SUDAN (September 2011) FÜHRT WEITERHIN KRIEG IN KORDOFAN-SÜD und BLUE NILE – Le Soudan continue la guerre au Kordofan-Sud et au Nil Bleu

1. Sudan klagt bei den Vereinten Nationen gegen den Südsudan
Khartum (AFP) – 30.08.2011 11.06 Uhr
Die sudanesische Regierung kündigte am Dienstag eine Beschwerde beim Sicherheitsrat der Vereinten Nationen an gegen den Südsudan und beschuldigte ihn, “Ärger im Sudan zu schüren und die Rebellen zu unterstützen.”
2. Sudan bombardiert die Berge von Nuba, NGOs prangern Kriegsverbrechen an
NEW YORK (AFP) – 30.08.2011 10:01 Uhr
Die sudanesischen Streitkräfte haben Luftangriffe gegen die Zivilbevölkerung in den von Rebellen gehaltenen Nuba-Bergen im südlichen Kordofan geflogen. Dies nähert sich einem Kriegsverbrechen an, sagten zwei Menschenrechtsorganisationen am Dienstag.
3. Sudan: Ausnahmezustand im Bundesstaat Blauer Nil nach Kämpfen ausgerufen
Khartum (AFP) – 03.09.2011 05:41
Der Ausnahmezustand wurde am Freitag im Bundesstaat Blauer Nil ausgerufen, am Rande des Südsudan, der vor kurzem seine Unabhängigkeit erlangte, nach Zusammenstößen zwischen der Armee und Kräften, loyal zu dem gewählten Gouverneur Malik Agar, der den ehemaligen südlichen Rebellen nahesteht, gaben heute die offiziellen Medien bekannt.
KURZMELDUNG. Sudan: UN “tief besorgt” über Gewalt im Blauen Nil
4. Sudan: die Hauptstadt des Blauen-Nil-Staats ohne Bewohner
Damazin (Sudan) (AFP) – 06.09.2011 07.59
In den verlassenen Straßen von Damazin, fahren nur Fahrzeuge mit schwer bewaffneten Soldaten: die Kämpfe zwischen der sudanesischen Armee und Angehörigen der ehemaligen südlichen Rebellen haben die Hauptstadt des Blauen Nil (Südosten) fast aller seiner Bewohner entleert.
Auf Damazins zentralem Markt scheinen Kunden verschwunden zu sein und die meisten Geschäfte sind geschlossen.

DEUTSCHE (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM FOTO

=> SIEHE AUCH – 06/2011 – VOIR AUSSI: SUDAN Juni 2011: ALLE KRIEGE DAUERN AN – Soudan, juin 2011: toutes les guerres perdurent

1er ARTICLE SUR CINQ: Le Soudan porte plainte à l’ONU contre le Soudan du Sud
KHARTOUM (AFP) – 30.08.2011 11:06
Le gouvernement soudanais a annoncé mardi avoir déposé une plainte au Conseil de sécurité de l’ONU contre le Soudan du Sud, l’accusant de “provoquer des troubles au Soudan et de soutenir les rebellions”.
“Notre délégué à l’ONU a remis au président du Conseil de sécurité une plainte contre le gouvernement du Soudan du Sud”, a déclaré le porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères, Al-Obeid Merwah.
“Le gouvernement du Soudan du Sud provoque toujours des troubles dans l’Etat du Soudan en soutenant les mouvements rebelles dans le Kordofan-Sud et le Darfour, les entraînant et les encourageant”, a-t-il ajouté.
© 2011 AFP

2. Le Soudan bombarde les montagnes du Nuba, des ONG dénoncent des crimes de guerre
NEW YORK (AFP) – 30.08.2011 10:01
Les forces armées soudanaises ont mené des raids aériens contre des civils dans des zones tenues par les rebelles dans les montagnes du Nuba dans le Kordofan-Sud, qui s’apparentent à des crimes de guerre, ont indiqué deux organisations des droits de l’Homme mardi.
