SUDAN – DARFUR: MILLIARDEN DOLLAR, UND IMMER NOCH KEIN FRIEDEN – Soudan: des milliards de dollars mais toujours pas de paix au Darfour

Sudan: Milliarden von Dollar, aber immer noch kein Frieden in Darfur
Khartum (AFP) – 17.08.2012 11:45 – Von Ian Timberlake
Carte du Soudan montrant les mouvements de réfugiés et le nombre de personnes déplacées Mehr als vier Jahre nach der Ankunft der einer friedenserhaltenden Kraft der UNO und der Afrikanischen Union in Darfur und Dollars in Milliardenhöhe ist der Frieden noch weit entfernt in dieser Region des westlichen Sudan, was Fragen über die Nützlichkeit der Mission aufruft.
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Grafik rechts (Klicken): Karte Flüchtlinge und Vertriebene im Sudan
A droite (cliquer): Carte du Soudan montrant les mouvements de réfugiés et le nombre de personnes déplacées

Soudan: des milliards de dollars mais toujours pas de paix au Darfour
KHARTOUM (AFP) – 17.08.2012 11:45 – Par Ian TIMBERLAKE
Plus de quatre ans après l’arrivée au Darfour d’une force de maintien de la paix ONU-Union africaine coûtant des milliards de dollars, la paix reste encore loin dans cette région de l’ouest du Soudan, suscitant des interrogations sur l’utilité de la mission.

un Casque bleu transportant un carton de matériel médical, le 12 août 2012 à Kutum, dans le nord du
UNAMID-Foto zeigt einen Peacekeeper mit einer Kiste von medizinischen Hilfsgütern, 12. August 2012 in Kutum, Nord-Darfur
Une photo transmise par la Mission des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour (Minuad) montre un Casque bleu transportant un carton de matériel médical, le 12 août 2012 à Kutum, dans le nord du Darfour
Foto (c) Minuad/AFP/Archives – by Albert Gonzalez Farran

