SUDAN: BEGINN EINES VOLKSAUFSTANDES GEGEN al-BASCHIR REGIME – Soudan: poursuite des protestations, le président qualifié d’"assassin"

1. Dutzende Tote bei Protesten gegen Regierung im Sudan
26. September 2013, 22:11 http://derstandard.at/r652/Afrika
Proteste gegen Streichung von Spritsubventionen
Khartum – Bei den schwersten Unruhen seit mehreren Jahren sind im Sudan seit Anfang der Woche mindestens 27 Menschen gestorben, wie Krankenhausmitarbeiter am Donnerstag mitteilten. Unbestätigte Meldungen sprechen laut der oppositionsnahen Sudan Tribune von 50 bis 80 Toten im ganzen Land.
2. Erneut Tote bei Protesten gegen sudanesischen Staatschef
Deutsche Welle http://www.dw.de/themen/afrika/s-12324 28.09.2013
Die Menschen im Sudan demonstrieren den sechsten Tag in Folge gegen ihre Regierung. Lautstark fordern sie die Absetzung des Präsidenten Omar al-Baschir. Erneut wurden dabei Menschen getötet.
DEUTSCHE ARTIKEL WEITER UNTER DEN UNTEREN FOTOS

1. Soudan: nouvelles manifestations anti-régime, 29 morts en trois jours
Khartoum (AFP) – 26.09.2013 19:52
Un collectif de jeunes militants au Soudan, secoué depuis quatre jours par des manifestations anti-gouvernementales, a appelé jeudi soir à poursuivre le mouvement de contestation jusqu’à la chute du régime du président Omar al-Béchir.

Manifestation anti-gouvernementale dans une rue d'Omdurmanon, au Soudan, le 25 septembre 2013
Anti-Regierungsdemonstration Sudan
Manifestation anti-gouvernementale dans une rue d’Omdurmanon, au Soudan, le 25 septembre 2013
afp.com –

Les manifestations, provoquées par la levée des subventions sur les carburants et qui ont parfois pris une tournure violente avec des biens publics et privés attaqués, sont les plus importantes contre le régime islamiste du général Omar el-Béchir depuis son arrivée au pouvoir en 1989.
Le président Béchir, qui devait prononcer un discours jeudi à l’Assemblée générale des Nations unies à New York, est resté dans le pays, faute de l’octroi d’un visa par les Etats-Unis, selon la diplomatie soudanaise.
Des rassemblements ont eu lieu en soirée à Oumdurman, la ville voisine de Khartoum, où des centaines de personnes ont été dispersées par la police avec des grenades lacrymogènes.
“Liberté, liberté”, “le peuple veut la chute du régime”, scandaient les manifestants, selon le correspondant de l’AFP.
Une petite manifestation s’est également déroulée à Khartoum et a aussi été dispersée par la police.
Alors que des appels à manifester ont été lancés sur les réseaux sociaux pour vendredi, le gouverneur de Khartoum, Abdel Rahman Al-Khidr, a averti que le gouvernement frapperait “d’une main de fer” ceux qui portent atteinte aux propriétés publiques.
Reprenant le slogan phare du Printemps arabe, environ 3.000 personnes avaient défilé plus tôt dans la journée dans le quartier d’Al-Inqaz à Khartoum, mettant le feu à des pneus pour couper des routes, selon des témoins.
La police a tenté de les disperser à l’aide de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc, ont-ils précisé.
Les écoles sont restées fermées par décision du gouvernement. Même les stations-services n’ont pas ouvert, les protestataires ayant mis le feu à plusieurs d’entre elles la veille.
La TV accuse des “hors-la-loi”
A Port-Soudan, à 1.000 km au nord-est de Khartoum, un millier de personnes ont également manifesté, selon des témoins. Elles brandissaient des pancartes proclamant “Non à la cherté de vie” et ont été, là encore, dispersées.
Au moins 29 personnes ont été tuées entre lundi et mercredi, selon des sources hospitalières, un bilan confirmé jeudi soir par la police.
Aucune indication officielle n’a été donnée sur les circonstances de leur décès mais des témoins et des proches ont affirmé que la plupart des civils avaient été tués par les tirs des forces de sécurité.
La télévision d’Etat a diffusé des images de véhicules, de bâtiments et de stations services incendiés ou endommagés, en accusant des “hors-la-loi” d’en être les responsables.
Face à l’extension des troubles, qui avaient débuté lundi dans le centre du pays, l’ambassade des Etats-Unis a appelé “toutes les parties à ne pas recourir à la force et au respect (…) du droit au rassemblement pacifique”.
Les manifestations ont jusqu’à présent un caractère spontané. Les dirigeants de l’opposition, dont l’ex-Premier ministre Sadek al-Mahdi, se sont réunis jeudi mais n’ont publié aucune déclaration.
Appels à des manifestations vendredi
Cependant, sur les réseaux sociaux, des appels à manifester ont été lancés pour vendredi après la prière de la mi-journée.
Dans un communiqué, “l’alliance des jeunes de la révolution soudanaise”, qui contribue à l’organisation de la contestation sur les réseaux sociaux, a demandé “au peuple soudanais de poursuivre sa révolution”, réclamant “la démission du chef de l’Etat (…) ainsi que du gouvernement corrompu”.
Les connexions internet, interrompues mercredi, ont été rétablies.
En revanche, un journal indépendant, Al-Jarida, n’a pas paru jeudi en raison de la censure imposée par les autorités, a déclaré à l’AFP son rédacteur en chef Idriss Al-Doumah, dénonçant cette décision “d’interdire la publication de toute information sur les manifestations”.
Le Soudan connaît depuis 2012 des manifestations sporadiques contre le régime mais sans attirer les foules comme dans plusieurs pays de la région, où des chefs d’Etat ont été renversés par la rue.
Le Soudan a perdu des milliards de dollars de revenus pétroliers depuis l’indépendance il y a deux ans du Sud. Il est depuis touché par une inflation galopante et peine à financer ses importations.
Le président Béchir est sous le coup de mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité et génocide au Darfour, une région de l’Ouest soudanais théâtre de troubles.
Le Soudan a démenti jeudi qu’il ait renoncé à se rendre à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies, comme l’avait affirmé la veille un porte-parole de l’ONU.
Le ministère des Affaires étrangères a regretté le “retard” de l’ambassade des Etats-Unis dans l’octroi de son visa, selon l’agence officielle Suna.
© 2013 AFP

