SUDAN: ISLAMISTISCHER OPPOSITIONELLER al-TURABI VERHAFTET – PORTRAIT – Soudan: l’opposant islamiste Tourabi arrêté

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Sudan: islamistischer Oppositioneller Turabi festgenommen
Khartum (AFP) – 16/05/2010 02.26
Der oppositionelle sudanesische Islamist Hassan al-Turabi wurde in der Nacht vom Samstag zum Sonntag festgenommen und gehindert an der Veröffentlichung seiner Zeitung…..
PORTRAIT: Turabi: eine graue Eminenz wurde ein erbitterter Gegner
Khartum (AFP) – 2010.05.16 01.03
Hassan al-Turabi ist lange die graue Eminenz des islamistischen Präsidenten Omar el-Bashir gewesen, bevor er einer der schärfsten Kritiker wurde.….

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1. Soudan: l’opposant islamiste Tourabi arrêté
KHARTOUM (AFP) – 16.05.2010 14:26
L’opposant islamiste soudanais Hassan al-Tourabi a été arrêté dans la nuit de samedi à dimanche et son journal empêché de paraître, un mois après les élections controversées qui ont reconduit le président Omar el-Béchir, ont déclaré des proches à l’AFP.

opposant islamiste Hassan al-Tourabi
Foto (c) AFP: L’opposant islamiste Hassan al-Tourabi, le 27 septembre 2009 à Juba, au sud Soudan
Hassan al-Turabi, 27. September 2009 in Juba, Südsudan

“Vers minuit (21H00 GMT), un groupe d’officiers de la sécurité est arrivé dans trois voitures et a emmené Hassan al-Tourabi hors de chez lui”, a indiqué à l’AFP son secrétaire, Awad Babakir.
Les autorités ont également saisi dimanche l’édition du journal de sa formation, le Parti du Congrès Populaire (PCP), occupé les locaux et fait évacuer la rédaction, a indiqué Kamal Omar, chef du bureau politique du parti.
Le rédacteur en chef du quotidien, Abouzer Ali Amin, a quant à lui indiqué par téléphone depuis le siège de la Sûreté avoir été interpellé samedi soir “sans qu’il me soit donné de raison”.
Deux autres journalistes du journal, Achraf Abdel Aziz et Dahab Ibrahim, ont été arrêtés, selon des responsables du PCP.
Ces arrestations ont entraîné de vives réactions de l’opposition.
“Nous allons faire tout ce qui est légalement possible (.) Nous sommes prêts à nous sacrifier pour la liberté et pour le peuple du Soudan”, a déclaré l’adjoint de M. Tourabi, Abdallah Hassan Ahmed, lors d’une conférence de presse.
Quelque 300 personnes ont manifesté devant le siège du PCP pour réclamer la libération des personnes arrêtées.
“Nous nous tiendrons ensemble pour chasser ce régime”, a pour sa part déclaré Siddiq Youssouf, chef du parti communiste.
Une coalition de 17 partis, dont l’important parti Umma (nationaliste), a dénoncé une arrestation qui “va à l’encontre des libertés, de la transformation démocratique et de la Constitution”.
Le Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM, ex-rebelles sudistes), membre de la coalition gouvernementale, a lui jugé l’arrestation de M. Tourabi “illégale”.
“Après avoir volé les élections, le Parti du congrès national (au pouvoir) ne devrait pas voler les libertés. Cette arrestation montre sa faiblesse”, a déclaré à l’AFP Yasser Arman, un haut responsable du SPLM et ex-candidat à la présidentielle.
Mentor du général Omar Hassan el-Béchir lors du coup d’Etat militaire de 1989, qui avait porté ce dernier au pouvoir, M. Tourabi est devenu l’un de ses adversaires les plus virulents après avoir été écarté en 1999.
Il avait notamment qualifié de “frauduleuses” les élections législatives, régionales et présidentielle -premier scrutin multipartite depuis 1986- qui se sont déroulées du 11 au 15 avril.
Ces élections ont reconduit au pouvoir le président Béchir par 68% des voix.
Hassan al-Tourabi n’était pas candidat de sa formation à la présidentielle, un rôle dévolu à Abdallah Deng Nial, un musulman originaire du Sud-Soudan, région en grande partie chrétienne.
La Fondation américaine Carter et la mission d’observation de l’Union européenne ont toutes deux affirmé que le scrutin n’avait pas répondu aux “normes internationales”.
Hassan al-Tourabi a été emprisonné à plusieurs reprises par le passé. Sa dernière arrestation remonte à janvier 2009 après avoir affirmé à des médias internationaux que le président soudanais était “politiquement coupable” de crimes commis au Darfour.
A sa sortie de prison en mars 2009, il avait aussi estimé que l’homme fort du régime devait se rendre de son propre chef devant la Cour pénale internationale (CPI) qui siège à la Haye.
Un mandat d’arrêt a été lancé par la CPI contre Omar el-Béchir, accusé de crimes de guerre et contre l’humanité, pour son rôle présumé dans les violences au Darfour, région de l’ouest du Soudan en proie à la guerre civile depuis 2003.
© 2010 AFP

