiellement composée de l’arbre Guud (acacia NDLR), au bord de la rivière Hembeweina”, rapportait alors le chasseur.
Mais le dernier éléphant a été tué au nord de la Somalie en 1958, et Swayne pourrait aujourd’hui repérer de très loin le moindre gibier de taille, dans ce paysage rocailleux parsemé d’arbustes bas et de restes d’arbres calcinés.
“20% des forêts ont disparu en dix ans. Ce pays se transforme de toute évidence en désert”, constate Ahmed Derie Elmi, directeur des forêts au ministère de l’Environnement du Somaliland, l’entité du nord de la Somalie qui a proclamé son indépendance depuis 1991 et compte 3,8 millions d’habitants.
“Si la déforestation continue à ce rythme, ce pays sera un désert dans vingt ou trente ans”, renchérit Ahmed Ibrahim Awale, directeur de l’organisation non gouvernementale Candlelight, qui fait autorité au Somaliland en matière d’environnement et de santé.
La faute aux maladies animales, qui ont poussé les pays du Golfe à interdire pendant neuf ans, jusqu’en 2009, tout bétail venant de Somalie, contraignant les éleveurs à trouver d’autres sources de revenus.
La faute plus généralement à la surexploitation des terres, à l’urbanisation et à l’explosion démographique: Hargeisa, la capitale du Somaliland, abrite environ 850.000 personnes, six fois plus que dans les années 70, et consomme quotidiennement 250 tonnes de charbon de bois selon M. Elmi. Le charbon de bois est la seule façon de faire la cuisine, l’électricité étant rare et hors de prix.
Les autorités impuissantes
Le désastre est le même d’un bout à l’autre de la Somalie. Dans le sud du pays, les islamistes insurgés shebab avaient fait de l’exportation du charbon de bois leur principale source de revenus (25 millions de dollars l’an dernier selon l’ONU) avant de perdre en septembre dernier Kismayo, leur principal port d’exportation.
Une des premières mesures du président nouvellement élu de Somalie, Hassan Cheikh Mohamoud, a été de confirmer l’interdiction de toute exportation de charbon de bois, décrétée par l’ONU en février dernier. Mais des témoins ont rapporté à l’AFP que des bateaux chargés de charbon continuaient de quitter Kismayo et les environs.
Pour arrêter la déforestation, il faudrait s’attaquer “à ses causes profondes: la pauvreté et le déclin dans la taille des élevages”, relève M. Awale.
Il faudrait offrir à la population des sources alternatives d’énergie, engager un effort massif de reforestation, reconvertir une partie des nomades à l’agriculture. Mais l’environnement a été loin, à ce jour, d’être une priorité pour les autorités somaliennes. Au Somaliland, “le ministère de l’Environnement a le plus petit budget du gouvernement, qui couvre tout juste les salaires” de ses 187 employés, relève M. Elmi.
Dans les campagnes, “tous les arbres âgés ont disparu”, ceux qui donnaient le plus de bois, déplore M. Awale. “Autrefois on pouvait obtenir six ou sept sacs de charbon de 25 kgs à partir d’un arbre. Aujourd’hui, peut-être un ou deux”.
En conséquence, le prix du charbon de bois a doublé en quatre ans au Somaliland pour atteindre 60.000 shillings (10 dollars) le sac.
Couper du bois “me laisse un goût de cendre”, lâche Hassan Hussein. “L’avenir est très sombre, car bientôt tous les arbres auront disparu”.
© 2012 AFP

Des villageois transportent un tronc d'arbre pour en faire du charbon de bois à Jalelo, dans le norHassan Hussein transporte un sac de bois dans son village de Jalelo, au nord de la Somalie, le 31 ocCibaado Warsame utilise du charbon de bois dans le village de Jalelo, au nord de la Somalie, le 31 o
Dorfbewohner tragen einen Baum, um Holzkohle zu machen, in Jalelo in Nordsomalia
Hassan Hussein mit Holzsack
Cibaado Warsame kocht mit Holzkohle
Des villageois transportent un tronc d’arbre pour en faire du charbon de bois à Jalelo, dans le nord de la Somalie, le 31 octobre 2012
Hassan Hussein transporte un sac de bois dans son village de Jalelo, au nord de la Somalie, le 31 octobre 2012
Cibaado Warsame utilise du charbon de bois dans le village de Jalelo, au nord de la Somalie, le 31 octobre 2012
Fotos (c) AFP – by Simon Maina

Massive Abholzung droht Somalia zur Wüste zu machen
JALELO (Somalia) (AFP) – 11.11.2012 11:38 – Von Boris Bachorz
Hassan Hussein fällt 40 Bäume pro Monat, um sie ihn Kohle zu verwandeln, voll und ganz bewusst der dadurch verursachten Schäden für die Umwelt, aber es ist das letzte Mittel, das diesem privaten Züchter von Rindern bleibt. In Somalia tun Hunderttausende von Nomaden, die Mehrheit der Bevölkerung, jeden Tag dasselbe und machen damit Teile des bereits ariden und verarmten Landes am Horn von Afrika bald zur Wüste.
“Ich war ein Bauer, ich verlor meine Herde wegen der Dürre und Krankheiten, und ich bin der älteste der Familie” mit zehn Mündern, seinen beiden Kindern, sieben Geschwistern und seiner Mutter zu ernähren, sagte der junge Mann von 27 Jahren.

