SUDAN: FRAU WILL AUSPEITSCHUNG RISKIEREN für das RECHT, KEINEN SCHLEIER ZU TRAGEN – Soudan: une femme risque le fouet pour avoir ôté son voile

Sudan : Eine Frau will die Peitsche riskieren, weil sie ihren Schleier nicht trug
Khartum ( AFP) – 08.09.2013 14.39 Uhr – von Ian Timberlake
Eine sudanesische Frau, die verhaftet wurde, weil sie ihr Haar nicht versteckt hatte, sagte, sie sei bereit, das Auspeitschen zu riskieren, um ihr Recht zu verteidigen, sich nicht zu verschleiern , während ihr Prozess am 19. September eröffnet werden soll.
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Soudan: une femme risque le fouet pour avoir ôté son voile
Khartoum (AFP) – 08.09.2013 14:39 – Par Ian Timberlake
Une Soudanaise, arrêtée pour ne pas avoir caché ses cheveux, a dit être prête à risquer la flagellation pour défendre son droit à ne pas porter de voile alors que son procès doit s’ouvrir le 19 septembre

Amira Osmane Hamed lors de son interview avec l'AFP, le 8 septembre 2013 à Khartoum
Amira Osman Hamed in ihrem Interview mit AFP, 8. September 2013 in Khartoum
Amira Osmane Hamed lors de son interview avec l’AFP, le 8 septembre 2013 à Khartoum
afp.com – Ashraf Shazly

“Ils veulent que nous devenions comme les femmes des talibans”, dénonce Amira Osmane Hamed dans des déclarations à l’AFP.
D’après la loi soudanaise, ses cheveux –et ceux de toutes les femmes– doivent être dissimulés sous un hijab.
Amira, 35 ans, refuse d’en porter et risque le fouet si elle est reconnue coupable lors de son procès, qui se tient en vertu de l’article 152 du code pénal soudanais qui prohibe toute tenue “indécente”, une formulation vague qui, selon des militants, laisse les femmes à la merci du harcèlement policier.
“Cette loi a fait passer les femmes soudanaises de victimes à criminelles”, dit la jeune femme, divorcée, qui dirige sa propre entreprise.
Elle dit avoir été arrêtée le 27 août dernier. Elle se trouvait dans un bâtiment officiel près de Khartoum quand un policier lui a demandé de façon agressive de recouvrir ses cheveux. “Tu n’es pas Soudanaise. Quelle est ta religion?” ajoute-t-il.
“Je suis Soudanaise. Je suis musulmane, et je ne couvrirai pas mes cheveux”, a répondu Amira, les cheveux bruns aux reflets dorés finement nattés, avec quelques boucles dans le dos.
Emmenée au commissariat, elle a été détenue quelques heures, inculpée puis relâchée contre une caution.
Le porte-parole de la police n’était pas joignable dimanche.
“Rania”, un pseudonyme, a elle aussi passé quelques heures en détention pour ne pas avoir porté de voile, et une autre fois pour avoir porté un pantalon.
“Tu es une salope. Tu veux coucher avec des hommes, c’est pour ça que tu t’habilles comme ça”, lui ont lancé les policiers.
“Pourquoi les femmes qui vivent ici ne peuvent pas s’habiller comme elles veulent ?” demande Rania, qui précise quand même que la loi n’est pas la même pour tout le monde. Comme Amira, elle dénonce des règles à géométrie variable, les femmes les plus riches ne se faisant pas arrêter lorsqu’elles sont têtes nues dans les restaurants chics.
Lors de la première convocation d’Amira Hamed au tribunal le 1er septembre, une centaine de femmes sont venues la soutenir. La plupart étaient venues tête nue, comme Amira, qui n’a “jamais, jamais” porté le hijab.
Son affaire, qui a attiré l’attention de militants des droits de l’Homme, est la dernière d’une série de cas qui ont mis en lumière les lois mises en place depuis le coup d’Etat d’Omar el-Béchir en 1989.
En 2009, le cas de la journaliste soudanaise Loubna Ahmed al-Hussein, incarcérée pour avoir porté un pantalon jugé “indécent”, avait attiré l’attention du monde entier sur la condition des femmes au Soudan.
Elle avait été libérée après que l’Union des journalistes soudanais avait payé son amende, mais dix des femmes arrêtées en même temps qu’elle avaient été convoquées ensuite par la police et fouettées dix fois chacune.
Mme Hamed espère que les lois vont changer. Entre-temps elle se dit prête à toute condamnation lors de son procès — y compris la flagellation.
“Je prends ce risque pour dire ce qui se passe dans notre pays et j’espère que ce sera la dernière fois qu’une femme soudanaise est arrêtée en vertu de cette loi”.
© 2013 AFP

