SÜDAFRIKA: ANC FEIERT SEINE 100 JAHRE – GESCHICHTE – L’ANC, cent ans de combats contre la ségrégation

1. Der ANC beginnt seine Geburtstagsparty mit einem Golfball
Bloemfontein (Südafrika) (AFP) – 2012.01.06 11.59
Der African National Congress (ANC) bereitet sich mit Stil vor, um sein hundertjähriges Bestehen, fest von Präsident Jacob Zuma kontrolliert, drei Tage lang zu feiern.
2. Der ANC, 100 Jahre des Kampfes gegen die Rassentrennung
JOHANNESBURG (AFP) – 2012.06.01 11.22
Der African National Congress (ANC) in Südafrika, der sein hundertjähriges Bestehen feiert am 8. Januar, war zunächst eine sehr stille Organisation von Honoratioren, bevor er sich in den 1940er Jahren radikalisierte. Er bekämpfte Apartheid aus dem Ausland nach seinem Verbot und der Verhaftung seiner Führer Anfang 1960er. Im Jahr 1990 wieder erlaubt, kam der ANC an die Macht vier Jahre später.
3. Staatschefs, Millionäre und Obdachlose: Was geschah mit den Kämpfern der ANC?
JOHANNESBURG (AFP) – 2012.06.01 11.16
Aktivisten des ANC, früher jahrzehntelang inhaftiert, verbannt und so behandelt wie “Terroristen”, sind manchmal Politiker oder prominente Wirtschaftsführer geworden, auch wenn eine große Zahl kaum überlebt nach 17 Jahren Demokratie.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM 2. FOTO

1er ARTICLE SUR TROIS : L’ANC lance sa fête d’anniversaire avec une balle de golf
BLOEMFONTEIN (Afrique du Sud) (AFP) – 06.01.2012 11:59
Le Congrès national africain (ANC), au pouvoir en Afrique du Sud, s’apprête à fêter ses cent ans en grande pompe lors de trois jours d’autocélébration étroitement contrôlés par le président Jacob Zuma.

Une femme prend une photo avec son portable le 5 janvier 2012 de l'affiche annonçant les célébratio
Foto (c) AFP: Plakatwerbung der Feierlichkeiten zum 100. Jahrestag der ANC in Südafrika
Une femme prend une photo avec son portable le 5 janvier 2012 de l’affiche annonçant les célébrations pour le 100e anniversaire de l’ANC en Afrique du Sud