Vor vier Jahren hatte Hassan Hussein 25 Kamele und 300 Ziegen, jetzt bleiben ihm 3 bzw. 15.
Nun, eine Axt auf der Schulter, geht er jeden Morgen um Holz zu schneiden, es zwei Tage zu brennen, dann zwei Tage zu trocknen, vor dem Verkauf für den Gegenwert von sechs Dollar pro Tüte von 20 Kilo.
Jalelo, sein Dorf im Norden von Somalia, war einst das Herz der Savanne.
Der britische Forscher H.G.C. Swayne erzählt in seinen Memoiren, Ende des neunzehnten Jahrhunderts, wie er dort “eine große Herde von Elefanten” gejagt hatte. “Der Wald um Jalelo ist vor allem vom Baum Guud (Akazie) am Fluss Hembeweina zusammengesetzt”, berichtete dann der Jäger.
Aber der letzte Elefant wurde im Norden von Somalia im Jahr 1958 getötet, und heute könnte Swayne von weitem solch großwild sichten, in dieser etzt felsigen Landschaft mit Büschen und niedrigen Bäumen und verkohlten Überresten von Bäumen.
“20% der Wälder sind in zehn Jahren verschwunden. Dieses Land verwandelt offensichtlich sich in eine Wüste”, sagt Ahmed Elmi Derie, Direktor der Wälder, Ministerium für Umwelt in Somaliland, eine Einheit im Norden Somalias, die ihre Unabhängigkeit seit 1991 erklärt und 3,8 Millionen Einwohner hat.
“Wenn die Entwaldung weiterhin in diesem Tempo fortschreitet, wird es ein wüstes Land in zwanzig oder dreißig Jahren sein”, fügte Ahmed Ibrahim Awale, Direktor der Nichtregierungsorganisation Candlelight (Kerzenlicht), eine Autorität in Somaliland in Sachen Gesundheit und Umwelt.
Die Schuld liegt an Tierkrankheiten, die die Golfstaaten für neun Jahre , bis 2009, zwangen, den Import von Tieren aus Somalia zu verbieten, was die Landwirte zwang, alternative Einnahmequellen zu finden.
Und allgemein die Übernutzung von Land, Urbanisierung und Bevölkerungsexplosion: Hargeisa, Somalilands Hauptstadt, ist die Heimat von etwa 850.000 Menschen, mehr als sechs Mal so viele wie in den 70er Jahren, und die verbrauchen täglich 250 Tonnen Holzkohle, sagt Elmi. Holzkohle ist der einzige Weg, um zu kochen, denn Strom ist knapp und teuer.
Behörden machtlos
Die Katastrophe ist dieselbe von einem Ende zum anderen Somalias. Im Süden hatten die aufständischen Shebab-Islamisten den Export von Holzkohle zu ihrer Hauptquelle von Einnahmen ($ 25 Millionen im letzten Jahr, nach dem UN) gemacht, vor dem Verlust im vergangenen September von Kismayo, ihrem Haupthafen.
Einer der ersten Schritte des neu gewählten Präsidenten von Somalia, Scheich Hassan Mohamoud, war das Verbot der Ausfuhr von Kohle zu bestätigen, von der UNO proklamiert im Februar. Aber Zeugen erzählten AFP, dass Schiffsladungen von Kohle Kismayo und die umliegende Gegend fortgesetzt verlassen.
Um die Entwaldung zu stoppen sollten “ihre Ursachen: Armut und der Rückgang der Größe der landwirtschaftlichen Betriebe” behandelt werden, sagt Mr. Awale.
Man sollte der Öffentlichkeit alternative Energiequellen bereitstellen, eine massive Wiederaufforstung beginnen, und einen Teil der Nomaden zur Landwirtschaft rekonvertieren. Aber die Umwelt war bis zum heutigen Tag nie eine Priorität für die somalischen Behörden. In Somaliland “hat das Ministerium für Umwelt das kleinste Budget der Regierung, das gerade mal die Löhne” seiner 187 Mitarbeiter deckt, so Herr Elmi.
In dem Land sind “alle alten Bäume verschwunden”, die das meiste Holz gaben, beklagt Mr. Awale. “Früher konnten Sie sechs oder sieben Säcke à 25 kg von Kohle aus einem Baum holen. Nun vielleicht ein oder zwei.”
Als Ergebnis wurde der Preis von Kohle in vier Jahren verdoppelt auf 60.000 Somaliland Schilling ($ 10) pro Tüte.
Holzhacken “gibt mir einen Geschmack von Asche”, sagt Hassan Hussein locker. “Die Zukunft ist sehr dunkel, weil bald alle Bäume verschwunden sein werden.”
© 2012 AFP

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