Amnesty International et Human Rights Watch qui ont envoyé des équipes sur place pendant une semaine ont souligné que des raids aériens ont lieu presque quotidiennement sur des villages et des zones agricoles.
Selon eux, 13 raids, qui ne poursuivaient aucun objectif militaire, ont été menés depuis mi-juin dans les secteurs de Kauda, Delami et Kurchi. Ils ont tué au moins 26 civils et blessé plus de 45 personnes depuis la mi-juin.
Le Kordofan-Sud est le seul Etat pétrolier appartenant au Nord. Il est situé à la lisière entre le Soudan et le nouvel Etat du Soudan du Sud qui a accédé à l’indépendance en juillet.
“La communauté internationale et notamment le conseil de sécurité de l’ONU doit trouver une solution. Mener des raids indiscriminés sur des zones civiles et empêcher l’arrivée de l’aide humanitaire cela s’apparente à des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité”, a indiqué un haut responsable auprès d’Amnesty, Donatella Rovera.
“La campagne de raids sans répit, tue et vise des civils, hommes, femmes et enfants, conduit à des déplacements de dizaines de milliers de personnes et rend leurs conditions de vie très difficiles avec des communautés entières qui ont désormais du mal à nourrir leurs enfants”, a indiqué le directeur pour l’Afrique de HRW, Daniel Bekele.
Le 19 août, les enquêteurs ont photographié des bombes lâchées d’un Antonov près de Kurchi, et le 22 août un raid a blessé gravement un homme à la jambe et une vieille femme à la mâchoire et a endommagé une école.
Les équipes des droits de l’Homme ont terminé leur visite sur place avant l’annonce par le président soudanais Omar al-Bechir le 23 août d’un cessez-le-feu unilatéral de deux semaines par les forces gouvernementales.
Mais sur place et depuis cette date les rapports soulignent que le gouvernement continue de mener des raids sur les zones civiles.
Le gouvernement soudanais tente d’écraser la “rébellion” au Kordofan-Sud, un Etat qui a été un champ de bataille pendant la guerre civile entre le Nord et le Sud (1983-2005), afin de réaffirmer son autorité au sein de ses frontières redessinées par l’indépendance du Soudan du Sud le 9 juillet.
© 2011 AFP

3. Soudan : état d’urgence proclamé dans l’Etat du Nil bleu après des combats
KHARTOUM (AFP) – 03.09.2011 05:41
L’état d’urgence a été proclamé vendredi dans dans l’Etat soudanais du Nil Bleu, frontalier du Soudan du Sud qui a récemment obtenu son indépendance, à la suite d’affrontements entre l’armée et des forces loyales au gouverneur élu Malik Agar, proche des ex-rebelles sudistes, ont annoncé les médias officiels.
“Le président Omar el-Béchir a proclamé l’état d’urgence dans l’Etat du Nil Bleu” et a nommé un gouverneur militaire, a annoncé l’agence officielle soudanaise Suna.
Les affrontements se sont produits dans la nuit de jeudi à vendredi après un regroupement de troupes dans l’Etat du Nil Bleu, et alors que des combats font rage depuis trois mois dans l’Etat proche du Kordofan-Sud.
Le Nil Bleu et du Kordofan-Sud sont limitrophes du Soudan du Sud, indépendant depuis le 9 juillet après des décennies d’un conflit meurtrier avec Khartoum qui a parfois débordé dans ces deux Etats du Nord, une partie de leur population soutenant les Sudistes.
“Dans un nouvel acte d’agression et une extension de ce qui se passe au Kordofan-Sud, les forces de défense populaires (liées à l’armée) et les troupes soudanaises ont déclenché une attaque contre les positions de l’Armée populaire de libération du Soudan (SPLA-sudistes) à Damazin après minuit”, a affirmé dans un communiqué le SPLM-Nord, la branche politique de la SPLA et principal parti d’opposition au Soudan.
L’attaque a visé en particulier la résidence du gouverneur Malik Agar, président du SPLM-Nord, à Damazin, la capitale de l’Etat. L’offensive s’est ensuite intensifiée, visant toutes les positions de la SPLA, a encore indiqué le SPLM-Nord.