2. Soudan: poursuite des protestations, le président qualifié d'”assassin”
Khartoum (AFP) – 28.09.2013 12:09
Des centaines de manifestants ont accusé samedi le président soudanais Omar el-Béchir d’être un “assassin”, au sixième jour d’un mouvement de protestation sans précédent lors duquel des dizaines de personnes ont été tuées et 600 autres arrêtées.
La manifestation a été dispersée par les forces de l’ordre, à coups de gaz lacrymogène selon des témoins, comme les protestations de la veille et des jours précédents, déclenchées par l’annonce lundi de la levée des subventions sur les carburants.
Un journaliste de l’AFP a vu des agents des services de sécurité arrêter six personnes.
Le ministère de l’Intérieur a annoncé vendredi soir l’arrestation de 600 personnes pour “leur participation aux actes de vandalisme”, précisant qu’elles allaient être jugées la semaine prochaine.
Le gouvernement continue de garder le mutisme face à cette contestation d’une ampleur inédite depuis l’arrivée au pouvoir du président Béchir en 1989, mais les écoles ont été fermées jusqu’à lundi.
Les manifestants dénonçaient samedi la mort du “martyr” Salah Mudathir, tué la veille lors d’une manifestation à Khartoum Bahri.
“Béchir, tu es un assassin” ont crié, selon un témoin, quelque 2.000 manifestants, dont des femmes et des enfants.
“A bas, à bas” le pouvoir, ont-ils encore crié contre le régime islamiste du président Béchir.
Cette manifestation est survenue après les funérailles dans un quartier huppé de la capitale de Mudathir, un pharmacien de 28 ans issu d’une riche famille connue dans les affaires et la politique.
“Une balle dans le coeur”
“Il a été tué d’une balle dans le coeur vendredi soir”, alors qu’il manifestait, a indiqué son cousin à l’AFP.
La police a fait état de son côté de quatre civils tués vendredi dans Khartoum et sa banlieue, affirmant qu’ils étaient tombés sous les balles d’inconnus.
“Des hommes armés non identifiés ont tiré vendredi sur des manifestants à Khartoum Bahri, à Khartoum et à Omdurman et quatre civils ont été tués”, a indiqué la police citée par l’agence officielle soudanaise Suna.
La police faisait état jusqu’à présent d’un bilan de 29 morts, mais n’avait donné aucune précision sur les circonstances de ces décès.
Selon des témoins et des proches des victimes, la plupart des civils tués cette semaine l’ont été par balles par la police.
Deux ONG, l’African Centre for Justice and Peace Studies et Amnesty International, qui ont fait état d’un bilan de 50 morts pour mardi et mercredi, ont accusé les forces de sécurité d’avoir délibérément tiré sur les manifestants.
L’opposition, ainsi que des militants, ont appelé cette semaine à la poursuite des manifestations.
Le parti d’opposition Oumma de l’ex-Premier ministre Sadek Al-Mehdi a appelé “le peuple soudanais à intensifier les protestations”, et l’Alliance des jeunes de la révolution soudanaise a réclamé “la démission du chef de l’Etat (…) ainsi que du gouvernement corrompu”.
Depuis la décision lundi du gouvernement de lever des subventions sur les carburants dans le cadre d’une série de réformes économiques, les Soudanais manifestent en masse dans plusieurs régions et les protestations ont par endroits dégénéré.
Des journalistes en grève pour dénoncer le black-out
L’internet a été coupé vendredi une grande partie de la journée pour la deuxième fois de la semaine.
Le Réseau des journalistes soudanais, une organisation non officielle, a annoncé que ses membres cesseraient de travailler à partir de samedi en raison des tentatives du pouvoir de les empêcher de couvrir le mouvement de protestation.
“Nous voyons notre peuple être tué et nous ne pouvons ignorer cela”, a dit dans un communiqué le groupe qui revendique 400 membres.
Les autorités ont fermé vendredi les bureaux d’Al-Arabiya et de Sky News Arabiya à Khartoum, selon les deux chaînes satellitaires arabes.
Elles ont en outre saisi ou empêché de paraître trois quotidiens pourtant pro-gouvernementaux. Selon le rédacteur en chef d’un journal indépendant interdit depuis jeudi, il n’est pas permis de publier d’autres informations sur les manifestations que les rapports de police.
Le Soudan connaît depuis 2012 des manifestations sporadiques contre le régime qui n’ont cependant pas attiré les foules comme dans d’autres pays de la région, où des chefs d’Etat ont été renversés par la rue.
Le pays a perdu des milliards de dollars de revenus pétroliers depuis l’indépendance il y a deux ans du Sud. Il est depuis touché par une inflation galopante et peine à financer ses importations.
Les Etats-Unis ont condamné vendredi “la répression brutale” et “disproportionnée” menée par le gouvernement soudanais, l’Union européenne s’est dit “inquiète” et le Haut commissariat de l’ONU pour les droits de l’Homme a appelé les forces de sécurité à “la plus haute retenue”.
© 2013 AFP

