SUDAN, Südsudan: Präsidenten Bashir und Salva Kiir – PORTRAITS – président soudanais Omar el-Béchir, Salva Kiir, ex-rebelle sudiste

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Béchir, un militaire islamiste ciblé par la justice internationale
KHARTOUM (AFP) – 26.04.2010 12:53
Le président soudanais Omar el-Béchir, reconduit au pouvoir lundi à l’occasion de son premier test électoral en 21 ans de règne, est un militaire de carrière sous influence islamiste accusé de crimes de guerre au Darfour par la Cour pénale internationale (CPI).
Crâne dégarni, large moustache, enrobé, Omar el-Béchir, 66 ans, a l’habitude de précéder ses discours aux accents populistes d’un pas de danse, en remuant sa canne dans les airs.
Ses 21 années à la tête du Soudan, le plus grand pays d’Afrique, ont été jalonnées de guerres civiles, au Sud jusqu’à la paix de 2005, et dans la région occidentale du Darfour depuis 2003.
Omar el-Béchir est devenu en mars 2009 le premier chef d’Etat de l’Histoire à faire l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI, qui l’accuse de crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour, dans l’ouest du pays, et évalue la possibilité de l’incriminer aussi pour génocide.
Charles Taylor, l’ex-président du Libéria, et Slobodan Milosevic, défunt chef d’Etat yougoslave, avaient avant lui été l’objet de mandats d’arrêt internationaux, mais ceux-ci n’avaient pas été émis par la CPI, premier tribunal international permanent pour juger des crimes de guerre.
Né en 1944 dans une famille rurale de Hosh Bannaga, village à une centaine de kilomètres au nord de Khartoum où il demeure très populaire, Omar Hassan Ahmed el-Béchir est fasciné dès son plus jeune âge par la carrière militaire.
Le 30 juin 1989, le général Béchir et un groupe d’officiers renversent le gouvernement démocratiquement élu de Sadek al-Mahdi, un coup d’Etat appuyé par le Front islamique national, parti de son mentor Hassan al-Tourabi, devenu aujourd’hui son pire opposant.
Sous l’influence de Tourabi, Béchir oriente le Soudan -pays de 40 millions d’habitants morcelé en une pléthore de tribus et divisé entre le nord majoritairement musulman et le sud peuplé de chrétiens – vers un islam radical.
Dans les années 90, Khartoum devient la plaque tournante de l’internationale islamiste avec la présence de nombreux jihadistes ayant combattu en Afghanistan y compris le chef d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden, plus tard expulsé sous la pression des Etats-Unis.
Les relations entre “Béchir le militaire” et “Tourabi l’islamiste” tournent à l’aigre vers la fin de la décennie 90. Tourabi propose en 1999 un projet de loi visant à limiter les pouvoirs du président. Béchir répond par la force: l’armée encercle l’Assemblée nationale, qui est dissoute.
Béchir tente par la suite de se démarquer de l’islamisme radical, d’améliorer ses relations politiques avec l’Occident et de nouer de forts liens économiques avec les puissances du Golfe et d’Asie, en premier lieu la Chine, premier client du pétrole soudanais.
Dans la foulée du mandat d’arrêt de la CPI, Omar el-Béchir s’est lancé à nouveau dans une lutte ouverte contre l’Occident, qu’il accuse de “néo-colonialisme”.
Pendant la campagne électorale, Omar el-Béchir a sillonné le Soudan en quête de légitimité dans sa croisade contre la justice internationale. Et le raïs s’est engagé à faire de l’unité du Soudan son cheval de bataille à l’approche du référendum d’indépendance du Sud-Soudan, en janvier.
“Les gens ne savent pas que Béchir considère le Sud-Soudan comme un autre pays d’un point de vue culturel”, explique toutefois à l’AFP, Abdelaziz Khaled, opposant politique et ancien officier, dans l’armée avec le président Béchir.
Le plus pérenne des présidents soudanais depuis l’indépendance du pays en 1956, Omar el-Béchir doit sa longévité aux liens étroits qu’il a su conserver avec l’armée. “Il n’a jamais oublié qu’il était premièrement un militaire et deuxièmement un politique”, écrit l’historien américain Robert O. Collins.
© 2010 AFP