Ses détracteurs accusent la Minuad, la plus grande opération de maintien de la paix au monde, d’être trop proche du gouvernement soudanais et de ne pas être assez offensive dans son mandat de protection des civils.
“C’est peut-être mieux que rien”, dit un analyste à l’AFP sous le couvert de l’anonymat. “Mais ils sont vraiment centrés sur leur propre protection”.
Plus de 700 personnes ont déjà été tuées cette année dans des violences entre les rebelles et les forces gouvernementales ainsi que dans des troubles tribaux et des incidents criminels, plus qu’au cours de toute l’année 2011, selon des chiffres de la Minuad.
Les rebelles se sont soulevés contre Khartoum en 2003. Le conflit a fait au moins 300.000 morts, selon l’ONU, 10.000 selon le gouvernement.
En tout, affirme le commandant de la Minuad, le Rwandais Patrick Nyamvumba, il y a eu une “baisse drastique” dans le nombre de personnes tuées dans des violences, et la situation serait pire sans les près de 16.700 membres de la mission de paix. “Notre simple présence sur le terrain (…) est un élément dissuasif substantiel”, dit-il à l’AFP.
Depuis son arrivée à la tête de la force il y a trois ans, les patrouilles de la Minuad ont doublé, à près de 150 par jour, et davantage de personnes déplacées par le conflit sont rentrées chez elles — 178.000 entre janvier 2011 et mars 2012 selon l’ONU.
“Cela ne serait pas possible sans une sécurité renforcée”, selon M. Nyamvumba.
Mais environ 1.7 million de personnes restent dans des camps où tirs, incendies et autres violences ont été enregistrés.
Dans un rapport publié en juillet sur l’utilisation par Khartoum depuis la fin 2010 de milices non-arabes pour déplacer les rebelles Zaghawa et les civils de l’est du Darfour, des chercheurs suisses indépendants ont affirmé que dans plusieurs cas “les abus à l’encontre des civils, pillages et incendies de propriétés ont eu lieu dans le voisinage immédiat de positions de la Minuad”.
M. Nyamvumba affirme que les troupes de la Minuad ont pour mandat d’assurer “la protection physique” des civils en danger, ce qu’elles ont fait, et que le fait que 38 soldats aient été tués montre qu’ils font leur travail.
“Pas capables de se protéger”
Mais un responsable soudanais, Eltigani Seisi, estime que le mandat de la Minuad manque de clarté.
“Nous avons vu des incidents pendant lesquels les forces la Minuad ont été attaquées et n’ont pas été capables (…) de se protéger”, dit le chef de l’Autorité régionale du Darfour, mise en place pour appliquer un accord de paix entre Khartoum et des factions rebelles, rejeté par les groupes rebelles-clés.
Treize véhicules de la Minuad ont été attaqués au cours du premier semestre 2012, selon l’ONU.
“S’ils ne sont pas capables de se protéger, ils ne peuvent pas protéger les civils”, dit M. Seisi.
“Ils ont les armes et ils ne les utilisent pas”, déplore de son côté une source humanitaire à propos de la Minuad.
La force dispose notamment de cinq hélicoptères Mi-35, principalement utilisés pour faire de la reconnaissance et escorter les patrouilles, selon Christopher Cycmanick, un porte-parole de la mission. “Ils n’ont pas été engagés dans des combats. Ils sont plus là pour avoir un effet dissuasif”, dit-il.
“En fait, ils ne font rien. Ils ne font que fournir du transport”, selon la source humanitaire, qui estime que la Minuad est même devenue “une partie du problème” au Darfour en l’accusant d’être “très proche” du gouvernement.
Les chercheurs suisses ont évoqué “des soupçons largement partagés par des Darfouris à l’intérieur et en dehors du Darfour sur le fait que la Minuad est favorable au gouvernement”, ce que dément M. Nyamvumba, d’après qui la force s’est engagée “à être impartiale”.
Pour un diplomate africain, les critiques contre la Minuad sont injustes car elle doit satisfaire deux patrons –l’UA et l’ONU- et naviguer entre des tâches potentiellement contradictoires. “Ce n’est pas si simple sur le terrain”, dit-il. “C’est une mission impossible”.
© 2012 AFP

un rebelle de l'Armée de libération du Soudan
UNAMID-Foto zeigt einen Rebellen der Sudan Liberation Army
Une photo transmise par la Mission des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour (Minuad) montre un rebelle de l’Armée de libération du Soudan montant la garde alors que des habitants attendent l’arrivée d’une délégation de la Minuad en vue d’installer un hôpital à Forog, dans le nord du Darfour, le 30 mai 2012
Foto (c) Minuad/AFP/Archives – by Albert Gonzalez Farran

