SUDAN: VERFOLGTE CHRISTIN IN US-BOTSCHAFT u FREI – la Soudanaise condamnée pour apostasie libre en asyle

Festgenommene Christin im Sudan wieder frei
27. Juni 2014, 13:05 http://derstandard.at/r652/Afrika
Khartum/Washington – Sie war zum Tode verurteilt und dann von einem Berufungsgericht freigesprochen worden. Doch am Flughafen wurde die 27-jährige Christin wieder festgenommen – angeblich weil ihre Papiere gefälscht waren. Jetzt hat sie mit ihrer Familie Zuflucht in der US-Botschaft gesucht.
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Soulagement pour la famille de la Soudanaise condamnée pour apostasie
Khartoum (AFP) – 27.06.2014 10:52
Une Soudanaise chrétienne qui a reçu des menaces après l’annulation de sa condamnation à mort pour apostasie était réfugiée vendredi avec sa famille à l’ambassade des Etats-Unis à Khartoum, où son mari s’est dit soulagé par l’accueil “très obligeant” du personnel.

Meriam Yahia Ibrahim Ishag le 28 mai 2014 à Omdurman, au SoudanMeriam Yahia Ibrahim Ishag le 28 mai 2014 à Omdurman, au Soudan
afp.com –

Meriam Yahia Ibrahim Ishag, 26 ans, a trouvé refuge à l’ambassade après avoir été successivement arrêtée, condamnée à mort, libérée cette semaine puis à nouveau interpellée, inculpée pour usage de faux, et enfin remise en liberté jeudi.
C’est après cette libération, dernier épisode de ce qui est devenu un tragique feuilleton à rebondissements qui suscite l’émoi de la communauté internationale, que Mme Ishag a trouvé refuge dans la chancellerie ultra-protégée à la périphérie de la capitale soudanaise.
“Vraiment, c’est bien”, a déclaré à l’AFP par téléphone son époux Daniel Wani, qui a la double nationalité américaine et sud-soudanaise, ajoutant que le personnel de l’ambassade avait été “très obligeant et très gentil”.
Il a déclaré que sa femme et leurs deux enfants, qu’on pouvait entendre en arrière-plan, se portaient bien, et a confirmé que la famille avait demandé la protection de l’ambassade en raison de menaces de mort contre son épouse.
Les autorités soudanaises n’étaient pas joignables dans l’immédiat pour un commentaire.
Meriam Yahia Ibrahim Ishag est née d’un père musulman et d’une mère chrétienne orthodoxe, qui l’a élevée dans sa confession après le départ du père quand l’enfant avait 5 ans.
Selon l’archevêché catholique de Khartoum, elle s’est convertie à la confession catholique juste avant d’épouser M. Wani fin 2011, et ce sont des hommes qui disaient être de sa famille paternelle qui ont engagé les poursuites pour apostasie.
– Washington très impliqué –
A Washington, la porte-parole du département d’Etat Marie Harf a indiqué jeudi que Mme Ishag et sa famille étaient “dans un endroit sûr” et que le gouvernement soudanais avait “assuré que la famille continuerait d’être en sécurité”.
Le cas de cette jeune femme met au jour la question de la liberté de culte au Soudan, et sa condamnation à la peine de mort le 15 mai par une cour criminelle avait suscité l’indignation de gouvernements occidentaux et de groupes de défense des droits de l’homme.
Une cour d’appel a décidé lundi d’annuler sa condamnation à mort et sa libération de prison, où elle était détenue avec son fils de 20 mois et sa petite fille née en détention.
Mais, menacée de mort, elle a dû se cacher dès sa sortie. Elle s’est ensuite rendue à l’aéroport de Khartoum avec son mari et leurs enfants, pour quitter le Soudan.
“Nous somme inquiets, c’est pourquoi nous voulons partir d’ici aussi vite que possible”, avait expliqué à l’AFP M. Wani mercredi.
C’est à l’aéroport, selon lui, qu’elle a été retenue par des agents de la sécurité nationale alors qu’elle était escortée par des diplomates de l’ambassade américaine.
Les autorités l’ont accusé d’avoir présenté un faux document et fourni de fausses informations pour partir et l’ont inculpée.
Après plus de 48 heures de détention, Mme Ishag a finalement été libérée jeudi sous le contrôle d’un garant, dont l’identité n’a pas été dévoilée.
Son avocat Mohannad Moustafa a ensuite indiqué qu’elle s’était réfugiée à la représentation américaine.
Très impliqués dans le dossier, les Etats-Unis ont affirmé qu’ils faisaient tout pour faire venir sur leur sol cette jeune femme et sa famille.
La famille n’espère pas rester longtemps à l’ambassade, a déclaré M. Wani vendredi. Mais, “il y a un dossier criminel contre (Mme Ishag). Elle ne peut pas quitter le Soudan”, a souligné son avocat.
Meriam Yahia Ibrahim Ishag avait été condamnée à la peine capitale en vertu de la charia introduite en 1983 par le régime islamiste soudanais et qui interdit les conversions. Elle avait en plus été condamnée à 100 coups de fouet pour “adultère”, l’interprétation soudanaise de la charia considérant toute union entre une musulmane et un non-musulman comme un “adultère”.
Selon l’organisation Christian Solidarity Worldwide, les “actes répressifs” contre les minorités religieuses au Soudan, dont les expulsions, la confiscation et la destruction de propriétés de l’Eglise, ont augmenté depuis fin 2012.
© 2014 AFP

