SOZIALREPORTAGE: DIE SICH IN MAROKKO VERSTECKENDEN AFRIKANISCHEN MIGRANTEN – Maroc: cachés dans les bois, des migrants s’accrochent à leur rêve d’Europe

Marokko: versteckt in den Wäldern, klammern Migranten sich an den Traum von Europa
Oujda (Marokko) (AFP) – 18.09.2012 08:17 – Von Jalal Al-MAKHFI
Kürzlich vertrieben aus Marokko, sind doch alle zurückgekommen und klammern sich an ihren Traum vom Eintritt in die “andere Seite”: in den Wäldern von Oujda (Nordosten) versteckt leben Dutzende von Subsahara-Afrikanern in provisorischen Lagern, in der Hoffnung auf eine hypothetischen Reise nach Europa.
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Maroc: cachés dans les bois, des migrants s’accrochent à leur rêve d’Europe
OUJDA (Maroc) (AFP) – 18.09.2012 08:17 – Par Jalal AL-MAKHFI
Expulsés du Maroc, ils sont tout de même revenus et s’accrochent à leur rêve, celui de rejoindre “l’autre rive”: cachés dans les bois d’Oujda (nord-est), des dizaines de subsahariens vivent dans des camps de fortune, dans l’espoir d’une hypothétique traversée vers l’Europe.
Dans la petite forêt de Sidi Mâafa, à Oujda, ville proche de la frontière algérienne, hommes, femmes et enfants vivent clandestinement, en petits groupes, dans des conditions difficiles. “Notre chef n’est pas là. Il est parti chercher la nourriture. Nous n’avons rien mangé depuis une journée”, explique à l’AFP un de ces migrants d’origine ghanéenne.

Un migrant africain se repose dans le camp de la petite forêt de Sidi Mâafa, à Oujda, le 10 septembr
Afrikanischer Migrant im Wald Sidi Maafa, Marokko
Un migrant africain se repose dans le camp de la petite forêt de Sidi Mâafa, à Oujda, le 10 septembre 2012
Foto (c) AFP – by Abdelhak Senna


D’une voix posée, il raconte son histoire, celle d’une expulsion sans ménagement vers l’Algérie, et son retour, malgré tout, au Maroc. “Nous ne savons pas ce qui va nous arriver”, conclut-il.
Les autorités du royaume ont expulsé, début septembre, près de 500 clandestins vers la frontière algérienne. Si cette frontière est fermée depuis 1994, c’est par là, d’après les services marocains de lutte contre l’immigration clandestine, qu’ils transitent vers le Maroc.
L’Espagne toute proche est également aux premières loges, comme l’a encore récemment prouvé l’opération conduite par les deux royaumes pour déloger plusieurs dizaines de migrants d’un îlot espagnol situé à quelques encablures des cotes marocaines.
Sur les hauteurs d’Oujda, démunis, les migrants rencontrés par l’AFP tentent de survivre sous des tentes fabriquées dans l’urgence en recollant des morceaux de plastique. Certains d’entre eux exhibent leurs blessures.
“Plusieurs migrants subsahariens ont été blessés en fuyant la police marocaine. La plupart d’entre eux ont eu des fractures au pied”, affirme David Cantero, le coordinateur général de Médecins sans frontières (MSF) au Maroc.
Dans un petit café en dehors du camp, Marie, une jeune camerounaise, tente de se connecter à internet pour “solliciter l’aide” d’une ONG européenne. Son cas est singulier: Marie, handicapée, ne se déplace qu’en chaise roulante.
“Traverser cette mer”
“Ma famille m’a reniée à cause de mon handicap. Ma soeur m’avait hébergé pendant quelques années mais c’est difficile, elle a six enfants…”, explique-t-elle.
Malgré son handicap et les difficultés, Marie espère “quand même traverser cette mer (ndlr, la Méditerranée) et atteindre l’autre rive”.
Son compatriote, Mohamed Kalli, un adolescent de 16 ans, pousse nonchalamment la chaise roulante et prend soin d’elle.
“Mohamed est un grand sportif. Son rêve est de jouer un jour avec une équipe européenne” de football, souligne Marie.
D’autres groupes d’immigrés subsahariens se sont installés dans un lieu discret près d’un mur qui jouxte la faculté d’Oujda, où ils tentent de mener une nouvelle vie, même provisoire: certains jouent au football tandis que d’autres vendent des cigarettes au détail.
Plusieurs associations essaient de leur venir en aide.
L’été est souvent très chaud et l’hiver rigoureux, soulignent auprès de l’AFP plusieurs militants d’une association humanitaire. “Une solution urgente doit être trouvée avant le retour du grand froid, car ces gens vivent quasiment à l’air libre”, poursuivent-ils.
Le traitement qui leur est réservé est au centre de leur attention.
L’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH, indépendante) a récemment condamné “les vagues d’expulsions”, déplorant qu’elles s’accompagnent parfois de “blessures (…) en plus des injures et autres formes d’humiliation, ainsi que de la privation de soins médicaux”.
En réponse aux sollicitations, le porte-parole du gouvernement, Mustapha Khalfi, a assuré à l’AFP être ouvert “au dialogue avec les associations”, afin de répondre au “défi” que représente la gestion de l’immigration clandestine.
© 2012 AFP