Sudan: Milliarden von Dollar, aber immer noch kein Frieden in Darfur
Khartum (AFP) – 17.08.2012 11:45 – Von Ian Timberlake
Mehr als vier Jahre nach der Ankunft der einer friedenserhaltenden Kraft der UNO und der Afrikanischen Union in Darfur und Dollars in Milliardenhöhe ist der Frieden noch weit entfernt in dieser Region des westlichen Sudan, was Fragen über die Nützlichkeit der Mission aufruft.
Ihre Kritiker werfen UNAMID, der größten Operation der Friedenssicherung in der Welt, vor, zu nahe an der sudanesischen Regierung zu sein und nicht offensiv genug in ihrem Mandat zum Schutz der Zivilbevölkerung.
“Es ist vielleicht besser als nichts”, sagte ein Analyst der Nachrichtenagentur AFP unter der Bedingung der Anonymität. “Aber sie sind in der Realität auf ihren eigenen Schutz konzentriert.”
Mehr als 700 Menschen wurden in diesem Jahr schon getötet in Gewaltakten zwischen Rebellen und Regierungstruppen sowie in Störungen durch Stammeskonflikte, mehr als im Gesamtjahr 2011, nach Angaben von UNAMID.
Die Rebellen erhoben sich gegen Khartum im Jahr 2003. Der Konflikt hatte mindestens 300.000 Menschen das Leben gekostet, nach der UN, 10.000 nach Angaben der sudanesischen Regierung.
“Insgesamt”, sagt der ruandische UNAMID- Kommandeur Patrick Nyamvumba, “gab es einen drastischen Rückgang der Todesopfer”, und die Situation wäre viel schlimmer ohne die 16.700 Mann der peacekeeping mission. “Unsere bloße Anwesenheit auf dem Terrain (…) ist eine wesentliche Abschreckung”, sagte er der AFP.
Seit seiner Ankunft an der Spitze der Truppe vor drei Jahren wurden die UNAMID Patrouillen auf rund 150 pro Tag verdoppelt, und mehr durch den Konflikt vertriebene Menschen wurden repatriiert – 178.000 zwischen Januar 2011 und März 2012 nach der UN.
“Das wäre nicht möglich ohne erhöhte Sicherheit”, sagt Nyamvumba.
Aber rund 1,7 Millionen Menschen bleiben in den Lagern, wo Schießereien, Brandstiftungen und andere Gewalt registriert wurden.
In einem Bericht vom Juli über den Einsatz seit Ende 2010 von nicht-arabischen Milizen durch Khartoum, um die Zaghawa-Rebellen und Zivilisten im Osten Darfur zu vertreiben, haben unabhängige schweizer Forscher argumentiert, dass in vielen Fällen “Missbräuche gegen Zivilisten, Plünderungen und Brennen der Häuser in unmittelbarer Nähe der Positionen von UNAMID erfolgten.”
Mr. Nyamvumba sagt, das UNAMID-Mandat ist der “physische Schutz” von Zivilisten in Gefahr, was sie taten, und die Tatsache, dass 38 Soldaten getötet wurden, zeigt, dass sie ihre Arbeit tun.
“Nicht in der Lage, sich selbst zu schützen”
Aber ein sudanesischer Beamter, Eltigani Seisi, sagte, dass das Mandat der UNAMID unklar sei.
“Wir haben Fälle gesehen, in denen UNAMID Kräfte angegriffen wurden und nicht in der Lage waren (…), sich selbst zu schützen”, sagte der Leiter des Darfur Regional Authority, gegründet, um eine Einigung zu erzwingen zwischen Khartum und Rebellengruppen.
Dreizehn UNAMID- Fahrzeuge wurden in der ersten Hälfte des Jahres 2012 angegriffen, nach der UN.
“Wenn sie nicht in der Lage sind, sich selbst zu schützen, können sie nicht die Zivilbevölkerung schützen”, sagt Seisi.
“Sie haben Waffen, und sie nutzen sie nicht”, klagt seinerseits eine humanitäre Quelle über UNAMID.
Die Kraft hat unter anderem fünf Mi-35 Hubschrauber, vor allem verwendet, um Aufklärung und Beigleitung von Patrouillen zu machen, nach Christopher Cycmanick, ein Sprecher der Mission. “Sie wurden nicht in die Kämpfe verwickelt. Sie sind da, um eine abschreckende Wirkung zu haben”, sagte er.
“In der Tat tun sie nichts. Sie machen lediglich den Transport”, so nach humanitären Quellen, die sagen, dass UNAMID sogar “Teil des Problems” in Darfur sei, weil “sehr nahe” der sudanesischen Regierung.
Schweizer Forscher benennen den “Verdacht, weitgehend geteilt von Darfuris innerhalb und außerhalb des Darfur, dass UNAMID der Regierung wohlgesonnen ist”. Das dementiert Mr. Nyamvumba, nach dem die Kraft verpflichtet ist, “unparteiisch zu sein.”
Für einen afrikanischen Diplomaten sind die Kritik an der UNAMID ungerecht, weil sie zwei Chefs dienen muss – der AU und der UN, und daher zwischen potenziell widersprüchlichen Aufgaben navigiert. “Es ist nicht so einfach auf dem Terrain”, sagte er. “Das ist ein Ding der Unmöglichkeit.”
© 2012 AFP

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