C’est dans une certaine confusion que le coup d’envoi des festivités a été donné sur un terrain de golf où les dignitaires du parti apportaient une touche inhabituellement colorée à un lieu où tout rappelle encore l’ancienne société blanche qui domina le pays jusqu’en 1994.
Le vice-président Kgalema Motlanthe, qui devait ouvrir le tournoi, a déclaré forfait an dernier moment. Il a été remplacé au pied levé par la coordinatrice nationale du Congrès national africain (ANC), Baleka Mbete.
Arrivée dans une élégante robe africaine, Mme Mbete est réapparue après un rapide passage aux toilettes en pantalon de golf et polo aux couleurs du plus vieux “mouvement de libération” du continent, avant d’aller lancer les réjouissances dont elle a elle-même concocté le programme.
“Le centenaire est extrêmement important parce que cent ans, dans la vie de toute personne, dans la vie de toute organisation, c’est clairement une marque de réussite”, a-t-elle déclaré à l’AFP.
“Pour le peuple d’Afrique du Sud, que cette organisation (…) continue de montrer la voie dans cette ère de gouvernement, c’est vraiment quelque chose qui donne de l’espoir pour l’avenir”, a ajouté Mme Mbete.
Visiblement peu adepte des greens, Baleka Mbete a laissé à Andrew Mlangeni, vétéran de la lutte anti-apartheid et golfeur émérite, l’honneur de frapper le premier coup.
Mais une bonne partie des journalistes étaient déjà partis, lancés dans une infructueuse recherche du président Jacob Zuma, qui devait prendre la parole dans la township voisine de Bochabela. Avant de le trouver à Botshabelo, une autre cité noire à 40 km de là.
“Nous sommes la plus vieille organisation du continent (africain). De nombreuses organisations ont été créées, sont nées, se sont imposées et ont péri, sont mortes, se sont effondrées. Pas l’ANC!”, y a lancé M. Zuma devant quelques centaines de personnes enthousiastes.
La fête du centenaire du parti au pouvoir en Afrique du Sud devait se poursuivre vendredi soir par une veillée dans l’église où il fut fondé par une poignée de notables qui s’inquiétaient de la systématisation de la ségrégation dans le pays, le 8 janvier 1912.
Des “activités multiculturelles” –cérémonie de purification, sacrifice d’animaux, chants, danse…– sont au programme samedi.
Le président Zuma doit ensuite allumer une flamme du centenaire samedi à minuit (22H00 GMT), assister à une messe dans la matinée, puis prendre la parole l’après-midi dans le stade de la ville, avant un spectacle résumant les cent ans de l’ANC en cent minutes.
Le parti attend quelque 100.000 partisans dimanche, de même que des délégations de partis et organisations l’ayant aidé pendant sa lutte contre l’apartheid, ainsi qu’une quarantaine de chefs d’Etat.
Mais l’ancien président Nelson Mandela, âgé de 93 ans, ne fera pas le voyage de Bloemfontein.
“Il ne viendra pas, et nous ne l’attendons pas. (…) Il va bien, mais il est très, très vieux”, a indiqué à la radio publique SABC le secrétaire du mouvement Gwede Mantashe.
L’icône de la lutte contre l’apartheid, retiré depuis juillet dans son village du sud du pays, pourrait néanmoins enregistrer un message, selon Baleka Mbete.
Si le président zimbabwéen Robert Mugabe a déclaré forfait, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde, actuellement en visite en Afrique du Sud, devrait se rendre à Bloemfontein samedi pour rencontrer M. Zuma.
© 2012 AFP

2. L’ANC, cent ans de combats contre la ségrégation
JOHANNESBURG (AFP) – 06.01.2012 11:22
Le Congrès national africain (ANC) au pouvoir en Afrique du Sud, qui fête ses cent ans le 8 janvier, a d’abord été une organisation de notables peu active, avant de radicaliser son action dans les années 1940.
Il a combattu l’apartheid depuis l’étranger après son interdiction et l’arrestation de ses leaders au début des années 1960. A nouveau autorisé en 1990, l’ANC est arrivé au pouvoir quatre ans plus tard.

– 1912: Deux ans après la création de l’Union sud-africaine par les Britanniques et les Afrikaners, sans égard pour les 80% de la population non-blanche du pays, fondation du Congrès national indigène sud-africain (SANNC), le 8 janvier à Bloemfontein (centre), par des membres de l’élite noire, inquiets de la politique ségrégationniste du nouveau dominion britannique.

– 1913: Vote de la loi sur la terre (Native Land Act), interdisant notamment aux Noirs de posséder des terres en dehors de réserves formant 7% du territoire. Le SANCC réagit avec des pétitions et en envoyant une petite délégation protester à Londres.

– 1923: Le SANNC devient Congrès national africain (ANC), une formation peu active à l’époque. Le Syndicat industriel et commercial (ICU) est alors la seule vraie force d’opposition au pouvoir blanc

– 1940: Election à la tête de l’ANC d’Alfred Xuma, qui entreprend de réveiller le parti.

– 1943: Fondation de la Ligue de jeunesse de l’ANC, qui comprend notamment de jeunes loups comme Oliver Tambo, Nelson Mandela et Walter Sisulu. Mandela écrira que le parti était alors “l’apanage d’une élite africaine fatiguée, privilégiée, non combative plus soucieuse de protéger ses propres droits que ceux des masses”.

– 1948: Victoire électorale du Parti national, et mise en place de l’apartheid, la politique ségrégationniste devenant désormais systématique. Rompant avec les protestations polies de ses aînés, la Ligue de jeunesse réagit en prônant grèves, boycotts et désobéissance civile.

