SOMALIA: NEUES PARLAMENT VEREIDIGT, NEUER PRÄSIDENT ERWARTET – La Somalie attend un nouveau président après l’investiture de 211 députés

Somalia erwartet nach der Einweihung von 211 Abgeordneten einen neuen Präsidenten
Mogadischu (AFP) – 21/8/2012 05.58
Zweihundert und elf Mitglieder der 275 des endlich neu erstellten somalischen Parlaments wurden Montag auf dem ultra-abgesicherten Flughafen in Mogadischu vereidigt, einer der letzten Schritte in dem Prozess des Aufbaus einer echten somalischen Zentralregierung, die es seit über 20 Jahren praktisch nicht mehr gab.
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La Somalie attend un nouveau président après l’investiture de 211 députés
MOGADISCIO (AFP) – 21.08.2012 05:58
Deux cent onze députés, sur les 275 que comptera à terme la toute nouvelle Chambre somalienne, ont été investis lundi sur l’aéroport ultra-sécurisé de Mogadiscio, une des dernières étapes du processus visant à doter la Somalie d’un réel gouvernement central dont elle est privée depuis plus de 20 ans.

Les membres du nouveau parlement lors de la cérémonie d'investiture, le 20 août 2012 à Mogadiscio,
Mogadischu: Mitglieder des neuen somalischen Parlamentes werden vereidigt
Les membres du nouveau parlement lors de la cérémonie d’investiture, le 20 août 2012 à Mogadiscio, en Somalie
Foto (c) AFP – by Abdurashid Abdulle

L’élection du chef de l’Etat par les députés aurait dû parachever ce processus complexe parrainé par l’ONU lundi, date à laquelle a expiré le mandat des fragiles Institutions fédérales de Transition, mises sur pied en 2004.
Hussein Arab Isse, ministre de la Défense du Gouvernement fédéral de transition (TFG) sortant et député nouvellement investi, a estimé que l’élection du chef de l’Etat aurait lieu “dans les prochains jours ou semaines”, après celle du président de la Chambre “dès que possible”.
“Nous avons un Parlement souverain avec une majorité lui permettant de fonctionner, donc nous sommes prêts à travailler”, s’est félicité sur la chaîne Al-Jazeera Peter de Clercq, chef adjoint de l’ONU en Somalie.
Selon Radio-Mogadiscio, 211 députés seulement – désignés par un collège de chefs coutumiers et dont les noms ont été validés par un comité ad hoc – ont été investis lundi. Leur nombre est néanmoins suffisant pour atteindre le quorum nécessaire au fonctionnement de la Chambre.
Tout en se félicitant de l’investiture d’un nouveau parlement fédéral à Mogadiscio, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a rappelé que les dernières étapes de la transition politique devaient intervenir rapidement “dans un environnement libre de toute intimidation”.
Le gouvernement de transition n’a pas respecté le délai imposé par l’ONU pour élire un nouveau président mais les Nations unies vont lui donner plus de temps pour achever la transition politique, ont confié des diplomates.
De son côté, la Maison Blanche a prévenu qu’aucune obstruction au processus politique ne serait tolérée, tout en qualifiant l’investiture de députés d'”étape importante”.
“C’est la première fois en 20 ans que les députés sont chez eux pour une telle cérémonie” d’investiture, s’est réjoui Siyad Shire Mohamoud, nouveau député. Les deux précédents Parlements dits “de transition” avaient été investis en 2000 à Arta (Djibouti), puis en 2004 à Nairobi (Kenya), en raison du chaos sécuritaire en Somalie.
Processus bâclé
La cérémonie d’investiture était initialement prévue à l’école de police de la capitale – et non au Parlement, partiellement détruit par des années de guerre civile – mais le président de la nouvelle Chambre, son doyen d’âge Musa Hassan Abdallah, a demandé en urgence lundi à l’ONU de trouver un “refuge” aux députés.
Elle s’est donc déroulée dans l’enceinte de l’aéroport international de Mogadiscio, camp retranché placé sous la protection de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), dont la base lui est adossée.
Le symbole fait tache alors que l’investiture de cette nouvelle Chambre était présentée dimanche par la communauté internationale comme “une opportunité sans précédent pour plus de paix et de stabilité” en Somalie, livrée aux chefs de guerre, milices islamistes et gangs criminels depuis la chute du président Siad Barre en 1991.
Les précédentes institutions mises en place depuis 2000 ont toutes échoué à asseoir leur autorité.
La situation sécuritaire s’est nettement améliorée à Mogadiscio depuis que les insurgés islamistes shebab en ont été chassés en août 2011, mais la capitale reste le théâtre régulier d’assassinats politiques et d’attentats.
Le processus de désignation et de validation des députés se poursuit et la Chambre devrait être au complet d’ici à la fin de la semaine, selon une source diplomatique.
Environ 70 noms proposés par les chefs coutumiers ont été écartés par le Comité technique de sélection, car ne remplissant pas les critères requis (citoyenneté, âge, niveau d’études, passé politique et en matière de droits de l’Homme…), suscitant, selon plusieurs sources, des tensions susceptibles de mettre en danger le processus.
Après avoir soutenu à bout de bras les actuelles Institutions fédérales de Transition, minées par la corruption, la communauté internationale avait exclu toute nouvelle prolongation de leur mandat – déjà étendu deux fois en 2009 puis en 2011 -, et tout fait pour que le processus s’achève à la date prévue du 20 août.
Nombre d’observateurs estiment que la priorité donnée au calendrier au détriment du fond risque néanmoins de valider un processus pipé et bâclé, qui semble devoir déboucher sur le maintien au pouvoir des responsables actuels.
Le président sortant Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, élu en 2009 après avoir rallié les institutions de transition qu’il combattait auparavant à la tête d’une rébellion islamique, et personnalité contestée au sein même de ses alliés internationaux, est l’un des favoris du scrutin présidentiel.
Ses plus sérieux adversaires semblent son Premier ministre, Abdiweli Mohamed Ali, et le président du Parlement sortant, Sharif Hassan Sheikh Adan.
© 2012 AFP

