Stromklau in Südafrika: Die "Robin Hoods" von Soweto – Afrique du Sud: Les Robin des bois de l’électricité

In einer südafrikanischen Township werden die Robin Hoods der Elektrizität aktiv
Les Robin des bois de l’électricité s’activent dans un township sud-africain

SOWETO (Afrique du Sud) (AFP) – 12.11.2009 19:22
Übersetzung diesmal nicht von Google und verbessert, sondern handgemacht vom Blogautoren.

In der berühmten südafrikanischen Township Soweto kniet Walter Khumalo vor einem Haufen elektrischer Leitungen und schliesst illegal die Stromzähler kurz. Er weiss, dass er gegen das Gesetz handelt, er befindet sich mitten in einem Krieg gegen den öffentlichen Stromkonzern Eskom. Plötzlich tauchen vier Männer auf, werfen sich auf ihn und nehmen ihn dann in ihrem Auto mit dem Eskomlogo mit.
A genoux devant un paquet de fils électriques, Walter Khumalo reconnecte illégalement les compteurs dans le célèbre township sud-africain de Soweto. En pleine guerre contre la compagnie publique d’électricité Eskom, il sait qu’il enfreint la loi.
Tout à coup, quatre hommes surgissent et se jettent sur lui avant de l’embarquer dans leur voiture siglée Eskom. L’électricien sera finalement relâché deux heures plus tard.

Diese “Entführung” wundert das “Krisenkommitee Elektrizität Soweto” (SECC), dessen Mirglied Walter ist, nicht. Die Gruppe ist solchen Situationen regelmäßig ausgesetzt, sie ist bedroht, aber sie will nicht nachgeben. Sie sagt, sie kämpfe im Namen der südafrikanischen Verfassung für einen garantierten Zugang zu Strom.
“Wir geben der Gemeinschaft das wieder, was sie braucht. Die Regierung hat Strom, hat kostenlose Grundleistungen für alle versprochen (…). Wir setzen die Politik um, die sie auf den kommunalen Ebenen nicht in der Lage waren zu realisieren”, rechtfertigt das Leitungsmitglied der jungen Gruppe SECC Bobo Majhoba.
Cet “enlèvement” ne surprend pas le Comité de crise électrique de Soweto (SECC) dont fait partie Walter. Régulièrement confronté à ce genre de situation et menacé, ce groupe ne veut pas céder. Il dit lutter pour garantir un accès à l’électricité dans ce township au sud de Johannesburg au nom de la Constitution sud-africaine.
“On rend à la communauté ce dont elle a besoin. Le gouvernement a promis de l’électricité, des services de base gratuits pour tous (…) Nous appliquons la politique qu’ils ont échoué à mettre en place sur le terrain pour les communautés”, justifie Bobo Majhoba, à la tête du groupe des jeunes du SECC.

Südafrika, football à Soweto, le 12 octobre 2009, (c)AFP
© 2009 AFP, Des enfants jouent au football à Soweto, le 12 octobre 2009.


»»» siehe auch meinen (kommentierenden) Hintergrundartikel aus 02/2008 “Goldpreis, Energiemangel, Wachstum und Entwicklung – aktuelle Zusammenhänge in Südafrika”

Mit nur 20% der Haushalte, die ihre Stromrechnungen bezahlen, sieht es für Eskom ganz anders aus. “Arbeitslos zu sein und Schwierigkeiten zu haben, das gibt Ihnen nicht das Recht, illegale Dinge zu tun. Das ist, als würde man sagen, wenn man keine Arbeit hat, dann darf man eine Geldbörse stehlen. So etwas kann man nicht tun”, empört sich Bandile Jack, ein mit der Kundenbetreung in diesem Gebiet beauftragter Verantwortlicher von Eskom.
Pour Eskom, il en va tout autrement avec seulement 20% des foyers de Soweto qui payent leur facture.
¨Etre sans emploi et avoir des difficultés ne vous donnent pas le droit de faire des choses illégales. C’est comme si on disait que si on n’a pas de travail, on peut voler un portefeuille. On ne peut pas faire cela”, s’indigne Bandile Jack, un responsable d’Eskom chargé de clientèle dans cette zone.