Salva Kiir, le militaire religieux en quête d?un pays au Sud-Soudan
KHARTOUM (AFP) – 26.04.2010 12:50
Salva Kiir, ex-rebelle sudiste reconduit lundi à la tête du gouvernement semi-autonome du Sud-Soudan, est un fervent chrétien et un militaire respecté même s’il est dépourvu de charisme, qui rêve de faire de sa région pauvre au potentiel énorme un pays à part entière.
Eternel chapeau de cow-boy vissé sur le crâne et barbe de charbon, Salva Kiir Mayardit, 59 ans, préside depuis près de cinq ans le Sud-Soudan, région de plus de 8,5 millions d’habitants qui pourrait obtenir son indépendance dès janvier 2011 à l’issue d’un référendum.
Ce géant discret, qui prêche chaque dimanche dans la cathédrale de Juba, capitale champignon du Sud aux infrastructures balbutiantes et à l’insécurité galopante, est considéré comme un ardent défenseur de l’indépendance de cette région. Ce qui le différencie du leader historique de la rébellion sudiste, John Garang, mort en 2005, chantre d’un Soudan fédéral uni, laïque et démocratique.
“Salva”, comme le nomment en général les Soudanais, a fondé en 1983 avec John Garang l’Armée/Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM/A) opposée au régime islamiste de Khartoum et ses politiques jugées trop centralisatrices.
Après 21 ans d’une guerre civile continue à l’origine de deux millions de morts et de quatre millions de déplacés, le Nord et le Sud du Soudan signent en janvier 2005 une paix historique qui prévoit des élections nationales -celles du 11 au 15 avril- et un référendum sur la sécession du Sud. “C’est la première fois de ma vie que je vote”, a-t-il reconnu au premier jour de scrutin.
Après la mort de Garang, le 31 juillet 2005, dans un mystérieux accident d’hélicoptère de retour d’une visite en Ouganda, Salva Kiir devient le chef des branches politique et militaire de l’ex-rébellion, président du gouvernement semi-autonome du Sud-Soudan et vice-président du Soudan.
Mais ce militaire de carrière, plus à l’aise en “Juba arabic” -langue arabe vernaculaire du Sud-Soudan- qu’en anglais, subit le poids des comparaisons avec le charismatique Garang, intellectuel autocrate qui a laissé un souvenir impérissable dans la mémoire des Soudanais, sudistes comme nordistes.
Kiir est originaire d’Akon, un village de la tribu Dinka -la plus importante du Sud-Soudan-, dans l’Etat de Warrap, tout près de la frontière avec la région contestée d’Abyei.
Son unique rival à la présidentielle du Sud-Soudan était Lam Akol, ancien chef de la diplomatie soudanaise (2005-2007) et ancien membre de la rébellion sudiste qui a changé à maintes reprises son fusil d’épaule. Lam Akol est considéré dans certaines régions du sud-Soudan comme un allié de Khartoum, ce qu’il a toujours nié.
© 2010 AFP

Bashir, ein islamistischer Militär im Visier der internationalen Justiz
Khartum (AFP) – 2010.04.26 12.53
Der sudanesische Präsidenten Omar el-Bashir, wieder in Amt seit Montag bei seinem ersten Wahltest in 21-jähriger Regierungszeit, ist ein vom Islamismus beeinflusster Militär, dem Kriegsverbrechen in Darfur vorgeworfen werden durch den Internationalen Strafgerichtshof (ICC) .
Schütterer Schädel, breiten Schnurrbart, bestrichen, Omar el-Bashir, 66 Jahre alt, macht einen Schritt nach vorn, um seine Rede mit populistischer Beiklang eines Tanzes zu versehen, und schüttelt seinen Stock in der Luft.
Seine 21 Jahre an der Spitze des Sudan, dem größten Land Afrikas, sind durch Bürgerkriege geprägt, im Süden bis zum Frieden von 2005, und in der westlichen Region Darfur seit 2003.
Omar el-Bashir März 2009 wurde der erste Staatschef in der Geschichte Objekt eines Haftbefehls aus dem ICC, die ihn beschuldigt der Kriegsverbrechen und Verbrechen gegen die Menschlichkeit Darfur, in den westlichen Ländern, und bewertet die Möglichkeit, ihn zu belasten mit Völkermord.
Charles Taylor, ehemaliger Präsident von Liberia und Slobodan Milosevic, der verstorbene Staatsoberhaupt von Jugoslawien, vor ihm die Gegenstand internationaler Haftbefehle waren, aber diese waren nicht von der ICC ausgestellt wurde, dem ersten permanenten Internationalen Strafgerichtshof zu versuchen Kriegsverbrechen zu belangen.
Geboren in 1944 in einer ländlichen Familie in Hosh Bannaga, ein Dorf, ein paar hundert Kilometer nördlich von Khartum, wo er nach wie vor beliebt ist, wurde Omar Hassan Ahmed el-Bashir von einem frühen Alter an durch eine militärische Karriere fasziniert.
Am 30. Juni 1989 stürzte General Bashir und eine Gruppe von Offizieren die demokratisch gewählten Regierung von Sadiq al-Mahdi – ein Putsch unterstützt von der Nationalen Islamischen Front, die Partei seines Mentors, des Hassan al-Turabi, nun sein schlimmsten Gegner.
Unter dem Einfluss von Turabi, Bashir orientierte die Nation – von 40 Millionen Menschen in eine Vielzahl von Stämmen geteilt und geteilt zwischen dem überwiegend muslimischen Norden und dem Süden von Christen bewohnt – zum radikalen Islam.
In den 90er Jahren wurde Khartum die Drehscheibe des internationalen islamistischen Dschihadisten mit der Anwesenheit von vielen, die in Afghanistan gekämpft hatten, einschließlich der Kopf von al-Qaida, Osama bin Laden, später unter dem Druck der Vereinigten Staaten des Landes verwiesen.
Das Verhältnis zwischen “dem Militär Bashir” und “Turabi dem islamistischen” wird wiederum gegen Ende des Jahrzehnts 90 sauer. Turabi hatte im Jahr 1999 vorgeschlagen, einen Gesetzentwurf zur Begrenzung der präsidialen Vollmachten. Bashir reagierte mit Gewalt: die Armee umgeben die Nationalversammlung, die aufgelöst wird.
Bashir versucht danach, sich von dem radikalen Islam zu differenzieren, um seine politischen Beziehungen zum Westen zu verbessern und die starke wirtschaftliche Verflechtung mit den Mächten der Golfregion und in Asien, vor allem China, zu schmieden, der erste Client sudanesischen Öls.
Im Kielwasser des Haftbefehl des IStGH, Omar al-Bashir hatte erneut in einem offenen Kampf gegen den Westen, den er von “Neo-Kolonialismus beschuldigt”, ins Leben gerufen.
Während des Wahlkampfes reiste Omar el-Bashir im Sudan auf der Suche nach der Legitimität in seinem Kreuzzug gegen die internationale Justiz. Und der Rais macht die Einheit des Sudan zu seinem Krieg-Pferd für die der Volksabstimmung über die Unabhängigkeit des Südsudan im Januar 2011.
“Die Leute wissen nicht, dass Bashir den Südsudan sieht wie ein fremdes Land, von einem kulturellen Standpunkt aus”, sagte der AFP jedoch Khaled Abdelaziz, Oppositionspolitiker und ehemaliger Offizier in der Armee mit Bashir .
Der dauerhafteste der Präsidenten von Sudan seit der Unabhängigkeit im Jahre 1956, Omar al-Bashir verdankt die Langlebigkeit der engen Verbindungen mit der Armee, die gehalten hat. “Er hat nie vergessen, war er zunächst Soldat und Politiker als zweites,” schreibt der amerikanische Historiker Robert O. Collins.
© 2010 AFP