– 1952: Première grande “Campagne de défiance” contre l’apartheid: des dizaines de milliers de personnes décident de braver les interdits (couvre-feu, passeports intérieurs, zones réservées aux Blancs…), quitte à être jetés en prison. L’ANC acquiert pour la première fois une base populaire.

– 1955: Le “Congrès du peuple” associant l’ANC et d’autres organisations (Indiens, métis, sympathisants communistes, etc.) adoptent la Charte de la Liberté, un texte demandant notamment que “les droits de chacun (soient) les mêmes, quels que soient la race, la couleur ou le sexe”.

– 1959: Formation du Congrès panafricain (PAC) par des dissidents de l’ANC rejetant l’universalisme de la Charte de la Liberté et réclamant “l’Afrique pour les Africains”.

– 1960: Massacre de Sharpeville, qui voit la police tuer 69 personnes lors d’une manifestation. Le gouvernement proclame l’état d’urgence dans le pays, et interdit l’ANC et le PAC.

Le président de l’ANC, Albert Luthuli, reçoit le prix Nobel de la Paix pour son rôle dans la lutte non-violente contre l’apartheid.

– 1961: L’ANC (désormais clandestin) rompt avec la politique de non-violence. Nelson Mandela fonde sa branche armée Umkhonto weSizwe (MK), et lance une vague d’attentats.

– 1962/1963: Arrestation des principaux leaders de l’ANC, dont Nelson Mandela et Walter Sisulu. Ils seront condamnés à la prison à perpétuité.

Le parti devient alors une organisation en exil dirigée depuis Londres, Dar es Salaam et Lusaka par Oliver Tambo. Aidé par les pays du bloc soviétique, l’ANC s’allie au Parti communiste sud-africain (majoritairement blanc, et lui aussi clandestin).

– 1976: Emeutes de Soweto, réprimées par la police. Le régime d’apartheid est de plus en plus critiqué sur la scène internationale, tandis que Nelson Mandela devient un symbole de l’oppression.

– Fin des années 1980: Etat d’urgence en Afrique du Sud pour tenter de calmer les violences qui embrasent les townships. Pourparlers secrets entre le gouvernement et l’ANC, qui est désormais reconnu dans la plupart des capitales comme représentant légitime de la majorité noire.

– 1990: Le nouveau président Frederik de Klerk autorise à nouveau l’ANC, le PAC et le Parti communiste, entre autres formations d’opposition. Il libère les prisonniers, dont Nelson Mandela (qui prendra la tête de l’ANC en 1991).

Des négociations s’engagent, tandis que le Parlement vote la suppression des dernières lois de l’apartheid encore en vigueur.

– 1994: Premières élections multiraciales, le 27 avril. L’ANC obtient 62,6% des voix, et Nelson Mandela devient président.

– 1999: Thabo Mbeki succède à Nelson Mandela à la présidence du pays. Ses deux mandats sont ternis par des scandales de corruption et un déni du sida qui privera de soins des centaines de milliers de malades.

– 2007: Une révolution de palais écarte Thabo Mbeki de la présidence de l’ANC, puis le pousse à démissionner de celle du pays l’année suivante.

– 2009: L’ANC obtient 65,9% des voix aux quatrièmes élections générales depuis la fin de l’apartheid. Jacob Zuma, préalablement blanchi par la justice d’accusations de corruption et de viol, devient président.

– 2011: L’autorité de Jacob Zuma est remise en cause par la fronde de la Ligue de jeunesse, qui déplore la lenteur des transformations socio-économiques du pays après dix-sept ans de pouvoir de l’ANC et réclame à cor et à cri la nationalisation des mines et des banques ou la saisie des terres exploitées par des fermiers blancs.
L’année se termine avec la suspension des principaux chefs de la Ligue, dont son président Julius Malema, pour indiscipline.
© 2012 AFP

