STARKE FRAUEN, ZENTRALAFRIKA: TAPFERE MUSEUMSDIREKTORIN INMITTEN des VANDALISMUS – Centrafrique: le musée national de Bangui, saccagé par les violences, à la dérive

Zentralafrikanische Republik: das von Gewalt verwüstete Nationalmuseum von Bangui im Abtrieb
Bangui (AFP) – 2014.04.12 11.03 – Von Jean -Pierre CAMPAGNE
Das Nationalmuseum Bartholomäus Boganda verfügt nicht mehr über Fenster, Jalousien , Türen. Wegen der Gewalt, die im Dezember in Bangui ausgebrochen war, ist es für die Öffentlichkeit geschlossen. Und, als ob die Natur die menschliche Katastrophe aufgenommen hätte, sinkt es, auf sumpfigem Boden gebaut , unweigerlich in die Erde. Seine junge Direktorin mit einer eleganten Frisur , Albertine Ouaboua, hat zwar keine Tür zu ihrem Büro , bleibt aber auf ihrem Posten . “Kommen Sie erst nach 10:00“, warnte gestern diese Mahnwächterin, „weil die Leute nicht bezahlt werden, kommen sie erst nach und nach.”
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Centrafrique: le musée national de Bangui, saccagé par les violences, à la dérive
Bangui (AFP) – 12.04.2014 11:03 – Par Jean-Pierre CAMPAGNE
Le musée national Barthélémy Boganda n’a plus de stores, plus de vitres, plus de portes. Saccagé par les violences qui ont éclaté en décembre dans Bangui, il est fermé au public. Et, comme si la nature devait ajouter au désastre humain, construit sur un terrain marécageux, il s’enfonce inexorablement dans la terre. Sa jeune directrice à l’élégante coiffure, Albertine Ouaboua, est cependant présente à son bureau sans porte, fidèle au poste. “Venez seulement à partir de 10 heures, avait prévenu la veille le vigile, car, comme les gens ne sont plus payés, ils viennent en +saccades+”.

Une femme passe devant le musée national Barthélémy Boganda à Bangui le 11 avril 2014
Eine Frau vor dem Nationalmuseum Bartholomäus Boganda in Bangui, Zentralafrika
Une femme passe devant le musée national Barthélémy Boganda à Bangui le 11 avril 2014
afp.com – Miguel Medina

Elle tient d’abord à préciser que, d’emblée, l’histoire de l’unique musée national était mal partie. “Il a été construit en 1950 sur un terrain marécageux pour abriter une clinique. Et puis, après l’époque coloniale, il est devenu la résidence du père fondateur de la nation, Barthélémy Boganda, avant de devenir musée en 1965”.
“Seulement, la maison commence à s’affaisser, l’eau coule constamment à l’arrière, regardez ces lézardes dans les murs”.
De plus, ajoute-t-elle, “il ne répond pas aux normes universelles d’un musée, la lumière, trop directe, abîme les collections”. N’empêche, ce musée ethnographique était ouvert jusqu’au 5 décembre 2013, jour où l’attaque des milices anti-balaka contre la rébellion des ex-Séléka embrasa Bangui.
Un mois plus tard, début janvier, la directrice revient au musée et elle trouve, éparpillées dans l’herbe sauvage, des pièces de collection : des photos en noir et blanc, des poteries, des instruments de musique, des couteaux de jet, des arcs sans flèche. Ils sont encore là, éparpillés sur le rebord intérieur de la fenêtre de son bureau, à côté d’une chaise métallique à laquelle on a arraché tout le dossier.
“Ils ont vraiment eu le temps de piller, mais il reste encore des collections qui n’étaient pas exposées, faute de place”.
“On voit que ce n’était pas des antiquaires, ils auraient préféré ne trouver que des ordinateurs”, observe-t-elle.
Elle relève que ce sont les calebasses des Peuls (pour boire) et, surtout, les bâtons de commandement qui ont été volés.
“Les bâtons de commandement détiennent des pouvoirs mystiques, explique Mme Ouaboua, ils sont remplis de puissances, bénéfiques ou maléfiques selon la volonté de celui qui les possède. Ils sont faits de certains arbres de la forêt et se transmettent”.
Les yeux de la directrice s’illuminent lorsque elle parle ethnographie mais s’assombrissent vite lorsqu’elle évoque l’ampleur des dégâts, l’insécurité constante, l’hypothétique financement qui serait nécessaire pour renflouer le vieux rafiot patrimonial.
– Le musée de la femme saccagé –
“Nous sommes confrontés à un problème crucial. Nous ne cessons de constater les cas de vandalisme accumulés depuis. Même maintenant, la nuit, des gens continuent de venir voler”.
Il leur faut trouver l’argent pour renforcer le dispositif de sécurité. Et, en attendant, Madame la directrice vient tous les jours à son poste. Même si elle n’est plus payée depuis cinq mois, comme les autres fonctionnaires du musée, et de beaucoup d’autres administrations.
“J’ai un chef au dessus de moi. Si je ne viens pas, il me sanctionnera”.
Elle ajoute: “depuis le 24 mars 2013 (prise de pouvoir par la rébellion Séléka), nous n’avons plus de paix”.
Elle sourit malgré tout en racontant la litanie des plaies personnelles et collectives de son pays à la dérive. Elle se trouvait à la sortie nord de la ville le samedi 29 mars lorsque des Tchadiens de la force africaine ont ouvert le feu sur une foule. “Il y a eu tant de morts, que j’ai perdu connaissance”.
Pourquoi sourit-elle toujours dans son bureau du musée national dévasté?. “Si on reste triste, on va tomber malade”.
Hypothétiques touristes, ne cherchez pas d’autres musées à visiter dans Bangui: “le musée de la femme a été complètement saccagé, on ne peut même pas y trouver une aiguille, et celui des Peuls a été brûlé”.
© 2014 AFP

