SUDAN: WIRTSCHAFTSKRISE, SPARPLAN, GROSSE SOZIALPROTESTE, REPRESSION – Soudan: grave crise économique, plan d’austérité, vaste mouvement social, répression

1. Sudan: zwischen Inflation und Verlust der Öleinnahmen, die Wirtschaft ist blutarm
Khartum (AFP) – 2012.06.18 18:20 – Von Simon Martelli
Konfrontiert mit dem Verlust von drei Viertel seiner Öl-Einnahmen seit der Sezession des Südsudan im Juli 2011, schwimmt der Sudan in einer großen Wirtschaftskrise, die direkten Einfluss auf die Ärmsten hat wegen des drastischen Anstiegs der Nahrungsmittelpreise.
2. Sudan: ein Sparplan für 1,5 Milliarden Dollar
Khartum (AFP) – 20/06/2012 09.35 Uhr
Sudan hat Mittwoch die Details eines Sparpakets angekündigt, der die öffentlichen Ausgaben um 1,5 Milliarden Dollar senken soll.
3. Sudan: die Proteste gegen die Lebenshaltungskosten werden stärker
Khartum (AFP) – 2012.06.22 05.02 Uhr
Die Proteste gegen die Regierung und Zusammenstöße mit der Polizei haben sich vervielfacht Freitag, dem siebten Tag einer wachsenden Mobilisierung gegen steigende Lebensmittelpreise, wie Augenzeugen berichteten.
4. Sudan: Tausende Festnahmen nach Protesten
Khartum (AFP) – 2012.06.30 14.44 Uhr
Fast tausend Menschen wurden verhaftet Freitag am Rande der Demonstrationen gegen steigende Preise und gegen Präsident Omar al-Bashir, so viel wie in den gesamten ersten zwei Wochen der Bewegung, sagte am Samstag ein Aktivist der Protestbewegung.
5. Der Protest im Sudan muss wachsen, um sich nicht ausschalten zu lassen
Khartum (AFP) – 2012.06.29 24:09 – Von Ian TIMBERLAKE
Als eine Gruppe von Schlägern der sudanesischen Regierung Demonstranten angegriffen hat letzte Woche, erhielten sie unerwartete Hilfe von der Polizei, was darauf hinweist, dass die Revolte auf dem Vormarsch ist, laut einem Anwalt, der den Vorfall beschrieb. Samstag feiert der Sudan den 23. Jahrestag des Putsches, der Bashir an die Macht brachte. Das Land ist auch in der dritten Woche einer Herausforderung, die anlässlich der Protest geplant für Freitag und Samstag, vom Aussterben bedroht sein kann und noch wachsen muss.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM 2. FOTO

1er article sur cinq : Soudan: entre inflation et perte de revenus pétroliers, l’économie est exsangue
KHARTOUM (AFP) – 18.06.2012 18:20 – Par Simon MARTELLI
Confronté à la perte des trois quarts de ses revenus pétroliers depuis la sécession du Soudan du Sud en juillet 2011, le Soudan s’enfonce dans une crise économique majeure qui touche directement les plus pauvres à cause de la flambée des prix des produits alimentaires. Pour tenter de juguler le problème, le président Omar el-Béchir a annoncé lundi une série de mesures d’austérité, qui risquent de provoquer un mouvement de mécontentement.

Un homme paye son essence dans une station de la capitale soudanaise, Khartoum, le 21 juin 2012
Mann zahlt Benzin in Khartum, Sudan
Un homme paye son essence dans une station de la capitale soudanaise, Khartoum, le 21 juin 2012
Foto (c) AFP – by Ashraf Shazly

