SUDAN: VISUM FÜR ÄGYPTEN? MUSTAFA HILFT!!! – Soudan: Besoin d’un visa pour l’Egypte? Rendez-vous sous le margousier de Khartoum

Brauchen Sie ein Visum für Ägypten? Termin unter der Niembaum in Khartoum
Khartum (AFP) – 08.10.2012 08:47 – Von Ian Timberlake
Lange Schlangen zum Visumbüro der ägyptischen Botschaft in Khartum beeindrucken Sie? Sie fühlen sich verloren, wenn Sie Formulare ausfüllen sollen? Dann gehen Sie doch unter den Neem, wo Mustafa Ali und seine Truppe von Freunden ihr “Büro” haben.
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Besoin d’un visa pour l’Egypte? Rendez-vous sous le margousier de Khartoum
KHARTOUM (AFP) – 10.08.2012 08:47 – Par Ian TIMBERLAKE
La longue queue devant le bureau des visas de l’ambassade égyptienne à Khartoum vous impressionne? Vous vous sentez perdu devant les formulaires à remplir? Alors rendez-vous sous le margousier où Moustapha Ali et sa bande d’amis tiennent leur “bureau”.

Moustapha Ali (à gauche), le 29 juillet 2012, près de l'ambassade d'Egypte à Khartoum
Mustafa Ali und Freunde unter dem Niembaum in Khartum, Sudan
Moustapha Ali et sa bande d’amis sous un margousier à Khartoum, le 29 juillet 2012
Foto (c) AFP – by Ashraf Shazly

Sous l’arbre feuillu, près du bâtiment colonial de l’ambassade, M. Ali a dans sa serviette tous les documents nécessaires et sa précieuse agrafeuse pour aider les voyageurs à remplir les formalités nécessaires pour entrer en Egypte voisine.
“Nous n’avons pas de bureau”, lance Bachir Dahab, 62 ans, l’un des quatre écrivains publics improvisés qui, après avoir beaucoup voyagé et exercé plusieurs métiers, ont posé leurs valises sous le margousier.
“Nous aidons les gens, voilà notre vie”, dit-il à l’AFP. “Parfois, les gens nous donnent cinq livres (environ un dollar). Parfois cinquante livres. Parfois rien du tout”.
L’homme aux lunettes et à la petite barbichette écrit l’arabe, l’anglais et même un peu de français, appris au début des années 1970 quand il était étudiant à l’Université du Caire à Khartoum.
Mais si les quatre amis se retrouvent chaque jour, ce n’est pas que pour le travail. S’installer sous le margousier, c’est aussi l’occasion de sortir de la maison et de se retrouver pour discuter, comme le feraient d’autres au café.
“Parce qu’à la maison, votre femme vous demande: ‘Ramène moi du poulet, ramène moi de l’huile’, etc.”, dit M. Dahab, en tendant sa carte de visite sur laquelle s’étalent des palmiers sur fond de soleil couchant, image d’Epinal de sa Nubie natale, dans le nord du Soudan.
” Il sait vraiment très bien faire”
En bon ex-instituteur, M. Ali, un quinquagénaire chauve, peut parler de tout pendant des heures, passant de la religion à la culture africaine, de l’histoire aux langues.
Il remplit des demandes de visa depuis près de 13 ans, après avoir rejoint “M. Jaafer”, un proche qui a embrassé ce travail un an avant lui.
“C’est notre chef”, plaisante M. Ali derrière sa moustache, en désignant l’homme qui porte de grosses lunettes, arbore un large sourire et une bedaine imposante.
Penché en arrière sur sa chaise, M. Jaafer s’accorde une pause et repose ses pieds nus sur un réservoir cassé de WC abandonnés. Avec le ramadan, mois de jeûne musulman, la queue devant l’ambassade se rétrécit et les affaires tournent au ralenti.
“On peut dire que c’est la morte saison”, explique M. Dahab, au contraire de mai et juin, lorsque de nombreux Soudanais partent en vacances en Egypte, l’ancienne puissance coloniale qui a géré le pays avec la Grande-Bretagne jusqu’en 1956.
Le quatrième larron de la bande, c’est Abou Digin – surnom qu’il tire de son bouc poivre et sel. Ancien travailleur en Arabie saoudite, il a rejoint le groupe il y a sept ans.
Les quatre amis n’ont pourtant rien inventé. Les “écrivains publics” sont souvent nécessaires près des ambassades, bâtiments gouvernementaux ou tribunaux de ce pays où 62% de la population est analphabète, selon les Nations unies.
Mais avec leur ancienneté, ils se sont fait une réputation.
“J’ai entendu parler de lui, on dit qu’il fait tout très bien”, dit Mohammed Adam Ahmed, 25 ans, en avançant d’un pas résolu vers M. Ali.
Cet étudiant ghanéen, qui étudie l’arabe au Soudan, veut un visa pour passer ses vacances en Egypte.
Une fois le formulaire de l’ambassade rempli, M. Ali le fait signer à Ahmed à l’aide de son imposant stylo jaune. Ahmed paye, ravi, quatre livres pour le service reçu, avant de retourner sûr de lui à l’ambassade.
© 2012 AFP