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Photographies et objets, exposés au musée national Barthélémy Boganda à Bangui le 11 avril 2014, vicAlbertine Ouaboua, la directrice du musée national Barthélémy Boganda à Bangui le 11 avril 2014
Fotografien und Objekte im Nationalmuseum Bartholomäus Boganda in Bangui, Zentralafrika
Albertine Ouaboua , Direktorin des Nationalmuseums Bartholomäus Boganda
Photographies et objets, exposés au musée national Barthélémy Boganda à Bangui le 11 avril 2014, victime de violences et de saccages
Albertine Ouaboua, la directrice du musée national Barthélémy Boganda à Bangui le 11 avril 2014
afp.com – Miguel Medina

Zentralafrikanische Republik: das von Gewalt verwüstete Nationalmuseum von Bangui im Abtrieb
Bangui (AFP) – 2014.04.12 11.03 – Von Jean -Pierre KAMPAGNE
Das Nationalmuseum Bartholomäus Boganda verfügt nicht mehr über Fenster, Jalousien , Türen. Wegen der Gewalt, die im Dezember in Bangui ausgebrochen war, ist es für die Öffentlichkeit geschlossen. Und, als ob die Natur die menschliche Katastrophe aufgenommen hätte, sinkt es, auf sumpfigem Boden gebaut , unweigerlich in die Erde. Seine junge Direktorin mit einer eleganten Frisur , Albertine Ouaboua, hat zwar keine Tür zu ihrem Büro , bleibt aber auf ihrem Posten . “Kommen Sie erst nach 10:00“, warnte gestern diese Mahnwächterin, „weil die Leute nicht bezahlt werden, kommen sie erst nach und nach.”
Sie weist zunächst darauf hin, dass die Geschichte des einzigen nationalen Museums von Anfang an falsch gelaufen war. “Es wurde im Jahre 1950 auf sumpfigem Boden gebaut , um eine Klinik zu beherbergen. Und dann, nach der Kolonialzeit , wurde es das Wohnhaus des Gründers der Nation , Bartholomäus Boganda , bevor es ein Museum im Jahr 1965 wurde. ”
“Aber das Haus beginnt durchzuhängen , ständig fließt Wasser hinein, schauen Sie sich diese Risse in den Wänden an. ”
Außerdem , fügt sie hinzu , “entspricht es nicht den Standards eines Universalmuseums, das viel zu helle Licht zerstört die Sammlungen.” Dennoch war dieses ethnographische Museum bis 5. Dezember 2013, dem Tag des Angriffs der anti- Balaka Milizen gegen die Rebellion der ehemaligen Seleka in Bangui, geöffnet.
Einen Monat später , Anfang Januar , kommt die Direktorin des Museums zurück und findet im wilden Gras verstreute Sammlerstücke: Fotos in Schwarz-Weiß , Keramik , Musikinstrumente , Wurfmesser, Bögen ohne Pfeile. Sie sind immer noch da, auf der Innenkante der Fenster ihres Büros, neben einem Metallstuhl , von dem man den gesamten Rücken abriss.
“Sie hatten wirklich Zeit, um zu plündern , aber es gibt noch Sammlungen , die aus Platzmangel nicht ausgestellt waren . ”
“Wir sehen, dass es keine Antiquare waren, sie hätten es vorgezogen, wie Computer zu finden”, stellt sie fest.
Die Kalebassen der Fulani ( zum Trinken ) und vor allem Befehlsstöcke wurden aber gestohlen.
” Befehlsstöcke beinhalten mystische Kräfte“, erklärt Ouaboua , „sie sind voller Mächte , gut oder , je nach dem Willen des Besitzers. Sie werden aus einigen Waldbäumen gemacht und werden übertragen. ”
Die Augen der Direktorin leuchten, wenn sie über Ethnografie spricht, werden aber schnell dunkler , als sie über das Ausmaß der Schäden spricht , über die ständige Unsicherheit , über die benötigte Finanzierung, um das alte Erbe Rafiots wieder aufzufüllen.
– Das Museum der geplünderten Frau –
“Wir stehen vor einem großen Problem . Wir sehen ständig Fälle von Vandalismus, die sich seitdem ansammeln. Auch jetzt , in der Nacht , kommen die Menschen weiterhin zum Stehlen. ”
Man muss das Geld finden, um die Sicherheit zu verstärken. Und in der Zwischenzeit kommt Frau Direktor jeden Tag auf ihren Posten . Auch wenn sie seit fünf Monaten nicht bezahlt wird, wie andere Beamte des Museums und vielen andere im Land.
“Ich habe einen Chef über mir. Wenn ich nicht komme, wird er mich bestrafen. ”
Sie fügt hinzu : “Seit dem 24. März 2013 (Machtübernahme der Seleka-Rebellion) haben wir keinen Frieden. ”
Sie lächelt trotz allem, während sie die Litanei der persönlichen und kollektiven Wunden ihres versinkenden Landes erzählt. Sie war am nördlichen Ende der Stadt am Samstag, 29. März , als die tschadischen Streitkräfte der MISCA das Feuer auf eine Menschenmenge eröffneten. “Es gab so viele Tote , da verlor ich das Bewusstsein . ”
Warum lächelt sie immer in ihrem Büro im am Boden zerstörten Nationalmuseum? . “Wenn wir traurig bleiben , werden wir krank.”
Hypothetische Touristen , suchen Sie nicht nach anderen Museen in Bangui: “Das Frauen- Museum wurde komplett verwüstet , da findet man nicht einmal eine Nadel mehr, und das der Fulani wurde abgebrannt ”
© 2014 AFP

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