SÜDAFRIKA 20 JAHRE DEMOKRATIE: DIE GENERATION DER "BORN FREE" – PORTRAIT – Sharlote, 20 ans, l’âge de la démocratie sud-africaine

Sharlote, 20 Jahre alt, das Alter der südafrikanischen Demokratie
Olievenhoutbosch (Südafrika) (AFP) – 2014.04.24 10.50 – Von Jean Liou
“Es dauert so lange, um ein besseres Leben zu haben … ” Sonntag wird Sharlote Mona 20 , wie die südafrikanische Demokratie. Dieses schwarze Mädchen hat ein Bild voller Hoffnung von ihrem Land, aber wartet, um die Versprechungen wahr werden zu sehen. Das von Nelson Mandela versprochene „bessere Leben für alle”, Sharlote , die am Tag der ersten gemischtrassigen Wahlen geboren wurde, versucht, es zu bauen. Sie sucht einen Job , “alles”, um ihr Studium zu finanzieren. Das hübsche Mädchen voller Leben ist Teil der “Born Free” ( “Frei Geborenen” ) , diese jungen Südafrikaner, die nie das rassistische Apartheid-Regime erlebt hatten.
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Sharlote, 20 ans, l’âge de la démocratie sud-africaine
Olievenhoutbosch (Afrique du Sud) (AFP) – 24.04.2014 10:50 – Par Jean LIOU
“Cela prend tellement de temps d’avoir une vie meilleure…” Dimanche, Sharlote Mona aura 20 ans, comme la démocratie sud-africaine. Cette jeune Noire est à l’image de son pays: pleine d’espoir, mais impatiente de voir les promesses se réaliser. “La vie meilleure pour tous” promise par Nelson Mandela, Sharlote, née le jour des premières élections multiraciales, essaie de la construire. Elle cherche un emploi, “n’importe quoi”, pour financer ses études. Cette jolie fille pleine de vie fait partie des “Born Free” (“Nés libres”), ces jeunes Sud-Africains qui n’ont jamais connu le régime raciste de l’apartheid.

Trois jeunes Sud-Africains à Olievenhoutbosch, le 22 avril 2014
Junge Südafrikaner in Olievenhoutbosch, bei Centurion in Südafrika
Trois jeunes Sud-Africains à Olievenhoutbosch, le 22 avril 2014
afp.com – Gianluigi Guercia