Somalia erwartet nach der Einweihung von 211 Abgeordneten einen neuen Präsidenten
Mogadischu (AFP) – 21/8/2012 05.58
Zweihundert und elf Mitglieder der 275 des endlich neu erstellten somalischen Parlaments wurden Montag auf dem ultra-abgesicherten Flughafen in Mogadischu vereidigt, einer der letzten Schritte in dem Prozess des Aufbaus einer echten somalischen Zentralregierung, die es seit über 20 Jahren praktisch nicht mehr gab.
Die Wahl des Staatsoberhauptes durch die Deputierten sollte diesen komplexen Prozess, der von den Vereinten Nationen gefördert ist, normalerweise am Montag abschließen, dem Tag des Ablauf des Mandats der fragilen Transitional Federal Institutions, im Jahr 2004 gegründet.
Hussein Arab Isse, Minister für Verteidigung des Transitional Federal Government (TFG) und ausgehender sowie neu investierter Parlamentarier, meint, dass die Wahl des Staatsoberhauptes “in den nächsten Tagen oder Wochen” stattfinden würde, nach der “so bald wie möglichen” Wahl des Parlamentspräsidenten.
“Wir haben ein souveränes Parlament mit einer Mehrheit, um zu arbeiten, so sind wir bereit, zu arbeiten”, lobte gegenüber Al-Jazeera Peter de Clercq, der stellvertretende Leiter der UN in Somalia.
Laut Radio Mogadischu wurden 211 nur Mitglieder – von einem Kollegium von traditionellen Chefs ausgesucht und von einem Ad-hoc-Ausschuss bestätigt – Montag investiert. Allerdings ist ihre Zahl ausreichend, um ein Quorum, notwendig für das Funktionieren des Hauses, darzustellen.
Zwar begrüßte er der Einweihung eines neuen Parlamentes in Mogadischu, aber der UN-Generalsekretär Ban Ki-moon erinnerte auch, dass die letzten Phasen des politischen Übergangs sollten schnell ablaufen, “in einem Umfeld frei von Einschüchterung” .
Die Übergangsregierung hat die Frist von der UNO nicht erfüllt, um einen neuen Präsidenten zu wählen, aber die UN wird ihr mehr Zeit für den Abschluß des politischen Übergangsprozesses geben, sagten Diplomaten.
Für seinen Teil hat das Weiße Haus gewarnt, dass kein Hindernis für den Abschluß des politischen Prozesses toleriert werde, bezeichnete die Nominierung der Deputierten aber als als “Meilenstein”.
“Dies ist das erste Mal in 20 Jahren, dass die Abgeordneten für eine solche Zeremonie in ihrer Heimat sind”, begrüßt Siad Shire Mohamoud, neues Mitglied. Die bisherigen beiden Parlamente des “Übergangs” wurden im Jahr 2000 in Arta (Dschibuti) investiert, dann im Jahr 2004 in Nairobi (Kenia), aufgrund der chaotischen Sicherheitslage in Somalia.

Diese vorherigen Institutionen hatten es versäumt, ihre Autorität zu etablieren.

Der Prozess der Nominierung und Validierung von Abgeordneten wird fertig sein bis zum Ende der Woche, nach einer diplomatischen Quelle.
Über 70 von den Chefs ausgewählte Abgeordnete wurden vom Technischen Komitee der Auswahl dann entlassen, da sie nicht die Kriterien erfüllten (Staatsangehörigkeit, Alter, Bildung und politische Geschichte in Bezug auf die Menschenrechte …) – laut mehreren Quellen könnten die daher entstandenen Spannungen den Prozess gefährden.
Nachdem sie die aktuellen Transitional Federal Institutions, durch Korruption untergraben, mit ausgestrecktem Arm jahrelang unterstützt hatte, hatte die internationale Gemeinschaft nunmehr jede weitere Ausweitung ihres Mandats – schon zweimal in 2009 und in 2011 erweitert – ausgeschlossen und sorgte dafür, dass der Prozess am Tag des 20. August endet.
Viele Beobachter glauben, dass die Priorität Zeitplan über Substanz aber zu einem schlampigen Prozess führt, an dessen Ende die Aufrechterhaltung der gegenwärtigen Führer an der Macht zu stehen scheint.
Der scheidende Präsident Sheikh Sharif Sheikh Ahmed, im Jahr 2009 gewählt nach seinem Beitritt bei den Übergangsinstitutionen, die er zuvor an der Spitze einer islamistischen Rebellion bekämpft hatte, ist ein Favorit für die Präsidentschaft.
Seine chancenreichsten Gegner sind Premierminister Abdiweli Mohamed Ali, und der Präsident des scheidenden Parlaments, Sharif Hassan Sheikh Adan.
© 2012 AFP

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