Selon des témoins, les violences ont forcé des milliers de citoyens à fuir Damazin, certains vers Singa, à environ 200 km plus au nord.
Le porte-parole de l’armée soudanaise, Sawarmi Khaled Saad, a confirmé qu’il y avait eu des combats mais affirmé que la SPLA en était à l’origine.
Des sources au sein de la SPLA ont indiqué que la ville de Kourmouk, théâtre de combats acharnés pendant la guerre entre Khartoum et les rebelles sudistes (1983-2005, 2 millions de morts), avait été bombardée vendredi matin.
A l’approche de la partition, le régime soudanais a commencé à chercher à réaffirmer son autorité au sein de ses nouvelles frontières et à désarmer les milices qu’il ne contrôlait pas.
Dans des propos à l’AFP, Ibrahim Ghandour, haut responsable du parti au pouvoir à Khartoum, a accusé Malik Agar d’oeuvrer de concert avec les rebelles du Darfour, région de l’ouest du pays en proie à une guerre civile.
Les négociations entamées pour désamorcer le conflit au Kordofan-Sud, le seul Etat soudanais producteur de pétrole depuis la partition, n’ont rien donné, malgré le cessez-le-feu de deux semaines annoncé le 23 août par le président soudanais Omar el-Béchir.
L’ONU et des organisations de défense des droits de l’Homme ont vivement critiqué Khartoum ces derniers jours, accusant M. Béchir de ne pas avoir tenu sa promesse, d’autant que plusieurs rapports évoquent de possibles crimes de guerre.
Valerie Amos, chef des opérations humanitaires de l’ONU, a prévenu mardi que plus de 200.000 personnes affectées par les combats au Kordofan-Sud risquaient “des niveaux potentiellement catastrophiques de malnutrition et de mortalité”.
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BREVE: Soudan: l’ONU “très inquiète” des violences au Nil Bleu
KHARTOUM (AFP) – 04.09.2011 15:36
Les Nations Unies ont fait part dimanche de leur profonde inquiétude devant la nouvelle explosion de violences dans le sud-est du Soudan, dans l’Etat du Nil bleu, alors que des informations font état de 16.000 personnes déplacées dans une seule ville.
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4. Soudan: la capitale du Nil Bleu vidée de ses habitants
DAMAZIN (Soudan) (AFP) – 06.09.2011 19:59
Dans les rues désertes de Damazin, seuls circulent des véhicules chargés de soldats lourdement armés: les combats entre l’armée soudanaise et des proches des ex-rebelles sudistes ont pratiquement vidé la capitale du Nil Bleu (sud-est) de tous ses habitants.
Au marché central de Damazin, les clients semblent s’êtres volatilisés et la plupart des échoppes sont fermées.
“Le Nil Bleu n’a jamais connu une situation aussi désastreuse, même durant la guerre civile”, déplore Babikir Mohammed Osman, commissaire de la localité voisine de Bau. “Durant la guerre civile, il n’y a jamais eu de déplacements à Damazin. Maintenant, tous ses habitants sont partis”, ajoute-t-il.
Vendredi à minuit, des combats meurtriers ont éclaté entre l’armée et des forces loyales au gouverneur de Damazin, un proche des ex-rebelles sudistes. Ils se sont rapidement étendus à d’autres villes.
Avec Abyei et le Kordofan-Sud, le Nil bleu devient le troisième foyer de violences depuis mai parmi les Etats frontaliers du Soudan du Sud, indépendant depuis le 9 juillet.
Comme il y a plus de trois mois à Abyei, région contestée à la frontière entre le Soudan et le Soudan du Sud, l’armée a expulsé les forces des ex-rebelles sudistes (Mouvement populaire de libération du Soudan – SPLM), parti au pouvoir dans le Sud.
Les autorités ont déclaré l’état d’urgence et nommé un gouverneur militaire par intérim, le général Yahia Mohammed Kheir, à la place du gouverneur élu Malik Agar, chef de la branche nord du SPLM.