Dans son dernier rapport publié fin mai, le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué que le Soudan faisait face à des défis économiques “redoutables”.
Les rébellions dans les régions frontalières du sud, et surtout les combats d’avril à Heglig, principal champ pétrolier du pays, ont encore aggravé ces difficultés.
L’inflation a atteint officiellement 28% en avril et 30% en mai, mais certains économistes pensent que le vrai chiffre est en fait supérieur à 40%.
Les prix des denrées alimentaires se sont notamment envolés. Selon les commerçants, le prix du boeuf a ainsi plus que doublé en un an, et un plat de “foul”, repas traditionnel à base de fèves, est passé durant la même période de 2 à 4 voire 5 livres soudanaises.
Sur un marché de Khartoum, Imam, une Soudanaise de 35 ans enceinte de son troisième enfant, raconte qu’elle doit se battre pour nourrir sa famille au quotidien.
“L’année dernière, nous achetions de la viande trois ou quatre fois par mois. Maintenant, j’en achète seulement une fois par mois, et parfois pas du tout (…) Tout devient de plus en plus cher, je suis inquiète pour l’avenir”, explique-t-elle.
“Etat en banqueroute”
Sabit Joumaa, 50 ans, explique pour sa part avoir supprimé tout ce qu’il pouvait dans ses dépenses: “Mais il y a des choses que vous ne pouvez pas ne pas acheter, comme les médicaments pour les enfants”.
Face aux difficultés économiques, le président Béchir a annoncé lundi avoir “décidé d’augmenter les impôts et de supprimer 100 postes au gouvernement fédéral et 200 dans les gouvernements locaux”.
“Et nous allons supprimer les subventions aux carburants progressivement”, a-t-il ajouté, précisant que le gouvernement essayait via ces mesures “de combler le fossé entre les recettes et les dépenses”.
Des économistes et certains membres du Parti du congrès populaire au pouvoir ont mis en garde contre le coût social et politique d’une suppression des subventions aux carburants.
“De toute évidence, cela pèsera surtout sur les bas revenus et les pauvres”, a souligné Mohammed el-Jak, professeur d’économie à l’Université de Khartoum.
Le président Béchir a lui-même reconnu que cette mesure affecterait “particulièrement les pauvres”, mais il a souligné qu’elle était nécessaire.
Même le ministre des Finances, s’exprimant devant le Parlement la semaine dernière, a admis qu’il s’agissait de la décision d’un “Etat en banqueroute”.
Safwat Fanous, professeur de politique à l’Université de Khartoum, souligne que les problèmes financiers rencontrés par le gouvernement viennent de son incapacité à diversifier son économie, totalement dépendante des revenus pétroliers depuis 10 ans.
Selon lui, une suppression des subventions aux carburants, même si “très nécessaire” d’un point de vue économique, sera “très dangereux” politiquement. “Beaucoup de membres du CNP sont inquiets que cette décision puisse faire descendre les gens dans les rues”.
“Cela va créer une sorte de chaos, avec des grèves et des pressions sur le gouvernement”, estime aussi M. Jak.
Ces trois derniers jours, des centaines d’étudiants ont manifesté contre la hausse des prix des produits alimentaires, dispersés à chaque fois par les forces de l’ordre.
© 2012 AFP

2. Soudan: un plan d’austérité pour économiser 1,5 milliard de dollars
KHARTOUM (AFP) – 20.06.2012 21:35
Le Soudan a annoncé mercredi les détails d’un plan d’austérité destiné à réduire les dépenses publiques de 1,5 milliard de dollars alors que le pays s’enfonce dans une crise économique majeure qui touche directement les plus pauvres.
Le ministre des Finances, Ali Mahmoud al-Rassoul, a annoncé devant le Parlement que les prix des carburants allaient augmenter de 12,5 à 60%, le gouvernement envisageant de supprimer certaines subventions.
Les impôts sur les bénéfices des banques vont également croître de 15 à 30% et la TVA de 15 à 17%, a-t-il ajouté, alors que les dépenses administratives du gouvernement seront réduites de 25%.
Le gouvernement va aussi dévaluer la monnaie locale, de 2,7 livres soudanaises (SDG) pour un dollar (USD) à 4,4 SDG, la rapprochant ainsi du taux du marché noir qui avoisine les 5,5 SDG pour un dollar.
Dans son dernier rapport publié fin mai, le Fonds monétaire international (FMI) avait indiqué que le Soudan faisait face à des défis économiques “redoutables”.
Les rébellions dans les régions frontalières du sud, et surtout les combats d’avril à Heglig, principal champ pétrolier du pays, ont encore aggravé ces difficultés.
L’inflation a atteint officiellement 28% en avril et 30% en mai, mais certains économistes pensent que le chiffre réel est en fait supérieur à 40%.
Des économistes et certains membres du Parti du congrès populaire au pouvoir ont mis en garde contre le coût social et politique d’une suppression des subventions sur les carburants.
Le ministre, qui avait reconnu la semaine dernière que la suppression des subventions était la décision d’un “Etat en banqueroute”, a admis mercredi que le nouveau budget affecterait “surtout les pauvres” et les secteurs de production, dans le court terme.
Mais selon lui, ces mesures permettent d’économiser l’équivalent de 1,5 md USD et réduire le déficit budgétaire à 600 M USD.
L’envolée des prix des denrées alimentaires a provoqué des manifestations ces derniers jours à Khartoum, où la police anti-émeute a fait usage de gaz lacrymogènes et de matraques pour disperser des étudiants mercredi.
Face aux difficultés économiques, le président Omar el-Béchir a annoncé lundi avoir “décidé d’augmenter les impôts et supprimer 100 postes au gouvernement fédéral et 200 dans les gouvernements locaux”.
© 2012 AFP