3. Chefs d’Etat, millionnaires ou SDF: que sont devenus les combattants de l’ANC?
JOHANNESBURG (AFP) – 06.01.2012 11:16
Les militants sud-africains de l’ANC, emprisonnés, exilés et traités de “terroristes” pendant des décennies, sont parfois devenus des hommes politiques ou d’affaires éminents, même si un très grand nombre survit difficilement après 17 ans de démocratie.
Alors que l’ANC fête cette semaine ses cent ans, l’Afrique du Sud est probablement le seul pays au monde à pouvoir afficher une telle statistique: trois des quatre chefs d’Etat qui se sont succédés depuis l’avènement de la démocratie ont passé au moins dix années de leur vie en prison.
Nelson Mandela, président de 1994 à 1999, y a passé 27 ans. Kgalema Motlanthe (2008-2009) et Jacob Zuma, actuel chef de l’Etat, sont restés 10 ans dans les geôles de l’apartheid. Seule exception, Thabo Mbeki (1999-2008), qui a pour sa part connu 28 ans d’exil.
Aujourd’hui encore, la majorité du gouvernement est constituée d’hommes et de femmes qui ont été pourchassés ou emprisonnés aux termes du tristement célèbre “Terrorism Act” (loi sur le terrorisme), qui interdisait toute activité visant à renverser le régime raciste de l’apartheid.
Certains, particulièrement audacieux, ont mêlé politique et business pour devenir de richissimes hommes d’affaires.
Les deux figures les plus emblématiques de cette génération du nouveau “pouvoir économique noir” s’appellent Tokyo Sexwale, 58 ans, et Cyril Ramaphosa, 59 ans.
Le premier, qui tire son prénom de sa passion pour le karaté, a reçu une formation militaire en Union soviétique au début des années 1970, avant d’être fait prisonnier à son retour en Afrique du Sud en 1976.
Libéré avec Mandela en 1990, il a d’abord pris des fonctions politiques: “Aux yeux de nombreuses personnes, nous étions encore des terroristes et des anciens prisonniers qui n’avaient aucune expérience pour diriger le pays”, raconte-t-il à l’AFP.
Un passé de lutte qui pèse encore Puis il s’est lancé dans les affaires en 1998, faute de pouvoir succéder à Nelson Mandela à la tête du pays, amassant rapidement une considérable fortune, notamment en nouant des partenariat avec des sociétés publiques. Comme beaucoup d’autres, Sexwale a été accusé d’avoir profité de ses liens politiques.
“L’ANC a montré souvent qu’il était tombé dans le même travers” que d’autres partis de libération africains, estime Andrew Feinstein, un ex-député ANC, “particulièrement (…) dans l’utilisation des moyens de l’Etat pour enrichir des gens à l’intérieur du parti”.
“Le gouvernement ANC a encore beaucoup à faire pour déraciner le népotisme et la corruption”, renchérit l’analyste indépendant Joe Mavuso.
Le richissime Ramaphosa, lui, est réputé avoir fait fortune sans utiliser ses liens politiques.
Son parcours est pour le moins paradoxal: leader syndical de haut rang sous l’apartheid, tendance “socialiste”, puis membre de l’équipe Mandela qui négocia la chute du régime dans les années 1990, il ne s’est tourné que tardivement vers le business, après avoir été un autre favori pour succéder à Mandela à la présidence.
“Lorsqu’il s’est trouvé politiquement isolé, à l’époque Mbeki, et il s’en est sorti en devenant un homme d’affaires”, explique Joe Mavuso.
Ces leaders, politiques ou économiques, aujourd’hui élite de la nouvelle Afrique du Sud, ont laissé derrière eux les décennies d’inconfort et de souffrance des années de lutte. Mais nombre de leurs compagnons ne peuvent en dire autant.
Kebby Maphatsoe, le président de l’association des vétérans de l’ANC, ne cache pas la dure réalité: “Quand nous avons été démobilisés, il n’y avait rien de prévu pour les soldats entraînés et les responsables déployés dans différents pays. (…) La pauvreté parmi nos membres est source de profond mécontentement, certains vivent même dans la rue, sans aide”, dit-il.
Ce passé de lutte, qui pèse encore sur l’Afrique du Sud moderne, resurgit d’ailleurs parfois de façon inattendue: en 2002, Tokyo Sexwale s’était vu refuser un visa alors qu’il devait se rendre à New York pour affaires.
Son nom figurait toujours sur la liste des terroristes recensés par les renseignements américains.
© 2012 AFP