Selon le général Kheir, c’est le SPLM qui a incité au conflit et si Damazin a été désertée, c’est parce que les combats ont coïncidé avec la fête musulmane du Fitr, à la fin du ramadan. Et la situation est “très calme” dans les autres parties de l’Etat du Nil Bleu, a-t-il assuré.
Hovig, un mécanicien de 24 ans d’origine arménienne, est l’un des rares à avoir choisi de rester. Il assure que l’armée a rapidement restauré l’ordre et que les habitants sont en train de revenir.
“Les gens sont partis parce qu’il y avait la guerre. Maintenant ils reviennent. La vie reprend ses droits, il n’y a pas de problème”, explique-t-il à l’AFP, entouré de soldats et d’un représentant du gouvernement.
Mais mardi soir, un journaliste a entendu des échanges de tirs nourris et de bombardements d’artillerie pendant un bon quart d’heure dans plusieurs quartiers de la ville, où l’électricité a été coupée. Les autorités de Khartoum ont expliqué qu’un soldat avait tiré par erreur, poussant l’armée et la police à répliquer avant que tout se calme.
Et les tensions sont encore palpables. Comme au Kordofan-Sud, autre Etat où le conflit destructeur entre le Nord et le Sud (1983-2005) a parfois débordé, la population du Nil Bleu est profondément divisée.
A une conférence de presse au siège des forces de sécurité à Damazin, un dignitaire tribal a défendu l’idée d’accorder d’un cessez-le-feu pour permettre le dialogue avec le gouverneur Agar. Mais sa voix a été noyée par des dizaines d’autres notables: “Agar est un traître! Pas de négociations!”
Babikir Mohammed Osman, le commissaire de la localité de Bau, affirme que plus de 80.000 personnes dans sa région sont des partisans du SPLM qui craignent des actes de vengeance. De nombreux habitants du Nil bleu ont en effet soutenu les ex-rebelles sudistes pendant la guerre.
“Nous tentons de dire à tous ceux-là que personne n’aura des comptes à rendre pour leurs anciennes positions”, dit-il. Un message qui ne passera pas facilement, malgré les promesses d’une amnistie pour tous ceux qui refusent de se joindre aux forces anti-gouvernementales.
Dans un centre militaire, un correspondant de l’AFP a pu voir une centaine de combattants du SPLM faits prisonniers durant les récents combats — des “Sudistes” selon un responsable — assis par terre en silence, attendant sombrement leur sort.
© 2011 AFP

Un Soudanais brandit le drapeau du Soudan du Sud, le 10 juillet 2011 à Juba
Foto (c) AFP: Un Soudanais brandit le drapeau du Soudan du Sud, le 10 juillet 2011 à Juba – Ein Sudanese schwingt die Fahne des südlichen Sudan, 10. Juli 2011, in Juba

1. Sudan klagt bei den Vereinten Nationen gegen den Südsudan
Khartum (AFP) – 30.08.2011 11.06 Uhr
Die sudanesische Regierung kündigte am Dienstag eine Beschwerde beim Sicherheitsrat der Vereinten Nationen an gegen den Südsudan und beschuldigte ihn, “Ärger im Sudan zu schüren und die Rebellen zu unterstützen.”
“Unser Delegierten bei den UN gab dem Präsidenten des Sicherheitsrats eine Beschwerde gegen die Regierung des Südsudan”, sagte der Sprecher des sudanesischen Außenministeriums, Al-Obeid Merwah.
“Die Regierung des Südsudan macht immer noch Probleme im Staat Sudan , indem sie die Rebellenbewegungen in Süd-Kordofan und Darfur unterstützt, sie trainiert und sie ermutigt”, fügte er hinzu.
