SOMALIA : RÜCKZUG ÄTHIOPIENs? – Retrait de l’Ethiopie de Somalie?

Zieht sich die äthiopische Armee aus Somalia zurück?
Nairobi (Kenia) (AFP) – 2013.03.19 17.05 – By Aymeric Vincenot
Der überraschende Abzug der äthiopischen Truppen aus der somalischen Stadt Hudur, die sofort von den islamistischen Shebab wieder eingenommen wurde, wirft Fragen und Bedenken auf über eine mögliche Abkehr von Addis Abeba aus dem Südwesten von Somalia, wo seine Truppen eine entscheidende Rolle spielen.
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L’armée éthiopienne est-elle en train de se retirer de Somalie?
NAIROBI (Kenya) (AFP) – 19.03.2013 17:05 – Par Aymeric VINCENOT
Le retrait surprise dimanche du contingent éthiopien de la localité somalienne de Hudur, immédiatement reprise par les islamistes shebab, suscite questions et inquiétude sur un possible départ d’Addis Abeba du sud-ouest de la Somalie, où ses troupes jouent un rôle crucial.
“L’attitude des Ethiopiens est ambiguë. Est-ce qu’ils partent vraiment ou est-ce qu’ils font semblant ?”, s’interroge un expert des questions de sécurité dans la région contacté par l’AFP, qui n’exclut pas un retrait total de l’armée éthiopienne de Somalie, où elle est entrée en novembre 2011 pour combattre les insurgés shebab.
L’Ethiopie, dont le contingent n’est pas intégré à la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom) déployée depuis 2007 en soutien aux fragiles autorités somaliennes contre les islamistes, supporte seule le coût élevé de son opération et a fait part à plusieurs reprises ces derniers mois de son intention d’y mettre fin.
“Nous attendons que l’Amisom vienne nous remplacer et nous attendrons (en Somalie) jusqu’à ce que nous ayons cette assurance”, assurait néanmoins en novembre le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn.
Dimanche en fin de matinée, les soldats éthiopiens ont pris de court autorités somaliennes et Amisom et évacué Hudur avec armes et bagages, vers leur frontière à 80 km au nord, accompagnés des autorités locales et des forces pro-gouvernementales somaliennes. Quelque 2.000 habitants paniqués par ce départ ont pris la route.
Quelques heures plus tard, les shebab qui assiégeaient la ville depuis des mois y entraient sans combattre.
Selon des sources concordantes, des préparatifs de départ sont désormais en cours à Baïdoa, la grande ville du sud somalien, prise aux shebab en février 2012, ainsi que dans plusieurs autres localités alentour.
“Tout porte à croire que l’Ethiopie est déterminée à se retirer de Baïdoa” dans un court délai, explique une source sécuritaire à l’AFP. C’est aussi ce que les chefs éthiopiens de Baïdoa ont fait savoir à des parlementaires somaliens qu’ils y ont rencontrés dimanche, selon une source humanitaire sur place.
“A Baïdoa, ils ont pas mal de matériel lourd, ça va être plus difficile pour eux de s’en aller” aussi rapidement que de Hudur, estime néanmoins la source sécuritaire.
Baïdoa ?
L’armée éthiopienne a également annoncé son départ prochain de Beledweyne, à une trentaine de km de sa frontière, mais aucun préparatif n’y était encore constaté, pas plus qu’à Dolow, ville-frontalière, selon des sources concordantes.
“L’Ethiopie n’a pas encore pris de décision” sur l’étendue de son retrait, estime une source au sein de l’Amisom. Elle va examiner “les réactions de la communauté internationale (…) et si les shebab réoccupent tous les endroits qu’ils évacuent” dans cette zone qui borde son territoire sur plusieurs centaines de km, ajoute-t-elle.
La soudaine décision éthiopienne semble liée à des tensions importantes avec les autorités de Mogadiscio et leurs émanations locales dans les zones sous contrôle éthiopien.
