Südafrika, Armut: Zukunft armer Kinder ist verpfändet, laut Weltbankbericht – Afrique du Sud: l’avenir des enfants pauvres hypothéqué, selon rapport Banque mondiale

Südafrika: die Zukunft der armen Kinder verpfändet, nach Angaben der Weltbank
JOHANNESBURG (AFP) – 2012.07.29 09.11 – Von Sibongile KHUMALO
schulebannerUngleichheiten gefährden den sozialen Zusammenhalt in Südafrika, Kinder aus armen Familien – insbesondere Schwarze – kommen, nach Ansicht der Weltbank, wahrscheinlich nie aus der Armut.
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Afrique du Sud: l’avenir des enfants pauvres hypothéqué, selon la Banque mondiale
JOHANNESBURG (AFP) – 29.07.2012 09:11 – Par Sibongile KHUMALO
Les inégalités menacent la cohésion sociale en Afrique du Sud, les enfants nés dans des familles pauvres — surtout noirs — risquant de ne jamais échapper à la pauvreté, estime la Banque mondiale.

Des enfants dans une ruelle bordée de maisons en tôles, à Blikkiesdorp, à l'est du Cap, le 20 avril
Kinder im Ghetto Blikkiesdorp, westlich Kapstadt, Südafrika
Des enfants dans une ruelle bordée de maisons en tôles, à Blikkiesdorp, à l’est du Cap, le 20 avril 2010
Foto (c) AFP/Archives – by Rodger Bosch

Dans une étude publiée cette semaine, la Banque montre que le sexe et l’origine ethnique d’un enfant, de même que le manque d’éducation, déterminent en grande partie ses chances de succès dans la vie, même dix-huit ans après la fin de l’apartheid.
“L’Afrique du Sud, première économie du continent de loin, et son seul pays membre du G20, montre des niveaux d’inégalité et de marginalisation extraordinairement élevés pour un pays à revenus moyens-hauts”, constate-t-elle.
Bien que l’Afrique du Sud ait fait de grands progrès dans sa transformation économique, avec l’émergence d’une des classes moyennes noires les plus dynamiques du continent, les niveaux de pauvreté et de chômage restent dangereusement élevés, particulièrement en dehors des centres urbains.
L’Afrique du Sud est souvent comparée au Brésil, qui possède également un énorme écart de revenus. Mais alors que les Brésiliens ont réduit cet écart au cours de la dernière décennie, le gouffre y est plus profond que jamais.
Les 10% des Sud-Africains les plus riches concentrent 58% des revenus du pays, tandis que les 10% les plus pauvres s’en partagent 0,5%, pointe la Banque mondiale.
La moitié de la population sud-africaine vit avec moins de 8% des revenus du pays.
L’Afrique du Sud aura du mal à faire croître l’économie jusqu’à ce que ses richesses soient plus équitablement réparties, estime l’institution de Bretton Woods.
La couleur de la peau reste toujours un critère d’inégalité, constate le rapport, les Blancs étant en grande partie à l’abri des difficultés économiques grâce à leurs privilèges hérités de l’apartheid.
“Au-delà des conditions de vie du +premier monde+ de l’Afrique du Sud urbaine, il n’est pas trop difficile de voir la situation dégradée des townships, des bidonvilles et des anciens homelands” (les zones rurales que le régime d’apartheid réservait aux populations noires, ndlr), constate Sandeep Mahajan, qui a dirigé le rapport. Et leurs habitants sont souvent “déconnectés du marché du travail”, selon lui.
Le système éducatif, principal accusé
“Un enfant sud-africain (non blanc) ne doit pas seulement travailler plus dur pour surmonter les désavantages liés à sa naissance mais, après l’avoir fait, ceux-ci réapparaissent lorsqu’il cherche un emploi une fois adulte”, ajoute-t-il.
La croissance économique, restée modeste avec une moyenne de 3,2% par an depuis 1995, a été “insuffisante pour absorber la vague de nouveaux arrivants sur le marché du travail, après le démantèlement des barrières de l’apartheid”, note le rapport.
Du coup, le taux de chômage officiel dépasse les 25% en Afrique du Sud, en grande partie des Noirs (qui eux-mêmes constituent environ 80% de la population).
Pour l’analyste Andrew Levy, le problème n’est pas “propre à l’Afrique du Sud”.
“L’histoire a montré que les sociétés qui ont émergé de n’importe quel type de système de gouvernance injuste ont d’importants problème d’inégalité”, remarque-t-il. Mais, ajoute-t-il, le nouveau gouvernement “aurait pu faire mieux”.
Le système éducatif est le principal accusé. La Banque mondiale constate que les enfants noirs des zones rurales dont les parents n’ont pas de diplôme sont les plus susceptibles de ne pas terminer leurs études ou de n’avoir pas accès à la santé. Ces populations sont tout bonnement exclues.
Les enfants de certaines régions du pays doivent apprendre sous les arbres, et des dizaines de milliers d’entre eux n’ont pas de manuels scolaires, quand bien même l’éducation est le plus important poste budgétaire de l’Etat.
http://afri-russ-archiv.blog.de/2012/05/19/suedafrika-justiz-verurteilt-regierung-wegen-schlechter-schulen-afrique-du-sud-mauvais-enseignement-justice-condamne-gouvernement-13705061/
“La seule façon d’inverser la tendance de l’inégalité est d’investir dans l’éducation”, insiste l’économiste Azar Jammine.
© 2012 AFP