Photo prise le 2 août 2008 à Pretoria du prix Nobel de la paix Nelson Mandela avec le président sud-Foto (c) AFP: Photo taken 2. August 2008 in Pretoria mit Nelson Mandela , Jacob Zuma (l), und der ehemalige Präsident Thabo Mbeki (r)

1. Der ANC beginnt seine Geburtstagsparty mit einem Golfball
Bloemfontein (Südafrika) (AFP) – 2012.01.06 11.59
Der African National Congress (ANC) bereitet sich mit Stil vor, um sein hundertjähriges Bestehen, fest von Präsident Jacob Zuma kontrolliert, drei Tage lang zu feiern.
Es gab einige Verwirrung zum Auftakt der Feierlichkeiten auf einem Golfplatz, wo Parteifunktionäre eine ungewöhnlich bunte Note an einen Ort brachten, wo alles noch erinnert an die alte weiße Gesellschaft, die das Land dominierte bis im Jahr 1994.
Vizepräsident Kgalema Motlanthe, der das Turnier eröffnen sollte, hat sich kurzfristig zurückgezogen. Er wurde kurzfristig von der nationalen Koordinatorin des African National Congress (ANC) Baleka Mbete ersetzt.
Nach Ankunft in einem eleganten afrikanischen Kleid, kam Frau Mbete nach einem schnellen Lauf auf die Toilette und in Golfhose in den Farben der ältesten “Befreiungsbewegung” des Kontinents wieder, vor dem Start der Feierlichkeiten, die sie selbst zusammengestellt hat.
“Das Jubiläum ist extrem wichtig, weil 100 Jahre im Leben eines jeden Menschen, im Leben einer jeden Organisation, es ist eindeutig ein Zeichen für Erfolg”, sagte sie AFP.
“Für die Menschen in Südafrika, dass diese Organisation (…) weiterhin den Weg der Regierung führt, ist wirklich etwas, das Hoffnung für die Zukunft gibt”, fügte Frau Mbete.
Offensichtlich ungewöhnt an Greens, liess Baleka Mbete Andrew Mlangeni, Veteran Anti-Apartheid-Kampfes und Golfer emeritus, die Ehre, den ersten Schlag zu führen.
Aber viele der Journalisten waren schon wieder weg, engagiert in der fruchtlosen Suche nach dem Präsidenten Jacob Zuma, der in der nahe gelegenen Gemeinde Bochabela sprechen sollte, und danach in Botshabelo, einem anderen schwarzen township 40 km entfernt.
“Wir sind die älteste Organisation auf dem Kontinent (Afrika). Viele Organisationen wurden geboren, sind entstanden und starben, brachen zusammen. Nicht der ANC”, so Zuma vor Hunderten von begeisterten Menschen.
Die Feier des hundertsten Jahrestag der Regierungspartei in Südafrika ging weiter am Freitagabend mit einer Mahnwache in der Kirche, wo sie von einer Handvoll Honoratioren, die über die systematische Trennung in dem Land verärgert waren, gegründet wurde am 8. Januar 1912.
“Multikulturelle Aktivitäten” – Reinigungs-Zeremonie ,Tieropfer, Lieder, Tanz …– sind geplant ab Samstag.
Präsident Zuma wird dann Mitternacht Samstag (2200 GMT) die Fackel des Hundertjährigen anzünden, besuchen eine Messe am Morgen, dann am Nachmittag im Stadion der Stadt sprechen, vor einer Show, ein Jahrhundert der ANC in 100 Minuten zusammenfasst.
Die Partei erwartet rund 100.000 Unterstützer Sonntag, sowie Delegationen aus Parteien und Organisationen, die während des Kampfes gegen die Apartheid geholfen haben, und etwa vierzig Staatschefs.
Aber der ehemalige Präsident Nelson Mandela, im Alter von 93, wird nicht die Reise nach Bloemfontein macchen.
“Er wird nicht kommen, und wir erwarten das nicht. (…) Ihm ist gut, aber er ist sehr, sehr alt”, sagte im SABC öffentlich-rechtlichen Rundfunk Gwede Mantashe, Sekretär der Bewegung.
Das Symbol des Kampfes gegen die Apartheid, zog im Juli in sein Dorf im Süden, könnte noch eine Nachricht aufzeichnen, wie Baleka Mbete.
Simbabwes Präsident Robert Mugabe hat sich zurückgezogen, der Direktor des Internationalen Währungsfonds (IWF) Christine Lagarde, die zu Besuch in Südafrika ist, wird nach Bloemfontein am Samstag gehen, um Mr. Zuma zu treffen.
© 2012 AFP