“La Somalie insiste sur sa souveraineté mais n’est pas capable d’assurer sa propre sécurité”, rappelle la source au sein de l’Amisom, et le début de retrait éthiopien “vise à rappeler que ce qu’ils font (en Somalie) est d’une importance stratégique et que les shebab ne sont pas vaincus”.
Le récent maintien, par le Conseil de sécurité de l’ONU, des effectifs de l’Amisom a également irrité Addis Abeba, qui réclame une augmentation.
Selon plusieurs sources, un retrait éthiopien du sud-ouest somalien pourrait y “changer la donne”, la présence de l’Amisom y étant largement insuffisante.
Les effectifs éthiopiens en Somalie, dont le nombre est inconnu, sont estimés à entre 3.000 et 8.000 hommes et l’Amisom ne dispose pas de réserves en troupes lui permettant de les suppléer sans dégarnir dangereusement d’autres zones, estiment ces sources.
L’Amisom, déjà présente à Baïdoa et à Beleydweyne, devrait être en mesure de défendre ces deux villes, souligne la source sécuritaire. Mais les localités alentour seront extrêmement vulnérables en cas de départ de l’armée éthiopienne, les fragiles forces somaliennes étant incapables de les défendre seules.
De plus, ces troupes somaliennes y “travaillent étroitement” avec les soldats éthiopiens et “ne resteront pas s’ils s’en vont”, avance la source à l’Amisom.
Selon la source sécuritaire, la prise de Hudur à “regonflé le moral” des shebab, présentés comme moribonds après 18 mois de graves revers militaires les ayant chassé de l’ensemble de leurs bastions.
“Même l’Ethiopie a été surprise de la vitesse à laquelle Hudur a été reprise. Ils savaient que les shebab reviendraient mais pas à cette vitesse”, estime la source au sein de l’Amisom. Cela “montre clairement que tenir le terrain n’est pas suffisant pour venir à bout d’une insurrection”.
© 2013 AFP

Zieht sich die äthiopische Armee aus Somalia zurück?
Nairobi (Kenia) (AFP) – 2013.03.19 17.05 – By Aymeric Vincenot
Der überraschende Abzug der äthiopischen Truppen aus der somalischen Stadt Hudur, die sofort von den islamistischen Shebab wieder eingenommen wurde, wirft Fragen und Bedenken auf über eine mögliche Abkehr von Addis Abeba aus dem Südwesten von Somalia, wo seine Truppen eine entscheidende Rolle spielen.
“Die Haltung der Äthiopier ist mehrdeutig. Haben sie Somalia wirklich verlassen oder tun sie nur als ob?”, fragt ein von AFP kontaktierter Experte in Fragen der Sicherheit in der Region und schließt einen vollständigen Rückzug der äthiopischen Truppen aus Somalia, wohin sie im November 2011 kamen, um die Shebab-Aufständischen zu bekämpfen, nicht aus.
Äthiopien ist nicht Teil der AMISOM-Truppe der AU, (seit 2007 eingesetzt, um die fragilen somalischen Behörden gegen die Islamisten zu unterstützen), trägt allein die hohen Kosten für den Einsatz und drückte mehrere Male in den letzten Monaten seine Absicht aus, zu gehen.
“Wir erwarten, dass die AMISOM kommen, um uns zu ersetzen und wir warten (in Somalia), bis wir diese Sicherheit haben”, versicherte im November jedoch der äthiopische Premierminister Hailemariam Desalegn.
Am späten Sonntag Morgen überraschten die äthiopischen Soldaten aberAMISOM und die somalischen Behörden und evakuierten Hudur mit Sack und Pack Richtung Grenze 80 km nach Norden, und wurden von den lokalen Behörden und Pro-Regierungstruppen aus Somalia begleitet. Rund 2.000 Menschen in Panik durch diese Abfahrt flohen auch.
Ein paar Stunden später nahmen die Shebab, die die Stadt seit Monaten belagern, sie ohne Kampf.