Salva Kiir, der religiöse Militär im Kampf für eine Nation Süd-Sudan
Khartum (AFP) – 2010.04.26 24:50
Salva Kiir, der ehemaligen südlichen Rebell seit Montag erneut die Spitze der semi-autonome Regierung des Südsudan, ist als ein gläubiger Christ und Soldat respektiert, auch wenn er kein Charisma hat, der träumt, aus seine armen Region mit ein enormes Potenzial ein vollwertiges Land zu machen.
Den ewigen Cowboy-Hut auf dem Schädel und mit Zwirbelbart, Salva Kiir Mayardit, 59, leitet seit fast fünf Jahren die Region Süd-Sudan von mehr als 8,5 Millionen Menschen, die könnten bald seine Unabhängigkeit Januar 2011 nach einem Referendum haben.
Dieses ruhige Riese, der jeden Sonntag predigt im Dom in Juba, der Hauptstadt von Süden mit kaum Infrastruktur und wo Unsicherheit grassiert, ist ein überzeugter Verfechter der Unabhängigkeit dieser Region. Was ihn unterscheidet vom historischen Führer der Rebellen aus dem Süden, John Garang, verstorben im Jahre 2005, Kantor der Vereinigten Bundesversammlung Sudan, säkularen und demokratischen.
“Salva”, wie er allegmein genannt wird, hatte im Jahr 1983 gegründet mit dem Namen John Garang Army die People’s Liberation Movement (SPLM / A) gegen dem islamistischen Regime in Khartum und ihre Politik, als zu zentralistisch beurteilt.
Nach 21 Jahren Bürgerkrieg mit zwei Millionen Tote und vier Millionen Vertriebene, Norden und Süden haben unterzeichnet im Januar 2005 einen historischen Frieden, der unfasst die nationalen Wahlen von 11 bis 15 April und ein Referendum über die Sezession des Südens. “Zum ersten Mal in meinem Leben, dass ich wähle”, gab er am ersten Tag der Abstimmung zu.
Nach dem Tod von Garang, 31. Juli 2005, bei einem mysteriösen Hubschrauberabsturz bei Rückkehr von einem Besuch in Uganda, wird Salva Kiir Chef der politischen und militärischen Zweige der ehemaligen Rebellion, dann Präsident der semi-autonome Regierung Südsudan und Vizepräsident des Sudan.
Aber der Berufsoffizier, mehr zu Hause im “Juba arabisch” (in arabischer Sprache Umgangssprache des Südsudan) als in Englisch, leidet unter dem Gewicht der Vergleiche mit dem charismatischen Garang, geistigen Autokrat, der einen bleibenden Eindruck hinterlassen hat in der Erinnerung der Sudanesen, Südländer und Nordländer.
Kiir ist aus Akon, ein Dorf vom Stamm der Dinka, des größten im Süd-Sudan, in dem Staat Warab, nahe der Grenze zu der umstrittenen Region Abyei.
Sein einziger Konkurrent um die Präsidentschaft des Südsudan wurde Lam Akol, einem ehemaligen sudanesischen Außenminister (2005-2007) und ehemaliges Mitglied der Southern Rebellion, der immer wieder sein Lied hat verändert. Lam Akol ist in Teilen des südlichen Sudan als Verbündeter von Khartum, was er immer bestritten, gesehen.
© 2010 AFP

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