2. Der ANC, 100 Jahre des Kampfes gegen die Rassentrennung
JOHANNESBURG (AFP) – 2012.06.01 11.22
Der African National Congress (ANC) in Südafrika, der sein hundertjähriges Bestehen feiert am 8. Januar, war zunächst eine sehr stille Organisation von Honoratioren, bevor er sich in den 1940er Jahren radikalisierte. Er bekämpfte Apartheid aus dem Ausland nach seinem Verbot und der Verhaftung seiner Führer Anfang 1960er. Im Jahr 1990 wieder erlaubt, kam der ANC an die Macht vier Jahre später.

– 1912: Zwei Jahre nach der Gründung der Union of South Africa von den Briten und den Buren, ohne Rücksicht auf die 80% nicht-weiße Bevölkerung des Landes, gründete sich die Nationale Indigene Kongress in Südafrika (SANNC) am 8. Januar in Bloemfontein (Mitte), von Mitgliedern der schwarzen Elite, über die Rassentrennungs-Politik der neuen britischen Dominion betroffen.

– 1913: Annahme des Gesetzes über Land (Native Land Act), einschließlich Verbotvon Landbesitz für Schwarze außerhalb von Reservaten, die bilden 7% des Landes. Die SANCC reagiert mit Petitionen und Senden einer kleinen Protestdelegation nach London.

– 1923: wird SANNC zum African National Congress (ANC), eine sehr wenig aktive Formation zu der Zeit. Die Industrial and Commercial Union (ICU) ist somit die einzige wirkliche Opposition gegen die weiße Macht

– 1940: Wahl zum Chef der ANC von Alfred Xuma, der die Partei wieder zu beleben begann.

– 1943: Gründung der Jugendliga des ANC, die jungen Wölfe, zu der Oliver Tambo, Nelson Mandela und Walter Sisulu gehören. Mandela schrieb, dass die Partei nun sei “der Erhaltung einer afrikanischen Elite müde, privilegiert, nicht-kämpferisch für den Schutz seiner eigenen Rechte wie die der Massen”.

– 1948: National Party hat Wahlsieg, und die Umsetzung der Apartheid, der Segregationspolitik, wird jetzt zur Routine. Im Bruch mit dem höflichen Protest seiner Ältesten, antwortete die Jugendliga durch den Aufruf zu Streiks, Boykotten und zivilem Ungehorsam.

– 1952: Erste große “Trotz Kampagne” gegen die Apartheid: Zehntausende von Menschen entscheiden, die Verbote (Ausgangssperre, Inlandspässe, Gebiete für Weiße reserviert …) zu durchbrechen, tapfer sein, auch wenn man ins Gefängnis geworfen wird. Der ANC gewinnt zum ersten Mal eine Massenbasis.

– 1955: Der “Volkskongress” mit der ANC und anderen Organisationen (. Indischen, Metis, kommunistische Sympathisanten, etc.) nimmt die Freedom Charter : “die Rechte des Einzelnen (sind) die gleichen, unabhängig von Rasse, Hautfarbe oder Geschlecht. ”

– 1959: Gründung des Pan Africanist Congress (PAC) von Dissidenten aus dem ANC , die den Universalismus der Freedom Charter zurückweisen und fordern: “Afrika für Afrikaner.”

– 1960: Massaker von Sharpeville- die Polizei tötete 69 Menschen bei einer Veranstaltung. Die Regierung erklärt den Ausnahmezustand im Land, und verbot den ANC und PAC.
Der Präsident des ANC, Albert Luthuli, ausgezeichnet mit dem Friedensnobelpreis für seine Rolle im gewaltfreien Kampf gegen die Apartheid.