© 2011 AFP
2. Sudan bombardiert die Berge von Nuba, NGOs prangern Kriegsverbrechen an
NEW YORK (AFP) – 30.08.2011 10:01 Uhr
Die sudanesischen Streitkräfte haben Luftangriffe gegen die Zivilbevölkerung in den von Rebellen gehaltenen Nuba-Bergen im südlichen Kordofan geflogen. Dies nähert sich einem Kriegsverbrechen an, sagten zwei Menschenrechtsorganisationen am Dienstag.
Amnesty International und Human Rights Watch, die Teams vor Ort für eine Woche geschickt hatten, haben darauf hingewiesen, dass Luftangriffe stattfinden fast täglich in den Dörfern und landwirtschaftlichen Gebieten.
Ihnen zufolge sind 13 Überfälle, die keinerlei militärischen Ziele hatten, seit Mitte Juni in den Abschnitten Kauda und Delami Kurchi durchgeführt worden. Sie töteten mindestens 26 Zivilisten und verletzten mehr als 45 Menschen seit Mitte Juni.
Süd-Kordofan ist der einzige Ölstaat im Norden (=Sudan). Es liegt an der Grenze zwischen Sudan und dem neuen Staat Südsudan, der unabhängig im Juli wurde.
“Die internationale Gemeinschaft einschließlich des Sicherheitsrats der Vereinten Nationen müssen eine Lösung finden. Wahllose Angriffe auf zivile Gebiete fliegen und die Ankunft der humanitären Hilfe verhindern, das ist ähnlich wie Kriegsverbrechen und Verbrechen gegen die Menschheit “, sagte Amnesty ein hoher Beamter, Donatella Rovera.
“Die unerbittlichen Luftangriffe töten und zielen auf Zivilisten, Männer, Frauen und Kinder. Das führt zur Vertreibung von Zehntausenden von Menschen und macht ihre Lebensbedingungen sehr schwer für ganze Gemeinwesen, die jetzt zu kämpfen haben, um ihre Kinder zu ernähren”, sagte der Direktor für die Afrika-Abteilung von Human Rights Watch, Daniel Bekele.
Am August 19. fotografierten Ermittler Bomben aus einer Antonov in der Nähe von Kurchi und am 22. August hat ein Luftangriff einen Mann schwer am Bein verletzt und eine alte Frau am Kiefer, und beschädigten eine Schule.
Teams der Menschenrechte haben ihren Besuch vor Ort beendet vor der Ankündigung eines einseitigen Waffenstillstandes durch den Präsidenten Omar al-Bashir am 23. August für zwei Wochen durch Regierungstruppen.
Aber seitdem weisen die Berichte vor Ort darauf hin, dass die Regierung Luftangriffe auf zivile Gebiete fortsetzt.
Die sudanesische Regierung versucht, die “Rebellion” in Süd-Kordofan niederzuschlagen, einem Staat, der ein Schlachtfeld während des Bürgerkriegs zwischen Nord und Süd (1983-2005) war, um ihre Autorität innerhalb der neu gezeichneten Grenzen, durch die Unabhängigkeit des Südsudan am 9. Juli, zu bekräftigen
© 2011 AFP
3. Sudan: Ausnahmezustand im Bundesstaat Blauer Nil nach Kämpfen ausgerufen
Khartum (AFP) – 03.09.2011 05:41
Der Ausnahmezustand wurde am Freitag im Bundesstaat Blauer Nil ausgerufen, am Rande des Südsudan, der vor kurzem seine Unabhängigkeit erlangte, nach Zusammenstößen zwischen der Armee und Kräften, loyal zu dem gewählten Gouverneur Malik Agar, der den ehemaligen südlichen Rebellen nahesteht, gaben heute die offiziellen Medien bekannt.
“Präsident Omar al-Bashir hat den Notstand im Staat Blauer Nil ausgerufen” und ernannte einen Militärgouverneur, sagte die offizielle sudanesische Nachrichtenagentur Suna.
Die Zusammenstöße fanden statt in der Nacht vom Donnerstag auf Freitag, nachdem eine Gruppe von Soldaten sich im Staat Blauer Nil neu formiert hatte, und während die Kämpfe wüten drei Monate lang im angrenzenden Staat Süd-Kordofan.