Un enfant sud-africain à Makhaza le 24 juin 2010Un enfant sud-africain à Makhaza le 24 juin 2010-
Südafrikanische Kinder in Makhaza
Un enfant sud-africain à Makhaza le 24 juin 2010
Foto (c) AFP/Archives – by Rodger Bosch

Südafrika: die Zukunft der armen Kinder verpfändet, nach Angaben der Weltbank
JOHANNESBURG (AFP) – 2012.07.29 09.11 – Von Sibongile KHUMALO
Ungleichheiten gefährden den sozialen Zusammenhalt in Südafrika, Kinder aus armen Familien – insbesondere Schwarze – kommen, nach Ansicht der Weltbank, wahrscheinlich nie aus der Armut.
In einer Studie, veröffentlicht in dieser Woche, zeigt die Bank, dass Geschlecht und Ethnizität eines Kindes sowie Mangel an Bildung weitgehend die Chancen auf Erfolg im Leben bestimmen, auch nach 18 Jahre dem Ende der Apartheid.
“Südafrika, bei weitem die größte Volkswirtschaft des Kontinents und seine einziges Mitglied in der G20, zeigt außerordentlich hohe Ungleichheit und Marginalisierung für ein Land mit mittel-hohen Einkommen”, sagt sie.
Obwohl Südafrika große Fortschritte in seiner wirtschaftlichen Transformation gemacht hat, mit der Entstehung einer schwarzen Mittelschicht, der dynamischsten des Kontinents, bleiben die Armut und die Arbeitslosigkeit gefährlich hoch, vor allem außerhalb der urbanen Zentren .
Südafrika wird oft auch mit Brasilien, das auch riesige Einkommensunterschiede hat, verglichen. Aber während die Brasilianer die Lücke während des letzten Jahrzehnts verringert haben, ist die Kluft hier größer denn je.
Die reichsten 10% der Südafrikaner haben 58% des Volkseinkommens, während die ärmsten 10% sich 0,5% teilen, so die Weltbank.
Die Hälfte der südafrikanischen Bevölkerung lebt von weniger als 8% des Volkseinkommens.
Südafrika wird es schwer haben, um die Wirtschaft wachsen zu lassen, bis sein Reichtum gleichmäßiger verteilt ist, sagt die Bretton-Woods-Institution.
Die Hautfarbe ist immer ein Kriterium der Ungleichheit, so der Bericht; die Weißen sind weitgehend immun gegen die wirtschaftlichen Schwierigkeiten, durch ihre Privilegien geerbt von der Apartheid.
“Jenseits der Lebensbedingungen der ‘ersten Welt’ im urbanen Südafrika ist es nicht allzu schwer zu sehen, dass sich die Situation in den Townships, informellen Siedlungen und den ehemaligen Homelands verschlechtert” (ländliche Gebiete für Schwarze aus der Apartheid, ed.), notiert Sandeep Mahajan Notizen, der den Bericht führte. Und ihre Bewohner sind oft “aus dem Arbeitsmarkt getrennt”, sagte er.
Das Bildungssystem, Hauptschuldiger
“Ein Kind aus Südafrika (nicht weiß) muss nicht nur härter arbeiten, um die Nachteile seiner Geburt zu überwinden, sondern hinterher tauchen sie bei der Arbeitssuche als Erwachsener wieder auf”, ergänzte er.
Das Wirtschaftswachstum blieb bescheiden mit einem Durchschnitt von 3,2% pro Jahr seit 1995, was “nicht ausreicht, um die Welle der Neuzugänge auf dem Arbeitsmarkt zu absorbieren, auch nach dem Abbau von Hemmnissen der Apartheid”, so der Bericht.
Plötzlich übersteigt die offizielle Arbeitslosenquote 25% in Südafrika, meist Schwarze (die etwa 80% der Bevölkerung ausmachen).
Für Analyst Andrew Levy ist das Problem nicht “einzigartig für Südafrika”.
“Die Geschichte hat gezeigt, dass Gesellschaften, die aus jeder Art von ungerechten Governance-Systemen entstanden sind, bedeutende Probleme der Ungleichheit haben”, sagt er. Aber, fügt er hinzu, die neue Regierung “hätte es besser machen können”.
Das Bildungssystem ist der Hauptangeklagte. Die Weltbank stellt fest, dass schwarze Kinder in ländlichen Gebieten, deren Eltern keinen Abschluss haben, ihr Studium eher nicht abschließen oder auch keinen Zugang zu Gesundheit haben. Diese Leute sind einfach ausgeschlossen.
Kinder in einigen Teilen des Landes müssen unter Bäumen lernen, und Zehntausende von ihnen haben keine Schulbücher, obwohl Bildung der größte staatliche Haushaltsposten ist.
http://afri-russ-archiv.blog.de/2012/05/19/suedafrika-justiz-verurteilt-regierung-wegen-schlechter-schulen-afrique-du-sud-mauvais-enseignement-justice-condamne-gouvernement-13705061/
“Der einzige Weg, um den Trend der Ungleichheit umzukehren, ist, in Bildung zu investieren”, betont der Ökonom Azar Jammine.
© 2012 AFP

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