Elle a vu le jour dans une campagne reculée du Mpumalanga (est) le 27 avril 1994. “Ma mère a eu ses contractions le jour de l’élection, ils l’ont emmenée à l’hôpital mais elle a réussi à voter. Elle ne savait pas signer son nom!”, raconte-t-elle dans la cuisine de son oncle, dans le township d’Olievenhoutbosch, près de Pretoria.
Le quartier est misérable mais elle assure: “Tout va bien, j’aime la vie! (…) Quand vous faites la queue maintenant, vous faites la queue avec les Blancs. Avant 1994, les Blancs ne faisaient pas la queue du tout, ils passaient devant!”
La vie ne l’a pourtant pas épargnée. Sa mère, femme de ménage, meurt en 2002. Le père chômeur abandonne ses sept enfants l’année suivante pour une autre femme, puis meurt à son tour en 2006.
– “Une belle voiture” –
Sharlote est recueillie par ses aînés. “La vie était dure, au Mpumalanga, très dure. Parfois, on n’avait pas de chaussures pour aller à l’école, pas de pull l’hiver”, frissonne-t-elle encore.
Mais les choses se passent plutôt bien à l’école et elle décroche son bac – une performance dans la famille.
Sharlote quitte sa province l’an dernier pour faire ses études et s’installe chez son oncle. Mais en ratant sa première année en logistique, elle perd sa bourse. Elle n’avait jamais touché un ordinateur avant l’université et s’est sentie désavantagée.
“Je veux simplement une vie meilleure… Ils nous font croire que tout est possible. Mais la vie est dure, parfois vous pensez même que rien n’est possible.”
Elle sourit cependant en pensant à l’avenir. Dans 10 ans, “je me vois conduire une belle voiture, avoir une grande maison, une famille, avoir une vie agréable, être une assistante sociale qui résout les problème des gens”.
Chez l’oncle professeur de mathématiques, elle partage une chambre avec ses cousins de 4 et 11 ans. La maisonnette de briques au toit de tôle est banale, sans aucune décoration, mais on s’y entasse moins que dans la plupart des baraquements alentours et on y mange à sa faim. Il y a l’eau, l’électricité, la télé, un lecteur de DVD, une chaîne hi-fi, l’oncle à une voiture…
– “Mandela était comme Jésus” –
La jeune femme veut maintenant étudier pendant quatre ans les sciences sociales, par correspondance, à l’Université d’Afrique du Sud.
La seule première année lui coûtera 13.000 rands (900 euros) – sacrée somme dans un pays où le salaire médian des Noirs est de 2.400 rands. Depuis janvier, Sharlote cherche donc un travail pour payer ses cours.
Plus de la moitié des jeunes Noirs sont sans emploi en Afrique du Sud, mais son cas est moins désespéré: pour les bacheliers, le chômage n’atteint “que” 10%.
Aux élections législatives et municipales du 7 mai, Sharlote ne votera pas. Comme les deux tiers des “Born Free” de 18 et 19 ans qui ne pensent pas que leur voix changera grand-chose, elle ne s’est pas inscrite sur les listes électorales. Le regrette aujourd’hui. Aurait volontiers soutenu l’ANC, le parti qui a tant fait pour libérer l’Afrique du Sud de l’apartheid et gouverne depuis 20 ans.
“L’ANC nous a construit une maison, l’ANC nous a donné des rations de nourriture, et à l’école il nous a donné des uniformes. L’ANC est vraiment un bon parti!”, s’enflamme-t-elle, disant tout ignorer des accusations de corruption contre ses dirigeants.
Et Nelson Mandela, disparu en décembre? “Il était comme Jésus en Afrique du Sud. Il était si bon, il a lutté pour nous comme Jésus a payé pour nos péchés. Il va toujours nous manquer.”
© 2014 AFP

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Des habitants d’Olievenhoutbosch, à côté de Centurion en Afrique du Sud, le 22 avril 2014
afp.com – Gianluigi Guercia