Marokko: versteckt in den Wäldern, klammern Migranten sich an den Traum von Europa
Oujda (Marokko) (AFP) – 18.09.2012 08:17 – Von Jalal Al-MAKHFI
Kürzlich vertrieben aus Marokko, sind doch alle zurückgekommen und klammern sich an ihren Traum vom Eintritt in die “andere Seite”: in den Wäldern von Oujda (Nordosten) versteckt leben Dutzende von Subsahara-Afrikanern in provisorischen Lagern, in der Hoffnung auf eine hypothetischen Reise nach Europa.
In dem kleinen Wald von Sidi Maafa bei Oujda, einer Stadt in der Nähe der algerischen Grenze, leben Männer, Frauen und Kinder heimlich in kleinen Gruppen, unter schwierigen Bedingungen. “Unser Führer ist nicht da. Er ging um zum Essen zu suchen. Wir haben seit einem Tag nicht gegessen”, sagte der AFP einer dieser Migranten aus Ghana.
Mit belegter Stimme erzählt er seine Geschichte, die unverblümte Ausweisung von Marokko nach Algerien, und seine Rückkehr nach Marokko. “Wir wissen nicht, was passieren wird”, sagt er.
Anfang September vertrieben die marokkanischen Autoritäten fast 500 illegale Einwanderer hinter die algerische Grenze. Diese Grenze ist seit 1994 geschlossen, aber auch diejenige, wo laut der marokkanischen Dienste gegen die illegale Einwanderung diese nach Marokko kommen.
Spanien ist auch sehr beliebt, zuletzt demonstriert durch die Operation von den beiden Königreichen, Dutzende von Migranten aus einer spanischen Insel in einem kurzen Abstand von Marokko zu entfernen.
Auf den Höhen von Oujda leben die völlig veramten Migranten, interviewt von AFP, in Zelten, die in Eile durch Kleben von Stücken aus Kunststoff gebaut wurden. Einige von ihnen zeigen ihre Verletzungen.
“Viele afrikanische Migranten wurden verletzt bei der Flucht vor der marokkanischen Polizei. Die meisten von ihnen hatten Frakturen des Fußes”, sagte David Cantero, der Koordinator von Médecins Sans Frontières (MSF, Ärzte ohne Grenzen) in Marokko.
In einem kleinen Cafe außerhalb des Lagers, versucht Marie, eine junge Kamerunerin, sich mit dem Internet verbinden, um “Hilfe zu suchen” bei einer europäischen NGO. Ihr Fall ist einzigartig: Marie, Behinderte, bewegt sich nur in einem Rollstuhl.
“Crossing the sea, Das Meer überqueren”
“Meine Familie enterbt mich wegen meiner Behinderung. Meine Schwester hatte mich ein paar Jahre beherbergt, aber es ist schwierig,sie hat sechs Kinder …”, sagt sie.
Trotz Behinderung und Schwierigkeiten hofft Marie “noch, über das Meer (beachten Sie, das Mittelmeer) zu kommen und das andere Ufer zu erreichen.”
Ihr Landsmann, Kalli Mohamed, ein 16-jähriger, schiebt den Rollstuhl und kümmert sich um sie.
“Mohamed ist ein großer Athlet. Sein Traum ist es, eines Tages das Spiel in einem europäischen Team zu machen”, Fußball, sagt Marie.
Andere Gruppen von Sub-Sahara-Immigranten haben sich in einer diskreten Lage in der Nähe einer Wand neben der Universität Oujda niedergelassen, wo sie versuchen, ein neues Leben zu führen, wenn auch nur vorübergehend: einige spielen Fußball, während andere Zigaretten im Schwarzhandel verkaufen.
Mehrere Organisationen versuchen, ihnen zu helfen.
Der Sommer ist oft heiß und die Winter hart, sagen mehrere Aktivisten einer humanitären Vereinigung gengenüber AFP. “Eine dringende Lösung muss vor der Rückkehr der Kälte gefunden werden, weil diese Leute fast an der frischen Luft leben”.
Deren Behandlung wird das Zentrum ihrer Aufmerksamkeit vorbehalten.
Die marokkanische Vereinigung für Menschenrechte (AMDH, unabhängig) verurteilte kürzlich “die Wellen der Vertreibungen” und beklagt, dass sie manchmal von “Verletzungen begleitet sind (…) zusätzlich zu anderen Formen des Missbrauchs und Demütigungen und Entbehrungen der medizinischen Versorgung.”
In Reaktion auf Anfragen versicherte der Regierungssprecher Mustapha Khalfi gegenüber AFP, “offen zu sein für den Dialog mit den Verbänden”, um der “Herausforderung” durch die Bewältigung der illegalen Einwanderung begegnen zu können.
© 2012 AFP

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