SOZIALREPORTAGE DR KONGO: ARME LEBEN AUF FRIEDHÖFEN – RDC: viens chez moi, j’habite dans un cimetière

DRK: Komm zu mir nach Hause, ich lebe auf einem Friedhof
Kinshasa (AFP) – 26/6/2014 06.09 – Von Habibou Bangre
Gräber, Bananenstauden und Häuser: Dutzende von Familien leben illegal und manchmal für Jahre neben den Toten auf dem Friedhof von Kinsuka im Süden von Kinshasa, und setzen sich dadurch gesundheitlichen Risiken aus. Einen Steinwurf von einem Grab in perfektem Zustand entfernt, schaufelt Emile, 19, die Grundlagen des künftigen zu Hauses seines älteren Bruders. Er erinnert sich, dass der erste Spatenstich nicht sehr angenehm war. “Wir hatten Angst, auf Knochen zu stoßen. Aber jetzt ist es okay.”
Trotz der immensen natürlichen Ressourcen der Demokratischen Republik Kongo sind zwei Drittel der 68 Millionen Menschen arm.

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RDC: viens chez moi, j’habite dans un cimetière
Kinshasa (AFP) – 26.06.2014 06:09 – Par Habibou BANGRÉ
Des tombes, des bananiers et des maisons: des dizaines de familles vivent illégalement, parfois depuis de longues années, dans le cimetière de Kinsuka, dans le sud de Kinshasa, côtoyant les morts et s’exposant à des risques sanitaires. A deux pas d’une sépulture en parfait état, Emile, 19 ans, creuse à grands coups de pelles les fondations de la future maison de son grand frère. Il se souvient qu’au premier coup de pioche, il n’était pas très à l’aise. “On avait peur de tomber sur des os. Mais maintenant, ça va.”

Des gens à côté d'une tombe dans le cimetière de Kinsuka le 10 juin 2014
Menschen neben einem Grab auf dem Friedhof Kinsuka, DR Kongo
Des gens à côté d’une tombe dans le cimetière de Kinsuka le 10 juin 2014
afp.com – Junior D. Kannah