3. Soudan: les manifestations contre le coût de la vie se multiplient
KHARTOUM (AFP) – 22.06.2012 17:02
Les manifestations anti-gouvernementales et les affrontements avec la police se sont multipliés vendredi, au septième jour d’une mobilisation croissante contre la hausse des prix alimentaires, ont rapporté des témoins.
Les manifestations, lancées le 16 juin à l’initiative des étudiants, ont même atteint le quartier huppé de Khartoum Two, où vivent de riches soudanais et où sont installées des ambassades étrangères. Une odeur de pneu brûlé et de gaz lacrymogène y était perceptible, selon un journaliste de l’AFP.
A Omdurman, la ville jumelle de Khartoum sur l’autre rive du Nil, 200 manifestants ont frappé des mains en criant “Liberté”. Certains ont ensuite brûlé des pneus et lancé des pierres aux policiers, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes, ainsi que des coups de fouet et de matraque, selon le journaliste de l’AFP.
Dans le quartier de Burri, où flottait aussi l’odeur des gaz lacrymogènes vendredi soir, la police a dispersé par la force une manifestation contre la hausse des prix, et des habitants ont bloqué des rues avec des pierres.
Dans le quartier Nord de Khartoum, une centaine de jeunes ont brûlé des pneus en criant “Non, non à la hausse des prix de l’alimentation” puis se sont dispersés avant l’arrivée de la police, selon le journaliste de l’AFP.
Dans la ville de Sennar (sud), la police a fait usage de gaz lacrymogènes et de matraques pour disperser quelque 300 manifestants contre la cherté de la vie, selon des témoins.
Ces manifestations se multiplient depuis près d’une semaine au Soudan, pour protester contre l’inflation, qui a atteint 28% en avril et 30% en mai selon des chiffres officiels, et risque de grimper encore avec le plan d’austérité annoncé mercredi par le gouvernement, en particulier la suppression de subventions aux carburants.l
© 2012 AFP

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http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Soudan/p-22202-Soudan-la-revolte-du-peuple.htm