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Festgenommene Christin im Sudan wieder frei 
27. Juni 2014, 13:05 http://derstandard.at/r652/Afrika
Khartum/Washington – Sie war zum Tode verurteilt und dann von einem Berufungsgericht freigesprochen worden. Doch am Flughafen wurde die 27-jährige Christin wieder festgenommen – angeblich weil ihre Papiere gefälscht waren. Jetzt hat sie mit ihrer Familie Zuflucht in der US-Botschaft gesucht.
Die im Sudan der Todesstrafe entkommene Christin Mariam Jahia Ibrahim Ishag (Ischag) ist nach einer erneuten Festnahme wieder auf freiem Fuß. Zusammen mit ihrer Familie befinde sie sich seit Donnerstagabend in der Sicherheit der US-Botschaft in der Hauptstadt Khartum, sagte ihr Anwalt Mohaned Mustafa Al-Nourin der Nachrichtenagentur dpa. Er habe Ishag, ihren Ehemann und ihre beiden Kinder persönlich zur US-Botschaft gebracht.
Das US-Außenministerium bestätigte, dass Ishag und ihre Familie in Sicherheit seien. Sie sei gegen Kaution freigekommen; die sudanesische Regierung habe inzwischen die weitere Sicherheit der Familie zugesagt, heißt es in einer vom State Department verbreiteten Erklärung.
Die wegen Gotteslästerung und Glaubensabtrünnigkeit (Apostasie) zum Tode verurteilte Ishag war am Montag von einem Berufungsgericht in die Freiheit entlassen worden. Als sie am Dienstag zusammen mit ihrem Ehemann – einem US-Bürger – aus dem Sudan ausreisen wollte, wurde sie am Flughafen erneut festgehalten und inhaftiert.
Die Behörden hielten die kurzfristig von der südsudanesischen und der amerikanischen Botschaft ausgestellten Dokumente offenbar für ungültig. Ishag darf nun das Land nicht verlassen, bis die Vorwürfe geklärt sind.
Nach einem Bericht der Zeitung “Sudan Tribune” hatte das Außenministerium in Khartum zuvor die Botschafter des Südsudans und der USA einbestellt. Es sollte geklärt werden, warum die Reisedokumente ausgestellt wurden, obwohl die beiden Länder nach Auffassung der sudanesischen Sicherheitskräfte dazu kein Recht hatten. Das US-Außenministerium betonte aber: “Mariam hat alle Dokumente, die sie braucht, um in die Vereinigten Staaten einzureisen.”
Die christlich erzogene Tochter eines Muslims und einer Christin war Mitte Mai zum Tod durch den Strang verurteilt worden. Sie hatte sich geweigert, sich dem Islam zuzuwenden. Ihr Ehemann ist ebenfalls ein Christ. Der Fall hatte international für Aufsehen gesorgt. Ishag, die bereits ein Kind hatte, war schwanger, als sie verurteilt wurde. Im Gefängnis brachte sie ohne ärztliche Hilfe und in Fußketten ihr Baby zur Welt. (APA, 27.6.2014)

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