Malgré les immenses richesses naturelles de la RDC, deux tiers des 68 millions d’habitants sont très pauvres.
Faute de moyens ou d’espace pour se loger convenablement, des dizaines de familles disent s’être résolues à bâtir illégalement des maisons en terre, en briques ou en tôle dans cet étrange voisinage, détruisant parfois des tombes.
Une dégradation qui peut coûter de un à six mois de prison, alors que l’occupation sans titre d’un terrain est passible d’un mois à un an de détention, selon le code pénal.
Le cimetière de Kinsuka, construit en 1978, abrite les dépouilles de personnalités, comme le père de la Première dame de la République démocratique du Congo, Olive Lembe Kabila, explique Jean-Pierre, percepteur adjoint des taxes d’enterrement.
Mais de larges étendues sont colonisées par les vivants, et, au milieu des bananiers et des détritus semés par endroits, mangés par des herbes folles, seuls de rares vestiges de tombes rappellent le cimetière.
La vie semble presque normale. Les ruelles terreuses sont bordées d’étals de bois présentant aliments et biens de première nécessité. Munies de seaux, des femmes puisent de l’eau ou vont en chercher à la pompe.
Une école protestante privée a même ouvert dans le cimetière il y a trois ans. Dans une cour, des enfants jouent au football dans le traditionnel uniforme d’école bleu et blanc. “Elle compte aujourd’hui environ 150 enfants. Les parents paient 78.000 francs congolais (environ 80 dollars) par an, contre 300 ou 400 dollars ailleurs”, résume le directeur.
En RDC, d’autres cimetières abritent des civils – et même des policiers et militaires – qui affirment n’avoir pas les moyens de vivre ailleurs.
– “Peur de dormir près des tombes” –
Thérèse, une veuve de 57 ans, qui habite au cimetière de Kinsuka depuis cinq ans, avait acheté quatre terrains “à un chef coutumier” grâce à l’aide de ses enfants. “Ils ont coûté entre 2.500 et 4.000 dollars chacun (1.800 à 2.950 euros)”, raconte cette commerçante. Dans son deux-pièces, la chambre a une moustiquaire, mais pas de matelas.
“En novembre, les policiers sont venus détruire les maisons, ils m’ont pris des affaires. Ils ont cassé, sans offrir une solution à la place. J’ai reconstruit ma maison, mais je n’ai pas eu le courage de reconstruire sur mes autres terrains”, explique-t-elle.
“Ca fait peur de dormir près des tombes… Mais on n’avait plus de maison”, confie Bibiche, 23 ans, qui vit depuis deux ans à Kinsuka. “Le cimetière, ce n’est pas bien, on n’a pas de courant”.
D’autres disent avoir de la lumière et payer une “facture” à la Société nationale d’électricité (Snel).
– “Ca sent le cadavre” –
Pour Pius Ngoie, conseiller au ministère de l’Urbanisme, l'”installation sauvage” dans les cimetières est la faute de “fonctionnaires de l’Etat (…) tout à fait irresponsables” qui vendent des parcelles “de façon frauduleuse”.
Et dangereuse: il faut cinquante ans après le dernier enterrement pour que le cimetière soit considéré comme désaffecté.
“Parfois, les gens voient des sources d’eau, mais quand vous sentez, ça sent le cadavre”, commente le Dr Benjamin Mavard Kwengani, directeur de l’hygiène au ministère de la Santé.
“Nous n’avons aucune étude, mais il survient des phénomènes anormaux dans les communautés: des diarrhées et des malformations que l’on ne sait pas expliquer”
Le modeste centre de santé dit de “médecine naturelle” du cimetière n’a pas constaté de problème.
Mais pour Peter, un maçon dont le père et le grand-père sont enterrés à Kinsuka, tout cela risque de mal finir. “Un jour, un tracteur (de l’Etat) va venir arracher leurs maisons, et ils vont tout perdre.”
L’histoire lui a donné raison: quelques jours plus tard, des militaires sont venus détruire certaines des maisons construites sur les vestiges des demeures de défunts. Certains habitants sont partis, d’autres sont restés.
© 2014 AFP

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Un homme creuse un trou près d’une tombe dans le cimetière de Kinsuka près de Kinshasa le 10 juin 2014
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afp.com – Junior D. Kannah