4. Soudan: un millier d’arrestations après des manifestations
KHARTOUM (AFP) – 30.06.2012 14:44
Près d’un millier de personnes ont été arrêtées vendredi en marge des manifestations contre la hausse des prix et le président Omar el-Béchir, soit autant que sur l’ensemble des deux premières semaines du mouvement, a affirmé samedi une organisation de militants.
En outre, les violentes dispersions des manifestations de vendredi ont fait des centaines de blessés, a assuré l’Organisation pour la défense des droits et des libertés.
Il s’agit surtout de personnes âgées incommodées par les gaz lacrymogènes, mais aussi de blessures causées par des balles en caoutchouc, des grenades lacrymogènes et des coups.
Le nombre d’arrestations signalées marque une nouvelle étape dans la répression, dans la mesure où l’association avait relevé un millier d’arrestations en 13 jours, entre le début du mouvement, lancé par une manifestation étudiante à Khartoum le 16 juin, et la journée de vendredi.
“Certains ont été arrêtés puis relâchés”, a déclaré sous couvert d’anonymat un responsable de cette organisation militante, tandis que beaucoup ont été conduits dans des prisons “fantômes”. “Ils ne vous disent pas où ils se trouvent. Vous n’avez même pas le droit de le demander”, a-t-il expliqué.
Parmi ces détenus se trouve Talal Saad, un journaliste soudanais correspondant à temps partiel pour l’AFP, arrêté dans les bureaux de l’agence à Khartoum alors qu’il venait d’y apporter des photos d’une manifestation. Dix-huit heures plus tard, il n’était toujours pas possible de le joindre.
Les militants soudanais avaient appelé à une large mobilisation vendredi, à la veille du 23e anniversaire samedi du coup d’Etat qui a porté Omar el-Béchir au pouvoir.
Dans l’un des incidents les plus sérieux, la police a violemment dispersé une manifestation anti-Béchir près de la mosquée où est basé le parti d’opposition Umma à Omdurman, la ville jumelle de Khartoum sur l’autre rive du Nil.
Les manifestants — des centaines selon des témoins, des milliers selon la police — avaient brûlé des pneus et jeté des pierres sur les policiers, selon un scénario qui s’est répété depuis deux semaines dans plusieurs quartiers de la capitale et d’autres villes du pays.
© 2012 AFP

5. La contestation au Soudan doit prendre de l’ampleur pour ne pas s’éteindre
KHARTOUM (AFP) – 29.06.2012 12:09 – Par Ian TIMBERLAKE
Quand un groupe d’hommes de main du gouvernement soudanais s’en sont pris à des manifestants la semaine dernière, ces derniers ont reçu l’aide inattendue de la police, signe que la révolte gagne du terrain, selon un avocat relatant l’incident.
Samedi, le Soudan célèbrera le 23e anniversaire du coup d’Etat qui a porté Omar el-Béchir au pouvoir. Le pays entrera aussi dans la troisième semaine d’une contestation qui doit prendre de l’ampleur à l’occasion des manifestations prévues vendredi et samedi, sous peine de s’éteindre.
Lancé le 16 juin par des étudiants qui protestaient contre la hausse des prix des denrées alimentaires, le mouvement a profité peu après de l’annonce d’un vaste plan d’austérité comprenant des hausses d’impôts et l’abandon des subventions sur les carburants, dont les prix ont subitement gagné 50% dans un pays déjà touché par une très forte inflation.
Dans de nombreux quartiers de la capitale et plusieurs villes du pays, des petites manifestations sporadiques se sont multipliées. Selon des militants, au moins 10.000 personnes au total ont manifesté pendant les 10 premiers jours du mouvement dans l’agglomération de Khartoum.
Le plus souvent, les manifestations rassemblent 100 à 200 personnes qui brûlent des pneus, lancent des pierres et bloquent la circulation en réclamant une baisse des prix et la chute de M. Béchir, avant d’être violemment dispersés par les forces de l’ordre.
Selon des organisations de défense des droits de l’Homme, les arrestations se multiplient depuis deux semaines.
“Nous avons déjà vu des manifestations auparavant, mais je pense que beaucoup s’accorderont pour dire que celles-ci sont les plus importantes”, estime une source diplomatique. Mais “il n’y a vraiment pas la moindre organisation”.
Le président Béchir a estimé que les manifestants étaient manipulés et assuré que le mouvement restait très limité, loin des mobilisations de masse du Printemps arabe.
Première révolution arabe
Parallèlement, les partis politiques d’opposition restent relativement en retrait, conscients du fait qu’il n’y ait pas de “solution rapide” aux défis du Soudan, selon la source diplomatique.
Le Soudan, déjà en quasi-faillite, a perdu des milliards de dollars de recettes pétrolières avec la sécession en juillet 2011 du Soudan du Sud, qui a hérité des trois-quarts des réserves de brut.
“La majorité des gens souffrent”, explique un responsable d’Eglise travaillant auprès de la minorité chrétienne, s’exprimant lui aussi sous couvert d’anonymat. “La plupart des gens veulent le départ du gouvernement”, mais l’opposition politique est faible et trop effrayée par le régime.
Selon un avocat militant s’exprimant sous couvert d’anonymat, la peur est en train de disparaître.
Jeudi, plus d’une centaine d’avocats vêtus de leur robe noire se sont rassemblés à Khartoum pour défendre “le droit constitutionnel” de manifester. Fait rare, la police anti-émeute a observé sans réagir.
Contrairement aux membres des forces de sécurité de l’Etat, nettement mieux payés, les policiers gagnent moins de 300 livres soudanaises (environ 68 dollars) par mois et peinent comme le reste de la population à nourrir leur famille, explique l’avocat.
Et selon lui, l’armée aussi hésite à tirer: “Ils ont des pistolets mais ils ont peur de les utiliser parce qu’alors il y aura des victimes, et qu’une seule victime peut changer toute la situation”.
En 1964, la mort d’un militant étudiant, Ahmed al-Qureshi, avait provoqué la “Révolution d’octobre”, par laquelle des dizaines de milliers de manifestants avaient renversé le régime militaire alors en place.
“Nous avons été le premier peuple arabe à faire la révolution. J’espère que nous pourrons dire à nos enfants que nous avons aussi fait celle-ci”, ajoute l’avocat.
© 2012 AFP