Des centaines de personnes assistent le 28 septembre 2013 à Khartoum aux funérailles de Salah Mudathsudan ap1sudan ap2
Beerdigung des Polizeiopfers Salah Mudathir
Aufstand im Sudan
Des centaines de personnes assistent le 28 septembre 2013 à Khartoum aux funérailles de Salah Mudathir, tué lors d’affrontements la veille avec la police
afp.com – Ashraf Shazly
Le rebellion au soudan

1. Dutzende Tote bei Protesten gegen Regierung im Sudan
26. September 2013, 22:11 http://derstandard.at/r652/Afrika
Proteste gegen Streichung von Spritsubventionen
Khartum – Bei den schwersten Unruhen seit mehreren Jahren sind im Sudan seit Anfang der Woche mindestens 27 Menschen gestorben, wie Krankenhausmitarbeiter am Donnerstag mitteilten. Unbestätigte Meldungen sprechen laut der oppositionsnahen Sudan Tribune von 50 bis 80 Toten im ganzen Land.
Die Verstorbenen hätten “Schusswunden, einige davon in der Brust”, sagte der Direktor des Krankenhauses der Stadt Omdurman, Osama Mortada, zum arabischsprachigen Sender der BBC.
Die Proteste hatten sich zunächst gegen die Entscheidung der Regierung gerichtet, Subventionen für Benzin zu senken. Im Laufe der Woche begannen sich die Parolen aber zunehmend gegen das Regime von Präsident Omar al-Bashir zu richten.
Informationsminister Ahmed Bilal bestätigte Unruhen, sprach aber von “Gesetzlosen”, gegen die nun die Armee eingesetzt werde. Eine vorübergehende Sperre des Internetzugangs im Land wurde Donnerstag wieder aufgehoben. Meldungen, wonach al-Bashir nun doch nicht zur Generalversammlung der Vereinten Nationen reisen wollte, dementierte das Außenministerium. (red, Reuters/DER STANDARD, 27.9.2013)