Der blaue Nil und Süd-Kordofan sind angrenzend an Südsudan, seit 9. Juli unabhängig nach Jahrzehnten eines blutigen Konflikts mit Khartum, das manchmal in den beiden nördlichen Staaten eingriff, wo ein Teil der Bevölkerung unterstützt die Südländer….
Der Angriff war speziell auf die Residenz des Gouverneurs Malik Agar gerichtet, Vorsitzender des SPLM-Nord (politisches Organ der SPLA, der Volksbefreiungsarmee des Sudan), in Damazin, der Hauptstadt des Staates. Die Offensive wurde dann ausgeweitet auf alle Positionen der SPLA, hat die SPLM-Nord auch gesagt.
Zeugen sagten, die Gewalt habe Tausende von Menschen gezwungen, aus Damazin zu fliehen, einige nach Singa, etwa 200 km weiter nördlich.
Der Sprecher der sudanesischen Armee, Khaled Sawarmi Saad, bestätigte, dass es Kämpfe gab, sagte aber, dass die SPLA die Ursache war.
Quellen innerhalb der SPLA sagten, dass die Stadt Kourmouk, Schauplatz schwerer Kämpfe während des Krieges zwischen Khartum und den Rebellen im Süden(1983-2005, 2 Millionen Tote), am Freitag Morgen bombardiert worden war.
Mit dem Annähern der Abteilung wollte das sudanesische Regime versuchen, seine Autorität innerhalb seiner neuen Grenzen zu bekräftigen, und die Milizen zu entwaffnen, über die es keine Kontrolle hatte.
Im Gespräch mit AFP beschuldigte Ibrahim Ghandour, Regierungsverantwortlicher in Khartum, Malik Agar, gemeinsame Sache mit den Rebellen in Darfur zu machen, der Region im Westen mit Bürgerkrieg.
Die Verhandlungen, die begonnen hatten, um den Konflikt im südlichen Kordofan, dem einzigen ölproduzierenden Staat des Sudans, zu entschärfen, waren erfolglos, trotz der 2 Wochen Waffenruhe, angekündigt am 23. August vom sudanesischen Präsidenten Omar al- Bashir.
Die Vereinten Nationen und Menschenrechtsorganisationen waren sehr kritisch gegenüber Khartum in den letzten Tagen und beschuldigten Bashir, sein Versprechen nicht gehalten zu haben, zumal mehrere Berichte mögliche Kriegsverbrechen erwähnen.
Valerie Amos, Leiterin der humanitären UN-Einsätze, warnte am Dienstag, dass mehr als 200.000 Menschen, vom Konflikt in Süd-Kordofan betroffen,, “potenziell katastrophale Ausmaße der Mangelernährung und Mortalität” erleiden könnten.
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KURZMELDUNG. Sudan: UN “tief besorgt” über Gewalt im Blauen Nil
Khartum (AFP) – 04.09.2011 15:36
Die Vereinten Nationen haben geäußert tiefe Besorgnis Sonntag vor dem neuen Ausbruch von Gewalt im Südosten Sudans, dem Blauen-Nil-Staat, während es Berichte über 16.000 Vertriebene in nur einer Stadt gibt.
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4. Sudan: die Hauptstadt des Blauen-Nil-Staats ohne Bewohner
Damazin (Sudan) (AFP) – 06.09.2011 07.59
In den verlassenen Straßen von Damazin, fahren nur Fahrzeuge mit schwer bewaffneten Soldaten: die Kämpfe zwischen der sudanesischen Armee und Angehörigen der ehemaligen südlichen Rebellen haben die Hauptstadt des Blauen Nil (Südosten) fast aller seiner Bewohner entleert.
Auf Damazins zentralem Markt scheinen Kunden verschwunden zu sein und die meisten Geschäfte sind geschlossen.