Des femmes vendent des légumes sur un marché d'Omdurman, au nord-ouest de Khartoum, le 21 février 2Une femme se dispute avec un vendeur dans un magasin d'Omdurman, au nord-ouest de Khartoum, le 21 f
Markt in Omdurman bei Khartum, Sudan
Streit in einem Laden in Omdurman
Des femmes vendent des légumes sur un marché d’Omdurman, au nord-ouest de Khartoum, le 21 février 2012.
Une femme se dispute avec un vendeur dans un magasin d’Omdurman, au nord-ouest de Khartoum, le 21 février 2012
Foto (c) AFP/Archives – by Ashraf Shazly

1. Sudan: zwischen Inflation und Verlust der Öleinnahmen, die Wirtschaft ist blutarm
Khartum (AFP) – 2012.06.18 18:20 – Von Simon Martelli
Konfrontiert mit dem Verlust von drei Viertel seiner Öl-Einnahmen seit der Sezession des Südsudan im Juli 2011, schwimmt der Sudan in einer großen Wirtschaftskrise, die direkten Einfluss auf die Ärmsten hat wegen des drastischen Anstiegs der Nahrungsmittelpreise.
In einem Versuch, das Problem einzudämmen, sagte Präsident Omar al-Bashir am Montag eine Reihe von Sparmaßnahmen an, die zu einer Bewegung der Unzufriedenheit führen kann.
In seinem jüngsten Bericht von Ende Mai sagte der Internationale Währungsfonds (IWF), dass der Sudan vor “beängstigenden” wirtschaftlichen Herausforderungen stehe.
Die Aufstände in den Grenzregionen des Südens, und vor allem die Kämpfe im April um Heglig, des Landes Haupt-Ölfeld, haben diese Schwierigkeiten noch verschärft.
Die Inflation erreichte offiziell 28% im April und 30% im Mai, aber einige Ökonomen glauben, dass die tatsächliche Zahl ist höher als 40%.
Die Nahrungsmittelpreise haben sich insbesondere die Höhe geschraubt. Händlern zufolge hat sich der Preis für Rindfleisch in einem Jahr mehr als verdoppelt, und ein Gericht aus “Foul”, traditionelle Mahlzeit aus Bohnen, stieg im gleichen Zeitraum von 2 auf 4 oder sogar 5 sudanesische Pfund.
In einem Markt in Khartum sagt Imam, eine 35-jährige Sudanesin schwanger mit ihrem dritten Kind, sie kämpft, um ihre Familie auf einer täglichen Basis zu ernähren.
“Im vergangenen Jahr kauften wir Fleisch drei- oder viermal im Monat. Nun, ich kaufe es nur einmal im Monat, und manchmal überhaupt nicht (…) Alles wird teurer, ich bin in Sorgen um die Zukunft “, sagt sie.
“Bankrotter Staat”
Sabit Joumaa, 50, für seinen Teil sagte, er entfernte was er konnte in seinen Ausgaben: “Aber es gibt Dinge, die Sie nicht nicht kaufen können, wie Medikamente für Kinder.”
Angesichts der wirtschaftlichen Not, kündigte Präsident Bashir Montag an, er habe “entschieden, Steuern zu erheben und zu eliminieren 100 Posten in der Bundesverwaltung und 200 in der Kommunalverwaltung”.