Zudem dieser Stromdiebstahl, verstärkt durch den Diebstahl von Kabeln, doe ohnehin roten Zahlen des Konzern weiter verdunkelt, der mit einem Machtkampf an seiner Spitze eine ernste Krise durchläuft. Angesichts des Strommangels und der Überalterung der Infrastruktren, hatte man sich nämlich zu drastischen Strompreiserhöhungen entschlossen (+27,5% in 2008, +31,3% dieses Jahr). Für die drei kommenden Jahre will man die Preise verdreifachen, was die Wut der Ärmsten zum Kochen brachte.
D’autant plus que ces vols, qui s’ajoutent à celui des câbles, plongent un peu plus dans le rouge les comptes de la société, qui traverse une grave crise avec une lutte de pouvoir au sein de sa direction.
Face au manque d’électricité et au vieillissement des infrastructures, Eskom s’est même résolue à accroître drastiquement ses tarifs (+27,5% en 2008, +31,3% cette année). La compagnie veut aujourd’hui tripler ses prix sur les trois ans à venir, ce qui a provoqué la colère des plus modestes.

Und die SECC hat versprochen, den Kampf in Soweto weiterzuführen. “Wir haben kaum Geld und kaum Möglichkeiten, um gegen Eskom zu kämpfen, wenn es nicht körperlich und emotional ist. Wir setzen auf dem Terrain mehr Teams für den Wiederanschluss der Leute ein. So kriegen sie (eskom) Druck”, bestätigt Bobo Majhoba.
Et la SECC a promis de continuer le combat à Soweto.
“Nous n’avons pas beaucoup d’argent et de moyens pour lutter contre Eskom si ce n’est physiquement et émotionnellement. On met plus d’équipes sur le terrain pour reconnecter les gens, c’est comme cela qu’ils (Eskom) auront la pression”, affirme Bobo Majhoba, à la tête du groupe des jeunes du SECC.

Die regelmäßig mit oft gewalttätigen Demonstrationen konfrontierte erste Energiemacht des Kontinents hat 15 Jahre nach Ende der Apartheid Schwierigkeiten, der Nachfrage nachzukommen. Etwa 43% der Südafrikaner leben mit weniger als 2 Dollar am Tag nd fast 40% der aktiven Bevölkerng ist arbeitslos. Sie erwarten immer noch die Einlösung der am Ende des Rassentrennungssystems gemachten Versprechen. Mit der Rezession, die Südafrika zm ersten Mal seit 17 Jahren trifft, dürfte die Misere sich allerdings noch verschärfen.
La première puissance économique du continent, régulièrement confrontée à des manifestations, souvent violentes, pour de meilleurs services publics, peine à répondre à la demande quinze ans après la fin de l’apartheid.
Environ 43% des Sud-Africains vivent avec moins de deux dollars par jour et près de 40% de la population active est au chômage. Ils attendent toujours que le gouvernement tienne les promesses faites à la chute du régime ségrégationniste. Mais avec la récession économique qui frappe pour la première fois l’Afrique du Sud depuis 17 ans, la misère devrait encore s’accentuer.

Issac Lebodi sieht die Angestellten des öffentlichen Unternehmens, die ihm den Strom abschneiden sollen, regelmäßig. “Jetzt schulde ich ihnen etwa 6.000 rands (810 dollars, 540 euros) an Rückständen, aber ich zahle ihnn monatlich 300 rands”, präzisiert er in seinem kleinen Backsteinhäuschen. “Ich kann ihnen nicht alles zurückzahlen, weil ich nicht arbeite. Ich habe kein Geld”, entschuldigt er sich.
Isaac Lebodi voit régulièrement débarquer les employés de la compagnie publique venus lui couper le courant. “Maintenant, je leur dois environ 6.000 rands (810 dollars, 540 euros) d’arrièrés mais je leur verse environ chaque mois 300 rands”, précise-t-il dans sa petite maison en briques.
“Je ne peux pas tout leur rembourser parce que je ne travaille pas. Je n’ai pas d’argent”, se désole-t-il.

© 2009 AFP

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