Tourabi: une éminence grise devenue un opposant farouche
KHARTOUM (AFP) – 16.05.2010 13:03
Hassan al-Tourabi, dont les proches ont annoncé dimanche l’arrestation à Khartoum, fut longtemps l’éminence grise islamiste du président Omar el-Béchir, avant d’en devenir l’un des plus farouches détracteurs.
Portant un turban blanc et une courte barbe grise, cet homme de 78 ans volontiers volubile, a plusieurs fois été arrêté ces dernières années, sans jamais cesser ses critiques acerbes contre le pouvoir.
Sa dernière arrestation remonte à janvier 2009, après qu’il eut estimé le président Béchir “politiquement coupable” de crimes commis dans la province soudanaise du Darfour, en proie à un conflit civil.
En avril dernier il fait jugée “frauduleuse” l’élection qui a reconduit M. Béchir au pouvoir avec officiellement 68% des voix.
Diplômé des facultés de droit de Khartoum, Londres et Paris-La Sorbonne, il accompagna, et même inspira selon certains, le coup d’Etat militaro-islamiste qui conduisit en 1989 le général Omar al-Béchir à la tête du plus vaste pays d’Afrique.
Fondateur des Frères musulmans soudanais et chantre d’un panarabisme islamiste, il fut aussi proche d’Oussama Ben Laden qui se fixa au Soudan de 1992 à 1996.
Mais sa carrière politique avait très tôt commencé, s’étant rapproché dans les années 1970 du président Gaafar al-Nimeiri pour faire adopter des lois islamistes.
Habile manoeuvrier, toujours prompt à nouer et dénouer des alliances, il a développé une plate-forme politique islamiste en s’opposant aux puissantes confréries soufies et à la rébellion chrétienne sudiste.
Considéré comme le chef spirituel de la junte au pouvoir depuis 1989, cet idéologue ne cesse d’étendre son influence. Il créa la première conférence populaire arabe et islamique, une internationale islamiste.
Il devint aussi président du Parlement et secrétaire général du Congrès national, le parti du président Béchir.
Mais ses relations avec Omar el-Béchir vont tourner à l’aigre et le divorce entre les hommes aboutira à son incarcération de 2001 à 2003, en étant accusé de menées putschistes.
Il sera de nouveau arrêté en 2004, suspecté de liens avec le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), un des groupes rebelles du Darfour qui venait, un an auparavant, d’engager une épreuve de force militaire avec le régime dans cette immense et déshéritée région de l’ouest du pays.
Après avoir été placé en résidence surveillée, il avait repris à l’été 2005 du service politique, se livrant à de virulentes attaques contre le régime qu’il accusait de corruption.
En avril dernier, il refuse de se porter candidat de sa formation, le Parti du Congrès Populaire (PCP) à la présidentielle, un rôle dévolu à Abdallah Deng Nial, un musulman originaire du Sud-Soudan, région en grande partie chrétienne.
© 2010 AFP

u journal de l'opposant al-Tourabi
Foto (c) AFP: Un homme montre trois exemplaires du journal de l’opposant al-Tourabi, saisi après son arrestation, le 16 mai 2010 à Khartoum
Ein Mann hält drei Exemplare der Zeitung zwischen al-Turabi, nach seiner Verhaftung, 16. Mai 2010 in Khartum beschlagnahmt