“Und wir werden Treibstoff-Subventionen schrittweise abbauen”, sagte er und fügte hinzu, dass die Regierung durch diese Maßnahmen versucht, ” die Lücke zwischen Einnahmen und Ausgaben zu überbrücken.”
Ökonomen und einige Mitglieder des Popular Congress Party an der Macht haben vor den sozialen und politischen Kosten für die Beseitigung von Subventionen für Kraftstoff gewarnt.
“Offensichtlich wird dies vor allem auf niedrigen Einkommen wiegen”, sagte Mohammed el-Jak, Professor für Wirtschaftswissenschaften an der Universität Khartum.
Präsident Bashir selbst hat eingeräumt, dass dies “besonders schlechte” Auswirkungen habe, betonte aber, es war notwendig.
Selbst der Finanzminister hat im Parlament vergangene Woche zugegeben, dass dies die Entscheidung eines “bankrotten Staates” war.
Safwat Fanous, Professor für Politik an der Universität von Khartum, sagte, dass die finanziellen Probleme der Regierung von ihrer Unfähigkeit rühren, ihre Wirtschaft zu diversifizieren, völlig abhängig von den Öleinnahmen seit 10 Jahren.
Er sagte, eine Entfernung der Subventionierung von Treibstoff, obwohl “dringend benötigt” in wirtschaftlicher Hinsicht, wird “sehr gefährlich” politisch. “Viele Mitglieder des Parlaments sind besorgt, dass diese Entscheidung kann die Menschen in die Straßen holen”.
“Dies wird eine Art Chaos schaffen, mit Streiks und Druck auf die Regierung”, sagte Herr Jak auch.
Die vergangenen drei Tage demonstrierten Hunderte von Studenten gegen steigende Lebensmittelpreise, zerstreut jedes Mal von der Polizei.
© 2012 AFP

2. Sudan: ein Sparplan für 1,5 Milliarden Dollar
Khartum (AFP) – 20/06/2012 09.35 Uhr
Sudan hat Mittwoch die Details eines Sparpakets angekündigt, der die öffentlichen Ausgaben um 1,5 Milliarden Dollar senken soll.
Finanzminister Ali Mahmoud al-Rasul kündigte im Parlament an, dass die Treibstoffpreise würden sich 12,5 bis 60% erhöhen im Rahmen des Programms der Regierung, bestimmte Subventionen zu entfernen.
Steuern auf Profite der Banken werden steigen von 15 auf 30%, und die MwSt. 15 bis 17%, fügte er hinzu, während die administrativen Kosten der Regierung um 25% reduziert werden.
Die Regierung betreibt auch die Abwertung der Landeswährung von 2,7 sudanesischen Pfund (SDG) für einen Dollar (USD) auf 4,4 SDG, und kommt näher an die Schwarzmarkt_Rate von rund 5,5 SDG pro Dollar.
… siehe Nr 1 ….
Aber er sagte, diese Maßnahmen werden den Gegenwert von USD 1,5 mrd sparen und das Haushaltsdefizit auf 600 Mio. USD senken.
Die drastischen Anstiege der Nahrungsmittelpreise haben Demonstrationen in den letzten Tagen in Khartum ausgelöst, wo Polizei Tränengas und Schlagstöcke eingesetzt hatte, um zu zerstreuen Studenten.
© 2012 AFP

