SÜDAFRIKA: ANTI-APARTHEID-HELDIN GRÜNDET NEUE PARTEI i KONKURRENZ z ANC – Afrique du Sud: une figure anti-apartheid lance un nouveau parti

Ernstzunehmende Konkurrenz für Südafrikas ANC
22. Juni 2013, 17:40 http://derstandard.at/r652/Afrika
Anti-Apartheids-Aktivistin Ramphele will mit neuer Partei politisches System aufmischen
Pretoria – Eine neu gebildete Partei will in Südafrika die Vormachtstellung des seit 1994 regierenden African National Congress (ANC) bei der Parlamentswahl im kommenden Jahr brechen. Zur Gründungsveranstaltung der Agang SA (“Lasst uns anpacken”) fanden sich am Samstag hunderte Anhänger in der Hauptstadt Pretoria zusammen. Ins Leben gerufen wurde die Bewegung von der prominenten Anti-Apartheids-Aktivistin Mamphela Ramphele, die dem ANC Korruption und mangelnde Effizienz vorwirft.
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Afrique du Sud: une figure anti-apartheid lance un nouveau parti
Pretoria (AFP) – 22.06.2013 17:04
Une célèbre militante anti-apartheid, Mamphela Ramphele, a lancé samedi un nouveau parti d’opposition en Afrique du Sud pour défier l’ANC au pouvoir depuis 19 ans, avec le soutien de l’archevêque anglican Desmond Tutu.

Mamamphela Ramphele, militante anti-apartheid, parle aux médias, le 6 juin 2013 à JohannesburgMamamphela Ramphele, militante anti-apartheid, parle aux médias, le 6 juin 2013 à Johannesburg
afp.com –

Pour le lancement formel du parti Agang South Africa, “construire l’Afrique du Sud”, des centaines de sympathisants ont participé à une cérémonie haute en couleurs à Pretoria.
“Il y a un besoin désespéré de changement” dans le pays, a dit Mme Ramphele, dans un discours en forme de réquisitoire contre la présidence de Jacob Zuma.
Intellectuelle respectée de 65 ans ayant combattu la domination de la minorité blanche sous le régime de l’apartheid, Mme Ramphele a exhorté les Sud-Africains à soutenir son parti contre l’ANC (le Congrès national africain) aux prochaines élections de 2014.
“Ce gouvernement est en train de détruire notre économie et notre société”, a-t-elle dit.
“La corruption et la culture de l’impunité se sont propagées à travers le gouvernement et la société: volant les manuels destinés aux classes, volant les médicaments à ceux qui vivent avec le virus du sida, volant des milliers d’emplois et des milliards de rands (la monnaie sud-africaine) d’investissements”, a-t-elle insisté, agitant le poing pour ponctuer chacune de ces affirmations.
“Ce n’est pas le pays dont rêvaient notre bien aimé Madiba (surnom affectueusement donné à l’ancien président Nelson Mandela, 95 ans, actuellement hospitalisé, ndlr) et Steve Biko”, a conclu Mme Ramphele, citant les grands héros de la lutte anti-apartheid.
Mme Ramphele, ancienne directrice générale à la Banque mondiale (BM), est médecin de profession. Elle a appartenu au Mouvement conscience noire fondé par le militant Steve Biko, qui fut longtemps son compagnon avant d’être tué en 1977 en détention. Elle-même a passé des années dans une petite ville d’Afrique du Sud où elle avait été bannie par le régime de discrimination raciale.
Desmond Tutu vante ses compétences
Elle a depuis longtemps la réputation d’être une critique franche et directe du gouvernement.
En 1997, Nelson Mandela avait lui-même affirmé à son propos: elle “n’hésite jamais à asséner les vérités les plus douloureuses quand elle pense que vous vous égarez”.
Des responsables du parti Agang ont affirmé samedi que la nouvelle formation rivaliserait avec l’ANC aux prochains scrutins. “C’est très clairement notre but, remporter une élection l’an prochain”, a déclaré l’un d’eux, Mills Soko, aux journalistes.
Le parti devrait cependant avoir du mal à se faire une place entre l’ANC ultra-dominant -qui détient quasiment les deux tiers des sièges au Parlement- et le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA). En 2009, l’ANC avait remporté 65,9 % des suffrages, tandis que DA rassemblait 16,7 % des voix.
L’ANC s’est maintenu fermement au pouvoir depuis 1994, année où le régime de discrimination raciale a pris fin avec l’élection du premier président noir du pays, Nelson Mandela. Mais ce parti est aujourd’hui sous le feu de critiques en raison de son incapacité à tenir ses engagements.
Réputée idéaliste, Mme Ramphele pourrait aussi sembler trop distante aux yeux de la plupart des Sud-Africains qui doivent lutter quotidiennement pour s’en sortir.
Elle a cependant reçu vendredi un soutien de poids: celui de l’archevêque Desmond Tutu, religieux de 81 ans, prix Nobel de la Paix en 1984, et conscience morale du pays.
“Peu de Sud-Africains sensés ne salueraient pas l’entrée dans la vie politique sud-africaine d’une personnalité du calibre, de l’expérience, des capacités et des ressources intellectuelles” de Mme Ramphele, a déclaré Mgr Tutu.
“Si le dr Ramphele se lance dans la compétition électorale l’an prochain, et réunit suffisamment de voix pour devenir une parlementaire, il est évident que les Sud-Africains tireront profit de son expérience”, a-t-il assuré.
Desmond Tutu avait lui-même annoncé en mai qu’il ne voterait “plus pour l’ANC”, en lui reprochant surtout d’avoir, ces dernières années, favorisé la corruption et échoué à réduire la pauvreté et les inégalités.
© 2013 AFP