– 1961: Der ANC (jetzt illegal) brach mit der Politik der Gewaltlosigkeit. Nelson Mandela gründet den bewaffneten Flügel Umkhonto weSizwe (MK), und leitete eine Welle von Angriffen.

– 1962/1963: Verhaftung der wichtigsten Führer des ANC, darunter Nelson Mandela und Walter Sisulu. Sie werden zu lebenslanger Haft verurteilt werden.

Die Partei wird zu einer Exil-Organisation aus London, Lusaka und Dar es Salaam, von Oliver Tambo geführt. Begünstigt durch den sowjetischen Block, schliesst der ANC Bündnis mit der Kommunistischen Partei Südafrikas (meist weiß und auch illegal).

– 1976: Aufstände in Soweto, von der Polizei unterdrückt. Das Apartheid-Regime wurde zunehmend in der internationalen Arena kritisiert, während Nelson Mandela wurde zu einem Symbol der Unterdrückung.

– Späte 1980er: Ausnahmezustand in Südafrika um zu versuchen, die Gewalt, die in den Townships entflammt, zu beruhigen. Geheime Gespräche zwischen der Regierung und dem ANC, der jetzt in den meisten Hauptstädten der Welt als legitime Vertreterin der schwarzen Mehrheit anerkannt wird.

– 1990: Der neue Präsident Frederik de Klerk legalisiert wieder die ANC, PAC und die Kommunistische Partei, unter anderen Oppositionsgruppen. Er befreit die Gefangenen, darunter Nelson Mandela (der die ANC im Jahr 1991 führt).

Verhandlungen, während das Parlament dafür stimmt, die letzten der ApartheidGesetze noch in Kraft abzuschaffen.

– 1994: Erste multi-ethnischen Wahlen am 27. April. Der ANC bekommt 62,6% der Stimmen und Nelson Mandela wurde Präsident.

– 1999: Thabo Mbeki folgt Nelson Mandela als Präsident des Landes. Seine zwei Amtszeiten sind durch Korruptionsskandale getrübt und seiner Verleugnung von aids, was Hunderte von Tausenden von Patienten einer Behandlung beraubt.

– 2007: Eine Palastrevolution trennt Thabo Mbeki vom Vorsitz des ANC und von der des Landes im folgenden Jahr.

– 2009: Der ANC erhalten 65,9% der Stimmen auf dem vierten allgemeinen Wahlen seit dem Ende der Apartheid. Jacob Zuma, der zuvor von Anklagen wegen Korruption und Vergewaltigung freigesprochen wurde, wurde Präsident.

– 2011: Jacob Zuma’S Autorität wird durch den Protest des Jugendverbandes erschüttert, der die Langsamkeit der sozioökonomischen Transformation des Landes beklagt nach 17 Jahre an der Macht des ANC und die Verstaatlichung der Bergwerke und die Banken oder die Beschlagnahme von Land weißer Farmer fordert.
Das Jahr endete mit der Aussetzung der wichtigsten Führer der Liga, Julius Malema, wegen Disziplinlosigkeit.
© 2012 AFP