Laut mehreren übereinstimmenden Quellen sind die Vorbereitungen für den Rückzug jetzt in Baidoa, der größten Stadt im Süden Somalias, den Shebab im Februar 2012 abgenommen, sowie mehreren andere Standorte in der Nähe, jetzt im Gange.
“Alles lässt uns glauben, dass Äthiopien sich bestimmt aus Baidoa zurückziehen wird” in einer kurzen Zeit, sagte eine Sicherheitsquelle gegenüber AFP. Äthiopische Führer in Baidoa haben das somalischen Parlamentariern am Sonntag mitgeteilt, nach humanitären Quellen vor Ort.
“In Baidoa haben sie eine Menge von schwerem Gerät, da wird es für sie schwieriger zu gehen” so schnell wie in Hudur, meint dennoch die Quelle.
Baidoa?
Die äthiopische Armee hat auch seine bevorstehende Abreise aus Beledweyne angekündigt, etwa 30 Meilen von der Grenze, aber keine Vorbereitung wurde bislang gesehen, nicht mehr als in Dolow, einer Grenzstadt, hieß es.
Über das Ausmaß des Rückzugs “hat Äthiopien noch keine Entscheidung getroffen”, sagte eine Quelle in Amisom. Dabei wird geprüft: “die Reaktionen der internationalen Gemeinschaft (…) und ob die Shebab alle Orte besetzen, die sie evakuieren” im eigenen Grenzgebiet von mehreren hundert Kilometern, heißt es weiter.
Die plötzliche Entscheidung scheint verbunden mit erheblichen Spannungen mit den Autoritäten in Mogadischu und deren Ausstrahlungen auf lokale Bereiche unter äthiopischer Kontrolle.
“Somalia beharrt auf seiner Souveränität, ist aber nicht in der Lage, die eigene Sicherheit zu gewährleisten”, erinnerte die Quelle innerhalb Amisom, und der Beginn des äthiopischen Rückzugs “ist eine Erinnerung daran, dass das, was sie tun (in Somalia ) von strategischer Bedeutung ist und die Shebab nicht besiegt sind. ”
Die jüngste Beibehaltung der Zahl der AMISOM durch den Sicherheitsrat der Vereinten Nationen irritierte Addis Abeba, wo man eine Verstärkung fordert.
Laut mehreren Quellen könnte ein äthiopischer Rückzug im Südwesten Somalias “einen Unterschied machen”, das Vorhandensein von AMISOM ist völlig unzureichend.
Die äthiopischen Kräfte in Somalia, deren Zahl nicht bekannt ist, werden auf zwischen 3.000 und 8.000 Mann geschätzt, und AMISOM hat keine Reserve- Truppen, ohne gefährlich dünn aus anderen Bereichen zu ergänzen, sagen diese Quellen.
Die Amisom, bereits in Baidoa und Beleydweyne, sollten aber in der Lage sein, beide Städte zu verteidigen, sagte die Sicherheits-Quelle. Aber die umliegenden Gemeinden sind extrem anfällig für die Abfahrt der äthiopischen Armee, und die fragilen somalischen Kräfte nicht in der Lage, sich zu verteidigen.
Darüber hinaus arbeiten die somalischen Truppen “eng” mit den äthiopischen Soldaten und “werden nicht bleiben, wenn sie gehen”, sagt die Quelle aus AMISOM.
Laut Sicherheitsexperten hat die Rückeroberung von Hudur “aufgeblasen die Moral” der Shebab, die ernsthaft daniederlag, nachdem sie aus allen ihren Hochburgen vertrieben worden waren.
“Aber auch Äthiopien war von der Geschwindigkeit, mit der Hudur genommen wurde, überrascht. Sie wussten, dass die Shebabzurückkommen würden, aber nicht so schnell”, sagte die Quelle aus Amisom. Diese “zeigt deutlich, dass Terrain besetzen nicht genug ist, um einen Aufstand zu besiegen.”
© 2013 AFP

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