Moustapha Ali (au centre) et sa bande d'amis sous un margousier à Khartoum, le 29 juillet 2012Moustapha Ali remplit un formulaire pour un voyageur souhaitant se rendre en Egypte, le 29 juillet 2
Mustafa Ali und Freunde unter dem Niembaum in Khartum, Sudan
Moustapha Ali et sa bande d’amis sous un margousier à Khartoum, le 29 juillet 2012
Fotos (c) AFP – by Ashraf Shazly

Brauchen Sie ein Visum für Ägypten? Termin unter der Niembaum in Khartoum
Khartum (AFP) – 08.10.2012 08:47 – Von Ian Timberlake
Lange Schlangen zum Visumbüro der ägyptischen Botschaft in Khartum beeindrucken Sie? Sie fühlen sich verloren, wenn Sie Formulare ausfüllen sollen? Dann gehen Sie doch unter den Neem, wo Mustafa Ali und seine Truppe von Freunden ihr “Büro” haben.
Unter dem grünen Baum in der Nähe des Kolonialzeit-Gebäudes der ägyptischen Botschaft hat Herr Ali in seiner Aktentasche alle notwendigen Dokumente und seinen wertvollen Hefter, um Reisenden zu helfen, die notwendigen Formalitäten für eine Fahrt ins benachbarte Ägypten abzuschließen.
“Wir haben kein Büro”, scherzt Bashir Dahab, 62, einer von vier improvisierten öffentlichen Schriftstellern, welche, nachdem sie gereist waren und verschiedene Jobs gearbeitet hatten, nun ihre Koffer unter dem Neem-Baum abgesetzt haben.
“Wir helfen den Menschen, das ist unser Leben”, sagte er AFP. “Manchmal geben die Leute uns fünf Pfund (ca. ein Dollar). Manchmal £ 50. Manchmal gar nichts.”
Der Mann mit Brille und kleinem Spitzbart hatte schriftliches Arabisch, Englisch und ein wenig Französisch in den frühen 1970er Jahren gelernt, als er noch ein Student an der Kairo-Universität in Khartum war.
Aber wenn die vier Freunde sich hier jeden Tag einfinden, ist dies nicht für die Arbeit. Unter dem Neembaum sitzen ist auch eine Gelegenheit, das Haus zu verlassen und zusammenzu kommen, um zu diskutieren, wie es andere in einem Kaffeehaus tun.
“Weil, zu Hause, deine Frau sagt: Bringt mir ein Huhn mit, bring mir Öl mit, etc.”, sagt Herr Dahab und zeigt seine Visitenkarte, auf der sich Palmen verteilen vor dem Hintergrund des Sonnenuntergangs, ein Bild aus Epinal in seiner Heimat Nubia im Norden des Sudan.
“Er macht es sehr gut”
Als guter Ex-Lehrer kann Herr Ali, ein Fünfziger, fast über alles stundenlang reden, von den afrikanischen Religionen, Kulturen, Geschichte, Sprachen.
Er füllt Visumanträge aus seit fast 13 Jahren, nachdem er zu “Mr. Jaafer” kam, einem Verwandten, der diese Arbeit ein Jahr vor ihm angenommen hatte.
“Er ist unser Führer”, scherzt Herr Ali hinter seinem Schnurrbart und deutet auf den Mann, der eine dicke Brille, ein breites Lächeln und einen massiven Bauch trägt.
Zurückgelehnt in seinem Stuhl, nimmt Herr Jaafer eine Pause und ruht seine nackten Füße auf einem kaputten Becken einer verlassenen Toilette aus. Mit Ramadan, dem muslimischen Fastenmonat, verkleinert sich die Schlange vor der Botschaft und das Geschäft hat Leerlauf.
“Wir können sagen, dass wir außerhalb der Saison sind”, sagt Dahab. Anders im Mai und Juni, wenn viele Sudanesen in den Urlaub nach Ägypten wollen, der ehemaligen Kolonialmacht, die das Land regiert hat mit Großbritannien bis 1956.
Der Vierte der Bande ist Abu Digin – den Spitznamen hat er wegen seiner Salz-und-Pfefferfarbenen Ziege. Ehemaliger Gastarbeiter in Saudi-Arabien, trat er in die Gruppe vor sieben Jahren ein.
Die vier Freunde haben nichts erfunden. Solche “Schriftgelehrten” sind oft da und nötig in der Nähe von Botschaften, Regierungsgebäuden oder Gerichten des Landes, wo 62% der Bevölkerung laut UN Analphabeten sind.
Aber mit ihrem zunehmenden Dienstalter machen sie sich einen guten Ruf.
“Ich hörte sagen, er macht alles gut”, sagt Mohammed Adam Ahmed, 25 Jahre alt, und tritt resoluten Schrittes vor Herrn Ali.
Dieser ghanaische Student, der im Sudan ein Studium des Arabischen absolviert, will ein Visum für einen Urlaub in Ägypten.
Sobald das Formular der Botschaft ausgefüllt ist, lässt Herr Ali Ahmed mit seinerm beeindruckenden gelben Stift unterzeichnen. Ahmed gibt erfreut £ 4 Lohn für den Dienst, vor der Rückkehr zur Botschaft.
© 2012 AFP

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