3. Staatschefs, Millionäre und Obdachlose: Was geschah mit den Kämpfern der ANC?
JOHANNESBURG (AFP) – 2012.06.01 11.16
Aktivisten des ANC, früher jahrzehntelang inhaftiert, verbannt und so behandelt wie “Terroristen”, sind manchmal Politiker oder prominente Wirtschaftsführer geworden, auch wenn eine große Zahl kaum überlebt nach 17 Jahren Demokratie.
Während der ANC feiert sein hundertjähriges Bestehen in dieser Woche ist Südafrika wohl das einzige Land der Welt, das kann diese Statistik sehen: drei der vier Staatsoberhäupter, die seit der Einführung der Demokratie regierten, verbrachten mindestens 10 Jahre ihres Lebens im Gefängnis.
Nelson Mandela, Präsident von 1994 bis 1999, verbrachte dort 27 Jahre. Kgalema Motlanthe (2008-2009) und Jacob Zuma, der aktuelle Staatschef, blieben 10 Jahre im Gefängnis der Apartheid. Die einzige Ausnahme, Thabo Mbeki (1999-2008), der aber war 28 Jahre im Exil.
Auch heute noch die Mehrheit der Regierung besteht aus Männern und Frauen, die verfolgt wurden oder unter dem berüchtigten “Terrorism Act” inhaftiert (Terrorism Act), welcher jede Aktivität auf den Sturz des rassistischen Regimes gerichtet verbot.
Einige Wagemutige haben Politik und Wirtschaft vermischt und sind wohlhabende Geschäftsleute geworden.
Die beiden bedeutendsten Persönlichkeiten dieser neuen Generation, “Black Economic Empowerment” genannt, sind Tokyo Sexwale, 58, und Cyril Ramaphosa, 59.
Der erste, der seinen Namen von seiner Leidenschaft für Karate bekam, erhielt militärische Ausbildung in der Sowjetunion in den frühen 1970er Jahren, bevor er gefangen genommen wurde bei seiner Rückkehr nach Südafrika im Jahr 1976.
Freigelassen mit Mandela im Jahr 1990, er zunächst fand ein politisches Amt: “Für viele Menschen waren wir immer noch Terroristen und die ehemaligen Gefangenen, die keine Erfahrung hatten, das Land zu führen”, sagt er AFP.
Eine Geschichte des Kampfes, die immer noch wiegt. Dann ging er in die Wirtschaft im Jahr 1998, weil er Nelson Mandela als Leiter des Landes nicht folgen sollte, und konnte schnell ein beträchtliches Vermögen anhäufen, insbesondere durch Partnerschaften mit öffentlichen Unternehmen. Wie vielen anderen wird Sexwale Nutzung seiner politischen Verbindungen vorgeworfen.
“Der ANC hat oft gezeigt, dass er in die gleiche Falle getappt ist” wie andere afrikanische Befreiungs-Parteien, sagt Andrew Feinstein, ehemaliger ANC MP, “(…) vor allem in der Verwendung von staatlichen Mitteln, um Menschen innerhalb der Partei zu bereichern. ”
“Die ANC-Regierung hat noch viel zu tun, um auszurotten Vetternwirtschaft und Korruption”, fügte der unabhängige Analyst Joe Mavuso hinzu.
Der Neureiche Ramaphosa machte sein Vermögen, ohne politische Beziehungen zu haben.
Seine Karriere ist etwas paradox: hochrangiger Gewerkschaftsführer unter der Apartheid, “sozialistisch” und Mitglied des Verhandlungsteams von Mandela in den 1990er Jahren verhandelt, war er für Mandelas Nachfolge im Gespräch.
“Dann fand er sich politisch zu der Zeit Mbeki isoliert, und er entkam, indem er ein Geschäftsmann wurde”, sagte Joe Mavuso.
Diese politischen oder wirtschaftlichen Führer, Elite von heute im neuen Südafrika, konnten Jahrzehnte Beschwerden und Leiden aus den Jahren des Kampfes hinter sich lassen. Aber vielen von ihren Begleitern erging es anders.
Kebby Maphatsoe, der Präsident der Vereinigung der Veteranen des ANC, will nicht verbergen die harte Realität: “Als wir entlassen wurden, gab es keine Bestimmung für ausgebildete Soldaten und Aktivisten in den verschiedenen Ländern im Einsatz. (…) Die Armut unter unseren Mitgliedern ist eine Quelle der tiefen Unzufriedenheit, einige leben sogar auf der Straße, ohne Hilfe “, sagte er.
Diese Geschichte des Kampfes, der wiegt noch auf dem modernen Südafrika, auch taucht manchmal auf unerwartete Weise auf: im Jahr 2002, Tokyo Sexwale sollte ein Visum verweigert werden, als er nach New York auf Geschäftsreise gehen musste.
Sein Name war immer noch auf der Liste der Terroristen vom US-Geheimdienst.
© 2012 AFP

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