3. Sudan: die Proteste gegen die Lebenshaltungskosten werden stärker
Khartum (AFP) – 2012.06.22 05.02 Uhr
Die Proteste gegen die Regierung und Zusammenstöße mit der Polizei haben sich vervielfacht Freitag, dem siebten Tag einer wachsenden Mobilisierung gegen steigende Lebensmittelpreise, wie Augenzeugen berichteten.
Die Proteste, am 16. Juni gestartet auf Initiative von Studenten, haben sogar das gehobene Viertel von Khartum Two erreicht, von reichen Sudanesen bewohnt und wo ausländische Botschaften sich befinden. Der Geruch von verbrannten Reifen und Tränengas war wahrnehmbar, nach einem AFP-Journalist.
In Omdurman, Khartum’s Partnerstadt jenseits des Flusses Nil, rund 200 Demonstranten riefen “Freiheit” und klatschten. Einige verbrannten dann Reifen und warfen Steine auf Polizisten, die mit Tränengas reagierten und Schlagstock, laut AFP-Reporter.
Im Ortsteil Burri, wo auch schwebte der Geruch von Tränengas am Freitagabend, löste die Polizei gewaltsam eine Demonstration gegen steigende Preise, und die Bewohner blockierten Straßen mit Steinen.
Im nördlichen Stadtteil von Khartoum riefen Hunderte von Jugendlichen “Nein, nein, um höhere Lebensmittelpreise” und verbrannten Reifen und liefen auseinander, bevor die Polizei kam, nach dem AFP-Reporter .
In der Stadt Sennar (Süden) hat die Polizei Tränengas und Schlagstöcke eingesetzt, um etwa 300 Demonstranten gegen die hohen Lebenshaltungskosten zu zerstreuen, wie Augenzeugen berichteten.
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© 2012 AFP

4. Sudan: Tausende Festnahmen nach Protesten
Khartum (AFP) – 2012.06.30 14.44 Uhr
Fast tausend Menschen wurden verhaftet am Freitag am Rande der Demonstrationen gegen steigende Preise und gegen Präsident Omar al-Bashir, so viel wie in den gesamten ersten zwei Wochen der Bewegung, sagte am Samstag ein Aktivist der Protestbewegung.
Darüber hinaus ließen die Dispersionen von gewalttätigen Protesten am Freitag Hunderte Verletzte, versicherte die “Organisation für die Verteidigung der Rechte und Freiheiten”. Es sind dies vor allem Senioren, durch Tränengas belästigt, aber auch Verletzungen durch Gummigeschosse, Tränengas und Prügel.
Die Zahl der gemeldeten Festnahmen markieren einen weiteren Schritt in der Unterdrückung, in dem Maße, dass der Verein hatte schon tausend Verhaftungen in 13 Tagen registriert, zwischen dem Beginn der Bewegung, von einer Studenten-Demonstration in Khartum am 16. Juni ins Leben gerufen, und vorgestern Donnerstag.
“Einige wurden verhaftet und entlassen”, sagte unter der Bedingung der Anonymität ein Aktivist der Organisation, während viele in “Geister- Gefängnisse” aufgenommen wurden. “Die sagen nicht, wo sie sind. Sie haben nicht einmal das Recht, zu fragen”, sagte er.
Unter den Festgenommenen ist Saad Talal, ein sudanesischer Journalist und freier Mitarbeiter für AFP, der in den Büros der Agentur in Khartoum verhaftet wurde, als er ein paar Fotos von einer Demonstration bringen musste. Achtzehn Stunden später war es immer noch nicht möglich, ihn zu erreichen.
Sudanesische Aktivisten hatten für eine Mobilisierung Freitag, dem Vorabend des 23. Jahrestages des Putsches, der Bashir an die Macht brachte, aufgerufen.
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© 2012 AFP