Ernstzunehmende Konkurrenz für Südafrikas ANC
22. Juni 2013, 17:40 http://derstandard.at/r652/Afrika
Anti-Apartheids-Aktivistin Ramphele will mit neuer Partei politisches System aufmischen
Pretoria – Eine neu gebildete Partei will in Südafrika die Vormachtstellung des seit 1994 regierenden African National Congress (ANC) bei der Parlamentswahl im kommenden Jahr brechen. Zur Gründungsveranstaltung der Agang SA (“Lasst uns anpacken”) fanden sich am Samstag hunderte Anhänger in der Hauptstadt Pretoria zusammen. Ins Leben gerufen wurde die Bewegung von der prominenten Anti-Apartheids-Aktivistin Mamphela Ramphele, die dem ANC Korruption und mangelnde Effizienz vorwirft.
“Es gibt ein gewaltiges Bedürfnis nach Veränderung”, rief die 65-jährige Ärztin der Menge in Pretoria zu. “Bestechlichkeit und eine Kultur der Straflosigkeit haben sich in der Regierung und Gesellschaft ausgebreitet.” Die Staatsführung sei verantwortlich für das Fehlen von Schulbüchern, Aids-Medikamenten, Arbeitsplätzen und Investitionen. Ihren Anhängern machte Ramphele, ein Gründungsmitglied der Anti-Apartheids-Bewegung Black Consciousness Movement, “Hoffnung auf eine bessere Zukunft für jeden Südafrikaner”.
Der südafrikanische Bischof Desmond Tutu hatte Rampheles politisches Engagement im Voraus begrüßt. “Wenige mitdenkende Südafrikaner würden es nicht willkommen heißen, wenn jemand ihres Kalibers, Hintergrunds, Intellekts und Durchhaltevermögens in die Politik geht”, sagte Tutu, der einst an der Seite des früheren südafrikanischen Präsidenten und Nationalhelden Nelson Mandelas den Friedensnobelpreis erhalten hatte.
Der ANC regiert in Südafrika seit 1994 und hatte bei der Wahl im Jahr 2009 mit 65,9 Prozent der Stimmen fast eine Zwei-Drittel-Mehrheit erzielt. Kritiker werfen der Partei den Bruch zahlreicher politischer Versprechen vor. (APA, 22.6.2013)

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