Sudan: islamistischer Oppositioneller Turabi festgenommen
Khartum (AFP) – 16/05/2010 02.26
Der oppositionelle sudanesische Islamist Hassan al-Turabi wurde in der Nacht vom Samstag zum Sonntag festgenommen und gehindert an der Veröffentlichung seiner Zeitung, einen Monat nach der umstrittenen Wahl von Präsident Omar el-Bashir, sagten Nahestehende gegenüber AFP .
“Um Mitternacht (2100 GMT), eine Gruppe von Beauftragten für die Gefahrenabwehr in drei Autos kam und nahm Hassan al-Turabi aus seiner Wohnung mit”, sagte der AFP seine Sekretärin, Awad Babaker.
Die Behörden beschlagnahmten auch die Ausgabe der Zeitung seiner Formation, besetzten die Popular Congress Party (PCP), die Räumlichkeiten und haben die redaktionelle Mitarbeiter evakuiert, sagte Kamal Omar, Führer des politischen Büros der Partei.
Der Chefredakteur der Tageszeitung, Abouzer Ali Amin, sagte unterdessen per Telefon aus dem Hauptquartier der Polizei, er sei verhaftet worden Samstag Nacht “ohne jeden Grund angegeben.”
Zwei weitere Journalisten der Zeitung, Ashraf Abdel Aziz und Dahab Ibrahim , wurden verhaftet, laut Verantwortlichen der PCP.
Die Festnahmen haben starke Reaktionen aus der Opposition provoziert.
“Wir werden alles rechtlich möglich ist (tun.) Wir sind bereit, uns für die Freiheit zu opfern und für die Menschen im Sudan”, sagte der Stellvertreter Turabis, Abdullah Hassan Ahmed, auf einer PresseKonferenz.
Über 300 Menschen vor dem Sitz der PNP demonstrierten, um die Freilassung der Inhaftierten zu fordern.
“Wir werden zusammen stehen zu verdrängen dieses Regime”, für seinen Teil sagte Yusuf Siddiq, Chef der Kommunistischen Partei.
Eine Koalition von 17 Parteien, einschließlich der wichtigen Umma Partei (Nationalistische), verurteilte die Verhaftung, das “geht gegen die Freiheit, die demokratischen Transformation und die Verfassung.”
Die People’s Liberation Movement (SPLM, der ehemaligen Rebellen aus dem Süden), Mitglied der Regierungskoalition, hat gefunden Turabis Festnahme “illegal”.
“Nach dem Diebstahl der Wahlen, die National Congress Party (herrschende) sollte nicht stehlen Freiheiten. Diese Verhaftung zeigt seine Schwäche”, sagte Yasser Arman der AFP, ein leitender dr SPLM und ehemaliger Kandidat für das Präsidentschaftswahlen.
Mentor von General Omar Hassan el-Bashir bei dem Militärputsch von 1989, der ihn ins Amt gebracht hatte, wurde Herr Turabi einer seiner prominentesten Gegner, nachdem er im Jahr 1999 entlassen worden war.
Dort beschrieb er als “betrügerisch” die Wahlen vom 11. April bis 15..
Die Wahlen wieder an die Macht führten Präsident Bashir mit 68% der Stimmen.
Hassan al-Turabi wurde kein Kandidat seiner Formation für die Präsidentschaft, die Rolle war für Abdallah Deng Nial, ein Muslim aus dem südlichen Sudan, einer Region weitgehend christlich.
Die amerikanische Stiftung Carter und der Beobachtermission der Europäischen Union haben beide gesagt, die Wahlen waren nicht gerecht “internationalen Standards”.
Hassan al-Turabi wurde mehrmals verhaftet in der Vergangenheit. Seine letzte Verhaftung war im Januar 2009, nachdem er gesagt hatte gegenüber die internationalen Medien, dass die sudanesische Präsident war “politisch Schuldig” der in Darfur begangenen Verbrechen.
Nach seiner Entlassung aus dem Gefängnis März 2009, meinte er auch, dass der starke Mann ds Regime aus seine eigenen Willen vor dem Internationalen Strafgerichtshof (IStGH) mit Sitz in Den Haag zu gehen hatte.
Ein Haftbefehl wurde ausgestellt von der ICC gegen Omar al-Bashir, der Kriegsverbrechen gegen die Menschlichkeit angeklagt wegen seiner angeblichen Rolle bei der Gewalt in der Region Darfur im westlichen Sudan, Kriegsgebiet seit 2003.
© 2010 AFP