Sharlote, 20 Jahre alt, das Alter der südafrikanischen Demokratie
Olievenhoutbosch (Südafrika) (AFP) – 2014.04.24 10.50 – Von Jean Liou
“Es dauert so lange, um ein besseres Leben zu haben … ” Sonntag wird Sharlote Mona 20 , wie die südafrikanische Demokratie. Dieses schwarze Mädchen hat ein Bild voller Hoffnung von ihrem Land, aber wartet, um die Versprechungen wahr werden zu sehen. Das von Nelson Mandela versprochene „bessere Leben für alle”, Sharlote , die am Tag der ersten gemischtrassigen Wahlen geboren wurde, versucht, es zu bauen. Sie sucht einen Job , “alles”, um ihr Studium zu finanzieren. Das hübsche Mädchen voller Leben ist Teil der “Born Free” ( “Frei Geborenen” ) , diese jungen Südafrikaner, die nie das rassistische Apartheid-Regime erlebt hatten.
Sie wurde am 27. April 1994 in einer abgelegenen Gegend von Mpumalanga (Ost) geboren. “Meine Mutter hatte die Wehen am Tag der Wahl, da brachten sie sie ins Krankenhaus, aber sie schaffte es, zu wählen . Und sie konnte ihren Namen nicht schreiben!”, sagt sie in der Küche ihres Onkels in dem Township (südafrikanisches schwarzes Armenviertel) Olievenhoutbosch in der Nähe von Pretoria .
Die Gegend ist miserabel , aber sie versichert : “Es ist okay , ich liebe das Leben (…) Wenn Sie jetzt Warteschlange stehen, dann mit Weißen. Vor 1994 standen die Weißen nicht in den Schlangen wie alle anderen! ”
Das Leben hat ihr jedoch nichts erspart. Ihre Mutter, Haushälterin, starb im Jahr 2002. Der arbeitslose Vater verließ seine sieben Kinder im folgenden Jahr für eine andere Frau , stirbt dann selber im Jahr 2006.
– “Ein schönes Auto ” –
Sharlote wird von ihren älteren Verwandten aufgenommen. ” Das Leben war hart in Mpumalanga , sehr hart. Manchmal hatten wir keine Schuhe, um zur Schule zu gehen , keinen Pullover im Winter”, schaudert sie wieder .
Aber die Dinge laufen ziemlich gut in der Schule und sie verdient ihr Abitur – eine Performance in der Familie.
Sharlote verlässt die Provinz im vergangenen Jahr, um zu studieren und mit ihrem Onkel zu leben. Aber sie schafft ihr erstes Jahr im Fach Logistik nicht, verliert das Stipendium. Sie hatte noch nie einen Computer berührt und fühlte sich in der Universität benachteiligt.
“Ich will nur ein besseres Leben … Sie machen uns glauben, dass alles möglich ist. Aber das Leben ist hart, manchmal denkt man sogar, dass nichts möglich ist . ”
Allerdings lächelt sie, wenn sie an die Zukunft denkt. In 10 Jahren “sehe ich mich ein schönes Auto fahren, ein großes Haus , eine Familie , ein schönes Leben haben, eine Sozialarbeiterin sein, die die Probleme der Menschen löst . ”
Beim Onkel Mathelehrer teilt sie ein Zimmer mit ihren Vettern von 4 und 11 Jahren. Das Backsteinhaus mit Blechdach ist banal, ohne Dekoration , aber man hat es weniger eng als in den meisten anderen nahen Bracken und man isst sich satt . Es gibt Wasser, Strom , TV, DVD -Player, Hi-Fi, und Onkel hat ein Auto …
– ” Mandela war wie Jesus ” –
Die junge Frau will nun für vier Jahre die Sozialwissenschaften studieren , durch Korrespondenz , an der Universität von Südafrika.
Das erste Jahr allein wird sie 13.000 Rand (900 Euro) kosten, gewaltige Summe in einem Land, wo das Durchschnittseinkommen der Schwarzen 2.400 Rand ist. Seit Januar ist Sharlote daher auf der Suche nach einem Job , um ihre Studien zu bezahlen.
Mehr als die Hälfte der schwarzen Jugendlichen sind arbeitslos in Südafrika , aber ihr Fall ist weniger verzweifelt : für Abiturienten erreicht die Arbeitslosigkeit “nur” 10%.
Bei den Parlaments-und Kommunalwahlen vom 7. Mai wird Sharlote nicht teilnehmen. Da zwei Drittel der “Born Free”, 18 und 19 , denken, ihre Stimmen würde nicht viel ändern , hat sie sich nicht auf den Wahllisten eingetragen. Bedauert das heute . Würde gerne den ANC unterstützen, die Partei , die so viel getan hat, um Südafrika von der Apartheid zu befreien und seit 20 Jahren regiert.
” Der ANC hat uns ein Haus gebaut , gab uns Lebensmittelrationen , und in der Schule gab er uns Uniformen. Der ANC ist wirklich eine gute Partei! “, entzündet sie sich und sagt, sie ignoriere die Korruptionsvorwürfe gegen seine Führer .
Und Nelson Mandela , der im Dezember starb? “Es war wie Jesus in Südafrika. Er war so gut , kämpfte für uns , hat wie Jesus für unsere Sünden bezahlt . Er wird immer vermisst werden.”
© 2014 AFP

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