AFRIKANEWS ARCHIV-VIDEO HOMMAGE AN DIE AFRIKANISCHEN FRAUEN – AUX FEMMES AFRICAINES

La journaliste soudanaise Loubna Ahmed al-Hussein, à sa sortie de prison, en septembre 2009 à Kharto
Die sudanesische Journalistin Lubna Ahmed al- Hussein nach ihrer Entlassung aus dem Gefängnis im September 2009 in Khartoum, wo sie für das Tragen von ” unanständigen” Hosen war
La journaliste soudanaise Loubna Ahmed al-Hussein, à sa sortie de prison, en septembre 2009 à Khartoum, après avoir été incarcérée pour avoir porté un pantalon jugé “indécent”
afp.com –

Sudan : Eine Frau will die Peitsche riskieren, weil sie ihren Schleier nicht trug
Khartum ( AFP) – 08.09.2013 14.39 Uhr – von Ian Timberlake
Eine sudanesische Frau, die verhaftet wurde, weil sie ihr Haar nicht versteckt hatte, sagte, sie sei bereit, das Auspeitschen zu riskieren, um ihr Recht zu verteidigen, sich nicht zu verschleiern , während ihr Prozess am 19. September eröffnet werden soll.
“Sie wollen, dass wir wie die Frauen der Taliban sind”, klagte Amira Osman Hamed in einem Interview mit AFP .
Nach sudanesische Gesetz müssen ihre Haare – und die aller Frauen – unter einem Hijab verborgen werden.
Amira , 35, weigert sich, diesen zu tragen und riskiert die Peitsche , wenn sie vor Gericht nach Artikel 152 des sudanesischen Strafgesetzbuches verurteilt wird, der “unanständiges” Auftreten verbietet – eine vage Formulierung, die laut Aktivisten Frauen einer Schikanierung durch die Polizei aussetzt.
“Dieses Gesetz verwandelt die sudanesischen Frauen von Opfern zu Verbrecherinnen”, sagte die geschiedene und selbstständige junge Frau.
Sie sagte, dass sie am 27. August verhaftet wurde. Sie war in einem Regierungsgebäude in der Nähe von Khartoum , als ein Polizist sie aggressiv aufforderte, ihr Haar zu bedecken . “Du bist nicht sudanesisch. Was ist deine Religion ? ” fügte er hinzu.
“Ich bin Sudanesin. Ich bin Muslim, und ich werde meine Haare nicht bedecken”, sagte Amira , zeigt ihre goldbraunen fein geflochtenen Haare mit ein paar Locken im Rücken.
Aufgenommen bei der Polizei , wurde sie für mehrere Stunden festgenommen , angeklagt und gegen Kaution freigesetzt .
Der Sprecher der Polizei konnte Sonntag nicht erreicht werden.
“Rania” , ein Pseudonym , war auch ein paar Stunden in Gewahrsam, einmal für Nichttragen des Schleiers und einmal für Hosen tragen .
“Du bist eine Schlampe . Willst Sex mit Männern haben , das ist, warum du dich so kleidest”, sagte ihr die Polizei.
“Warum können Frauen , die hier leben, sich nicht kleiden, wie sie wollen? “, fragt Rania und stellt fest, dass das Gesetz nicht für alle gleich ist. Wie Amira denunziert sie die Regeln variabler Geometrie, denn die reichen Frauen werden nicht verhaftet, wenn sie nackte Köpfe in noblen Restaurants vorzeigen.
In der ersten Sitzung von Amira Hamed vor Gericht am 1. September kamen hundert Frauen, um sie zu unterstützen. Die meisten waren mit nacktem Kopf gekommen, wie Amira , die “nie, nie” den Hijab trug .
Ihr Fall , der die Aufmerksamkeit von Menshenrechteaktivisten angezogen hat , ist der neueste in einer Reihe von Fällen , die Liht warfen auf die Gesetze, die in Kraft gesetzt wurden seit dem Staatsstreich von Omar el- Bashir im Jahr 1989.
Im Jahr 2009 zog der Fall der sudanesischen Journalistin Lubna Ahmed al- Hussein , eingesperrt für das Tragen von Hosen, das als „unanständig” gilt , die Aufmerksamkeit der Welt auf die Situation der Frauen im Sudan.
Sie wurde freigelassen, nachdem die Union der sudanesischen Journalisten ihre Geldstrafe oder Geldbuße bezahlt hatte, aber zehn zur gleichen Zeit verhaftete Frauen wurden dann von der Polizei vorgeladen und jeweils zehnmal ausgepeitscht.
Ms. Hamed hofft, dass die Gesetze sich ändern. Inzwischen ist sie bereit für jedes Urteil vor Gericht inklusive Auspeitschen .
“Ich nehme das Risiko zu sagen, was passiert in unserem Land, und ich hoffe, es wird das letzte Mal sein, dass eine sudanesische Frau unter diesem Gesetz verhaftet wird. ”
© 2013 AFP

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