5. Der Protest im Sudan muss wachsen, um sich nicht ausschalten zu lassen
Khartum (AFP) – 2012.06.29 24:09 – Von Ian TIMBERLAKE
Als eine Gruppe von Schlägern der sudanesischen Regierung Demonstranten angegriffen hat letzte Woche, erhielten sie unerwartete Hilfe von der Polizei, was darauf hinweist, dass die Revolte auf dem Vormarsch ist, laut einem Anwalt, der den Vorfall beschrieb. Samstag feiert der Sudan den 23. Jahrestag des Putsches, der Bashir an die Macht brachte. Das Land ist auch in der dritten Woche einer Herausforderung, die anlässlich der Protest geplant für Freitag und Samstag, vom Aussterben bedroht sein kann und noch wachsen muss.
Gestartet am 16. Juni von den Studenten, die protestieren gegen steigende Lebensmittelpreise, nahm die Bewegung Aufschwung kurz nach der Ankündigung eines umfassenden Sparplans.
In vielen Teilen der Hauptstadt und anderen Städten des Landes haben sich kleine sporadische Proteste multipliziert. Laut Aktivisten wurden mindestens 10.000 Menschen insgesamt für die ersten 10 Tagen der Bewegung im Großraum Khartum mobilisiert.
Meistens setzen die Demonstrationen sich zusammen aus 100 bis 200 Personen, die Reifen verbrannten, Steine werfen und blockieren den Verkehr mit der Forderung nach niedrigeren Preisen und den Sturz des Herrn Bashir, bevor sie von Sicherheitskräften gewaltsam zerstreut werden.
Laut Menschenrechtsorganisationen haben Verhaftungen sich seit zwei Wochen drastisch erhöht.
“Wir haben bereits Proteste zuvor gesehen, aber ich denke, viele werden mir zustimmen zu sagen, dass diese die bedeutendsten sind”, sagte eine diplomatische Quelle. Aber “es gibt nicht die mindeste Organisation.”
Präsident Bashir hat geschätzt, dass Demonstranten manipuliert wurden und versichert, dass die Bewegung immer noch sehr begrenzt war, weit weg von den Massenmobilisierungen des arabischen Frühling.
Erste arabische Revolution
Parallel bleiben die Oppositionsparteien relativ diskret, hinter dem Bewusstsein, dass es keine “schnelle Lösung” auf die Herausforderungen des Sudan gibt, nach diplomatischen Quellen.
Sudan, bereits praktisch bankrott, hat Milliarden von Dollar an Öleinnahmen mit der Sezession im Juli 2011 des Südsudan, der die drei Viertel der Rohölreserven geerbt hat, verloren.
“Die meisten Menschen leiden”, sagte ein Kirchenführer aus der Arbeit mit der christlichen Minderheit, auch unter der Bedingung der Anonymität. “Die meisten Menschen wollen den Abzug der Regierung”, aber die politische Opposition ist schwach und zu verängstigt durch das Regime.
Laut einem Anwalt, Aktivist der unter der Bedingung der Anonymität sprach, ist die Angst aber am Verschwinden.
Donnerstag, versammelten sich mehr als hundert Anwälte in ihren schwarzen Roben gekleidet in Khartum, um für “konstitutionelles Recht” zu manifestieren. Ungewöhnlich: es beobachtete die Polizei ohne zu reagieren.
Anders als viel besser bezahlte Mitglieder der Sicherheitskräfte des Staates, verdienen Polizisten weniger als 300 sudanesischen Pfund (68 Euro) im Monat und kämpfen wie der Rest der Bevölkerung, um ihre Familien zu ernähren, sagt der Anwalt.
Und er sagte, die Armee zögert auch zu schiessen: “Sie haben Waffen, aber sie haben Angst, sie zu benutzen, denn dann gibt es Opfer, und ein einzelnes Opfer kann die ganze Situation verändern.”
Im Jahr 1964 hatte der Tod eines Studenten-Aktivisten, Ahmed al-Qureshi, die “Oktoberrevolution” verursacht, in der Zehntausende von Demonstranten stürzten das damalige Militärregime.
“Wir waren das erste arabische Volk, um die Revolution zu machen. Ich hoffe wir können unseren Kindern sagen, dass wir auch diese gemacht haben”, fügte der Anwalt hinzu.
© 2012 AFP

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    Sudan: Inflation von 41,6% im Juli
    Khartum (AFP) – 2012.07.08 08.01 Uhr
    Die Inflation stieg auf 41,6% im Sudan im Juli gegenüber dem gleichen Monat im letzten Jahr, zeigen offizielle Daten am Dienstag; eine Preiserhöhung, die die sudanesische Be…

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