“Der Blaue Nil hat noch nie eine so schlimme Situation erlebt, auch während des Bürgerkrieges”, klagt Mohammed Osman Babikir, Kommissar der Nachbarstadt Bau. “Während des Bürgerkriegs hat es nie Vertriebene aus Damazin gegeben. Nun, alle Bewohner sind weg”, fügt er hinzu.
Freitag um Mitternacht, brachen tödliche Kämpfe zwischen der Armee und gouverneurstreuen Kräften aus, der den ehemaligen südlichen Rebellen nahe steht. Sie verbreitete sich schnell in andere Städte.
Nach Abyei und süd-Kordofan ist der Blaue Nil das dritte Gewaltzentrum seit Mai unter den Staaten an der Grenze zu Süd-Sudan, unabhängig seit 9. Juli.
Wie vor drei Monaten in Abyei, umstrittener Region an der Grenze zwischen Sudan und Südsudan, vertrieb die Armee die Streitkräfte der ehemaligen südlichen Rebellen (Volksbefreiungsbewegung des Sudan – SPLM), der regierenden Partei im Süden.
Die Behörden erklärten den Ausnahmezustand und ernannten einen Militärgouverneur ad interim, General Yahya Mohammed Kheir, statt des gewählten Gouverneurs Malik Agar, Chef des Nordarms der SPLM.
Laut General Kheir war es die SPLM, die den Konflikt angeheizt hat, und wenn Damazin verlassen wurde, dann weil die Kämpfe fielen zusammen mit dem muslimischen Fest des Fitr am Ende des Ramadan. Und die Situation ist “sehr ruhig” in anderen Teilen des Blauen Nils, sagte er.
Hovig, ein Mechaniker von 24 Jahren armenischer Abstammung, ist einer der wenigen, die geblieben sind. Er versichert, dass die Armee schnell die Ordnung wiederhergestellt hat und dass die Bewohner zurück kehren.
“Die Leute haben die Stadt verlassen, weil es war Krieg. Jetzt kommen sie wieder. Das Leben kehrt zur Normalität zurück, es gibt kein Problem”, sagt er gegenüber AFP, umgeben von Soldaten und einem Regierungsvertreter.
Aber am Dienstag Abend hörte ein Reporter den Austausch von Schüssen und Granaten während einer Viertelstunde in mehreren Stadtteilen, wo der Strom war unterbrochen. Die Khartum Behörden haben erklärt, dass ein Soldat habe versehentlich abgefeuert, woraufhin die Armee und Polizei reagierten, sonst ist alles ruhig.
Und die Spannungen sind immer noch spürbar. Wie im südlichen Kordofan, einem anderen Staat, wo der zerstörerische Konflikt zwischen Nord und Süd (1983-2005) manchmal überfordert hat, die Bevölkerung des Blauen Nils ist tief gespalten.
Auf einer Pressekonferenz in der Zentrale der Sicherheitskräfte in Damazin hat ein Stammes-Würdenträger die Idee eines Waffenstillstands, um den Dialog mit dem Gouverneur Agar ermöglichen, verteidigt. Aber seine Stimme wurde von Dutzenden von anderen Honoratioren überstimmt: “Agar ist ein Verräter. Keine Verhandlungen!”
Babikir Osman Mohammed, der Kommissar der Stadt Bau, sagt, mehr als 80.000 Menschen in der Region sind Anhänger der SPLM, die Racheakte befürchten. Viele Bewohner des Blauen Nils haben in der Tat die ehemaligen südlichen Rebellen während des Krieges unterstützt.
“Wir versuchen allen denjenigen zu sagen, niemand wird zur Rechenschaft für seine alten Positionen gezogen”, sagt er. Eine Botschaft, die nicht leicht angenommen wird, trotz der Versprechungen einer Amnestie für alle diejenigen, die sich nicht den Anti-Regierungskräften anschließen”, so ein Beamter.
In einem militärischen Zentrum hat ein AFP-Korrespondent etwa hundert SPLM-Kämpfer, während der jüngsten Kämpfe gefangen genommen, auf dem Boden sitzen schweigend gesehen, die warteten düster auf ihr Schicksal .
© 2011 AFP

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