PORTRAIT: Turabi: eine graue Eminenz wurde ein erbitterter Gegner
Khartum (AFP) – 2010.05.16 01.03
Hassan al-Turabi ist lange die graue Eminenz des islamistischen Präsidenten Omar el-Bashir gewesen, bevor er einer der schärfsten Kritiker wurde.
Trägt einen weißen Turban und einen kurzen grauen Bart, der 78 Jahre alten Mann gerne gesprächig, wurde mehrere Male in den letzten Jahren festgenommen, hat aber nie beendet seine scharfe Kritik gegen die Regierung.
Seine letzte Verhaftung war im Januar 2009, nachdem er gefunden Bashir “politisch schuldig” der Verbrechen in der sudanesischen Provinz Darfur.
Im vergangenen April hielt er für “betrügerisch” die Wahlen, die Herr Bashir an die Macht verlängert mit 68% der Stimmen.
Absolvent der Juristischen Fakultät in Khartoum, London und Paris-La Sorbonne, er begleitet (und inspiriert sogar, wie einige sagen) den Staatsstreich des Militärs aus dem Jahr 1989, der den islamistischen General Omar al-Bashir an die Macht brachte in das größte Land Afrikas.
Begründer der Sudanesischen Muslimbruderschaft und Verfechter eines islamistischen Panarabismus, er war auch nah an Osama bin Laden, der ließ sich in Sudan von 1992 bis 1996.
Aber seine politische Karriere hatte sehr früh begonnen ihre Fortschritte in den 1970er Jahren mit dr Annäherung an Präsident Dschafar al-Numeiri, um islamischen Gesetze zu verabschieden.
Habiler Manövrierer, immer schnell zu binden und lösen die Allianzen, er eine islamistische politische Plattform entwickelt hatte gegen die mächtigen Opposition Sufi-Bruderschaften und die christlichen südlichen Rebellen.
Als geistiger Führer der Junta an der Macht seit 1989, der Ideologe ständig erweitert seinen Einfluss. Er schuf die erste arabischen und islamischen Volkskonferenz, eine islamistische Internationale.
Er wurde auch Vorsitzender des Parlaments und Generalsekretär des National Congress, der Partei von Präsident Bashir.
Aber seine Beziehung mit Omar el-Bashir wird sauer und Scheidung unter den beidn Männern wiederum zu seiner Inhaftierung von 2001 bis 2003 führen, mit dem Vorwurf putschistischer Umtriebe.
Er wird 2004 erneut verhaftet, vermutet der Verbindungen mit den Rebellen Justice and Equality Movement (JEM), eine Darfur Rebellengruppen, die vor einem Jahr hatte zu einer militärischen Konfrontation mit dem Regime initiiert in dieses riesigen und schwachen Region des Landeswestens.
Nachdem unter Hausarrest gestellt , hatte er im Sommer 2005 wieder Politik gemacht, engagiert in hasserfüllten Attacken gegen die Regierung, und beschuldigte sie der Korruption.
Im vergangenen April, weigerte er sich in seiner Partei, der Popular Congress Party (PCP), zu stehen für das Präsidentenamt, eine Rolle dann für Deng Nial Abdullah, ein Moslem aus dem Südsudan, einer Region weitgehend christlich.
© 2010 AFP

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