2. Erneut Tote bei Protesten gegen sudanesischen Staatschef
Deutsche Welle http://www.dw.de/themen/afrika/s-12324 28.09.2013
Die Menschen im Sudan demonstrieren den sechsten Tag in Folge gegen ihre Regierung. Lautstark fordern sie die Absetzung des Präsidenten Omar al-Baschir. Erneut wurden dabei Menschen getötet.
33 Tote, so lautet die amtliche Bilanz der Proteste. Dagegen berichtete der pan-arabische Nachrichtensender Al-Dschasira von mindestens 200 Todesopfern. Trotz des gewaltsamen Vorgehens der Sicherheitskräfte gegen die Demonstranten gingen erneut in der Hauptstadt Khartum mindestens 2000 Demonstranten auf die Straße. Sie forderten “Freiheit, Freiheit” von Präsident Omar al-Baschir und nannten ihn einen “Mörder”. Die Kundgebung wurde unter Einsatz von Tränengas aufgelöst.
Eine Gruppe von etwa 1000 Menschen begleitete in einem noblen Stadtteil Kharthums den Trauerzug des am Freitag bei Demonstrationen getöteten Apothekers Sala Mudathir. Die Demonstranten bezeichneten den 28-Jährigen, der aus einer wohlhabenden und politisch aktiven Familie stammt, als “Märtyrer” ihres Kampfes gegen Baschir.
Unerwünscht: Berichte über Polizeigewalt
Seit Montag demonstrierten täglich tausende Menschen gegen den autokratisch herrschenden Staatschef des nordostafrikanischen Landes. Baschir hatte Anfang der Woche die Subventionen für Gas und Benzin gestrichen, während sich zugleich deren über Nacht der Preis verdoppelte. Es handelt sich um die heftigsten Unruhen seit al-Baschirs Machtübernahme durch einen Militärputsch im Jahr 1989.
Die sudanesische Regierung geht rigoros gegen Fernsehsender vor, die aus ihrer Sicht zu viel über die Polizeigewalt im Land berichten. Der in Dubai beheimatete Nachrichtensender Al-Arabija meldete in der Nacht zum Samstag, sein Büro in der sudanesischen Hauptstadt Khartum sei geschlossen worden. Die Behörden hätten den Al-Arabija-Korrespondenten Saadeddin Hussein erst verhört und dann ein Arbeitsverbot gegen ihn ausgesprochen. Ebenso verfuhr man mit dem Sender Sky News Arabia.
Kritik am Vorgehen gegen Demonstranten
Die US-Regierung verurteilte das brutale Vorgehen der Sicherheitskräfte. Dieses sei “unangemessen”, erklärte die Sprecherin des Außenamts, Jennifer Psaki. Die Europäische Union zeigte sich in einer Mitteilung “besorgt” und forderte die Achtung des Demonstrationsrechts. Eine Sprecherin von UN-Menschenrechtskommissarin Navi Pillay rief die sudanesische Führung zu “äußerster Zurückhaltung” auf.
Am Freitag hatten Bewaffnete in der Hauptstadt wie auch in der Nachbarstadt Omdurman in die Menge geschossen. Die Opposition beschuldigte die Regierung, militante Demonstranten mit Waffen auszustatten, um die Stimmung im Land gegen die Demonstranten zu lenken. Der Sender Al-Dschasira berichtete, Sicherheitskräfte hätten das Feuer auf die friedlich demonstrierenden Menschen eröffnet.
Präsident al-Baschir werden Völkermord, Kriegsverbrechen und Verbrechen gegen die Menschlichkeit in der westsudanesischen Unruheregion Darfur vorgeworfen. Der Internationale Strafgerichtshof in Den Haag sucht ihn deswegen mit zwei internationalen Haftbefehlen. Der erste wurde im März 2009 ausgestellt, der zweite ist vom Juli 2010.
nem/kle (dpa, rtr, afp, epd)

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