DRK: Komm zu mir nach Hause, ich lebe auf einem Friedhof
Kinshasa (AFP) – 26/6/2014 06.09 – Von Habibou Bangre
Gräber, Bananenstauden und Häuser: Dutzende von Familien leben illegal und manchmal für Jahre neben den Toten auf dem Friedhof von Kinsuka im Süden von Kinshasa, und setzen sich dadurch gesundheitlichen Risiken aus. Einen Steinwurf von einem Grab in perfektem Zustand entfernt, schaufelt Emile, 19, die Grundlagen des künftigen zu Hauses seines älteren Bruders. Er erinnert sich, dass der erste Spatenstich nicht sehr angenehm war. “Wir hatten Angst, auf Knochen zu stoßen. Aber jetzt ist es okay.”
Trotz der immensen natürlichen Ressourcen der Demokratischen Republik Kongo sind zwei Drittel der 68 Millionen Menschen arm.
Aus Mangel an Ressourcen oder Platz bauten Dutzende von Familien illegal Lehm-, Ziegel- oder Blechhütten in dieser fremden Umgebung, manchmal zerstören sie dabei Gräber.
Was von einem bis sechs Monaten Gefängnis kosten kann, denn die Besetzung von Land ohne Titel ist strafbar mit einem Monat bis zu einem Jahr Gefängnis unter dem Strafgesetzbuch.
Der Friedhof Kinsuka, Baujahr 1978, beherbergt die Überreste von Persönlichkeiten, wie dem Vater der First Lady der Demokratischen Republik Kongo Olive Lembe Kabila, sagt Jean-Pierre, zuständig für die Beerdigungsgebühren .
Aber große Flächen werden durch Lebende kolonisiert, und unter Bananenbäumen und Schmutz an von wilden Gräsern überwucherten Orten erinnern nur wenige Spuren von Gräbern an den Friedhof.
Das Leben scheint fast normal. Erdige Straßen sind mit Ständen mit Holz und Lebensmittel-Notwendigkeiten belegt. Mit Eimern holen Frauen Wasser an der Pumpe.
Sogar eine evangelische Privatschule hatte auf dem Friedhof vor 3 Jahren eröffnet. In einem Hof spielen Kinder Fußball in der traditionellen blauen und weißen Schuluniform. “Wir haben jetzt etwa 150 Kinder. Eltern zahlen 78.000 kongolesische Francs (ca. $ 80) pro Jahr, gegenüber 300 oder 400 Dollar an anderer Stelle”, resümiert der Schuldirektor.
In der Demokratischen Republik Kongo beherbergen auch andere Friedhöfe Zivilisten – und sogar Polizisten und Soldaten -, die sagen, sie haben nicht die Mittel, um woanders zu leben.
– “Angst vor Schlaf in der Nähe der Gräber” –
Teresa, eine Witwe von 57 Jahren, die auf dem Friedhof von Kinsuka seit fünf Jahren lebt, hatte dort “einem Stammeshäuptling” vier Landparzellen mit Hilfe ihrer Kinder abgekauft. “Sie kosteten zwischen 2.500 und 4.000 US-Dollar pro Stück (1800 bis 2950 Euro)”, sagte die Händlerin. In ihrem Zwei-Zimmer-Haus hat das Schlafzimmer ein Moskitonetz, aber keine Matratze.
“Im November kam die Polizei, um die Häuser zu zerstören, sie nahmen mir meine Sachen weg. Sie brachen Häuser ab, ohne eine Lösung anzubieten. Ich habe mein Haus wieder aufgebaut, aber ich habe nicht den Mut, meine anderen Parzellen wieder aufzubauen”, erklärt sie.
“Es ist beängstigend, in der Nähe der Gräber zu schlafen … Aber wir waren nicht zu Hause”, sagt Bibiche, 23, die seit zwei Jahre in Kinsuka lebt. “Der Friedhof ist nicht gut, es gibt keinen Strom.”
Andere sagen, sie haben Licht und zahlen eine “Rechnung” an die National Electricity Company (SNEL).
– “Es riecht nach Leichen” –
Für Pius Ngoie, Berater im Ministerium für Planung, sind die “wilden Installationen” auf Friedhöfen Schuld von ” völlig unverantwortlichen Staatsbeamten”, die “in betrügerischer Absicht” Friedhofsparzellen verkaufen.
Und gefährlich: Es braucht 50 Jahre nach der letzten Beerdigung, bis ein Friedhof als desaffektiert gilt.
“Manchmal sehen die Leute Wasserquellen, aber wenn man riecht, riecht es nach Kadavern”, sagt Dr. Benjamin Mavard Kwengani, ein Direktor des Gesundheitsministeriums.
“Wir haben keine Untersuchungen dazu, aber in den Gemeinschaften treten abnorme Phänomene auf: Durchfall und Fehlbildungen bei Babys, die nicht erklärt werden können.”
Das bescheidene Gesundheitszentrum mit “natürlicher Medizin” auf dem Friedhof fand kein Problem.
Aber für Peter, einem Maurer, dessen Vater und Großvater in Kinsuka begraben liegen, wird es böse enden. “Eines Tages wird ein Traktor (vom Staat) ihre Häuser abreißen und sie werden alles verlieren.”
Die Geschichte hat ihm Recht gegeben: ein paar Tage später kamen Soldaten und zerstörten einige auf den Ruinen der Häuser der Toten gebaute Häuser. Manche Menschen haben den Friedhof verlassen, andere blieben.
© 2014 AFP

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